Viol très particulier je me sens coupable

29/11/2014 à 18:17

eleonore-c

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Il m'a fallu longtemps pour parvenir à écrire les lignes qui vont suivre. Ce que j'ai vécu est très particulier, j'espère que je ne serai pas jugée.

 

J'ai vécu une nuit forcée dont j'aimerais témoigner. A l'époque j'avais 25 ans.

Il y a plusieurs points qui se sont déroulés qui me font beaucoup culpabiliser quand j'y repense. Vous lire tous ici m'a donné la force de témoigner à mon tour.

 

Quand c'est arrivé, j'attendais que mon petit copain revienne de permission (de l'armée). Près de deux mois qu'on ne s'était pas vu, donc 2 mois sans sexe, état de "manque" biologique, évidemment ce jour là, je meurs d'envie de faire l'amour. Je pense que tout le monde peut comprendre.

 

Je devais le voir le soir même, je m'étais habillée sexy, logique. Puis coup de fil deux heures avant : permission annulée. Triste, je vais boire un verre, me fais accoster par une bande de 7 ados, pas antipathiques. Je rigole un peu avec eux. Naïve, ayant un peu bu, je finis par les suivre et sans trop savoir comment j'atterris dans un appartement.

 

Je reprends mes esprits, je veux partir, trop tard. Le plus grand (qui devait avoir dans les 18) m'en empêche et donne le ton : je ne pourrais partir que quand j'aurais couché avec eux. Je me débats, des mains me retiennent et me déshabillent. Je m'étais faite belle pour mon copain : ils ont vu que je portais un string et un soutien gorge sexy, ça n'a pas joué en ma faveur. Ils m'ont tout retiré.

 

Tétanisée, je suis d'abord restée figée, ai mille fois demandé à partir. En vain.

 

Quand j'ai compris que je ne pourrais rien négocier et que j'y passerais de toute façon, je me suis soumise et ai obéi à leurs ordres. Que faire d'autre ? Comme ça, ça finirait peut-être plus vite, et au moins ils ne me violenteraient pas. Du coup les choses se sont passées sans qu'il y ait violence physique. Je crois que 3-4 copains avaient rejoints la bande et qu'ils devaient maintenant être 10 ou 11. Ils sont venus un par un.

 

Une demi heure après, j'avais intégré les exigences de mes violeurs et m'exécutais sans qu'ils n'aient plus besoin d'ordonner. C'était la solution que j'avais trouvé pour qu'on arrête de me manipuler les membres avec brutalité. Ainsi, moi allongée, quand un garçon venait me rejoindre, j'écartais les cuisses afin de le laisser s'installer, et relevais mon buste en m'accoudant afin de le laisser me toucher les seins pendant l'acte. Quand un garçon se mettait debout devant moi, je m'agenouillais et lui faisait une fellation en accompagnant le mouvement avec la main. Juste avant que les viols ne commencent, sachant bien ce que j'allais devoir faire, j'avais demandé au chef l'autorisation de ne pas avaler. Il m'avait répondu oui, à condition que je fasse les choses vraiment bien. A chaque fois, je devais donc donner de la langue, et je passe les détails mais j'ai du exécuter tous ce que les garçons aiment qu'on leur fasse avec la bouche. Au moins, en ayant le droit de cracher je limitais les risques de maladie.

 

Au moment où ils m'ont chacun pénétré tour à tour, au début je restais figée, tendue et c'était évidemment pénible. Mais peu à peu j'ai sentis des choses se passer dans mon corps. Je ne dois pas me mentir : il est clair que mon "manque", le fait que j'avais envie de faire l'amour depuis des semaines, n'y était pas pour rien. Au fur et à mesure des pénétrations je commençais ni plus ni moins à avoir envie de gémir. En bloquant ma respiration par à-coups, je parvenais à empêcher cela. Mais plus je m'en empêchais, plus la pénétration était pénible et plus j'étais tendue. 

