Quels sont les motifs pour y arriver

01/04/2013 à 15:42

Brigitte

Type : Femme
Messages : 1257
Membre depuis : 15/09/2012
Pour alimenter votre débat, j'ai rédigé un nouveau billet d'humeur sur la prostitution. Qu'en pensez-vous ?

http://www.brigittelahaie.fr/m/imagearticles/view/et-si-les-prostituees-dominaient

01/04/2013 à 20:29

Venom

Type : Homme
Messages : 718
Membre depuis : 16/09/2012
Comment on fait pour voir les billets d'humeur directement à partir de la page d'accueil du site ? Parce que je ne vois pas de liens, y compris pour celui ci.
01/04/2013 à 21:45

zitounv

Type : Homme
Messages : 1220
Membre depuis : 28/09/2012

Venom a dit : 

Comment on fait pour voir les billets d'humeur directement à partir de la page d'accueil du site ? Parce que je ne vois pas de liens, y compris pour celui ci.

 tu vas dans "actualités"!bonne nuit Venom
oupss,tu as déjà trouvé!lol

01/04/2013 à 21:55

Venom

Type : Homme
Messages : 718
Membre depuis : 16/09/2012

zitounv a dit : 

Venom a dit : 

 

 tu vas dans "actualités"!bonne nuit Venom
oupss,tu as déjà trouvé!lol

 Arf ! Non je n'avais pas trouvé...Tongue Out
J'avais tout essayé sauf actualité je ne sais pas pourquoi...

Merci bien !

Bonne nuit à toi aussi, moi tu vois je pars de chez moi je m'en vais bosser..Wink

01/04/2013 à 22:53

zitounv

Type : Homme
Messages : 1220
Membre depuis : 28/09/2012

Venom a dit : 

zitounv a dit : 

Venom a dit : 

 

 tu vas dans "actualités"!bonne nuit Venom
oupss,tu as déjà trouvé!lol

 Arf ! Non je n'avais pas trouvé...Tongue Out
J'avais tout essayé sauf actualité je ne sais pas pourquoi...

Merci bien !

Bonne nuit à toi aussi, moi tu vois je pars de chez moi je m'en vais bosser..Wink

 bonne journéeWink

12/01/2014 à 02:19

Titlucile

Type :
Messages : 53
Membre depuis : 01/01/1970
Je suis confuse de faire du déterrage de post, mais le sujet m'intéresse au plus haut point.
Puisse ma petite expérience apporter un gravillon à l'édifice.

Enfant normale d'une famille très aimante, idéale, c'est à dire une gentille sale gosse, j'ai suivi une scolarité classique et passé mon petit diplôme de niveau 4.
Attirée à un âge classique par les garçons (bisous à 15 ans, la suite à 17 ans), j'ai rapidement été à l'aise avec mon corps.
j'ai souvent eu des amitié câline ou des plans cul.
Un jour, je me suis demandé si je pouvais joindre l'utile à l'agréable.
Est-ce que ça va être agréable ? Neutre ? Désagréable ?
Combien demander ?
Comment prendre contact ?
Comment éviter les mecs "craignos" ?
j'ai essayé...
Un peu paumée avec mon premier client, je suis tombée, pour mon deuxième, sur un charmant homme, dont la femme, malade, le délaissait sexuellement et affectivement.
Il devint un habitué, les rendez vous étaient très sympa.
J'ai un côté St Bernard... Du mal à ne pas répondre à un manque d'affection. Peut être est-ce cela qui explique que j'en soit venue à jouer les escorts plusieurs fois par mois (j'ai un boulot à temps plein).
Je n'ai pas besoin de me prostituer pour vivre, mais cela me permet un surcroît de confort.
je n'estime pas m'avilir dans cette pratique. Je ne pense pas donner plus de mon corps que le maçon qui à 50 ans aura le dos bouzillé, le Kiné qui masse, l'été, des gens collants de sueur et le proctologue fait sûrement un métier plus désagréable.
La prostitution, si elle n'est pas vécue comme une contrainte, n'est pas problématique. J'aime ce que je fais, comme j'aime mon métier.



12/01/2014 à 09:51

Titlucile

Type :
Messages : 53
Membre depuis : 01/01/1970
Je complète mon intervention précédente...
les clients sont ils respectueux ?
Pour ma part, oui. J'ai toujours rencontré des hommes courtois, attentifs, n'imposant aucune pratique que je refuse, demandant même l'autorisation pour de petites choses (me caresser, dire des mots un peu crus).
J´ai souvent eu l'impression d'une certaine culpabilité à "s'offrir mon corps", une crainte de me déplaire, de me demander des choses qui puissent me déplaire. Une peur que je me force.

