Troubles Obsessionnels Compulsifs

10/07/2013 à 00:21

Tisyze77

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Membre depuis : 30/12/2012
Bonjour,

Après avoir témoigné sur le site "Doctissimo" dans la rubrique Troubles Obsessionnels Compulsifs, je viens ici raconter mon histoire car cette maladie mentale qui me touche depuis tout petit a depuis 4 ans et demi ruiné ma vie sexuelle. Et comme par hasard, cela coïncide avec la rencontre de ma copine (la première et j'espère la seule de ma vie). J'ai 20 ans et elle 21, et nous n'avons jamais vraiment pu profiter de ce grand plaisir que nous offre la vie. Cela n'a heureusement pas (encore ?) briser notre couple car nous nous aimons très fort. Il faut dire aussi que ma compagne est très patiente et heureusement pour moi qu'elle n'a pas de gros besoin en matière de sexe non plus.
En faite, je n'éprouve que très rarement de désirs sexuels, et même si j'en ai envie et que nous essayons de faire l'amour, cela se conclut systématiquement par un échec car je n'ai aucun plaisir ni aucune sensation pendant l'acte.

Je suis sous traitement Anafranil et Risperdal (anti-dépresseurs et psychotropes) et je suis suivi depuis longtemps par une psychiatre qui connait bien les TOC. J'ai d'abord pensé que c'était mes médicaments qui étaient la cause de ce problème car les effets secondaires peuvent créer des troubles de la libido chez certains patients. Mon idée s'est d'ailleurs confirmé quand j'ai fait l'expérience de stopper mon traitement pendant une journée entière. 10 jours plus tard, mes pulsions sexuelles revenaient ! Ma copine et moi en avons donc profité et notre relation a fonctionné. C'était génial ! Le lendemain tout s'était volatilisé.

J'en ai donc parlé à ma psy mais il s'est avéré qu'il s'agirait plutôt d'un blocage psychologique très coriace provoqué par mes soucis mentaux. Car elle m'a expliqué que l'effet du traitement n'intervenait pas 10 jours après mais 28 heures après la prise du médicament. Donc si mon hypothèse était juste, mes désirs seraient revenus le lendemain de ma non prise de médicament, et pas 10 jours après. De plus elle m'a dit que le traitement pouvait effectivement réduire un peu la libido mais pas la réduire à néant ! D'autres de ses patients prennent les mêmes comprimés et n'ont pas de problèmes avec le sexe. Et une fois il me semble que mes désirs étaient revenus l'espace d'une soirée et que j'avais bien pris mes médocs régulièrement.

Donc depuis 4 ans et demi que nous sommes ensemble, nous avons très peu de rapports car mes désirs ne reviennent que très rarement. On pourrait se dire que je n'ai tout simplement pas beaucoup de besoin, mais avant de rechuter dans mes TOC en Novembre 2008 (soit 1 mois avant la rencontre avec ma copine), j'avais des envies fréquentes (comme la plupart des mecs de mon âge). Et tout cela me manque, car j'aime le sexe, et j'aurais aimé partager ça avec ma chérie. Et stopper sa frustration ainsi que la mienne.

En tout cas j'aimerais dire aux gens qui ont une vie sexuelle épanoui de bien en profiter. Car tout le monde n'a pas cette chance.

Petite parenthèse : j'écoute de temps en temps l'émission de Brigitte Lahaie sur RMC. J'aime bien cette émission. Je trouve cependant dommage qu'on n'y parle quasiment jamais de l'asexualité (et non de l'abstinence qui n'est pas la même chose) qui est encore très méconnu, incompris et qui n'est pas reconnu comme une orientation sexuelle. Je n'en fait bien sûr pas partie mais j'ai eu l'occasion de discuter avec certains d'entre eux. Et c'était très enrichissant.

Voilà je vous remercie de m'avoir lu.
10/07/2013 à 07:13

Ambre

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Bonjour et bienvenue sur le site.

Pouvez-vous nous parler de vos TOC ?

Et oui vous avez raison, nous devrions parler de l'asexualité. Il y a un "wiki" sur le site à ce propos. Voudriez-vous ouvrir un sujet ? Ou je le fais...