 

Alors, j'ai décidé de me laisser aller. Je suis parvenue à me détendre, mon sexe s'est lubrifié, je me suis mise à gémir. Je n'ai rien fait pour ça, j'ai juste laissé les sons s'échapper naturellement de moi, sans m'en occuper. Eux évidemment s'en réjouissaient, et c'est devenu à celui qui parviendrait à me faire gémir le plus fort. Je les entendais ricaner et me traiter de salope, moi je m'en foutais, tout ce que je savais c'est que désormais le stress et la souffrance physique étaient évacués, c'est tout ce qui comptait pour moi. J'avais fait le bon choix je pense, car en plus comme ils cherchaient tous désormais à me faire gémir, ils devaient s'y prendre autrement. Celui qui y allait comme une brute n'obtenait aucun résultat. Celui qui y allait plus doucement puis accélérait peu à peu en gagnant en profondeur pouvait avoir la joie crétine de m'entendre, et de s'en vanter auprès de ses copains. Quand le garçon me pénétrais ainsi je n'y pouvais rien, ça me faisait des sensations malgré moi.

 

Le plus perturbant a été ce que le chef m'a ordonné de faire avec le tout dernier garçon, le plus jeune de tous, peut-être 14 ans. Il n'arrivait pas à bien faire les choses, très maladroit.  Du coup le chef lui a dit de s'allonger, et que moi je devais le chevaucher. Son petit frère apparemment, si j'avais bien compris. Il m'a dit que je devais faire éjaculer le garçon, et qu'après seulement je pourrais partir. L'épreuve me paraissait infranchissable. 

 

Seulement, je n'avais pas le choix. Je suis donc monté sur lui, ai pris son sexe entre mes doigts, l'ai fait entrer en moi doucement. Je suis d'abord restée immobile, mais j'ai vu que l'ado était décidé à ne faire aucun mouvement afin que je sois forcée de tout faire moi-même, sans doute pour mieux m'humilier. Je me suis alors résigné à bouger les hanches de façon à ce que son pénis entre et sorte de mon vagin. J'ai commencé de façon très mécanique, mais ça marchait mal. Il n'aimait pas vraiment, ne s'excitait pas, et je m'épuisais. Je ne savais plus quoi faire.

 

L'optique de pouvoir partir après que le garçon ait éjaculé m'a redonné des forces : il fallait absolument que j'y arrive. J'ai alors fermé les yeux et me suis imaginé avec mon copain (heureusement c'était une position qu'on adoptait souvent et que je maitrisais bien). J'ai bougé mes hanches en variant les rythmes et profondeurs, comme je le fais avec lui. Plus rapide, plus lent, moins profond, plus profond. Le garçon a enfin pu s'exciter, la pénétration a été facilité car j'ai de nouveau mouillé. Une sorte de plaisir coupable était en train de m'envahir. En pensées, je m'en insultais moi-même tellement j'avais honte.

 

Je sentais que si je continuais je risquais de jouir, cette idée m'effrayait. Je retenais cet orgasme qui montait en moi, en me disant qu'il fallait tenir car il était sur le point d'éjaculer. Seulement non. Bien que super excité, je n'arrivais toujours pas à faire venir ce garçon. Je compris alors qu'il ne parviendrait à jouir qu'en même temps que moi.  Et que "me lâcher" était la seule façon de m'en sortir. 

 

Je me suis alors complètement laissé aller, j'ai oublié la situation que je vivais, j'ai accéléré fortement le mouvement, j'ai gémis, crié, il a éjaculé et j'ai eu un orgasme que tout le monde a vu et entendu. Les autres ont applaudi, je suis devenue toute rouge. C'était d'autant plus humiliant que ce garçon n'était qu'un gamin de peut-être même pas 15 ans, que c'était sans doute sa première fois, tandis que j'étais moi une adulte depuis longtemps. Ce petit imbécile était tout fier, il touchait mes seins en disant que ça avait grossi et que mes bouts étaient devenus durs, ce qui était vrai. Ses copains l'ont félicité.

 

Le chef a tenu sa promesse, on m'a rendu mes vêtements, j'ai pu me rhabiller et partir. 

 

J'ai heureusement pu dépasser ma honte, et dénoncer les garçons.

 

Mais vous comprenez je pense avec quel sentiment je vis depuis. Bien sûr j'ai agis forcée, j'ai trouvé des solutions par instinct de survie, et pourtant je ne peux m'empêcher de culpabiliser.

 

Merci de m'avoir lu, ça m'a fait du bien de me confier, vraiment.

29/11/2014 à 19:05

Isanybody

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Bravo d'avoir oser pu poser des mots par écrit et de le partager.

