"En attendant d'être grande", série littéraire

17/01/2016 à 19:44

MysteriousMans

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theokosma a dit : 

Merci pour ce commentaire. Mon retour...


"Y'a de l'idée, ce qui me derrange c'est de ressentir les pensés de l'adulte et pas celle de l'enfant à cet âge là..."
En fait, c'est un mélange entre les deux ! On est constamment entre les pensées de Chloé enfant et de Chloé adulte. Ceci dit, le style littéraire étant celui de l'autobiographie, l'héroïne est censée conter ses souvenirs d'enfance, donc écrire en tant qu'adulte.

"Je ne dis pas que l'enfant ne pense pas, mais il pense pas de manière aussi détaillée et poussée que vous souhaiter l'indiquer, "
Exact. D'ailleurs, même le langage est assez riche pour des enfants.

"Donc l'idée, l'intention est là, mais les idées comme la théorie du genre, les femmes qui remuent le popotin etc etc, ça me semble exagéré dans la tête d'une jeune fille de 4 ans..."
Oui et non. Mon avis : je pense que très jeune, on est capable de prouesses de ressentis et de pensées, seulement ce ne sont pas encore des pensées formulées, elles restent donc floues. En étant adulte, on peut mieux analyser cela avec du recul.
Ceci dit, il peut y avoir différentes interprétations : tel lecteur pourrait également considérer que rien de tout cela n'a fait partie des ressentis de Chloé à 4 ans, et que c'est seulement plus tard qu'elle a donné un sens à ces souvenirs.

"Pour avoir été un enfant précoce, pour être un garçon, ma sexualité "pensée" et première découverte à eu lieu vers 05ans...pas avant...du moins je n'en ai aucun souvenir, qu'à l'âge de 4-5 ans, j'ai des souvenirs précis...Je ne me préoccupais pas des problèmes ni théories d'adultes..."
Moi non plus. Mais c'est à cet âge que les différences entre enfants sont les plus grandes, et même très petits ils peuvent parfois être bluffants.

"Savoir ce que ç'est qu'un pénis, comment pisser debout, passent encore...pourquoi il grandi quand on le caresse ou au réveil...qu'elle est la différence avec la zezette d'une fille ok...mais le reste n'est pas du tout crédible à mon sens...avant 4-5ans..."
Là encore, n'oublions pas qu'il s'agit de considérations adultes mélangées à des souvenirs d'enfant.

"Mais pas tout le reste...vous y gagnerai à prendre de la distance avec ces éléments incohérents par rapport à l'âge du sujet que vous mettez en avant ici..."
Merci pour le conseil. Ceci dit, je ne songe vraiment plus à modifier encore ce texte. J'en ai déjà fait une relecture et réécriture complète :-)

"Par contre j'ai lu un autre de vos texte adulte érotique et c'est bien écrit!"
Merci !

 
Mince par erreur j ai signalé le message en voulant cliquer sur Citer (merci aux modos de ne mas du tout en tenir compte!!!)

Oui j avais compris l aller retour entre Chloé adulte et enfant mais l ensemble, le mélange prête à confusion et nuit à l ensemble...

18/01/2016 à 21:50

gabrielle

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Quand on est attentif on fait la part des choses moi j'ai hâte de lire la suite...
20/01/2016 à 12:26

theokosma

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Je ne sais pas si le mélange prête à confusion et nuit à l'ensemble. Pour certains apparemment, oui. Le souci est que ce mélange fait partie du concept. Si j'enlève cela, j'enlève tout, ou bien je réécris tout du début à la fin et ce ne sera plus du tout la même histoire. Donc, il s'agit d'un parti pris.

Allez, une petite suite...



À la maternelle, on ne nous surveille que de loin pendant les récrés. Pourtant, pas un seul jeu sexuel n'a lieu. On dirait que personne n'y pense. Moi j'aurais bien quelques suggestions. Par exemple que chacun puisse toucher l'autre pour voir comment il est fait, ou bien qu'on se déshabille un peu plus que juste ce qu'il faut pour ses besoins. Je n'ose pas. Parfois, je parviens à me rattraper l'après-midi. Pour nous il y a heure de sieste, et c'est tout le monde en culotte dans de petits lits individuels et dans la même pièce. Lorsque tout le monde est endormi il m'arrive d'aller, sur la pointe des pieds, jeter un œil sous la couverture du voisin. Je soulève le drap puis la culotte, et zyeute avec intérêt le petit ver de terre.  C'est tout juste si je parviens à distinguer en dessous une petite boule, à moins qu'il n'y en ait deux. Je n'en suis pas arrivé là tout de suite. D'abord il a fallu apprendre à sortir sans bruit, puis à dénicher les garçons au sommeil lourd. Je tire un doigt de pied, s'il bouge je me carapate. Vers la moitié de l'année, j'ai repéré les cinq-six copains qui ne se réveillent pas. Je ne me lasse pas de les examiner. Je touche un peu, intriguée, comme je toucherais une plante que je n'aurais jamais vue ailleurs. Ce n'est même pas un jeu sexuel, je n'y trouve aucune excitation. Au moins, j'en sais un peu plus que les copines. À force de ne pas faire la sieste, je me fatigue. Puis finis par me lasser... Ces petits bouts étant tous les mêmes, je finis par dormir comme les autres, en espérant qu'aucun garçon n'en profitera pour tenter de me faire ce que moi je leur ai fait.

Quatre ans et demi : immersion inconnue

Nos premiers pas à la piscine municipale me fait redécouvrir les attributs masculins. Avant d’entrer dans l’eau puis à la fin, on se change tous ensemble dans la même pièce, garçons et filles, idem pour la douche. Malheureusement, ce ne sera le cas que pour la maternelle. La France n'a jamais eu cette souplesse propre à l'Allemagne ou aux pays scandinaves. Plus j'y pense, plus je me dis qu'une nudité totalement décomplexée aurait fait gagner du temps à tout le monde : une fois qu'on ne se pose plus de questions là-dessus, on peut passer à des trucs plus intéressants.  La piscine fait vivre des états de chaud, de froid, sans compter qu'en nous séchant avec nos serviettes on se frotte aux endroits intimes. Autant de situations occasionnant des métamorphoses chez les sexes masculins. Ils s'agrandissent, deviennent pâles, ou plus colorés, ou encore rétrécissent jusqu'à devenir tout rabougris. Là pour le coup, je suis un brin jalouse. Nos fentes à nous, la mienne en tout cas, sont pareilles du soir au matin, qu'il vente ou qu'il neige. Le spectacle est si curieux, si fascinant même, que cette fois je ne suis pas la seule à m'y intéresser. Des copines regardent avec plus ou moins de discrétion, certaines pas discrètes du tout au point que certains se mettent à se cacher. Les connes ! Au moins on peut en discuter ensemble après. Parler de sujets dont on ne connaît rien ne mène pas à grand-chose me diras-tu, mais tu sais les enfants sont comme les adultes : ils adorent parler à tort et à travers de ce qu'ils ne connaissent pas, en faisant comme s'ils y connaissaient.

Pendant les séances de piscine, je m'ennuie un peu. Il y a maintenant longtemps que je sais nager correctement, et je dois réapprendre des gestes de barbotage que la classe a peine à suivre. Et puis le maillot compresse trop, cette espèce d'éponge collée à la peau ne sèche jamais, c'est infect. Je n'ai qu'un petit slip de bain, comme les garçons. On n'est pas plus de cinq filles à être ainsi, les autres ont des maillots recouvrant tout le haut. Sans compter celles qui jouent les grandes avec des bikinis. Sans rire, quelle poitrine veulent-elles cacher ? Je suggère à la maîtresse qu'on aille tous à poil dans l'eau, elle rit. Elle ne m'a pas prise au sérieux. Sotte, elle aussi ! Il n'y a rien de plus impudique qu'un maillot. Un maillot moule les fesses jusqu'à vous dessiner la raie, moule le pénis, s'enfonce dans le vagin. Non seulement ça ne cache pas les parties sexuelles mais ça les met en avant. Tout en y déversant une armée de bactéries...  Quant à la plage, le maillot vous déverse des grains de sable qui ne parviennent jamais à s'échapper. Ah elle est belle votre pudeur, ah elle est jolie votre hygiène. Toute nudité est plus propre et plus saine que vos bouts de tissus élastiques. J’entends un garçon d’une douzaine d’années dire à un copain « Elles sont pas logiques les filles. Elles montrent leur poitrine quand ça a aucun intérêt, et elle se mettent à la cacher dès l'âge où ça devient intéressant. Torses nu à six ans, couvertes à douze ! ». Je trouve qu’il a bien raison. Peu après, je vois un autre exemple d’une telle absurdité. Un week-end avec les parents, on loge dans une chambre d’hôte où il y a deux filles, de huit et neuf ans, avec qui je joue pas mal. La famille me laissant aller où je veux sans mettre de séparation particulière, je me brosse les dents à côté de la baignoire, où les petites sont baignées. Eh bien, j'ai vu de mes yeux vu leurs deux filles ne prendre que des bains moussants pour ne pas que l'on voit quoi que ce soit, puis après rinçage, ne sortir de l'eau que pour être immédiatement enveloppé dans une grande serviette par leur maman. À huit et neuf ans ! Franchement, quel pudeur est-on censé avoir à cet âge ? Pauvres petites qui ne connaîtront jamais le bonheur de gambader sans rien à travers leur demeure.

