vivre avec un addict du sexe

24/09/2012 à 13:41

neson

Type : Femme
Messages : 14
Membre depuis : 24/09/2012
Bonjour,


J'ai 31 ans et je sors depuis 9 mois avec mon copain agé d'un an de plus que moi. Nous vivons sur le même toit depuis presque le début de notre relation.

Quand nous nous sommes raprochés au tout début, alors que nous paratagions une activité commune, très vite il m'a signifié qu'il fumait des joints tous les jrs et plusieurs fois par jour. Je lui ai dit que ma tolérance face à cela était réduite et que je ne pourrai pas envisager de vivre avec qq'un qui est dans l'addiction. Il m'a signifié qu'il souhaitait changer sa vie, qu'il sentait comme une évidence entre nous et qu'il arrêterait tout pour être avec moi. Et c'est ce qu'il a fait... Et l'amour était au rdv, on partageait bcp de choses. Mais j'ai senti assez rapidemment qu'il avait énormémént besoin de ma présence, et j'ai appris qu'avant de me connaitre il jouait bcp au poker. J'ai remarqué son manque de confiance en lui notamment lorsque je me suis faite opérée du nez pour des raisons fonctionnelles et que du coup j'ai été moins dispo pour lui. Et l'éjaculation précoce est venue christallisée ce manque de confiance. Malgré ce pb sexuel, il a tjs été très en demande et en totale frustration les fois ou j'ai demandé à ne pas faire l'amour pour cause de fatigue. Nous avons consulté une sexologue car l'acte sexuel était devenu pour nous un grand moment d'angoisse et de blocages et des tensions naissaient dans notre vie quotidienne. Mais l'amour était tjs là. Nous avons appris à communiquer, à ne pas se sentir blesser mutuellement par les paroles de l'autre, a s'écouter et les tensions se sont apaisé, je me suis libérée à nouveau sur le plan sexuel, et nous ne subissions plus l'éjaculation précoce. Mais mon ami était tjs très décu après l'acte, voire déprimer. Et il ne supportait pas de devoir se caler à mon rythme : nous faisons l'amour 2 à 3 fois par semaine. C'était insuffisant pour lui et il me mettait la pression en me faisant subir sa frustration et en me culpabilisant. J'ai appris il ya qqs temps qu'il allait quasiment quotidiennement sur des sites porno, il m'a dit qu'il se branlait qqs fois 4 fois par jour, et qu'il ne supportait pas de ne pas le faire avec moi tous les jrs. Aujourd'hui, toutes ses addictions le rattrappent, il luttait jusqu'à présent mais aujourd'hui il m'en veut d'avoir été malgré moi sa limite. Il m'a quitté hier. Il dit ne plus m'aimer. Il ne veut pas de mon aide et veut rester seul et faire ce qu'il veut. Je suis un peu perdue face à son comprtement. Malgré ses frustrations, il a tjs était très tendre, on faisait de projets pour l'avenir, nos dernières vacances ont été géniales. Mais revenus chez nous, il a tout mis en place pour tout faire péter. 
Mon msg est long, je crois qu'il est proportionnel à ma détresse. Je vous remercie de bien vouloir discuter avec moi de tout cela car je souhaite y voir plus clair. 


Neson
24/09/2012 à 18:58

Ambre

Type :
Messages : 3001
Membre depuis : 01/01/1970
Bonjour,

La question est : pouvez-vous l'aider ? En l'état actuel des choses, je ne pense pas. Son comportement vous fait souffrir et je le comprends aisément car vous l'aimez.

Savez-vous s'il éprouve des sentiments encore pour vous ? Que vous a-t-il dit à ce propos ?

Vous aurez prochainement une réponse sur ce forum du Dr Laurent Karila, spécialiste dans les addictions.

Bien à vous.
25/09/2012 à 22:48

alexandre

Type :
Messages : 625
Membre depuis : 01/01/1970

Ambre a dit : 

Bonjour,

La question est : pouvez-vous l'aider ? En l'état actuel des choses, je ne pense pas.

 veut il être aidé?

26/09/2012 à 15:37

neson

Type : Femme
Messages : 14
Membre depuis : 24/09/2012
Il dit ne plus m'aimer, avoir juste de l'affection mais il ya encore quelques semaines nous étions très proches. Depuis que nous sommes "séparés" mais tjs sous le même toit, nous avons fait l'amour, à ma demande et c'était super, sans les tensions passées. Et puis il reste assez tendre avec moi, me prend dans ses bras....
Selon lui, il veut avancer sur ses addictions, sur son comportement en travaillant avec la psy mais ne souhaite pas que je prenne part à cela. Il dit ne plus avoir la flamme, ne plus être ébloui. Il dit se sentir vide.