Maintenant que tu t'es exprimée sur ce mauvais épisode ta vie, je te souhaite que cette honte que tu ressens puisse enfin s'évanouir.

Après ça, tu es resté avec ton copain, toujours ensemble, il le sait, l'a su ?
29/11/2014 à 21:55

nathnamour

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Bonsoir Eleonore-c et bienvenu

vraiment bravo !!  
je te souhaite aussi que cette culpabilité  puisse enfin s'évanouir care je sais que ce n'est vraiment pas facile a vivre au quotidien 
en tout cas tu a fait un grand pas aujourd'hui en mettent des mots sur ce qui tes arrivées 
.mes est tu suivis pour cela  ? est ces jeunes ont t'ils étais condamnées ? 

29/11/2014 à 23:15

alexandre

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Je ne lis pas grand monde ici, voir quasi personne mais là je t'ai lu avec la plus grande attention et fini avec une immense boule au ventre.
Je n'ose et ne peux imaginer se moment.
Je ne dirais rien, je ne peux écrire quoi que se soit qui soit assez utile à lire.
Mais je t'ai lu...
30/11/2014 à 06:23

Montagnardd

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te lire me mets la rage au cœur, j'espère que ces conards en ont pris un maximum;
tu as vu des psy après ca ???

bravo pour ton courage d'écrire tout ca !!!

et surtout TU N'ES PAS COUPABLE TU ES  UNE VICTIME !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
30/11/2014 à 10:46

Venom

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On ne sait pas la suite de l'histoire, est ce que vous avez porté plainte ou vous gardez ça enfuie en vous ? 
Quoi qu'il en soit vous n'avez certainement pas à culpabiliser, vous ne pouvez pas savoir ce que le cerveau est capable de faire quand il sent un danger, et vous étiez bien en danger à ce moment là . Puisque dans une impasse.
01/12/2014 à 12:39

Ambre

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eleonore-c a dit : 

 J'ai heureusement pu dépasser ma honte, et dénoncer les garçons.

 

Mais vous comprenez je pense avec quel sentiment je vis depuis. Bien sûr j'ai agis forcée, j'ai trouvé des solutions par instinct de survie, et pourtant je ne peux m'empêcher de culpabiliser.

 

Merci de m'avoir lu, ça m'a fait du bien de me confier, vraiment.

 Bonjour Eleonore-c,

Quelle bouleversante histoire et si bien écrit ! Ce serait bien que vous reveniez pour nous raconter la suite effectivement car, il me semble qu'il subsiste encore des choses à régler...
Vous n'avez pas à vous sentir coupable, vous êtes une victime. Une victime de viol en réunion. On vous a fait boire et vous n'étiez certainement pas consciente du danger lorsque vous vous êtes introduite dans cet appartement. Est-ce être coupable que de s'habiller en tenue légère ? Est-ce être coupable que de boire un coup de trop ? Est-ce être coupable que de faire confiance à un ou des hommes au premier abord sympathiques ? Est-ce être coupable que d'avoir réussi à jouir alors que vous étiez forcée ? Moi, je vous réponds NON. Mais le travail à faire pour vous est vous l'admettre à VOUS. Courage. A votre disposition pour en parler et même en privé.
Continuez comme çà... A témoigner, dire, crier, parler, pleurer, comprendre, diagnostiquer... Vous vous faites du bien et ferez du bien aussi à celles et ceux qui vous liront et qui ont vécu de près ou de loin le VIOL.
A bientôt, j'espère.

01/12/2014 à 17:15

Venom

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Le désir et plaisir mimétique existe devant un danger !
01/12/2014 à 19:54

eleonore-c

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un grand MERCI aux premières personnes qui m'ont répondu dans ce fil.