Peut on travailler sans souteneur ? Bien sûr! 
D'ailleurs, une totale indépendance me parait essentielle pour pratiquer en toute quiétude.
Si je ne suis pas "motivée", je ne travaille pas et n'ai de comptes à rendre à personne.
12/01/2014 à 10:54

Isanybody

Type : Homme
Messages : 965
Membre depuis : 12/09/2012
Bonjour Titlucile,

Tu n'a pas à être confuse à remonter ce post, au contraire, c'est bien que certain post tombés dans les oubliettes puissent remonter.

Et ton apport est intéressant.
12/01/2014 à 14:17

Ambre

Type :
Messages : 3001
Membre depuis : 01/01/1970

Titlucile a dit : 

Je suis confuse de faire du déterrage de post, mais le sujet m'intéresse au plus haut point.
Puisse ma petite expérience apporter un gravillon à l'édifice.

Enfant normale d'une famille très aimante, idéale, c'est à dire une gentille sale gosse, j'ai suivi une scolarité classique et passé mon petit diplôme de niveau 4.
Attirée à un âge classique par les garçons (bisous à 15 ans, la suite à 17 ans), j'ai rapidement été à l'aise avec mon corps.
j'ai souvent eu des amitié câline ou des plans cul.
Un jour, je me suis demandé si je pouvais joindre l'utile à l'agréable.
Est-ce que ça va être agréable ? Neutre ? Désagréable ?
Combien demander ?
Comment prendre contact ?
Comment éviter les mecs "craignos" ?
j'ai essayé...
Un peu paumée avec mon premier client, je suis tombée, pour mon deuxième, sur un charmant homme, dont la femme, malade, le délaissait sexuellement et affectivement.
Il devint un habitué, les rendez vous étaient très sympa.
J'ai un côté St Bernard... Du mal à ne pas répondre à un manque d'affection. Peut être est-ce cela qui explique que j'en soit venue à jouer les escorts plusieurs fois par mois (j'ai un boulot à temps plein).
Je n'ai pas besoin de me prostituer pour vivre, mais cela me permet un surcroît de confort.
je n'estime pas m'avilir dans cette pratique. Je ne pense pas donner plus de mon corps que le maçon qui à 50 ans aura le dos bouzillé, le Kiné qui masse, l'été, des gens collants de sueur et le proctologue fait sûrement un métier plus désagréable.
La prostitution, si elle n'est pas vécue comme une contrainte, n'est pas problématique. J'aime ce que je fais, comme j'aime mon métier.



 Merci pour votre témoignage, vraiment.

Je pense sincèrement, n'en déplaise aux féministes, qu'on peut se prostituer par choix et aimer aussi ce "travail". Je connais aussi beaucoup de femmes dans votre cas.

19/10/2014 à 13:25

Crapul

Type :
Messages : 19
Membre depuis : 01/01/1970

lolotte a dit : 

Je voudrai comprendre les motifs qui peuvent amener à la prostitutionEmbarassed, qu'elle soit libre, voulue, ou sous contrainte... Doit on rouvrir ces maisons " de passe"Undecided ? Avez vous  du respect pour ces filles de l'Amour ?Wink Est il possible de travailler sans souteneur?Undecided, courage ...à vos claviers...

 Apres avoir rencontré des centaines de filles je ne peux même pas répondre, la raison principal reste l'argent mais j'ai connue tellement d'histoires différentes qu'il est difficile de résumer !
Pour les maisons de passe non, ce sont des usines qui finalement légalisent les maquereaux ...
Pour le respect bien sur, je respect les femmes, toutes les femmes !
De nombreuses filles sont indépendantes, elles s'en sorte souvent très bien et ne font en général qu'un passage dans cett activité, c'est du moins ce qu'elles souhaitent.
22/10/2014 à 05:09

Chlotilde06000

Type :
Messages : 12
Membre depuis : 01/01/1970
Coucou (surtout à Titlucile, que je suis ravie de revoir ici, on va finir par se le boire ce coup à Nice, bordel):

Comment arrive-t-on à la prostitution? Je pense que chaque histoire est différente. Je ne peux parler ici que de ma situation. Les autres, je ne les connais pas.

Il y a le besoin d'argent, comme le souligne Crapul, mais pas seulement. Pour moi, j'ai grandi dans une famille où on m'a toujours répété que j'étais la plus belle de la famille, et ça peut paraître con, mais ça vous fout une de ces pressions!!! 

Mes débuts, il y en a eu deux, un fois de 18 à 20 ans, en direct, et une autre fois de 26 à 29, via internet. 

pour la fois où j'ai commencé à l'âge de 18 ans, on ne peut pas dire que c'était par appât du gain, car je n'étais pas dans une situation financière catastrophique, mais la rencontre d'une fille, plus âgée que moi, de 24 ans, qui allait devenir ma meilleure amie. Elle était ce qu'on appelle un de ces papillons de nuit à Monaco. je l'ai suivi. J'ai alors pu toucher du bout des doigts un monde où nos charmes se monnayent à 500 euros au minimum, où l'on s'habille de luxe, où l'on fait la bise aux concierges et aux videurs de boite de nuit. Rien de glauque selon moi, mais je ne me suis pourtant jamais enlevée de la tête que cela restait de la prostitution, et que là où il y a prostitution, il y a parfois danger. Je me souviendrais toujours de cette fille que nous avons retrouvé sur un trottoir au petit jour la tronche éclatée, la jupe relevée sans sous vêtements, et qui était totalement stone. Ne m'en demandez pas plus, je ne saurais vous répondre, nous avons appelé les secours, on nous a dit de circuler à leur arrivée.