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20/01/2016 à 19:55

gabrielle

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Merci pour cette suite
tu m'as fait rire en disant le petit ver de terre Laughing
22/01/2016 à 19:10

theokosma

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Merci Gabrielle (et les éventuels autres)... la suite demain :-)
24/01/2016 à 08:36

theokosma

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(pardon pour ce petit retard)


Bonjour à tous et à toutes, Voici la 10eme suite de cette partie 1 de "En attendant d'être grande". N'hésitez pas à faire un petit coucou ou à commenter selon votre ressenti.   Tata Marthe et son mec dont je ne me souviens jamais le nom (je comprendrai plus tard pourquoi : ce n'est jamais le même) aiment prendre du temps pour eux. De fait, il leur arrive de nous confier leur fille, moi je considère qu'ils me la prêtent, et je leur en suis très reconnaissante. Estelle ! Estelle ma grande cousine aimante et aimée. J'ai honte de le penser, je crois bien qu'il m'arrive d'aimer la mère et la fille plus encore que maman et papa. Estelle ne me snobe jamais. On discute, on rit, on joue ensemble, on se fait plein de confidences. La sœur que j'aurais voulu avoir. Je l'adore et elle le sait. Bien sûr ça la valorise, quand elle est chez nous elle est sur-aimée, mise sur un piédestal. Elle en profite pour redevenir une petite fille et se laisser aller à pleins de gamineries. Elle ne fait même pas mine de s'exécuter par gentillesse envers une plus petite : elle ne boude pas son plaisir. Une fille authentique, quoi. En elle, j'envie tout. Son corps comme son esprit. À côté d'elle, je fais pâle figure.  La douzaine à peine abordée, Estelle est déjà un vrai petit bout de femme. Parviendrais-je à être aussi fraîche, ravissante, élégante lorsque j'atteindrai son âge ? Pour en arriver là il y a un paquet d'années à traverser. Un an seul me paraît une éternité. Papa commence à mal parler sur elle, à dire qu'elle met du trop moulant, qu'elle a certainement de mauvaises fréquentations, qu'elle devrait être plus surveillée. J’ai beau être habituée à entendre papa médire d'un peu tout le monde (le facteur, le président, la voisine de palier, les collègues), quand c’est sur Estelle ça ne passe pas. Mon intuition féminine se développant, celle-ci me suggère qu'il y a en Estelle un je-ne-sais-quoi dont papa a envie mais qui lui est interdit, et que ça le fout en rogne. Je me dis que papa voudrait lui aussi de jouer, rire et s'amuser avec nous.  Un matin, dans la cour de récré, je remarque une petite fille timide qui n'ose pas jouer avec les autres. Elle est arrivée la semaine dernière car elle vient de déménager. On se plaît tout de suite. Pourquoi ? Je l'ignore. Il y a parfois un fil magique qui semble lier deux individus dès qu'ils se rencontrent. Elle s'appelle Clarisse, un si beau prénom que personne n'a jamais eu idée de l'appeler par un surnom. Et Clarisse devient ma meilleure copine dès le premier jour et le restera durant toute mon enfance et bien au-delà. Elle et moi allons vivre des sensations fortes que l’on n’imagine même pas, et dont tu n'as pas idée non plus, toi lectrice, toi lecteur. Ayant un an de moins que moi, nos rapports me font un peu songer à ceux que j'entretiens avec Estelle, sauf que cette fois « Estelle » c'est moi.  Clarisse m'admire, m'imite parfois, écoute ce que je dis comme paroles d'évangile. Je ne suis pas sûre de mériter autant d'égards mais ne m'en défais pas. Évidemment je profite un peu de la situation. La bouille à peine moins ronde que la mienne, Clarisse a de beaux cheveux bruns mi-longs et bouclés trop rigolos (j'arrête pas de jouer avec ses mèches), des sortes de taches de rousseur autour du nez, de grands yeux marrons et près d'une tête de moins que moi. À côté d'elle, mes longs cheveux châtains ondulés et mes yeux bleus font contraste. J'adore les contrastes.  Ce qui est chouette avec Clarisse, c'est qu'il n'y a ni jugement ni tabou. Jamais. Je peux tout lui dire, même le plus intime ou le plus ridicule, pas une fois elle ne se moque, ni ne va le répéter. Malgré mon côté commère, je mets un point d'honneur à lui rendre la pareille. Entre nous c'est douceur, bonheur, simplicité, complicité. On se met à se voir en dehors de la classe. Elle vient à la maison ou je viens chez elle, et on fait de vraies crises à nos parents s'ils refusent. Papa l'aime bien, ouf ! Maman aussi. Comment ne pas l'aimer ? Souriante, sage, polie, ma copine a l'art de mettre les grands dans sa poche. Moi qui avais eu peur que papa ne l'aime pas...  Ma crainte n'était pas absurde, car Estelle aussi je ne comprends pas comment on peut ne pas l'aimer, et pourtant papa ne l'aime pas. ––––––––––––––– Inscrivez-vous à mon blog pour recevoir des histoires gratuites et découvrir mes prochains romans en avant-première : http://plume-interdite.comSoutenez mon travail en téléchargeant mes eBooks : https://lc.cx/45ynFaites connaître mon univers à votre entourage et vos réseaux
24/01/2016 à 08:53

theokosma

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Pardon, je voulais poster un peu plus... :-)


Clarisse et moi on s'invente plein de nouveaux jeux. Au cours de l'été, elle vient souvent. Maman et papa ont trop chaud pour s'occuper de leur fille et sont ravis que je ne les sollicite pas. La température est telle qu'on y adapte nos jeux imaginaires, ce qui donne prétexte au dévêtement. On adore ça. Qui se ressemble s'assemble ! Nous jetons tout sur le lit, jusqu'aux chaussettes, puis on se transforme en pandas et on se lance dans de terribles combats de catch. Allez savoir pourquoi on est persuadées que les pandas pratiquent le catch, c'est comme ça. On se jette l'une sur l'autre mi debout mi à quatre pattes, on se pousse, on rit, on hurle, on se fait tomber et chacune tente de maintenir l'autre au sol. On roule l'une sur l'autre en une sorte de lutte gréco-romaine pacifique et désordonnée, l'une prenant tour à tour le dessus. Clarisse est moins forte, je la laisse souvent gagner pour lui faire plaisir. Lorsqu'aujourd'hui je me remémore nos postures, je me dis qu'on a dû reproduire, sans le vouloir, une bonne partie du Kama sutra.

Là encore, pourtant, nos jeux sont parfaitement innocents, bien que ces frottements peau contre peau soient très agréables. Excitées, oui nous le sommes, excitées par le jeu, le rire, le défi sans cesse relancé. En somme, cette fébrilité se passe surtout à l'extérieur du corps. Dans nos entrailles c'est tout calme, donc pour l'heure pas le moindre petit péché à l'horizon. Ainsi soit-il. Franchement, je ne me souviens pas avoir jamais disputé de jeu plus amusant. On s'arrête quand on est essoufflées, en sueur, ou quand la voisine du dessous tape au plafond avec son balai. Dieu merci, ni maman ni papa ne nous ont jamais vues, je crois qu'ils en auraient hurlé d'effroi. Des parents peu présents, c'est parfois une bénédiction. Bien que j'ai conscience qu'on ne fait rien de mal, j'ai déjà l'intuition qu'on pratique une sorte de jeu interdit. D'ailleurs, on tire toujours les rideaux avant de s'y mettre. Pour l'été, inutile de faire voyager vos enfants au bout du monde. Laissez-les simplement s'amuser avec celles ou ceux qu'ils aiment et ils passeront les meilleures vacances qui soient.

 

Peu à peu, cette lutte crée toutefois des effets inattendus sur mon intérieur. Que veux-tu, à cet âge tout change si vite. L'avantage, c'est qu'il s'agit d'un sport complet. On travaille tous les muscles des pieds à la tête, et si on joue trop on se fait des courbatures partout. C'est par ce biais que j'apprends par hasard qu'on peut contracter ce qu'il y a à l'intérieur de la petite ouverture du bas. Je développe ainsi une étonnante aptitude à la contraction, et de là d'où j'écris, je peux dire que c'est un des points qui a fait de ma personne une amante faisant tourner les têtes. Si toutes les petites filles l'apprenaient aussi jeune, à l’âge adulte, il n'y aurait pas autant de mauvais coups. Jusqu’alors je pensais que ma fente était un organe immobile. Eh bien non, on peut avoir une emprise sur elle par la seule force mentale !