C'est vrai je n'ai pas tout dit. Laissez-moi quelques jours, je réécris cette semaine.

s'il y a d'autres questions ou commentaires d'ici là n'hésitez pas, comptez sur moi pour répondre à tout le monde.
02/12/2014 à 08:05

alexandre

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Ne t'ai tu réellement pas rendu compte puisque tu avais un peu bu que tu suivais ses adolescents ou alors naïvement tu les suivais sans aucune arrière pensée?..ou pas?
02/12/2014 à 09:10

guko84

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On ne peu rien dire en lisant de telles choses .. Je ne vois aucune Culpabilité ..
Et une très belle étapes est faite dans parler ici
As tu porté plainte ? as tu recroisé certain d'entre eux ?
02/12/2014 à 10:25

Davy22

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Je suppose que dans ces moments là personne n'est capable de savoir comment l'on réagit...l’instinct de survie. J'aimerai juste croire que si c'était arrivé à ma fille, ma conjointe, quelqu'un de proche je prendrai un fusil pour tous les tuer...
02/12/2014 à 14:11

Elisa

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Eléonor,


Tu n'as pas à te sentir coupable de quoi que ce soit, ce sont des criminels et toi une victime.

Tu as réagis comme tu as pu dans ces circonstances, tu étais en stress traumatique,  ça s'appelle la dissociation péri-traumatique, c'est  lorsque tu t'abstrais à la situation, c'est très courant chez les victimes quand la peur de mourir est  présente.

N'hésites pas à consulter un (bon) psy si tu te sens prisonnière de ces souvenirs.


02/12/2014 à 22:19

Isanybody

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Membre depuis : 12/09/2012
Eléonore, cela fait plaisir de savoir que tu vas continuer à t'exprimer sur ce sujet et ce moment de ta vie. En plus tu prends le temps de poser les mots. Ton histoire est bien écrite, bien construite, bien explicite, tu adoptes un ton neutre, pas de colère, comme une vue du dessus. Quelque part cela témoigne d'une force en toi.

Petite question, tu dis que tu as dépassée ta honte pour porter plainte et écrire ici. Et pourtant tu termines en disant te sentir coupable.
Pour quelle(s) raison(s) as tu eu honte et te sens tu coupable ?
- de t'être laisser embarquer par ces jeunes ?
- d'avoir le sentiment d'avoir fait une sorte d'infidélité à ton copain ?
- d'avoir eu finalement eu du plaisir, enfin une sorte de plaisir (dû à ton mécanismes de défense) malgré ce qui s'est passé ?
- de l'acte du viol ?
- de tout ça, tout en ensemble ?

Si tu arrives à déterminer ce qui provoque en toi la honte, la culpabilité, tu pourras mieux t'en éloigner, t'en séparer ou tout du moins gérer ces deux émotions.
04/12/2014 à 12:14

eleonore-c

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Membre depuis : 01/01/1970

 

Bonjour à tous,

 

vos premiers encouragements me vont droit au cœur, merci beaucoup. Cela m'encourage bien sûr à vous répondre, et aussi à vous en dire plus.

 

Isanybody

Je suis aujourd'hui avec quelqu'un d'autre, mais je suis restée longtemps après avec ce copain de l'époque, qui m'a beaucoup soutenu. Il a su, oui, mais pas tout. Il y a beaucoup de détails dont je parle ici que je ne lui ai pas dit.

 

Nathnamour

Suivie, pas précisément, mais j'ai commencé à fréquenter des groupes de paroles de filles qui ont subi ça. Mes agresseurs ont presque tous été condamnés, sauf le plus jeune. C'est le seul que je n'ai pas dénoncé. Bien sûr il a été lui aussi sans pitié avec moi, mais il était sous l'autorité de son grand-frère, sous son influence. Je ressens pour le plus jeune une sorte de compassion, lui je suis presque parvenu à le pardonner. Tu sais à l'époque des faits, je crois qu'il venait à peine de passer ses 14 ans (et je ne peux même pas t'assurer qu'il les avait), il est quand même moins responsable que les autres qui étaient plus grands.

 

Venom

Merci beaucoup pour ton message.

 

Alexandre

non, c'était sans arrière pensée. Tu sais je me suis déjà baladé avec des tas de garçons sans qu'il ne se passe forcément quelque chose, j'étais en confiance.

 

Montagnard

Je ne suis pas parvenue à en parler à un psy... Oui il y a eu des condamnations et certaines vraiment lourdes.

 

Ambre

Merci beaucoup. Oui, raconter la suite est légitime ! Voir plus bas.

 

Guko84

Je les ai recroisé lors du procès, mais de loin. Bien sûr, il a fallut affronter leur défense. Quant au petit frère, il a demandé à mon avocat à pouvoir me parler (en sa présence bien sûr) pour tenter de s'excuser. Je vous conterai ça sans doute ici un peu plus tard.