Au plaisir de vous lire.
10/07/2013 à 07:16

chibitetsuo

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et bien mon cher. quel type de toc tu as avant tout.

tu sais le cerveau es une machine complexe l'esprit humain en est aussi une.

tu es encore jeune tu peu encore trouvé la force de te battre contre les limites que t'impose ta psyché.

l'esprit est une machine que tu peu convaincre selon la vision que tu as de toi meme. ne cherche pas à te forcé à enlevé tes tocs.

par contre tu peu peut etre pensé entre moi.

entre toi, ton cerveau et ta personnalité qui est le chef.

identifie le, au meme titre qu'arreter de boire, de fumer et se remettre en question. si tu te dis que c'est toi qui choisis et non pas "ta maladie" tout changeras. ainsi ton traitement médicamenteux ne seras plus d'utilité et ta douce surement satisfaite.

les maux de l'ame sont souvent de belle sirene qui se force à vous chanter une douce mélopée pour vous détourné de la route tel ulysse (faut que je me la garde celle la, elle est classe mdr)

en quelques mots peu de chance de guerir. mais j'ais vu plus d'une personne gravement atteinte de plein de trouble différente sans psy et médicament pour savoir que si ton esprit est assez fort pour te pourrir la vie il est assez fort aussi pour faire le contraire. dompte le.
10/07/2013 à 11:30

FranckP

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Si votre psy est aussi prudente , je me garderai bien d'emettre un avis sur un sujet aussi spécial sur ... un forum d'amateurs ...
Et Doctissimo pas mieux oufff !
Gare à la psycho de comptoir ...  c'est le côté retors du net mais par contre je compatis avec vous et ne trainez pas pour traiter ..
Le peu que je connaisse sur les tocs , c'est le côté terriblement anxieux de ses victimes , la piste est sans doute là
Wink
10/07/2013 à 12:13

Tisyze77

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C'est assez délicats pour moi de parler de mes TOC dans le détail à des personnes qui ne connaissent pas bien la maladie. Quand j'étais petit, jusqu'à mes 15 ans, j'avais des TOC gestuels (ceux qu'on montre souvent à la télé). Mes angoisses se manifestaient par des rituels, des manies, comme par exemple se laver les mains une trentaine de fois pas jour, allumer et éteindre la lumière, revenir sur ses pas, repasser sur le seuil de la porte, se lever et se rasseoir plusieurs fois de suite, enfin bref, des tas de choses de ce genre là. Toutes ces actions devaient être effectués en pensant à quelque chose de particulier, qui me rassurait, quelque chose de contraire à mes angoisses et à mes phobies. Aujourd'hui je suis guéri de ces TOC là, mais c'est une autre sorte de TOC qui a pris le relais. Les TOC mentaux. Ceux-là sont plus difficiles à guérir. Plus question de rituels ou de manies gestuelles. Il ne s'agit là que de prises de tête, de crises d'angoisses, de panique, de repli sur soit, de pleurs de temps en temps. Tout est dans la tête.

Le thème de mon premier TOC mental concernait la religion. Je suis issu d'une famille non croyante, et j'avais extrêmement peur de toutes ces histoires de Dieu, de diable, etc. Je voulais absolument que ça n'existe pas. Mais le doute subsistait. Alors je cherchais sans cesse des éléments qui pourraient prouver que tout ça était faux, que la religion n'est que mensonges. C'était une véritable obsession. Et lorsque quelque chose me faisait dire que ça pourrait être vrai, je paniquais, je faisais des crises d'angoisses, j'en avais parfois même les larmes aux yeux. Je ne pouvais faire qu'une chose dans ces moments là, aller me coucher et dormir quelques heures.  Mais cette idée de religion m'était vraiment insupportable.

Aujourd'hui je suis guéri de ce TOC là, et ça m'est égal que Dieu existe ou non. D'ailleurs, je suis même devenu croyant depuis quelques temps. C'est fou non ?

Bref, vous l'aurez deviné, mon deuxième TOC mental concerne la sexualité. Et ça fait 4 ans et demi que ça dure. Ce sujet d'angoisse est très courant chez les toqués, et on ne sait pas combien de temps ça peut durer. Il y a des personnes qui s'en débarrassent au bout de quelques mois, d'autres mettront 10 ans à s'en défaire. Et peut-être qu'il y en a qui ne s'en sorte jamais.
10/07/2013 à 14:15

Elisa

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c'est bien émouvant comme témoignage.
Enfant j'ai souffert de TOC gestuels, ça m'a bien pourri la vie, je me détestais à cause de ça.
Je pense que je voulais un peu d'attention, bon personne ne s'en est rendu compte, je me suis débarrassé de cette corvée toute seule.
C'est plutôt positif de venir en parler Tisvze77Laughing
11/07/2013 à 11:54

Ambre

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Tisyze77 a dit : 

Bref, vous l'aurez deviné, mon deuxième TOC mental concerne la sexualité. Et ça fait 4 ans et demi que ça dure. Ce sujet d'angoisse est très courant chez les toqués, et on ne sait pas combien de temps ça peut durer. Il y a des personnes qui s'en débarrassent au bout de quelques mois, d'autres mettront 10 ans à s'en défaire. Et peut-être qu'il y en a qui ne s'en sorte jamais.