Après avoir appris cela, parfois en classe, je m'amuserai à la contracter de différentes façons. Je n'en ressens rien, c'est un simple passe-temps, je le fais de la même manière qu'on joue avec ses mèches de cheveux ou qu'on titille son stylo-plume. L'avantage est que cette occupation, à la différence des autres, est totalement invisible. Lorsque je découvrirai les caresses solitaires, je comprendrai alors que ce pouvoir peut s'utiliser aussi en ces moments, de façon bien plus utile, ou tout du moins plaisante. Je m'apercevrai que ces contractions permettent de nouvelles variantes, et des sensations que je ne connaissais pas. Je renforcerai encore mon expertise...

Il me faudra bien du temps avant de faire le lien entre cela et la sexualité. Et pour tout dire, ce n'est pas à mes premiers rapports sexuels que j'aurais l'idée de m'en servir. Lorsque l'idée sera là, du jour au lendemain je doublerai mon attrait sexuel pour la gent masculine (qui sera pourtant déjà haut placé). J'ai presque quelques doutes dès la découverte de ce cette aptitude, qui restent vagues. Une sorte d’intuition… Je ressens ce mouvement intérieur très profondément, là où même mon doigt le plus long ne peut se rendre, là où seul, peut-être, un pénis pourrait aller. Je me sors bien vite cette éventualité de l'esprit car tout de même, qu'un membre puisse aller encore plus loin que mon majeur m'effraye. Et puis, que diable viendrait-il faire là ?



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25/01/2016 à 20:16

gabrielle

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Merci pour cette suite 
Ça devient intéressant et oui sa façon de découvrir son corps ce qu'il  en est capable et ce qu'il va ressentir comme nous tous... à un moment de notre vie on est allé explorer notre corps...
J'attends la suite avec impatience...Wink
03/02/2016 à 08:31

theokosma

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Cinq ans – Rien que des regards La grande section maternelle me barbe ! Vivement la primaire. Peut-être les garçons y seront plus futés. Reste à voir s'ils ne seront pas pires, et si l'année prochaine je ne regretterais pas cette année-ci. En plus, maman ne veut plus que Clarisse vienne dormir à la maison. Je le savais bien, moi, que ma mère devenait peu à peu allergique au nu. Quant Clarisse venait c'est maman elle-même qui nous mettait dans le même lit, pour ne pas avoir trop de draps à sortir. Quand il fait vraiment chaud, aucune raison de garder nuisette et pyjama. Et comme Clarisse aime autant que moi se retourner dans son sommeil, maman a fini par nous retrouver l'une contre l'autre, dans une position qu'elle a dû qualifier d’ambiguë. Est-ce qu'inconsciemment on a voulu se faire un câlin Clarisse et moi en dormant, peut-être. Et alors. En cours d'année, maman redevient un peu raisonnable. Contre toute attente, elle accepte de nouveau. Tu parles, les soirs où Clarisse est là je ne la sollicite jamais, c'est tout bénef pour sa pomme. Par contre désormais, elle installe deux matelas. Ce qui lui fait deux fois plus de travail, tant pis pour elle ! Et vu que je me réveille avant maman, ça ne nous empêche pas de continuer à dormir l'une contre l'autre. Il me suffit de revenir dans mon lit légitime au chant du coq, et de froisser les draps pour faire plus vrai, aussi pour lui donner un peu plus de boulot. On se venge comme on peut. Mes cheveux ne sont pas ceux de maman, pourtant c'est elle qui décide quand ils doivent être plus courts ou plus longs. Ce n'est pas juste. Mes jolies mèches ont pris des reflets blonds ensoleillés, Clarisse croit en deviner des roux. Malgré mes protestations, plus de coiffeur. Madame veut que sa fille soit une vraie fille, façon Boucle d'Or. Je dois le reconnaître, finalement j'aime bien. Quand je m’ennuie en classe je fais jouer les mèches entre mes doigts. Détachée, ma chevelure a un certain effet sur les garçons. J'entends parfois des « elle est toute jolie Chloé », « maîtresse, Chloé c'est Boucle d'Or », et autres compliments pleins de candeur. À cet âge la « drague » se limite à ça, ce qui suffit pour faire des jalouses. Ce n'est pas pour me déplaire. À la maison, je dis « maison » alors que c’est un appartement HLM, mon corps s'éveille. Je découvre l'art de la caresse au cours de la douche, administrée chaque jour avec amour par papa ou maman. Le matin par papa, le soir par maman, je suis gâtée. Question éducation je reçois peu, par contre niveau câlins, goûters et gestes tendres, je suis servie. On me baigne ainsi depuis ma naissance, ça a toujours été un plaisir... ce n'est que cette année que ça devient réellement sensuel. Cette fois ça ne se passe pas qu'à l'extérieur de moi, mais aussi à l'intérieur. Lorsqu'on me dévêt, qu'on me soulève, que l'eau coule sur mon corps et que je ressens les mains, tantôt féminines tantôt masculines, me passer tout partout cette mousse parfumée, je ressens comme un délicieux bourdonnement en mon organisme. Au début je pense avoir faim, je m'aperçois vite qu'il n'en est rien. D'ici, on pourrait voir de ma part des sentiments peu clairs. Ou bien cette étrange théorie de l’œdipe concernant papa. Je ne crois pas avoir jamais rien ressenti de tel. Un thérapeute me dirait que c'est logique car c'est ça se situe dans l'inconscient, puis m'inscrirait à une vingtaine de séances à cinquante euros chaque pour me convaincre que coucher avec mon père, voire avec ma mère, était mon rêve d'enfance. Je te promets, toi qui me lis, que si ç'avait été le cas, j'en aurais fait état. Ma plume, je pense, prouve que j'écris sincèrement et sans tabou. Non, je n'ai pas eu d’œdipe ni de sentiment compromettant. Je préfère rompre ce suspense immédiatement, que tu puisses t'orienter vers d'autres lectures si tu étais venu pour de l'inceste. Maman aime papa, papa aime maman, j'en suis heureuse et espère que cette idylle sera sans fin. Prendre la place de maman dans le lit n'aurait aucun intérêt. Les caresses parentales, avec ou sans mousse, sont témoignages d'amour et symbole de leur union. J'ignore s'ils ont réussi leur mariage, ils m'ont toujours réussi moi. Entre elle et lui je ne pense pas avoir de préféré, ma tendresse se joue à part égale. Je prends la sensualité là d'où elle vient, c'est tout. Nue dans le sable avec le soleil sur la peau je suis aussi en pleine expérience sensuelle, ce n'est pas pour ça que je voudrais coucher avec le sable ou le soleil. Quoique si je pouvais coucher avec le soleil, le ciel ou les étoiles je n'aurais rien contre. J'ai toujours rêve de coucher avec la nature. Avec un parent, non. Je sais, mes fantasmes sont un peu bizarres. En fait à mon âge il faut concevoir que tout, absolument tout peut être sensuel, si pas érotique. Si tu ne t'en souviens plus, je viens te le rappeler. On est dans une telle découverte du corps que s'il y a limite aux actes, il n'y en a aucune aux sensations. Être au chaud devant la neige qui tombe. S'envelopper d'une serviette. Se vêtir de vêtements doux et confortables. Boire une boisson rafraîchissante. Toucher un tissu moelleux. Manger un gâteau au chocolat. Respirer l'odeur d'un arbre. Tout ça oui, ce sont des activités sensuelles, en tout cas pour moi. Et pouvant être aussi intenses que se caresser ou fantasmer. Il m'arrive d'avoir la sensation de n'être qu'une boule de sensualité, et mon corps n'a alors pas plus d'importance qu'un véhicule. Il n'est que le moyen de parvenir à mes fins, de nourrir mon âme d'émotions toujours nouvelles. Il faut toujours en revenir à l'enfance. Ces souvenirs, ce sont eux qui me permettent aujourd'hui de conserver une part de pureté.

De savoir encore m'émerveiller d'un rien, de frétiller juste en enfilant ma robe de chambre ou en buvant un thé. C'est d'ailleurs ce qui fait, entre autres, ma particularité. Celle qui fait l'adulte que je suis aujourd'hui. Avec moi, une salade niçoise peut tout aussi bien faire office de préliminaires qu'un massage californien. Une balade dans la forêt main dans la main peut m'exciter davantage qu'un strip-tease masculin. Un coucher de soleil peut me donner bien plus envie que des mots cochons chuchotés à l'oreille. L'émerveillement au cœur même du sexe est également capitale. Je plains celle qui n'est plus capable de s'attendrir devant une érection comme si c'était la première qu'elle voyait. Ou la toute dernière. De ce côté, je suis sexuellement parlant très bouddhiste. Toute expérience à deux ou plus, tout sexe que je suce, toute pénétration, je la vis comme s'il n'y en avait jamais eu auparavant et qu'il ne devait jamais plus y en avoir après.

