Aversion sexuelle

Publié le 11/07/2014 à 15:00

Définition par Bruno MARTIN

Puissante réaction de répulsion qui engendre l'évitement. L'aversion est susceptible de toucher toutes les étapes de la trajectoire sexuelle (nudité, odeurs, sécrétions, mots, pénétration vaginale, sodomie...). L'aversion se traduit sous diverses formes: antipathie, dégoût, rejet. Elle génère parfois des réactions physiques, comme les nausées, ou comportementales, comme l'agressivité. Dans les cas extrêmes, on parlera de phobie.

La parole à Brigitte LAHAIE

D'une simple gêne à une répugnance extrême, une aversion sexuelle qui s'est mise en place a toujours du mal à disparaître. La personne préfèrera le plus souvent éviter tout contact sexuel plutôt que d'essayer de la dépasser. D'ailleurs, certaines personnes ont même une aversion pour leur propre sexe, qu'elles préfèrent ignorer. Les causes sont souvent traumatiques, mais tellement enfouies dans la mémoire qu'il est très difficile de soigner l'aversion. Toutefois, une réhabilitation du corps peut permettre de s'en défaire. Il faut aider la personne sujette aux aversions sexuelles à se connecter avec son corps dans les sensations agréables. Dans un premier temps, il est important de la laisser habillée comme elle le souhaite; la nudité est trop douloureuse, et jugée dangereuse. Ensuite, si le ressenti devient agréable, il faut l'aider à l'exprimer. Mais attention, c'est un long travail et, en voulant aller trop vite, on risque fort de reculer. Si l'aversion s'est installée lors d'une mauvaise expérience sexuelle, il sera plus simple de la dépasser que si elle remonte à l'enfance, car le sujet en connaît mieux l'origine.

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