Puis, il y a eu internet. A la reprise d'études qui s'averraient complexes et chronophages, je me suis vite rendu compte que j'avais un besoin vital d'argent, et que, pour leur réussite, je ne pouvais pas travailler à côté. Mais il fallait bien payer les factures et la bouffe. Et puis un jour, une émission, genre Zone interdite, et oh, mais ça existe sur internet? Allez, hop on cherche, on regarde, puis on commence. Seulement, je m'étais prise 20 kilos dans la gueule à la suite d'une rupture amoureuse. Il a fallu maigrir d'abord, parce que déjà que les prix sur internet ne volaient pas bien haut par rapport à ce que j'avais connu, et bien, si en plus je ressemblais à un petit tonneau, il allait falloir que j'exerce pour des queues de cerise...


Et puis, il y avait les complexes: quand vous regardez des filles sur leurs photos qui sont toutes belles, et que vous, vous êtes juste normal, ça fait bizarre... Ah, mais un de mes premiers clients m'a appris un secret: photoshop. Ah c'est donc comme ça qu'elles arrivent à ces mensurations? Ca décomplexe d'un coup!!! 

Dans les premiers temps, je me suis mise à un tarif normal, acceptant presque tout le monde, et allant parfois vers des gars qui ne me faisaient pas du tout rêver!!! Puis, j'ai appris à me bâtir une e-réputation, et là, j'ai vite compris qu'il pouvait y avoir un phénomène de straification, même en ce qui concerne les escortes. Bon sang, être une star de la puterie!!! Euh, ouais, sauf que je n'ai rien créé, rien inventé, on parle juste de moi, et pas toujours en bien d'ailleurs. Mais on m'adule ou on me hait, mais je ne laisse pas, semble-t-il, indifférent. 

Ok, je déteste au début qu'on parle de moi, ce foutu système d'évaluation, mais on va en faire un marketing, et je fais faire mes caprices de star, je vais augmenter mes prix, je ne vais plus accepter de faire les heures, je ne veux que des moyennes ou longues durées, parce que, coco, tu approches Chlotilde Rastignac, ce n'est pas rien, estime toi déjà heureux que je t'ai accepté. Donc, peu à peu, je deviens un peu conne, et ça a parfois des répercussions sur ma vie, parce que, dans le cadre de mes études, quand je me prend parfois une sale note, j'ai envie de jeter à la gueule du prof que je gagne plus que lui, et que moi, je suis Chlotilde Rastignac, comme je lui dirais que je suis Cesare Borgia. A voir comment il a fini, va falloir juste un peu se calmer, et j'ai toujours été humble, donc il va falloir un peu retoucher terre là.

Et puis, dans ma vie escortienne, ça m'a aussi joué des tours, car certaines filles dont on parle moins doivent penser que je gagne des millions. Parce que j'ai une page ou deux d'évaluations, presque toutes bonnes. C'est pas forcément vrai, vu que j'étudie à côté, et quand je vois ce que gagnent d'autres, je fais pâle figure. Résultat? je me retrouve avec la haine au cul d'une autre fille de mon coin et ça ne me rassure pas, elle pourrait très bien m'envoyer quelqun un jour. 

Et puis un jour, voilà, burn out, et stop, arrêt....
22/10/2014 à 05:27

Crapul

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Messages : 19
Membre depuis : 01/01/1970
Yes ! Merci pour ce retour d'expérience :) il n'est pas pavé que de pétales de roses mais il n'affiche pas non plus le misérabilisme que d'autres voudrait nous faire croire systématique ... en fait il n'y a pas deux histoires identiques surtout chez les indépendantes ! mais comme dans toutes autres activités ce sont sans doute les neurones qui font la différence ...

Et pour rebondir sur ton financement d'étude une fille m'a dit un jour, le plus dur ce n'est pas les études, c'est de se les payer ! punaise elle avait tellement raison !
22/10/2014 à 07:48

Davy22

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Messages : 926
Membre depuis : 01/01/1970

Chlotilde06000 a dit : 

Coucou (surtout à Titlucile, que je suis ravie de revoir ici, on va finir par se le boire ce coup à Nice, bordel):

Comment arrive-t-on à la prostitution? Je pense que chaque histoire est différente. Je ne peux parler ici que de ma situation. Les autres, je ne les connais pas.