C'est le secret pour que chaque jour, chaque nuit soit unique plutôt qu'inique. Avec les hommes « plan plan » par contre, la satisfaction reste invariablement à sens unique : eux sont accros, je suis à cran. Il faut dire que mon côté émerveillé crée des situations inoubliables. Pour un petit rien qui fait tout, je peux faire des folies de mon corps à peu près n'importe quand n'importe où, et presque n'importe qui tant que la magie le permet. Quitte à interpeller un couple qui passe à entrer dans la danse avec nous, ou risquer une arrestation pour dépravation en public. Je n'y peux rien, je suis ainsi. Je veux qu'à mes côtés on sente que tout est possible à tout moment. Il est vrai que je peux, à contrario, remplacer une soirée torride par une partie d'échecs. C'est dire si une fille telle que moi a du mal à trouver chaussure à son pied. Je crois que j'épouserai celui qui m'offrira des surprises de cet acabit. Étrange. Serait-ce une façon de vouloir m'épouser moi-même ? Oui, je suis femme exigeante. Et certainement pas femme à se contenter longtemps d'un homme ayant une personnalité moins forte. Les hommes se résument trop souvent à des clichés, incapables d'ouvrir leurs horizons. Souvent, pas toujours... Certains se sont montrés encore bien plus étonnants que tous les délires dans lesquels je les ai lancés. Peut-être te conterai-je un jour les merveilles que j'ai pu rencontrer.

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03/02/2016 à 21:52

gabrielle

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Merci pour cette suite qui m'a rappelée des choses de mon enfance...

Je suis aussi émerveillée quand je vois mon amoureux au garde à vous à chaque fois je me sens si  désirable...je suis la  plus heureuse des femmes qu'il me désire autant que l'on soit à table sur canapé dans un lit à l'extérieur...

09/02/2016 à 10:49

theokosma

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Bonjour tout le monde, je suis en retard ! Pour le coup, une double suite :-)
N'hésitez pas à commenter.



Ah, ce culte de l’œdipe ! Que de bruit pour rien. Pendant mes études, lorsque je consulterai un psy en début d'année, il n'aura que ce terme à la bouche. Œdipe par-ci œdipe par là, à peu près tout ce que je t'ai conté ici je l'ai conté à lui, récit toujours accueilli avec cette impassibilité de façade que cinq années de grande école lui avaient fait acquérir. Il en revenait toujours à la même base : ce qu'il m'est arrivé venait d'un œdipe irrésolu, d'où cette demande aux amants de me laver ou sécher, et que ça devait sûrement se ressentir dans tous les pans de ma sexualité. Lorsqu'il m'en reparlera une fois de plus, je me jetterai sur lui pour lui prouver le contraire. Très surpris, pas fâché pour autant. Allez savoir si c'était la première fois qu'on lui faisait le coup, allez savoir, même, s'il ne s’arrangeait pas pour faire venir à lui ces situations. À même la moquette, il m'a fait tout ce dont il rêvait sans doute depuis la première consultation. Après avoir joui et s'être remis de ses émotions (moi c'était fait depuis longtemps), il reconnu que j'avais raison et que mon œdipe semblait résolu. Ce qu'il faut pas faire pour convaincre ces intellos toujours convaincus de leur science infuse. En plus, il m'a quand même fait payer la séance, prétextant que le contraire risquerait de me faire culpabiliser, de me faire considérer comme une prostituée. De là à ce qu'il me dise que ça me ferait entrer dans un nouveau type d’œdipe... j'ai réglé sans discuter et ne suis plus jamais retourné voir de psy, ni lui ni un autre. Crois-moi, non seulement leurs analyses ne sont pas des plus fines mais en plus ce sont de mauvais coups. 
À l'école, mes deux douches par jour éveillent d'autres jalousies. Bien des copines n'en ont droit qu'à une seule. Parfois moins. La seule à n'être jamais jalouse de qui que ce soit, c'est Clarisse. Un vrai petit ange, je me demande comment elle fait. Elle devrait essayer d'être un peu pimbêche ou médisante, au moins une fois pour voir, ça lui ferait du bien. Elle se réjouit toujours du bonheur de l'autre, à un point que c'en est presque agaçant. Finalement Clarisse, c'est moi qui suis un brin jalouse de toi. Une affreuse campagne publicitaire d'envergure fait la promotion du gant de toilettes. Jusque-là presque personne n'en utilisait, et soudain patatras tout le monde en achète. Les parents aussi. On ne me lave plus jamais à même les mains, désormais elles sont recouvertes de cette matière spongieuse. J'ai du mal à m'y faire, ayant l'impression qu'une énorme limace me bave dessus. Je grimace, je me fige… « Chloé, tiens-toi tranquille ! ». Le matin, gant énergique avec papa, le soir gant doux avec maman. Pourquoi les joies de l'enfance sont-elles si souvent interrompues par d'interminables désagréments ?  Deux fois par mois, le sortilège se rompt : le premier et le quinze (j'en fais mes chiffres fétiches!) c'est lessive générale. On lave même serviettes et gants de toilettes. Quand ça arrive en été, non seulement je suis douchée à mains nues, mais j'ai en outre le privilège de pouvoir sortir de la salle de bain en tenue de peau et d'aller m'allonger au soleil sur le balcon, au coin où il n'y a presque pas de vis-à-vis, laissant les rayons me sécher. En sentant les gouttes d'eau s'évaporer une à une de mon corps, je me tortille de bonheur sous l’œil amusé des parents. Au fond à cette période, ils sont quand même assez gentils. Ce n’est que plus tard qu’ils deviendront chiants comme la pluie, car si l'âge bonifie les enfants, il est plus cruel avec les géniteurs. Le reste du temps soit vingt-huit jours par mois, (vingt-huit!) je suis en guerre contre les gants de toilettes. Si, en guerre. Je m'imagine, moi Chloé, guerrière nue et sale, en rébellion contre une armée de gants voulant me nettoyer de force. Armée d'une machette j'en découpe un, dix, cent, et ils sont si nombreux qu'ils finissent presque toujours par me « violer » malgré ma résistance. Dans les faits, je m'arrange dès que possible pour laisser les gants prendre la poussière. Plus sales ils sont, plus de lessives il y a. Il m'arrive aussi de les cacher. Si maman se contente de soupirer, papa râle et parfois me flanque des gifles. Oui, question gifles ils aiment se passer le relais. Je m'en moque. Cent gifles de papa resteraient un prix raisonnable en retour d'une seule douche donnée à la main. Pas dupe, maman finit par comprendre et ô miracle respecte mon souhait, elle convainc même papa de faire de même de temps en temps. Sublime maman. Cette victoire me donne de l'espoir pour l'avenir : dans la vie rien n'est jamais perdu. J'ai battu l'armée des gants ! Même si j'ai eu besoin de renfort. Les parents cherchent à me caser au moins un week-end par mois, sans avoir à m'emmener chez tata Marthe qui habite un peu loin. Ils parviennent à négocier avec la voisine d'en face, dont le fils Julius est un bon copain de jeux. Ça ne me dérange pas. En échange, maman donne des cours de français à son grand frère. Chez Julius c'est plutôt sympa. Ses parents ne sont pas trop embêtants, il y a la télé par câble (avec des chaînes américaines !) et de quoi jouer. Les week-ends où je suis là, pour gagner du temps sa maman nous fait prendre le bain ensemble, Julius et moi. Chez eux ça fonctionne plus au bain qu'à la douche, et en mode autonome : à nous de nous laver tout seuls. Je ne savais pas que c'était possible à notre âge, en fait c'est tout simple. Les premières fois sont un peu rudes, puis je m'y fais. Le destin me tend une perche en me donnant une nouvelle occasion de jeux sensuels... qui se transforment surtout en jeux tout courts. S'éclabousser, se faire des barbes de mousse ou jouer avec des bateaux en plastique et des pistolets à eau est bien plus drôle. Si c'est le diable qui me met dans toutes ces situations dans l'espoir de me dévergonder, il doit faire la gueule. Qu'il patiente encore un peu, tout va évoluer très vite, et sans besoin de faire appel à ses services. Pour l'heure, ce n'est pas qu'on soit incapable de songer au sensuel : c'est juste que l'on en a pas le temps. Car ces jeux nous passionnent tant que Julius et moi restons un temps interminable dans le bain, jusqu'à ce que l'eau soit presque froide et qu'on commence à éternuer. Là, on se lave vite fait, on se rince dare-dare et on sort. Après on range tout bien, on essuie, on nettoie nos bêtises histoire que la liberté que nous laisse la maman ne soit pas mal récompensée. Mois après mois, si les jeux de bain nous accaparent toujours autant, j'ai tout de même un œil différent sur mon copain. Son petit bout est le plus étrange de tous ceux que j'ai croisé. Parfois sous l'excitation du jeu il grandit franchement, davantage que ceux de la piscine, comme si on y avait glissé un os. Je crois que son propriétaire ne s'en rend pas compte. Je meurs d'envie de toucher, sans oser aborder le sujet. Julius n'est pas sur la même longueur d'onde, lui se fiche totalement de me voir nue. C'en est presque vexant car à bientôt six ans je trouve que mon popotin commence quand même à se développer et mériterait un peu plus de considération. Du reste, je ne suis en rien responsable des changements de taille de Julius, et lui non plus. C'est comme si son zizi était un être vivant à part entière, un locataire de son corps ayant sa vie à lui.
Cinq ans et quelques : sel et sable L'été venu, papa s’en va randonner avec des amis. Une bonne partie des vacances se passe à la maison à ne pas trop savoir que faire, sauf la semaine où Clarisse rentre de la montagne et celle où tata Marthe a le temps de me prendre un peu. Enfin, sur mon insistance, maman se décide à m'emmener à la mer. Ma tenue d'Eve m'est encore permise, et je reprends mes jeux extatiques, m'ensablant, me tortillant, me baignant. Je me mets une quantité de sel et de sable sur le corps, tu ne peux même pas imaginer. Très fière, je nage mieux que des tas d'enfants plus grands. Parfois maman accepte de jouer avec moi, la plupart du temps elle reste à bronzer ou lire des magazines stupides. Même si je ne sais pas encore lire, rien que les photos trahissent la sottise du propos. Pas grave, les copains et copines de jeux se font facilement. J'ai beau fouiller dans ma mémoire, pour les premiers jours je ne me rappelle pas du tout qui avait un maillot et qui n'en avait pas. En ces instants je redeviens un bébé qui ne fait pas la différence entre les gens nus ou vêtus, sauf pour son propre corps. Toutefois, je finis par remarquer que certains parents emmaillotent leurs petits tout en les désapant à la douche de plage, afin de leur enlever sable et sel. Pauvres petits, comme on dit le ridicule ne tue pas. Ma douche de plage à moi est rigolote, maman doit aller jusqu'à m'enlever des algues et des petits coquillages tant je me roule n'importe où n'importe comment. Voir les autres enfants se changer m'amuse beaucoup. Il y a des filles qui calculent tout du début à la fin pour ne laisser apparaître le moindre centimètre carré d'intimité. Retirer la culotte avec la serviette bien serrée autour de la taille, puis mettre le maillot tout doucement pour ne rien laisser voir... qu'est-ce que c'est drôle ! En plus elles ne sont pas toujours douées et finissent par laisser percevoir quelque chose malgré tout. Elles s'affolent, rougissent, s'enveloppent comme elles peuvent et observent partout autour, effrayé qu'on ait pu les voir. Quelle prétention, à part moi personne n'est là pour les mater. Encore que ça dépende de qui se trouve autour... plus le nu se voile, plus il attire fantasmes et regards. Et quand je vois enfin leur intimité, je me dis que tout ça pour ça, vraiment il n'y a pas de quoi en faire tout un mystère. Si encore elles avaient toutes des derrières de rêve, des seins éblouissants et des toisons à tomber par terre c'eut été cohérent. Le pire, c'est quand la petite sœur voit faire la grande sœur, et du coup l’imite. On voit alors une toute petite de six ou sept ans se contorsionner désespérément, bien qu'à son âge tout le monde, vraiment tout le monde se foute de l'apercevoir nue. Il y a heureusement des filles qui ne se compliquent pas plus la vie et laissent tout voir sans y songer, au moins le temps de se changer. Même des plus âgées que moi, peut-être jusqu'à treize ans. Ça amène quelque œillades, sans faire le moindre scandale pour autant. Ni geste, ni réflexion désagréable. Ah ça, ce n'était pas la même époque ! Enfin quelques filles, plus rares, sont un peu vicieuses. Prenant plaisir à laisser voir un bout pour le cacher aussitôt, montrer une petite partie sans tout montrer non plus. Moi, je suis un peu entre les deux, mi nature mi perverse. Certainement pas pudibonde, ça c'est certain.
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09/02/2016 à 18:56