 

Davy22

merci, je comprends ta colère !

 

Alors, je vais vous raconter un peu la suite.

 

Bon, tout d'abord difficile de sonder totalement mon cerveau et savoir pourquoi exactement je me sens coupable. Je note en tout cas que pas mal de vos avis qui me disent que ces réactions peuvent survenir sont des avis d'homme, et même si ces avis me touchent vous me dites ça sans pouvoir en être certains.

 

Donc oui, j'ai pu retrouver les garçons car après dénonciation et enquête on s'est aperçus qu'ils étaient du coin. L'avocat défendant les agresseurs a tenté de me faire passer pour une je ne sais quoi. Dur, vraiment. Heureusement mon avocat a été formidable.

 

D'abord il a établi la reconstitution chronologique. Il a établi que je m'étais beaucoup débattu, avait tenté mille fois de m'enfuir, de résister. Il a ensuite prouvé que les deux premiers garçons étant passés sur moi étaient restés un temps interminable, du fait que j'étais tendue (donc sèche) et figée (donc ne coopérant pas).

 

Par ce biais, il est arrivé à prouver qu'après cela, ma seule solution était de coopérer. D'abord en me détendant et en laissant les sons s'expulser de moi quand il y en avait. Ensuite, en m'arrangeant pour que chaque agresseur reste sur moi le MOINS longtemps possible, et pour cela je faisais en sorte de détecter son désir et de le satisfaire. Quand le garçon avait du mal à se mettre au bon endroit, je prenais son pénis pour le mettre à l'entrée. Quand il cherchait à aller en profondeur, j'écartais davantage les cuisses pour mieux le laisser passer. S'il avait du mal à bien bouger, j'accompagnais son mouvement avec mon corps. S'il cherchait à lécher mes seins pendant l'acte, je remontais mon buste. Etc. Ainsi le garçon avait ce qu'il voulait et restait très peu de temps. C'est ce que mon avocat a démontré, et les jurés ont été ainsi convaincus de leur culpabilité. En fait, tous les arguments de la défense qui tentaient de me faire passer pour une salope se sont retournés contre eux. (il y en a d'autres, j'en parlerai plus tard).

 

Bien sûr, cette « technique de survie » qu'était la coopération a atteint son apogée avec le jeune. Bien qu'il me répugnait, j'avais obligation de l'exciter et de le faire venir, donc j'ai due reproduire tous les mouvements que je faisais d'habitudes avec mon copain. Et de le faire en étant attentive, afin de repérer ce qu'il préférait et m'y concentrer afin de le faire jouir au plus vite et pouvoir enfin partir. J'ai du faire de lents mouvements circulaires du bassin, puis faire en sorte que son pénis ressorte entièrement puis rerentre entièrement en moi à chaque à coups. Et d'autres choses encore.

Lui il était en état second, yeux rivés sur moi, faisant une fixation sur le bas, hypnotisé par la vue de son propre pénis que je faisais entrer et sortir de mon vagin, et de voir l'effet que ça me faisait.

Sur la toute fin, alors que ça allait venir, j'avais les yeux fermés et le grand-frère m'a ordonné de regarder mon agresseur. J'ai donc dû continuer les mouvements, intenses, et gémir en regardant ce jeune boutonneux droit dans les yeux. A ce moment là, pour la première fois le jeune a agi et s'est mis à m'accompagner en donnant de grands coups de bassin. De cette façon il est parvenu à atteindre un point vraiment profond, je ne m'y attendais vraiment pas, c'est sans doute ça notamment qui m'a fait pousser de tels cris. On a accéléré tous les deux, on est venu en même temps yeux dans les yeux (on me l'avait ordonné!), sans doute est-ce surtout cela (ou notamment cela) qui me fait culpabiliser.

 

Pourtant je sais aujourd'hui que je ne suis pas la seule, mon avocat a justement appuyé son dossier en retranscrivant des témoignages de victimes d'autres procès pour lesquels des éléments TRES semblables se sont déroulés. Il m'a même dit que les victimes comme moi qui cherchaient et trouvaient des solutions intelligentes au cours de l'acte étaient celles qui s'en sortaient le mieux, et physiquement et psychiquement.

 

Malgré tout... quelle confusion dans mon esprit !