Il y a le besoin d'argent, comme le souligne Crapul, mais pas seulement. Pour moi, j'ai grandi dans une famille où on m'a toujours répété que j'étais la plus belle de la famille, et ça peut paraître con, mais ça vous fout une de ces pressions!!! 

Mes débuts, il y en a eu deux, un fois de 18 à 20 ans, en direct, et une autre fois de 26 à 29, via internet. 

pour la fois où j'ai commencé à l'âge de 18 ans, on ne peut pas dire que c'était par appât du gain, car je n'étais pas dans une situation financière catastrophique, mais la rencontre d'une fille, plus âgée que moi, de 24 ans, qui allait devenir ma meilleure amie. Elle était ce qu'on appelle un de ces papillons de nuit à Monaco. je l'ai suivi. J'ai alors pu toucher du bout des doigts un monde où nos charmes se monnayent à 500 euros au minimum, où l'on s'habille de luxe, où l'on fait la bise aux concierges et aux videurs de boite de nuit. Rien de glauque selon moi, mais je ne me suis pourtant jamais enlevée de la tête que cela restait de la prostitution, et que là où il y a prostitution, il y a parfois danger. Je me souviendrais toujours de cette fille que nous avons retrouvé sur un trottoir au petit jour la tronche éclatée, la jupe relevée sans sous vêtements, et qui était totalement stone. Ne m'en demandez pas plus, je ne saurais vous répondre, nous avons appelé les secours, on nous a dit de circuler à leur arrivée.

Puis, il y a eu internet. A la reprise d'études qui s'averraient complexes et chronophages, je me suis vite rendu compte que j'avais un besoin vital d'argent, et que, pour leur réussite, je ne pouvais pas travailler à côté. Mais il fallait bien payer les factures et la bouffe. Et puis un jour, une émission, genre Zone interdite, et oh, mais ça existe sur internet? Allez, hop on cherche, on regarde, puis on commence. Seulement, je m'étais prise 20 kilos dans la gueule à la suite d'une rupture amoureuse. Il a fallu maigrir d'abord, parce que déjà que les prix sur internet ne volaient pas bien haut par rapport à ce que j'avais connu, et bien, si en plus je ressemblais à un petit tonneau, il allait falloir que j'exerce pour des queues de cerise...


Et puis, il y avait les complexes: quand vous regardez des filles sur leurs photos qui sont toutes belles, et que vous, vous êtes juste normal, ça fait bizarre... Ah, mais un de mes premiers clients m'a appris un secret: photoshop. Ah c'est donc comme ça qu'elles arrivent à ces mensurations? Ca décomplexe d'un coup!!! 

Dans les premiers temps, je me suis mise à un tarif normal, acceptant presque tout le monde, et allant parfois vers des gars qui ne me faisaient pas du tout rêver!!! Puis, j'ai appris à me bâtir une e-réputation, et là, j'ai vite compris qu'il pouvait y avoir un phénomène de straification, même en ce qui concerne les escortes. Bon sang, être une star de la puterie!!! Euh, ouais, sauf que je n'ai rien créé, rien inventé, on parle juste de moi, et pas toujours en bien d'ailleurs. Mais on m'adule ou on me hait, mais je ne laisse pas, semble-t-il, indifférent. 

Ok, je déteste au début qu'on parle de moi, ce foutu système d'évaluation, mais on va en faire un marketing, et je fais faire mes caprices de star, je vais augmenter mes prix, je ne vais plus accepter de faire les heures, je ne veux que des moyennes ou longues durées, parce que, coco, tu approches Chlotilde Rastignac, ce n'est pas rien, estime toi déjà heureux que je t'ai accepté. Donc, peu à peu, je deviens un peu conne, et ça a parfois des répercussions sur ma vie, parce que, dans le cadre de mes études, quand je me prend parfois une sale note, j'ai envie de jeter à la gueule du prof que je gagne plus que lui, et que moi, je suis Chlotilde Rastignac, comme je lui dirais que je suis Cesare Borgia. A voir comment il a fini, va falloir juste un peu se calmer, et j'ai toujours été humble, donc il va falloir un peu retoucher terre là.

Et puis, dans ma vie escortienne, ça m'a aussi joué des tours, car certaines filles dont on parle moins doivent penser que je gagne des millions. Parce que j'ai une page ou deux d'évaluations, presque toutes bonnes. C'est pas forcément vrai, vu que j'étudie à côté, et quand je vois ce que gagnent d'autres, je fais pâle figure. Résultat? je me retrouve avec la haine au cul d'une autre fille de mon coin et ça ne me rassure pas, elle pourrait très bien m'envoyer quelqun un jour. 

Et puis un jour, voilà, burn out, et stop, arrêt....