gabrielle

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Merci pour cette suite 

J'adore être laver et sécher par mon amoureux...même si étant petite je n'ai pas vécue ce que chloé a  vécue pendant ses douches...


14/02/2016 à 01:38

theokosma

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Merci à toi.
Gabrielle je suis heureux que tu sois lectrice de cette histoire, par contre j'espère tout de même qu'il y a d'autres lecteurs/trices de ce post :-)






Si jusqu'alors ma nudité était innocente, cet été est l'occasion de mes touts premiers pas dans l'exhibitionnisme. Lors d’une journée où j'ai droit à mon classique après-midi de plage, maman est fatiguée et ne s’occupe pas de moi. Elle a les yeux dans le vague, a fait la fête hier soir en me confiant à une baby-sitter et n'est rentrée qu'au petit matin (ça m'a fait bizarre). Inattentive, en repartant à la maison de location elle ne veille pas à ce que je me rhabille. Elle et moi, on marche un bon moment dans la rue tandis que je suis toujours dans ma tenue de plage préférée. Au début je ne me rends compte de rien, puis je croise les regards. De mères, d'enfants, de vieux, d'ados. Ça ne gêne pas tant que ça, pas plus d'une personne sur dix ne me dévisage. Peu avant d’arriver, maman s'aperçoit de l'erreur, me rhabille à toute vitesse et me passe un savon. Enfin quoi, c'était à elle de faire attention ! Le soir, j'y réfléchis. J'ignore pourquoi, ça m'a beaucoup plu. Si maman était un peu plus compréhensive on pourrait le refaire. Je sais d'emblée qu'elle ne le sera pas. Jusqu'à la fin du séjour, mon jeu préféré consiste à rester dévêtue aussi longtemps que possible. Oui, ça me plaît encore plus que nager, faire des châteaux ou m’enfouir dans le sable, c’est dire. Maman s'y laisse presque prendre encore deux ou trois fois. Elle a tendance à veiller la nuit, j'ignore ce qu'elle fait, mon intuition me dit qu'il y a comme anguille sous roche. La veille du départ, je parviens à refaire le coup. Maman s'en aperçoit et me fait les gros yeux. « Ah non mais là Chloé ça va pas, t'es pas possible ! ». Le tout est de ne pas rire. Une mine normale et elle garde la faute pour elle. Elle voit que j'ai fait exprès : mon œil pétille. J'en reçois une tape sur les fesses et le soir je suis punie. Aucune importance. Maman a l'air inquiet, elle s'aperçoit que les punitions ont moins d'effet. Mes observations de plage me font voir aussi des gens auxquels, physiquement, je n'ai pas du tout envie de ressembler une fois grande. Passe pour les vieilles, qui ne sont pas responsables de leurs rides. À leur âge la laideur devient mérite, car c’est signe qu’on sait durer. Ce sont les corps gras et difformes que je supporte mal. Ces jeunettes qui se bourrent de glaces auprès du marchand ambulant feraient bien d'y songer. Quand on ne prend pas soin de soi on n'en paye jamais les conséquences tout de suite, c'est bien là le problème. Si toute blessure infligée au corps pouvait immédiatement apparaître telle une plaie, on ferait plus attention. L'humain est si con qu'une fois les soucis arrivés, il ne fait pas le lien de cause à effet. Son ventre devient énorme, les jambes se boudinent, au plumard il s'essouffle trop vite, à la course à pieds c'est pire encore. Comme il ne peut plus plaire il renonce à cette éventualité, et par réaction en chaîne perd tout goût au défi. C'est bien par charité chrétienne que j'en laisserai quelques-uns, plus tard, me passer dessus.