 

Evidemment je ne vous raconte pas après ça le temps qu'il m'a fallut pour parvenir à refaire toutes ces choses avec mon copain, et plus tard avec mes autres partenaires.

 

Au final, je ne peux m'empêcher de penser que bien d'autres filles, à ma place, seraient parvenues à s'échapper. Je n'en sais rien. Vous lectrices, qu'auriez-vous fait à ma place ? Sans doute que vous n'auriez pas eu autant de sensations. Ou que vous seriez parvenu à leur résister davantage.

 

Je n'ai pas encore pu tout dire, je dirai sans doute le reste un peu plus tard. N'hésitez pas si vous avez des messages, questions ou témoignages.


En tout cas, pouvoir vous raconter une partie de la suite m'a fait de nouveau du bien.

 

 

04/12/2014 à 12:47

guko84

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Messages : 2732
Membre depuis : 01/01/1970

eleonore-c a dit : 

 

Bonjour à tous,

 

vos premiers encouragements me vont droit au cœur, merci beaucoup. Cela m'encourage bien sûr à vous répondre, et aussi à vous en dire plus.

 

Isanybody

Je suis aujourd'hui avec quelqu'un d'autre, mais je suis restée longtemps après avec ce copain de l'époque, qui m'a beaucoup soutenu. Il a su, oui, mais pas tout. Il y a beaucoup de détails dont je parle ici que je ne lui ai pas dit.

 

Nathnamour

Suivie, pas précisément, mais j'ai commencé à fréquenter des groupes de paroles de filles qui ont subi ça. Mes agresseurs ont presque tous été condamnés, sauf le plus jeune. C'est le seul que je n'ai pas dénoncé. Bien sûr il a été lui aussi sans pitié avec moi, mais il était sous l'autorité de son grand-frère, sous son influence. Je ressens pour le plus jeune une sorte de compassion, lui je suis presque parvenu à le pardonner. Tu sais à l'époque des faits, je crois qu'il venait à peine de passer ses 14 ans (et je ne peux même pas t'assurer qu'il les avait), il est quand même moins responsable que les autres qui étaient plus grands.

 

Venom

Merci beaucoup pour ton message.

 

Alexandre

non, c'était sans arrière pensée. Tu sais je me suis déjà baladé avec des tas de garçons sans qu'il ne se passe forcément quelque chose, j'étais en confiance.

 

Montagnard

Je ne suis pas parvenue à en parler à un psy... Oui il y a eu des condamnations et certaines vraiment lourdes.

 

Ambre

Merci beaucoup. Oui, raconter la suite est légitime ! Voir plus bas.

 

Guko84

Je les ai recroisé lors du procès, mais de loin. Bien sûr, il a fallut affronter leur défense. Quant au petit frère, il a demandé à mon avocat à pouvoir me parler (en sa présence bien sûr) pour tenter de s'excuser. Je vous conterai ça sans doute ici un peu plus tard.

 

Davy22

merci, je comprends ta colère !

 

Alors, je vais vous raconter un peu la suite.

 

Bon, tout d'abord difficile de sonder totalement mon cerveau et savoir pourquoi exactement je me sens coupable. Je note en tout cas que pas mal de vos avis qui me disent que ces réactions peuvent survenir sont des avis d'homme, et même si ces avis me touchent vous me dites ça sans pouvoir en être certains.

 

Donc oui, j'ai pu retrouver les garçons car après dénonciation et enquête on s'est aperçus qu'ils étaient du coin. L'avocat défendant les agresseurs a tenté de me faire passer pour une je ne sais quoi. Dur, vraiment. Heureusement mon avocat a été formidable.

 

D'abord il a établi la reconstitution chronologique. Il a établi que je m'étais beaucoup débattu, avait tenté mille fois de m'enfuir, de résister. Il a ensuite prouvé que les deux premiers garçons étant passés sur moi étaient restés un temps interminable, du fait que j'étais tendue (donc sèche) et figée (donc ne coopérant pas).