Quand je vous lie, ça me conforte vraiment dans l'idée que c'est un métier comme un autre, ni plus ni moins...avec ses galères et parfois ses bon moment, tout en ayant une progression de carrière...C'est ce qui fait aussi que c'est un milieu qui ne m'a jamais attiré, se payer du sexe comme on se paye une bière c'est un peu comparable à inviter une fille au MacDo, malgré les cacahuète ou la quantité de paillettes qu'on peut mettre dans la glace...Mais je reconnais que les plaisirs facile sont très populaire (..et peut importe le prix de la passe), chacun ses goûts, je ne suis pas contre mais pas client...Merci pour votre témoignage.

22/10/2014 à 11:30

Cathy

Type :
Messages : 1204
Membre depuis : 01/01/1970

Chlotilde06000 a dit : 

Coucou (surtout à Titlucile, que je suis ravie de revoir ici, on va finir par se le boire ce coup à Nice, bordel):

Comment arrive-t-on à la prostitution? Je pense que chaque histoire est différente. Je ne peux parler ici que de ma situation. Les autres, je ne les connais pas.

Il y a le besoin d'argent, comme le souligne Crapul, mais pas seulement. Pour moi, j'ai grandi dans une famille où on m'a toujours répété que j'étais la plus belle de la famille, et ça peut paraître con, mais ça vous fout une de ces pressions!!! 

Mes débuts, il y en a eu deux, un fois de 18 à 20 ans, en direct, et une autre fois de 26 à 29, via internet. 

pour la fois où j'ai commencé à l'âge de 18 ans, on ne peut pas dire que c'était par appât du gain, car je n'étais pas dans une situation financière catastrophique, mais la rencontre d'une fille, plus âgée que moi, de 24 ans, qui allait devenir ma meilleure amie. Elle était ce qu'on appelle un de ces papillons de nuit à Monaco. je l'ai suivi. J'ai alors pu toucher du bout des doigts un monde où nos charmes se monnayent à 500 euros au minimum, où l'on s'habille de luxe, où l'on fait la bise aux concierges et aux videurs de boite de nuit. Rien de glauque selon moi, mais je ne me suis pourtant jamais enlevée de la tête que cela restait de la prostitution, et que là où il y a prostitution, il y a parfois danger. Je me souviendrais toujours de cette fille que nous avons retrouvé sur un trottoir au petit jour la tronche éclatée, la jupe relevée sans sous vêtements, et qui était totalement stone. Ne m'en demandez pas plus, je ne saurais vous répondre, nous avons appelé les secours, on nous a dit de circuler à leur arrivée.

Puis, il y a eu internet. A la reprise d'études qui s'averraient complexes et chronophages, je me suis vite rendu compte que j'avais un besoin vital d'argent, et que, pour leur réussite, je ne pouvais pas travailler à côté. Mais il fallait bien payer les factures et la bouffe. Et puis un jour, une émission, genre Zone interdite, et oh, mais ça existe sur internet? Allez, hop on cherche, on regarde, puis on commence. Seulement, je m'étais prise 20 kilos dans la gueule à la suite d'une rupture amoureuse. Il a fallu maigrir d'abord, parce que déjà que les prix sur internet ne volaient pas bien haut par rapport à ce que j'avais connu, et bien, si en plus je ressemblais à un petit tonneau, il allait falloir que j'exerce pour des queues de cerise...


Et puis, il y avait les complexes: quand vous regardez des filles sur leurs photos qui sont toutes belles, et que vous, vous êtes juste normal, ça fait bizarre... Ah, mais un de mes premiers clients m'a appris un secret: photoshop. Ah c'est donc comme ça qu'elles arrivent à ces mensurations? Ca décomplexe d'un coup!!! 

Dans les premiers temps, je me suis mise à un tarif normal, acceptant presque tout le monde, et allant parfois vers des gars qui ne me faisaient pas du tout rêver!!! Puis, j'ai appris à me bâtir une e-réputation, et là, j'ai vite compris qu'il pouvait y avoir un phénomène de straification, même en ce qui concerne les escortes. Bon sang, être une star de la puterie!!! Euh, ouais, sauf que je n'ai rien créé, rien inventé, on parle juste de moi, et pas toujours en bien d'ailleurs. Mais on m'adule ou on me hait, mais je ne laisse pas, semble-t-il, indifférent. 

Ok, je déteste au début qu'on parle de moi, ce foutu système d'évaluation, mais on va en faire un marketing, et je fais faire mes caprices de star, je vais augmenter mes prix, je ne vais plus accepter de faire les heures, je ne veux que des moyennes ou longues durées, parce que, coco, tu approches Chlotilde Rastignac, ce n'est pas rien, estime toi déjà heureux que je t'ai accepté. Donc, peu à peu, je deviens un peu conne, et ça a parfois des répercussions sur ma vie, parce que, dans le cadre de mes études, quand je me prend parfois une sale note, j'ai envie de jeter à la gueule du prof que je gagne plus que lui, et que moi, je suis Chlotilde Rastignac, comme je lui dirais que je suis Cesare Borgia. A voir comment il a fini, va falloir juste un peu se calmer, et j'ai toujours été humble, donc il va falloir un peu retoucher terre là.