 Mon expérience du voyeurisme débute à peine, et me permettra de classifier peu à peu ces messieurs. Car il y a voyeur et voyeur. Les cochons fantasment sur la fille qui se change à la piscine ou à la plage. Le vrai Gentleman Voyeur, avec un « V » majuscule, sait que les seules scénettes valables sont celles de la salle de bain. La fille se douchant ou sortant de la douche, là est le plus joli des tableaux. Il n'y a rien de mieux qu'une fille toute propre, toute fraîche, expurgée des polluants extérieurs. C'est ce qui la rend si tendrement baisable, à condition que le beau sire soit doté d’une fraîcheur similaire en retour, bien entendu. Le pervers, au contraire, préfère la fille bourrée de soirée, en sueur. D'où ma gêne de la drague... Coucher après la fête ou la sortie est toujours délicat, comme je l'ai déjà souligné. Se rouler dans les draps, toute sale avec un cradot, non merci. Surtout qu'à Paris, odeurs et pollutions s'attrapent à chaque coin de rue. Autant coucher tout de suite avant la soirée, ou bien se dire gentiment au revoir et s'attraper le lendemain matin au sortir de la salle d'eau. Les mecs disent que je suis une fille pas simple. Je dis que c'est le monde qui est trop compliqué. Je m'égare... revenons-en à mes vacances. Le séjour est trop court, ça ne fait rien : à notre retour Clarisse est là. En plus, vers la fin de l'été, j'ai la joie de passer quelques jours avec tata Marthe en Allemagne. Je n'ai même pas besoin de comprendre un mot pour me faire des copains et copines de jeux : chez les enfants, la tour de Babel n'existe pas. Marthe nous emmène à des activités culturelles que je ne comprends pas bien, autrement je m'amuse comme une folle avec Estelle. Les parcs publics possèdent de nombreux lacs et torrents, donnant l'occasion de nouvelles baignades. Mon goût fraîchement découvert pour l’exhibitionnisme tombe à l'eau, si j'ose dire. Ici le nu est banal. Même dans la rue tout le monde s'en moquerait. Sur la côte atlantique, à la plage je recevais parfois des œillades réprobatrices. Je n'avais alors plus l'impression d'être nue, mais le sentiment exquis d'être revêtue de regards. Une tenue très élégante qui me va à merveille. Plus ils sont offusqués, mieux ils m’habillent. Ici, c'est impossible à reproduire. Je n'en suis pas déçue, simplement étonnée les premières minutes, puis j'en profite. Après tout c'est encore mieux ainsi. Plus tard, mon désir de n’être vêtue que de regards évoluera. Je préférerai les regards admiratifs, pleins de compliments et de préférence pas trop dévorants. Un œil de garçon pervers me donnera alors l’impression d’être fringuée de vieilles frippes en loque. Des yeux tendres et en flammes m’offriront le sentiment d’être parée d’or et de diamants. Si en Allemagne la nudité se vit un peu partout selon l'humeur de chacun, elle reste prioritaire aux enfants. Et pas que pour les maternels, ça va facile jusqu'à dix ans, voire plus. Autant dire que je me sens ici comme dans un pays d’adoption. Dès qu'il y a de l'eau par contre, c'est tout le monde à la même enseigne, du petit à l'ado jusqu'à la vieille de quatre-vingt ans. Les douches mixtes me troublent un peu... À ma taille, mon visage est situé pile à hauteur des attributs masculins. J'en vois des costauds, des rabougris, des gros, des longs, des malades, des minuscules. Je n'en éprouve rien, ni dégoût ni fascination. Par contre je n'en perds pas une miette et j'observe tout ce que je peux observer. Autant profiter, l'occasion ne se répétera sans doute pas. Il arrive que la beauté du bas ne corresponde pas à celle du haut, c'est drôle. À prendre le temps d'y réfléchir, tout ça se ressemble beaucoup et je me lasse. Je m'accorde alors à d'esprit du pays, et je vis cet état aussi naturellement qu'eux. Pendant ce court séjour, je deviens alors si indifférente à la nudité que je ne saurais même pas dire à quels moments je porte quelque chose ou rien… De toute façon c'est Marthe qui gère ça selon la circonstance, et m'habille et me déshabille comme une poupée je ne sais combien de fois. 
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14/02/2016 à 13:14

gabrielle

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Merci pour cher Théo 
Le regard de mon amoureux sur mon corps même si moi je n'aime pas certaines parties... me donne le sentiment d'être la plus belle du monde...j'adore je fonds dans son regard  bleu ciel plein de désirs...je m'abandonne à lui...

J'aime ton humour aussi mon cher Théo quand tu écris les sexes que chloé voit Laughing
J'attends la suite avec impatience...
18/02/2016 à 08:10

theokosma

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Merci Gabrielle ! Et coucou aux autres lecteurs, j'espère qu'il y en a :-)





Lors d'une conversation entre elle et une amie allemande francophone, j'apprends que l'étranger jalouse nos « French kiss ». Ce terme restera gravé dans ma mémoire, et il me faudra des années avant d'en apprendre la signification. Eh bien aussi fou que cela puisse paraître, je m'apercevrai qu'effectivement ces baisers fougueux fascinent les contrées lointaines. Est-ce si singulier de rouler des pelles ? Il faut croire que oui. Pourtant ce n'est pas si compliqué... Il faut croire que si. Lorsque vers mes douze ans je serais amenée à être la seule française parmi un groupe d'enfants étrangers, tous n'auront que ces deux mots à la bouche. Le cadre fut un projet d'échanges internationaux pour fils et filles de classes moyennes, et effectivement avec cette histoire on a drôlement échangé. Le nombre de garçons hollandais, polonais, togolais ou belges à qui je me suis fendue de ces fameux « French kiss » ! La galoche oui ils en avaient entendu parler, mais Seigneur qu'est-ce qu'ils les roulaient mal. Ce fut pour moi bien plus pédagogique qu'excitant, car il fallut tout leur apprendre. Et même plusieurs filles me demandèrent en cachette, pour pouvoir ensuite le faire au futur petit copain. Si ce n'est pas malheureux de ne même pas avoir les bases. Six ans – Enfant précoce ? Horreur, malheur ! On m'apprend à me laver toute seule. Oh ma foi, je le savais déjà. J'ai beau faire semblant de ne pas savoir comment faire, ça ne prend plus. En plus, finis le bain : je n’ai plus droit qu'aux douches. On accepte encore de me le faire quelques fois pour me faire plaisir, ça devient de plus en plus rare. C'est à cause de cette émission que maman a vue dans laquelle des messieurs aux cheveux blancs et cravates grises disaient que certains gestes parentaux devaient être évités pour que l'enfant en finisse avec son « œdipe ». Du grand n'importe quoi, qui a fait pourtant mouche dans l'esprit de maman. Cette télé, je rêve de la briser en mille morceaux. Et cet œdipe pareil ! C'est maintenant moi, Chloé, qui jalouse les copines. Et Clarisse, non seulement on la lave toujours, mais en plus elle prend des bains avec sa maman. Quand je lui ai demandé si je pourrais une fois ou l'autre prendre un bain avec sa maman, elle m'a fait ses grands yeux ronds. Une maman se partage pas m'explique-t-elle, c'est pas du tout comme les billes ou les gâteaux. Je le sais bien que c'est pas comme, et alors, c'est pas une raison pour pas partager. Seule au monde sous la douche, je fais la grève du gant de toilette et tente de retrouver, avec mes propres mains, un plaisir similaire. Je n'y parviens pas, et noie mon chagrin en me réfugiant dans l'école. J'apprends à lire vite, ça m'occupe. J'ai encore quelques vrais petits bonheurs de salle de bain chez Julius et tata Marthe. À la campagne chez Marthe, je prends bains et douches avec Estelle. Si elle ose passer à la salle de bain sans moi, je l'engueule gentiment mais fermement. Oui, je suis un peu pot de colle. Ma cousine m'ignore rarement, j'obtiens gain de cause presque à chaque fois. Estelle grandit vite, son apparence suscite de plus en plus mon intérêt. J'ai la chance de pouvoir suivre de près la transformation d'une fille... Estelle me laisse l'ausculter en détails sans faire d'histoire et répond sans détour à mes questions. Elle fait mine de ne pas se soucier de mes regards anatomiques sur son corps, mais on dirait qu'elle en est flattée. Dans leur maison de campagne, je me sens bien plus en liberté que chez moi. Leur jardin n'est pas si grand et la piscine est minuscule, mais du haut de mon tout petit mètre huit et de mes jambes trop courtes, j'y vois un immense terrain de jeux. Lorsqu'il fait beau, je vadrouille partout et m'effeuille en toute pureté. Commençant en me mettant pieds nus, puis ôtant ma casquette, un peu plus loin mon t-shirt... pour finir dans le plus simple appareil. Même quand il y a des invités ou l'ami de Marthe (elle a enfin une relation sérieuse, Jean-Paul, un gars sympa). Ces drôles de petits strip-teases font rigoler tout le monde, et Marthe récupère les vêtements au fur et à mesure pour ne pas se faire enguirlander par maman en lui rendant encore des fringues salies. Quand je pense à l'endroit où vit tata Marthe, je me dis que le paradis doit ressembler à un coin de nature, et que le jardin d’Éden est loin d'être uniquement une allégorie. Chez Marthe, il n'y a même pas vraiment de propriété privée, tout se partage. Elle partage même ses hommes, à ce qu'on m'a dit.
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21/02/2016 à 11:49

gabrielle

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Si c'est malheureux de n'avoir même pas les bases et je ne parle pas seulement des baisers...quand on est confronté à la sexualité sans y être préparer c'est l'enfer pour la personne qui subit les assauts j'en sais quelque chose...