J'ai été voir notre psy ce lundi, elle m'a parlé de trouble de la personnalité limite, borderline concernant mon compagnon. Les symptômes correspondent à ce qu'il peut mettre en place dans notre vie de couple. http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personnalit%C3%A9_borderline Et à part sur le symptome "répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d'automutilations", il se reconnait dans le diagnostic. Il refuse également (en tout cas c'est ce que je pense) de reconnaitre "l'abandon". Il préfère parler de manque d'amour.

La psy pense qu'il m'aime tjs mais qu'il me rejette pour ne pas avoir à faire face à certaines choses. Mais peut-on réellemnt aimé lorsque l'on a ce type de personnalité ou est-il dans un inconscient "faire semblant" pour répondre à un idéal?  

26/09/2012 à 16:01

Ambre

Type :
Messages : 3001
Membre depuis : 01/01/1970
Je ne suis pas spécialiste en addiction mais je comprends le fait qu'il ne veuille pas vous faire subir sa "maladie"... Si on peut appeler çà comme çà. Finalement une personne très malade (d'un cancer par exemple) va avoir un peu la même réaction : elle aime très fort une personne et fera tout pour l'éloigner.
Je pense qu'il vous aime. Son attitude est responsable. Mais peu importe en fait. La vraie question c'est : "vous l'aimez ?"
Vous pouvez effectivement vous mettre en retrait quelques temps. Une réflexion sur soi et ses sentiments sera toujours bénéfique.
26/09/2012 à 16:27

neson

Type : Femme
Messages : 14
Membre depuis : 24/09/2012
Oui, je l'aime énormément. Au delà de sa pathologie et les conflits que cela a engendré dans notre couple (je n'ai pas tjs eu la compréhension que j'ai aujourd'hui), nous avons passé de merveilleux moments, je me suis sentie aimée et malgré tout respectée. Sa "maladie" ne m'empêche pas de le trouver tjs aussi mignon, désirable, etc... 
Je pense déménager (à contre coeur) car il exprime fortement son envie d'être seul. Je ne lui en veux aucunement mais je suis vraiment malheureuse de notre séparation et de le voir mal. Alors en attendant, j'essaie de le déculpabiliser et de maintenir le lien par le dialogue. Et j'essaie de penser à moi sans lui, d'avancer...
26/10/2012 à 15:04

Florina

Type : Femme
Messages : 285
Membre depuis : 13/09/2012
Et j'essaie de penser à moi sans lui, d'avancer...

Bonjour Neson, il ne faudrait pas seulement essayer de penser à vous. Il vous faudrait si possible bien sûr, le faire.

Penser à vous lui rendra sa liberté . Du moins le quitter le rendra un peu libre de l'addiction qu'il a envers vous.

S'il l'est dans plusieurs formes de domaines, il l'est sûrement aussi à votre personne. Je pense que son désir de vous quitter vient un peu (beaucoup) de là. Une personne addicte connaît l'objet de son addiction, qu'elle soit sexuelle, au niveau du jeu, au niveau de pas mal de choses qui permettent la fusion. Un humain aussi peut être un objet d'addiction.

Le problème de l'addiction n'est pas tant l'objet auquel on est confronté, mais plutôt l'idée que l'on s'en fait. Si quelqu'un pense qu'il ne peut pas vivre sans manger des cacahuètes  l'addiction aux cacahuètes  est installée.

Il pense (peut-être) que si vous le quittez il quittera son addiction envers vous. Il doit connaître votre passion envers lui, cette passion doit l'enfermer dans une cage, comme l'enferment ses addictions.

Il peut aussi penser, du fait que vous êtes maintenant co-dépendante de ses addictions, que vous êtes la représentation de l'une d'elles. De ce fait il vous demande de partir.

Il doit surement vous aimer, c'est la représentation qu'il s'en fait, qu'il n'aime pas.

Oui vous devez pour votre bien à vous tout d'abord...prendre du recul et le quitter pour un temps que seule vous pouvez déterminer. Lui aussi bien sûr. Peut-être pour toujours. Peut-être le temps qu'il découvre avec son thérapeute qu'il peut vivre sans tout cela, et vous retrouver.
Ou alors s'il choisit de continuer, qu'il soit heureux et libre de le faire sans culpabilité. Personne ne peut savoir à sa place.

Vous êtes tombé sur une personne addicte. Et vous n'êtes-vous pas addicte... à lui, qui pour vous représente l'amour ? 
"Je ne peux vivre sans lui ?"



Et j'essaie de penser à moi sans lui, d'avancer...

Vous avez totalement raison pour vous...Courage et bonne suiteSmile