Et puis, dans ma vie escortienne, ça m'a aussi joué des tours, car certaines filles dont on parle moins doivent penser que je gagne des millions. Parce que j'ai une page ou deux d'évaluations, presque toutes bonnes. C'est pas forcément vrai, vu que j'étudie à côté, et quand je vois ce que gagnent d'autres, je fais pâle figure. Résultat? je me retrouve avec la haine au cul d'une autre fille de mon coin et ça ne me rassure pas, elle pourrait très bien m'envoyer quelqun un jour. 

Et puis un jour, voilà, burn out, et stop, arrêt....

 Très joli témoignage en effet comme le mentionne Crapul, merci pour ce partage qui pourra sûrement ouvrir les yeux à certaines personnes qui sont bien loin de la réalité de ce milieu. 

22/10/2014 à 12:06

nicolas84rmc

Type : Homme
Messages : 1006
Membre depuis : 13/09/2012

Davy22 a dit : 

Chlotilde06000 a dit : 

Coucou (surtout à Titlucile, que je suis ravie de revoir ici, on va finir par se le boire ce coup à Nice, bordel):

Comment arrive-t-on à la prostitution? Je pense que chaque histoire est différente. Je ne peux parler ici que de ma situation. Les autres, je ne les connais pas.

Il y a le besoin d'argent, comme le souligne Crapul, mais pas seulement. Pour moi, j'ai grandi dans une famille où on m'a toujours répété que j'étais la plus belle de la famille, et ça peut paraître con, mais ça vous fout une de ces pressions!!! 

Mes débuts, il y en a eu deux, un fois de 18 à 20 ans, en direct, et une autre fois de 26 à 29, via internet. 

pour la fois où j'ai commencé à l'âge de 18 ans, on ne peut pas dire que c'était par appât du gain, car je n'étais pas dans une situation financière catastrophique, mais la rencontre d'une fille, plus âgée que moi, de 24 ans, qui allait devenir ma meilleure amie. Elle était ce qu'on appelle un de ces papillons de nuit à Monaco. je l'ai suivi. J'ai alors pu toucher du bout des doigts un monde où nos charmes se monnayent à 500 euros au minimum, où l'on s'habille de luxe, où l'on fait la bise aux concierges et aux videurs de boite de nuit. Rien de glauque selon moi, mais je ne me suis pourtant jamais enlevée de la tête que cela restait de la prostitution, et que là où il y a prostitution, il y a parfois danger. Je me souviendrais toujours de cette fille que nous avons retrouvé sur un trottoir au petit jour la tronche éclatée, la jupe relevée sans sous vêtements, et qui était totalement stone. Ne m'en demandez pas plus, je ne saurais vous répondre, nous avons appelé les secours, on nous a dit de circuler à leur arrivée.

Puis, il y a eu internet. A la reprise d'études qui s'averraient complexes et chronophages, je me suis vite rendu compte que j'avais un besoin vital d'argent, et que, pour leur réussite, je ne pouvais pas travailler à côté. Mais il fallait bien payer les factures et la bouffe. Et puis un jour, une émission, genre Zone interdite, et oh, mais ça existe sur internet? Allez, hop on cherche, on regarde, puis on commence. Seulement, je m'étais prise 20 kilos dans la gueule à la suite d'une rupture amoureuse. Il a fallu maigrir d'abord, parce que déjà que les prix sur internet ne volaient pas bien haut par rapport à ce que j'avais connu, et bien, si en plus je ressemblais à un petit tonneau, il allait falloir que j'exerce pour des queues de cerise...


Et puis, il y avait les complexes: quand vous regardez des filles sur leurs photos qui sont toutes belles, et que vous, vous êtes juste normal, ça fait bizarre... Ah, mais un de mes premiers clients m'a appris un secret: photoshop. Ah c'est donc comme ça qu'elles arrivent à ces mensurations? Ca décomplexe d'un coup!!! 

Dans les premiers temps, je me suis mise à un tarif normal, acceptant presque tout le monde, et allant parfois vers des gars qui ne me faisaient pas du tout rêver!!! Puis, j'ai appris à me bâtir une e-réputation, et là, j'ai vite compris qu'il pouvait y avoir un phénomène de straification, même en ce qui concerne les escortes. Bon sang, être une star de la puterie!!! Euh, ouais, sauf que je n'ai rien créé, rien inventé, on parle juste de moi, et pas toujours en bien d'ailleurs. Mais on m'adule ou on me hait, mais je ne laisse pas, semble-t-il, indifférent. 