 Bonjour Tisyze77,

Comment s'exprime justement cette angoisse par rapport à la sexualité ? Uniquement perte de désir ? Vous êtes sous traitement, vous voyez ou avez vu une psy... Avez-vous pensé à la thérapie comportementale (ou thérapie brève cognitive). Je sais que pour ce genre de troubles, çà marche bien.

13/07/2013 à 13:16

Brigitte

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Tisyze77 a dit : 

Bonjour,

Après avoir témoigné sur le site "Doctissimo" dans la rubrique Troubles Obsessionnels Compulsifs, je viens ici raconter mon histoire car cette maladie mentale qui me touche depuis tout petit a depuis 4 ans et demi ruiné ma vie sexuelle. Et comme par hasard, cela coïncide avec la rencontre de ma copine (la première et j'espère la seule de ma vie). J'ai 20 ans et elle 21, et nous n'avons jamais vraiment pu profiter de ce grand plaisir que nous offre la vie. Cela n'a heureusement pas (encore ?) briser notre couple car nous nous aimons très fort. Il faut dire aussi que ma compagne est très patiente et heureusement pour moi qu'elle n'a pas de gros besoin en matière de sexe non plus.
En faite, je n'éprouve que très rarement de désirs sexuels, et même si j'en ai envie et que nous essayons de faire l'amour, cela se conclut systématiquement par un échec car je n'ai aucun plaisir ni aucune sensation pendant l'acte.

Je suis sous traitement Anafranil et Risperdal (anti-dépresseurs et psychotropes) et je suis suivi depuis longtemps par une psychiatre qui connait bien les TOC. J'ai d'abord pensé que c'était mes médicaments qui étaient la cause de ce problème car les effets secondaires peuvent créer des troubles de la libido chez certains patients. Mon idée s'est d'ailleurs confirmé quand j'ai fait l'expérience de stopper mon traitement pendant une journée entière. 10 jours plus tard, mes pulsions sexuelles revenaient ! Ma copine et moi en avons donc profité et notre relation a fonctionné. C'était génial ! Le lendemain tout s'était volatilisé.

J'en ai donc parlé à ma psy mais il s'est avéré qu'il s'agirait plutôt d'un blocage psychologique très coriace provoqué par mes soucis mentaux. Car elle m'a expliqué que l'effet du traitement n'intervenait pas 10 jours après mais 28 heures après la prise du médicament. Donc si mon hypothèse était juste, mes désirs seraient revenus le lendemain de ma non prise de médicament, et pas 10 jours après. De plus elle m'a dit que le traitement pouvait effectivement réduire un peu la libido mais pas la réduire à néant ! D'autres de ses patients prennent les mêmes comprimés et n'ont pas de problèmes avec le sexe. Et une fois il me semble que mes désirs étaient revenus l'espace d'une soirée et que j'avais bien pris mes médocs régulièrement.

Donc depuis 4 ans et demi que nous sommes ensemble, nous avons très peu de rapports car mes désirs ne reviennent que très rarement. On pourrait se dire que je n'ai tout simplement pas beaucoup de besoin, mais avant de rechuter dans mes TOC en Novembre 2008 (soit 1 mois avant la rencontre avec ma copine), j'avais des envies fréquentes (comme la plupart des mecs de mon âge). Et tout cela me manque, car j'aime le sexe, et j'aurais aimé partager ça avec ma chérie. Et stopper sa frustration ainsi que la mienne.

En tout cas j'aimerais dire aux gens qui ont une vie sexuelle épanoui de bien en profiter. Car tout le monde n'a pas cette chance.

Petite parenthèse : j'écoute de temps en temps l'émission de Brigitte Lahaie sur RMC. J'aime bien cette émission. Je trouve cependant dommage qu'on n'y parle quasiment jamais de l'asexualité (et non de l'abstinence qui n'est pas la même chose) qui est encore très méconnu, incompris et qui n'est pas reconnu comme une orientation sexuelle. Je n'en fait bien sûr pas partie mais j'ai eu l'occasion de discuter avec certains d'entre eux. Et c'était très enrichissant.

Voilà je vous remercie de m'avoir lu.