Merci cher Théo une autre suite s'il vous plaît...Smile
23/02/2016 à 09:04

theokosma

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Merci fidèle Gabrielle !

Voici donc la suite





On traverse une période de vents forts. En ces temps froids, j'attrape un virus et me retrouve une semaine durant en proie à de terribles constipations alternées à des diarrhées. Ces maux désacralisent mon derrière, le rendent impure, immonde. Il n'y a pourtant rien de plus beau qu'un beau derrière, qu'il soit à découvert ou revêtu. On dit que c'est extrêmement doux à embrasser ou caresser, et que celui ou celle qui assure du derrière a déjà fait la moitié du chemin pour réussir dans la vie. C'est possible. Encore aujourd'hui je crois que bien souvent, on pense agir par raison alors qu'on ne le fait que par instinct. De beaux yeux, une belle voix ou un beau derrière, s'ils sont bien utilisés, peuvent être des passeports pour tout un tas de bienfaits, du logement à l'emploi en passant par la promotion, l'amour et même la considération sociale. Tordue aux toilettes, je n'en suis pas à de telles réflexions. Je peste plutôt contre celui ou celle qui m'a refilé ce virus... ce doit être un peu tout le monde, le tiers de l'école étant touché. Une copine de classe un peu plus délurée que les autres m'a dit que ça se faisait aussi par derrière. Non, pas les enfants, mais le sexe. J'ai peine à y croire. Si c'est vrai, même moi en tant que petite perverse en suis choquée. Qu'un homme mette son engin en un si petit trou par lequel passent des déchets si répugnants, quel manque de goût. Qui irait mettre quoi que ce soit là-dedans. Cette semaine me donne une phobie de cette pratique (je ne connais pas encore le nom), dont j'aurais bien du mal à me défaire une fois grande. Papa et maman trouvent qu'Estelle a mauvais genre et n'en pensent pas moins de sa mère. Pour moi c'est le contraire : Estelle est super et chez ma tante tout est plaisant. Même son vieux van pourri me plaît, qui crachote dès qu'elle nous emmène quelque part. Je rigolerais moins si elle roulait en sport de luxe. Vieille baba cool, tata ne fait pas ses soixante-dix ans. Je ne mens pas : soixante-dix au compteur, sans faute et bien compté. Habituellement, on lui donne la soixantaine à tout casser. Son rire, ses blagues, son look, tout en elle fait oublier ses rides magnifiquement assorties à ses dents en mauvais état et ses cheveux poivre et sel. Maman a toujours dit qu’elle avait une tête de sorcière, moi je l’ai toujours trouvée belle. Marthe travaille comme « nez » pour des marques de parfums. Quand elle ne fabrique pas des paniers en osier ou ne manifeste pas pour la paix dans le monde, elle renifle des mélanges et donne son avis. Juste assez pour en vivre, il me semble qu'elle travaille le minimum pour se laisser du temps libre. Marthe a un tarin hallucinant, limite surnaturel. Mille fois j'ai tenté de la piéger en disant au sortir de la douche que j'avais utilisé un savon à l'abricot et un autre à l'orange, mille fois elle a reconnu les vrais parfums. Le seul jeu auquel j'aimais perdre. Je pouvais même utiliser trois, quatre savons différents, elle les reconnaissait tous, un par un. L'histoire était toujours la même, je me précipitais hors de la douche, lui sautais au cou, elle me reniflait en collant son nez contre ma peau (j'adorais ça), et hop elle savait tout. Parfois je retournais sous la douche pour recommencer, elle râlait un peu mais ne m'en empêchait jamais. C'est drôle, je crois bien que ça aussi a fait partie de mon éducation à la sensualité.
Pour me forcer à apprendre à lire, maman a trouvé une technique terrible. Elle choisit des bouquins trépidants, me fait la lecture jusqu'à un passage plein de suspense, s'arrête et part en me laissant le livre entre les mains. N'empêche, ça fonctionne. Je dévore la Belle et la bête, Charlie et la chocolaterie, Le livre de la jungle. Ce dernier roman renforce mes désirs d’acrobaties. Je me mets à escalader les armoires, me glisser derrière les canapés et sous les tables, exploitant ma petite taille pour me faufiler partout. Je fais bien d’en profiter : depuis que papa me mesure chaque mois, je n’arrête pas de grandir. Mon syndrome Peter Pan en prend un coup. Chaque soir dans ma chambre je reste debout avec de gros bouquins sur la tête, espérant que ça freinera ma croissance. Sans résultat. Pire encore, j’ai l’impression que plus je le fais plus je grandis. Des semaines de souffrance pour rien ! Me cacher devient une passion. Plus d’une fois je parviens à me sauver sous la table au cours de repas barbants, quand il y a de la famille, des collègues ou des amis. L'inattention qu'on prête aux petites dans mon genre est parfois avantageux. Entre les jambes de ces messieurs-dames, l'heure passe plus vite. Le lieu est cocasse : des mollets fins, gras, poilus... Les plus distingués sont souvent les plus débrayés dessous. Ils se titillent les ongles, se grattent, jettent discrètement à terre un petit bout de viande qu’ils ne parviennent pas à mastiquer (et qui m'atterrit sur le nez), voire même se mettent les doigts dans le pantalon. Ce qui ne les empêche pas de serrer des mains en repartant, beurk. Je parviens à esquiver en distribuant les bisous. Ces escapades deviennent troublantes le jour où j'aperçois des mains poilues, pas bien jolies et surtout pas du tout paternelles chatouillant les cuisses de maman. Ça se passe ainsi avec plusieurs invités. Mon intuition féminine me fait comprendre que je ne resterai pas pour toujours avec papa et maman à la fois. Qu’avant que je ne sois adulte, l’un des deux partira. Pas les deux j’espère. Tout cela m’attriste. J'ai envie de mordre ces mains jusqu'au sang.
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23/02/2016 à 21:51

gabrielle

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Merci pour cette suite 
Et oui la sodomie une fois essayé on ne peut s'en passer même si avant on était complètement contre...
Et je le redis cher Théo j'adore ton humour aussi...
A très vite pour la suite s'il vous plaît...
03/03/2016 à 10:29

theokosma

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Merci Gabrielle, et désolé pour le retard.
Coucou aux autres lecteurs et lectrices... N'hésitez pas à vous déclarer.
Voici la suite...


Cela dit, il arrive encore aux parents de classer le courrier. Ça me fait plaisir qu'ils aient au moins une activité commune en dehors des repas. Tout de même, il y a là-dessous une énigme que j'aimerais résoudre. Précoce peut-être, pas au point de tout savoir, surtout en ces années où Internet et les SMS n'existaient pas, et où il n'était pas rare d'apprendre le principe de la sexualité à huit ans et de croire au père Noël à sept. Le mystère du courrier, pas question de le laisser passer. Parce qu'on n'en reçoit pas assez pour que des classements si fréquents aient un sens. Aussi me mets-je à m'approcher de la chambre dès qu'ils y vont. En collant mon oreille très fort à différents endroits de la porte, je repère un point où elle est moins épaisse. Le son passe un peu. Lorsqu'il n'y a pas de bruit dans l'immeuble, il me semble percevoir comme une respiration rapide et haletante. Celle de maman, je dirais. Un peu la même que lorsqu'on fait la course avec les copines et qu'on reprend notre souffle.

À ceci près que maman a le souffle très saccadé. Des fois c'est rapide, puis lent, puis frénétique, puis soupirant, puis appuyé... ses réactions sont incompréhensibles. En tout cas mes doutes se confirment : quand ils disent qu'ils vont classer le courrier, ils ne vont pas du tout classer le courrier. C'est à se demander ce que papa fait quand il dit qu'il va faire du sport, ou ce que fait maman quand elle dit qu'elle va voir une expo. Le fait de ne pas savoir me donne une superstition du courrier. Je sais, c'est idiot. J'en viens à faire mine d'oublier d'aller le chercher quand on m’en charge. Ce secret postal m'obsède ! Peut-être obtiendrais-je une réponse chez les voisins... les semaines qui suivent, je profite de la nuit pour aller coller mon oreille un peu partout au plancher de l'appartement. En plus de mon appareil auditif, j'ai entre les mains mon jeu de « La mallette de l'espion » offerte par tata Marthe. Parmi les accessoires il y a une espèce d'entonnoir électronique pour écouter à travers les murs. Ça a beau être un jeu de gamin en plastique, ça ne fonctionne pas si mal. On vit dans les grands ensembles, ces fameux immeubles censés être provisoires qui existeront toujours quarante ans plus tard. Les murs y sont peu solides, mal insonorisés. En journée on entend l'eau couler, les enfants jouer, les engueulades. Ça me fait plaisir car je constate souvent que par rapport aux autres, ça ne va pas si mal entre papa et maman. Ainsi, je découvre que d'autres couples classent le courrier la nuit. Certains de façon bruyante, surtout les filles dont des gémissements ou cris me parviennent parfois aux oreilles. Ont-elles mal ? Les rapports entre hommes et femmes consistent-ils à se faire souffrir ?