Ok, je déteste au début qu'on parle de moi, ce foutu système d'évaluation, mais on va en faire un marketing, et je fais faire mes caprices de star, je vais augmenter mes prix, je ne vais plus accepter de faire les heures, je ne veux que des moyennes ou longues durées, parce que, coco, tu approches Chlotilde Rastignac, ce n'est pas rien, estime toi déjà heureux que je t'ai accepté. Donc, peu à peu, je deviens un peu conne, et ça a parfois des répercussions sur ma vie, parce que, dans le cadre de mes études, quand je me prend parfois une sale note, j'ai envie de jeter à la gueule du prof que je gagne plus que lui, et que moi, je suis Chlotilde Rastignac, comme je lui dirais que je suis Cesare Borgia. A voir comment il a fini, va falloir juste un peu se calmer, et j'ai toujours été humble, donc il va falloir un peu retoucher terre là.

Et puis, dans ma vie escortienne, ça m'a aussi joué des tours, car certaines filles dont on parle moins doivent penser que je gagne des millions. Parce que j'ai une page ou deux d'évaluations, presque toutes bonnes. C'est pas forcément vrai, vu que j'étudie à côté, et quand je vois ce que gagnent d'autres, je fais pâle figure. Résultat? je me retrouve avec la haine au cul d'une autre fille de mon coin et ça ne me rassure pas, elle pourrait très bien m'envoyer quelqun un jour. 

Et puis un jour, voilà, burn out, et stop, arrêt....


Quand je vous lie, ça me conforte vraiment dans l'idée que c'est un métier comme un autre, ni plus ni moins...avec ses galères et parfois ses bon moment, tout en ayant une progression de carrière...C'est ce qui fait aussi que c'est un milieu qui ne m'a jamais attiré, se payer du sexe comme on se paye une bière c'est un peu comparable à inviter une fille au MacDo, malgré les cacahuète ou la quantité de paillettes qu'on peut mettre dans la glace...Mais je reconnais que les plaisirs facile sont très populaire (..et peut importe le prix de la passe), chacun ses goûts, je ne suis pas contre mais pas client...Merci pour votre témoignage.

 Je ne suis pas d'accord sur le "métier comme un autre" même si je vois où tu veux en venir. C'est surtout un "métier" humain avec son lot d'émotion, d'égo et où l'émotionnel, le corporel passe au second plan quand on y évolue. C'est aussi la société qui s'y reflète. De là à penser que c'est un métier comme un autre, je ne ferai pas ce pas. Plus haut je lisais qu'on utilise et use son corps comme dans d'autres métiers mais encore je n'y adhère pas trop non plus. C'est un métier à part, je ne pense pas que ce soit un métier de carrière ou d'épanouissement personnel (j'ajoute bien entendu que bon nombre d'employés ne sont pas du tout dans l'optique de l'épanouissement).

Dans un reportage sur les escorte et sur les maisons closes, un témoignage m'avait interpellé. La jeune fille n'avait même plus goût à l'argent, elle s'achetait du superficiel car cet argent pour elle, ne valait que ça comme utilisation. Ce boulot est généralement plus destructeur, deux misères qui se rencontre, plutôt que deux vies saines et deux besoins qui s'assouvissent. Je conçois que ce métier puisse être vécu de manière saine et dans le cadre d'une belle vie mais ce doit être rare.

22/10/2014 à 12:28

Davy22

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Je voulais dire, métier comme un autre dans le sens que tu es aussi soumis à la concurrence, que tu dois développer un business et préserver ta clientèle d'habitué...Faire des études de marché pour te positionner sur une meilleur gamme, plus lucratif, plus confortable etc..Alors certes tu vend pas des tupperware, tu te vend toi, mais comme souvent ferai un VRP, un Kyné, un avocat, un coach...puis comme dans plein d'entreprise tu peux vivre toi aussi ton Burn Out...Malheureusement t'as pas besoin de croire que quelqu'un en veut à ta vie pour te retrouver aussi dans la même situation...Puis quand je dit ça, c'est dans l'idée de leur donner enfin un vrai statut professionnel, qu'on légalise tout ça une bonne fois pour toute, ne serais-ce que pour poursuivre un client qui ne paye pas, avoir accès au tribunal de commerce...

Dans n'importe quel métier, si on aurait pas de loi, on se ferai aussi violenté, volé etc....Ne rien légiféré sur la prostitution, c’est faire croire que c’est un métier violent...alors que c'est le manque de législation qui en fait un métier violent...principe de l’état de droit...Et je trouve que le témoignage de Chlotilde, c'est celui du témoignage d'une professionnel d'une personne qui semble sain de corps et d'esprit, qui raconte simplement son job et épanouissement quelque part qu'elle en a trouvé...même si elle arrétté ensuite...comme n'importe quel métier là encore ^^
22/10/2014 à 13:09

melusinefee

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Davy22 a dit : 

Puis quand je dit ça, c'est dans l'idée de leur donner enfin un vrai statut professionnel, qu'on légalise tout ça une bonne fois pour toute, ne serais-ce que pour poursuivre un client qui ne paye pas, avoir accès au tribunal de commerce...