 

Par ce biais, il est arrivé à prouver qu'après cela, ma seule solution était de coopérer. D'abord en me détendant et en laissant les sons s'expulser de moi quand il y en avait. Ensuite, en m'arrangeant pour que chaque agresseur reste sur moi le MOINS longtemps possible, et pour cela je faisais en sorte de détecter son désir et de le satisfaire. Quand le garçon avait du mal à se mettre au bon endroit, je prenais son pénis pour le mettre à l'entrée. Quand il cherchait à aller en profondeur, j'écartais davantage les cuisses pour mieux le laisser passer. S'il avait du mal à bien bouger, j'accompagnais son mouvement avec mon corps. S'il cherchait à lécher mes seins pendant l'acte, je remontais mon buste. Etc. Ainsi le garçon avait ce qu'il voulait et restait très peu de temps. C'est ce que mon avocat a démontré, et les jurés ont été ainsi convaincus de leur culpabilité. En fait, tous les arguments de la défense qui tentaient de me faire passer pour une salope se sont retournés contre eux. (il y en a d'autres, j'en parlerai plus tard).

 

Bien sûr, cette « technique de survie » qu'était la coopération a atteint son apogée avec le jeune. Bien qu'il me répugnait, j'avais obligation de l'exciter et de le faire venir, donc j'ai due reproduire tous les mouvements que je faisais d'habitudes avec mon copain. Et de le faire en étant attentive, afin de repérer ce qu'il préférait et m'y concentrer afin de le faire jouir au plus vite et pouvoir enfin partir. J'ai du faire de lents mouvements circulaires du bassin, puis faire en sorte que son pénis ressorte entièrement puis rerentre entièrement en moi à chaque à coups. Et d'autres choses encore.

Lui il était en état second, yeux rivés sur moi, faisant une fixation sur le bas, hypnotisé par la vue de son propre pénis que je faisais entrer et sortir de mon vagin, et de voir l'effet que ça me faisait.

Sur la toute fin, alors que ça allait venir, j'avais les yeux fermés et le grand-frère m'a ordonné de regarder mon agresseur. J'ai donc dû continuer les mouvements, intenses, et gémir en regardant ce jeune boutonneux droit dans les yeux. A ce moment là, pour la première fois le jeune a agi et s'est mis à m'accompagner en donnant de grands coups de bassin. De cette façon il est parvenu à atteindre un point vraiment profond, je ne m'y attendais vraiment pas, c'est sans doute ça notamment qui m'a fait pousser de tels cris. On a accéléré tous les deux, on est venu en même temps yeux dans les yeux (on me l'avait ordonné!), sans doute est-ce surtout cela (ou notamment cela) qui me fait culpabiliser.

 

Pourtant je sais aujourd'hui que je ne suis pas la seule, mon avocat a justement appuyé son dossier en retranscrivant des témoignages de victimes d'autres procès pour lesquels des éléments TRES semblables se sont déroulés. Il m'a même dit que les victimes comme moi qui cherchaient et trouvaient des solutions intelligentes au cours de l'acte étaient celles qui s'en sortaient le mieux, et physiquement et psychiquement.

 

Malgré tout... quelle confusion dans mon esprit !

 

Evidemment je ne vous raconte pas après ça le temps qu'il m'a fallut pour parvenir à refaire toutes ces choses avec mon copain, et plus tard avec mes autres partenaires.

 

Au final, je ne peux m'empêcher de penser que bien d'autres filles, à ma place, seraient parvenues à s'échapper. Je n'en sais rien. Vous lectrices, qu'auriez-vous fait à ma place ? Sans doute que vous n'auriez pas eu autant de sensations. Ou que vous seriez parvenu à leur résister davantage.

 

Je n'ai pas encore pu tout dire, je dirai sans doute le reste un peu plus tard. N'hésitez pas si vous avez des messages, questions ou témoignages.


En tout cas, pouvoir vous raconter une partie de la suite m'a fait de nouveau du bien.

 

 

 Je ne comprend pas comment les avocats puissent défendre de telles personnes .. je ne comprend pas .. je dirais même. je ne l'admets pas .. 

04/12/2014 à 12:57

Isanybody

Type : Homme
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Membre depuis : 12/09/2012
Cela fait plaisir de savoir qu'en venant t'exprimer ici te fait beaucoup de bien, t'enlève un poids.

Tu parles des avis masculin. En quoi ne peuvent ils être certains et pourquoi un avis féminin le serait plus ? En fait, toute personne qui te lit n'est pas TOI et n'a pas vécu ce qui t'es arrivé, donc personne ne peut réellement apporter un avis certain, à mon sens. Ce qui est intéressant par l'apport de chacun, c'est un autre regard ouvrant des pistes de réflexion, affinant des réflexions déjà en route.