Je ne suis pas sûre, car ce ne sont pas les mêmes cris que ceux des films d'épouvante que je vois en cachette certains soirs. Ils sont plus singuliers, ambigus. Quant aux garçons, leur souffle est si rauque que je ne sais jamais si le partenaire est un homme ou si la belle est en compagnie d'une bête. Le mystère s'épaissit. J'en parle à Clarisse qui, après y avoir réfléchis, pense savoir. Elle, sa maman lui parle de tout, en tout cas de bien des choses, notamment ces fameuses « choses de la vie ». Elle lui a expliqué quelques trucs concernant ce que font les filles et garçons lorsqu’ils sont grands. Bien qu'ayant une petite idée, je n'avais jamais fait le rapprochement avec ces « classements de courrier ». Enfin quoi, ils ont déjà une enfant, moi, Chloé ! Et ils n'en veulent pas d'autres, je le sais. Puis ne suffit-il pas de s'aimer une seule fois par enfant ? Clarisse n'est certaine de rien. Elle-même pensait que s'aimer, ça se faisait en silence. L'homme dans la femme, il suffisait d'attendre patiemment que la petite graine passe.
Plus on en sait moins on en sait, dit le philosophe. Ce fut la bibliothèque municipale qui nous donna des réponses. Il fallut d'abord fouiller les rangées et dénicher de stupides livres de jardinage, puis trouver une gentille bibliothécaire pour nous aider (on ne voulait pas demander à un homme). Il fallut tout lire sur place, car pas question d'emmener ça à la maison. Là, on finit par comprendre à peu près. Les corps nus, les préliminaires, le mouvement à donner, le plaisir qui en découle et l'effet sur le corps. La bibliothèque, on aurait dû y penser avant ! Pour l'apprentissage et la culture c'est encore le meilleur des parents. Après quoi, on trifouilla quelques énormes dictionnaires à la recherche de mots cochons, en vain.

On finit par chercher au hasard en lisant la définition de plein de mots compliqués, allez savoir pourquoi dans notre esprit plus un mot est compliqué plus il a de chances d'être cochon. On fait encore chou blanc. N'empêche du coup on se cultive et on apprend des tas d’infos, même si je ne sais pas à quoi ça m'aura servi d'apprendre que « smaragdin » est une couleur se distinguant par un éclat singulier.
Ce qui est bizarre à la maison, c'est que les escapades de chambrée n'empêchent pas une sorte d'éloignement entre papa et maman. Et par la force des choses, ils s'éloignent aussi de moi. Leurs gestes de tendresse sont de plus en plus rares, ceux l'un envers l'autre, ceux envers leur Chloé. Dehors je vois des couples se tenir la main, s'embrasser… parfois je me mets à la fenêtre pour le plaisir de les voir passer. Il y a aussi des familles, des filles qui tiennent la main de leur maman et qui ont jusqu'à onze ou douze ans. J'admire ces couples, j'envie ces familles. Plus les couples sont âgés moins ils sont collés. Ça m'attriste et me rassure en même temps. Si ça se trouve, les parents prennent juste de l'âge et tout est normal.

Tout de même, pourquoi tant de changements. Les rides et les cheveux blancs d'accord, on n'y peut rien. Mais ces manques d'amour, ces ventres qui deviennent gras, ces bourrelets naissants, on pourrait s'en passer. Peut-être que les conjoints finissent par se trouver moche ? Moi la vieillesse, je n'ai jamais trouvé ça laid. Maman n'aime pas que je reste à la fenêtre et me dit que je ferais mieux de ranger ma chambre ou faire la vaisselle. Je ne l'écoute pas. Heureusement, elle fait souvent des remontrances sans donner de vrais ordres. Tout est dans le ton ou le regard. Quand j'ai intérêt à filer droit, je le sens tout de suite. Heureux soient les enfants dont les parents s'aiment jusqu'au départ de la maison et au-delà.
Maman est trop psychologique. Avec ses magazines psy et ses émissions psy, sans compter son psy perso, elle se met en tête des théories absurdes. Son dernier truc, c'est qu'il faut préserver la « pudeur des enfants ». Et voilà papa et maman qui n'entrent plus quand je suis dans la salle de bain et s'arrangent pour que je ne les vois plus nus. Cherchent-ils à me traumatiser, à me faire voir le corps comme honteux... me veulent-ils du mal ? Sans doute pas, maman fait ça pour mon bien, ou du moins le croit-elle. Gentille, maman, juste pas très futée. Il suffit d'un beau parleur au langage fleuri pour lui faire accepter n'importe quoi, c'est d'ailleurs ce qui brisera son mariage. Ô sophistes, en ces âges sombres les femmes sont toutes à vous !

Six ans et demi : caresses nocturnes Alors que les douches parentales ne sont plus qu'un lointain souvenir, je commence à trouver intérêt aux ablutions solitaires. Mes propres caresses me font de l'effet... J'ai eu bien tort de les maudire. Mes petites mains fines, au début pataudes et maladroites, deviennent peu à peu de véritables expertes. Au rythme de deux douches par jour, tu parles si je progresse vite ! Mes doigts, mes phalanges, mes paumes deviennent de précieuses alliées. Des mains, pour peu qu'elles vous appartiennent, ne disent jamais non. Elles peuvent être mille fois plus impudiques que celles de papa ou maman. Aucun lieu ne leur est interdit, elles s'attardent là où j'en fais vœu, aussi longtemps que je le souhaite. 
Je fais la découverte d'un drôle de petit point situé au-dessus de ma fente, qui me procure un bien-être insoupçonné. Je déniche des zones érogènes sous les pieds, dans mon cou, aux entrecuisses, et même derrière les oreilles. Mon corps devient un territoire immense et méconnu, contrée vierge demandant à être colonisée. Enfin disons auto-colonisée, pour peu que ce terme ait un sens. La douche devient une sorte d'ode au corps, je passe et repasse en des endroits pourtant déjà propres depuis longtemps, je me déhanche comme si je dansais au rythme d'une musique silencieuse, rituel chaque jour réinventé. J'y reste de plus en plus longtemps, ce qui fait de nouveau râler papa et soupirer maman. Pourquoi donc rouspètent-ils contre tout ce qui est bien ? Lorsque la facture d'eau arrive, ils se mettent à chronométrer. J'enrage. Pour optimiser, je me déshabille à l'avance dans la chambre.

Toutefois, il m'arrive d'être seule et de pouvoir prendre tout mon temps. Curieusement, je n'utilise pas toujours cette liberté pour des caresses. Ce que j'adore faire en ces moments, c'est rejouer ma naissance. Je remplis la baignoire, me laisse entourer d'eau chaude. Je ne suis plus qu'un fœtus dans le ventre de maman. Je me bouche le nez et plonge la tête sous l'eau. Un cocon protecteur m'entoure, je me sens en sécurité. Puis j'émerge, comme si je sortais du ventre. Le plus souvent j'en reste aux caresses. Je décide alors de ne plus être hypocrite avec moi-même. À m'imaginer que certaines parties de mon corps sont si sales qu'il me faut les laver encore et encore, je deviens ridicule.

Il ne devrait pas y avoir besoin d'eau et de savon pour se caresser. Pouvoir le faire un peu partout et n'importe quand j'aimerais bien, seulement c'est impossible. Mon intuition me souffle qu'il ne faut faire cela que dans l'intimité la plus totale. Alors, je donne une nouvelle fonction à mon lit. Ce lieu se métamorphose : d'un meuble sans charme conçu pour accueillir le sommeil des petites filles, il devient un bateau à sensations, un château à fantasmes et un coffre à mystères. Moi qui faisais tant d'histoires pour aller au lit, désormais je m'y précipite... « Chloé devient raisonnable » dit maman à papa, « elle grandit » lui répond-t-il. Non seulement je ne râle plus pour aller me coucher, et en plus mon temps de douche s'est naturellement réduit. –––––––––––––––

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03/03/2016 à 20:18

gabrielle

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Ah oui les appartements aux murs insonorisés... on entend tout...

Elle a raison chloé les mains n'ont aucune limite...
Merci pour cette suite cher Théo...j'attends la suite avec impatience...