 Les intentions derrière ces revendications de légalisation de la profession sont certes très louables, mais malheureusement le pays des Bisounours n'existe pas et c'est dans les pays qui ont introduit la légalisation que sévissent les plus violentes exploitations féminines. L'Allemagne en est sans doute le meilleur exemple. C'est logique et hypocrite: puisque c'est légal, plus personne - et surtout pas les pouvoirs publics - ne vient y mettre son nez. A tel point que l'Allemagne est devenue la plaque tournante du traffic de femmes, en général très jeunes, et souvent en provenance des pays de l'Est. Quant aux professionnelles indépendantes avec pignon sur rue, elles sont finalement peu nombreuses à s'être déclarées.
Pour ceux que le sujet intéresse: lemonde.fr/europe/article/2013/11/07/la-legalisation-de-la-prostitution-en-allemagne-est-remise-en-cause_3509886_3214.html
Je précise que je ne suis pas non plus pour la pénalisation des clients ni pour l'abolition de la prostitution ... car c'est totalement naïf et utopiste de penser que c'est possible.

 

22/10/2014 à 14:19

Davy22

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...j'aurais pas cru que c'était possible de devenir la plaque tournante de la prostitution en l’Europe avec seulement 44 prostitués (déclaré officiellement)...Qu'est ce tu veux dire en faite Melusine ? C'est que d'avoir un vrai statut de travail, les obliges à travailler plus pour payer leurs impôts ? Laughing
22/10/2014 à 14:42

melusinefee

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Davy22 a dit : 

...j'aurais pas cru que c'était possible de devenir la plaque tournante de la prostitution en l’Europe avec seulement 44 prostitués (déclaré officiellement)...Qu'est ce tu veux dire en faite Melusine ? C'est que d'avoir un vrai statut de travail, les obliges à travailler plus pour payer leurs impôts ? Laughing

 J'ai du mal m'exprimer ! Les 44 (je me demande s'il n'y a pas une coquille d'ailleurs ... ça me paraît vraiment très peu!) dont il est question dans l'article "seraient" visiblement les seules véritables indépendantes; celles dont nous parlons souvent sur ce forum. A mon avis, beaucoup ne se déclarent pas : soit qu'elles veulent éviter les impôts, soit qu'elles exercent cette activité en parallèle et ne veulent pas l'officialiser. Les autres travailleuses du sexe, répertoriées, sont dans des établissements et une partie d'entre elles, ne le nions pas, bénéficient du fait de la loi d'une certaine protection et sécurité au niveau du statut. Et il y a aussi des établissements sérieux. Ca c'est un avantage. Malheureusement, c'est aussi l'arbre qui cache la forêt, car la légalisation permet aussi à beaucoup de brebis galeuses de se livrer à de sordides activités d'exploitation ... sans que personne n'en parle; derrière une façace légale.
Donc, je ne dis pas que la légalisation est une mauvaise chose en soi, mais quand on dit qu'il "suffit de légaliser" le statut pour régler le problème, là je ne suis pas d'accord, car l'activité de prostitution elle-même se prêtant malheureusement à de nombreuses exactions, c'est la porte ouverte ...
Il faudrait trouver un juste milieu ... Légaliser, tout en permettant une lutte active contre le proxénétisme violent.

22/10/2014 à 15:27

Davy22

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melusinefee a dit : 

 Ca c'est un avantage. Malheureusement, c'est aussi l'arbre qui cache la forêt, car la légalisation permet aussi à beaucoup de brebis galeuses de se livrer à de sordides activités d'exploitation ... sans que personne n'en parle; derrière une façace légale. 

Donc, je ne dis pas que la légalisation est une mauvaise chose en soi, mais quand on dit qu'il "suffit de légaliser" le statut pour régler le problème, là je ne suis pas d'accord, car l'activité de prostitution elle-même se prêtant malheureusement à de nombreuses exactions, c'est la porte ouverte ...
Il faudrait trouver un juste milieu ... Légaliser, tout en permettant une lutte active contre le proxénétisme violent.

...je pense pas que c'est la légalisation qui a fait exploser le marché ou 'perversifié' le marché, je pense que au contraire ça l'es pas encore suffisamment, c'est même sur au vue du chiffres (44 lol)...C'est un peu comme la prohibition, interdire, à toujours entretenu les mafias les plus diverses...

Apres l’état ne fait peut être pas appliquer la loi pour divers raison, mais ça c'est un autre débat...

Je reconnais ce sujet m’agace un peu, entre les feministes / moraliste et religieux qui s'en indigne, les pire mafia, la drogue, une clientèle si hétéroclite, les femmes qui le font pour le plaisir, l'argent, pas manque de boulot ou d'opportunité, les humanistes pour la poésie et notre nature propre, la misere, la luxure, la richesse, le pouvoir, le business, l’indépendance et la liberté de son sexe, le coté psychologique, l'anti-stresse, la jouissance, l'amour, le bonheur, la considération, la domination, le partage, etc etc etc........ca fait un sacré bordel qui semble en effet impossible à mettre tout le monde d'accord....