Ce qui est étrange en te lisant, je ne ressens pas de la colère comme quelques uns l'on exprimé (ce n'est pas un reproche envers eux). En te lisant, la façon dont tu t'exprimes, expliques, racontes, il en ressort ta personnalité (une partie) de la femme que tu es. Je retiens donc ce côté positif de la personne que tu es aujourd'hui plus que le côté négatif de ce triste et très mauvais épisode de ta vie.

Je ne souhaite pas que cela arrive à qui que ce soit. Mais cela t'es arrivé. Maintenant, c'est comment passer ce choc et parvenir à revivre, à vivre, à être FEMME avec son corps et son esprit.

Au plaisir de te lire car ton témoignage est très intéressant, instructif et utile pour nous qui te lisons mais aussi pour de futurs lectrices et lecteurs.
04/12/2014 à 14:33

melusinefee

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eleonore-c a dit : 

 


 

Au final, je ne peux m'empêcher de penser que bien d'autres filles, à ma place, seraient parvenues à s'échapper. Je n'en sais rien. Vous lectrices, qu'auriez-vous fait à ma place ? Sans doute que vous n'auriez pas eu autant de sensations. Ou que vous seriez parvenu à leur résister davantage.

 


 

 Pour ma part, il m'est impossible de répondre à tes questions, parce que même en imaginant la scène, on ne peut absolument pas s'imaginer comment j'aurais réagi et ce que j'aurais ressenti. Certaines choses relèvent uniquement du vécu et de l'expérience. Maintenant, je pense effectivement que tu as eu une réaction de survie: quand la vague est trop fort, il vaut mieux parfois se couler dedans et l'accompagner plutôt que d'essayer de lutter contre les éléments.

04/12/2014 à 14:34

melusinefee

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guko84 a dit : 


 

 Je ne comprend pas comment les avocats puissent défendre de telles personnes .. je ne comprend pas .. je dirais même. je ne l'admets pas .. 

 Tut accusé a droit à un défenseur... c'est la loi et les avocats le savent ! Cela fait partie de leur boulot.

04/12/2014 à 14:58

Davy22

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Éléonore, tu ne dois aucunement te sentir coupable dans ce que tu décris..Ces garçons n'ont aucune excuse, ces garçons étaient des lâches, incapable de faire la différence entre ce qui est bien et mal, aucune conscience, l'effet de groupe malsain, complètement inhibé par leur gourou de chef. Misère sexuel, misère de la relation avec la femme...Je manque d’adjectif tant ils sont éloigné des sentiments humain.

J'ai connu le même genre de situation avec une fille qui a été bien plus loin que toi, avant de dire non...On était 7 garçons de 20 ans, dans une grande chambre dans la pénombre et elle était toute seul avec nous 7 à moitié à poil...Un copain qui luis avait retiré sa culotte, prés à lui faire un cuni, moi qui m'occupait à lui léché les seins, un autre qui l'embrassait, et les quatres autre qui regardait...puis elle c'est rétracté, elle à dit stop. On à rallumé la lumière, elle tremblait comme une feuille. On à tous était fumé puis on l'a évidement laissé partir...elle nous as quand même laissé sa culotte, je suis même pas sur qu'elle s'en soit rendu compte lol Ça ne nous ai pas venu une seul seconde à l'esprit qu'on aller la forçai ou la violenté...Certain était pourtant puceau, on était tous jeune avec pas beaucoup d'expérience...et on était des "bucherons" un peu maacho pour te dire, mais ce que tu racontes ça dépasses l'horreur...Je pense que cette fille avait dans l'idée de realiser un truc et que le french loveur fesait parti de son fantasme mais bon voila quoi ^^

On était en classe de BTS (exploitation forestière), en Oregon aux Etats-Unis, et on dormait à 7 dans une chambre de Motel avec deux grand lit. 3 par lit et un dormais par terre. Bref on est sortit à 4 en boite de nuit puis on a ramené un couple d’américain qui avait 20 ans. Tout le monde était un peu bourré, et son mec encore plus que nous, elle nous a dis alors qu'elle le ramené chez luis puis qu'elle reviendrait nous voir...ce qu'elle à fait lol