 Bonjour et bienvenue sur le site,

Votre psy a plutôt raison mais de toute façon, chaque patient réagira différemment en fonction et de sa maladie et des médicaments. de toute façon, vous n’avez visiblement guère le choix, vous devez prendre vos médicaments. Mais on peut aussi gérer sa vie sexuelle comme on gère son appétit : je m’explique. vous êtes amoureux de cette femme et donc vous avez envie de construire quelque chose ensemble et vous avez bien raison car l’amour est le meilleur anti dote contre tous nos maux, physiques ou mentaux. Pourquoi ne pas instaurer entre vous une sexualité qui lui conviendrait. Ok vous n’avez pas de désirs mais rien ne vous empêche de vous occuper de son plaisir à elle. en la caressant par exemple. Il y a de fortes chances que si vous l’aimez et si vous la voyez s’épanouir sous vos doigts, votre désir s’éveille un peu. bien sûr il y a de fortes chances que vous soyez inhibé mais ce n’est pas en restant dans votre bulle que vous pourrez évoluer. Prenons l’exemple de la rééducation après une fracture de la jambe, au début quelques pas sont difficiles. soit on décide de rester sur place et on ne gagne jamais en mobilité et on reste infirme à jamais, soit on accepte de souffrir un peu,  de se forcer et on retrouve en quelques mois une mobilité totale. votre rencontre est une chance, saisissez-là avec tout votre être et vous serez fier de vos progrès
14/07/2013 à 12:05

Tisyze77

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Justement, il n'y a pas de Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC) pour les TOC mentaux. Il en existe seulement pour les TOC gestuels.

Mon angoisse s'exprime effectivement par une perte de tous désirs, de tous plaisirs relatifs à la sexualité. Je ne ressens plus rien, aucune sensation, rien de rien... Nous avons déjà essayé de forcer les choses mais rien à faire. Mes désirs ne se réveillent pas pour autant. Ma psy me dit que j'ai créé inconsciemment un énorme blocage psychologique par rapport à tout ça.

Au bout de nombreux essais infructueux, ma copine a dit stop. Elle ne veut plus qu'on réessaye de faire l'amour quand je n'ai aucune pulsions. Elle n'arrive pas à prendre du plaisir quand elle voit que je n'éprouve rien. Et j'avoue que je préfère aussi ne rien tenter car c'est très frustrant de voir que ça ne marche pas, ça m'est très pénible.

Alors de temps en temps (environ 1 fois tous les 2 ou 3 mois), tout redevient presque normal l'espace d'une journée et je la sollicite pour faire l'amour, et généralement ça marche ! Mais c'est très rare. La plupart du temps ça arrive une dizaine de jours après un oubli (volontaire ou non) de médicament, mais ma psy m'a certifié qu'on ne pouvait pas faire de lien entre cet oubli et la réapparition de mes désirs. D'ailleurs 2 ou 3 fois c'est revenu alors que je n'avais pas oublié de prendre mes médocs. Donc tout est dans ma tête. Mais le blocage est apparemment très puissant car ça fait 4 ans et demi que ça dure. Et en 4 ans et demi, on a dû avoir seulement 7 ou 8 rapports qui ont fonctionné.
15/07/2013 à 07:40

Ambre

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Tisyze77 a dit : 

Mon angoisse s'exprime effectivement par une perte de tous désirs, de tous plaisirs relatifs à la sexualité. Je ne ressens plus rien, aucune sensation, rien de rien... Nous avons déjà essayé de forcer les choses mais rien à faire. Mes désirs ne se réveillent pas pour autant. Ma psy me dit que j'ai créé inconsciemment un énorme blocage psychologique par rapport à tout ça. Mais savez-vous pourquoi vous êtes si angoissé par rapport à la sexualité ? Est-ce du à la propreté, au fait de lacher-prise et ne rien controler (la peur de jouir),  autre chose ? Peut-être n'enavez-vous aucune idée, en fait... Mais à mon sens, ce serait bien de commencer par là.
15/07/2013 à 18:01

Tisyze77

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Si bien sûr que je sais d'où vient mon angoisse. Mon TOC est classé dans la catégorie des phobies d'impulsion. Il y a beaucoup de choses qui me choquent profondément dans la sexualité, à part ce qui est classique, ce que j'aime. En faîte, J'ai peur de toutes les déviances sexuelles en général.

Une phobie d'impulsion c'est quoi ? C'est la peur de faire quelque chose qu'on ne veut pas faire, d'aimer quelque chose qu'on n'aime pas, d'être ou de devenir quelqu'un d'autre.

C'est un peu comme quelqu'un d'hypocondriaque : on croît ressentir tous les symptômes de ce dont on a peur. Et on cherche sans arrêt à se rassurer, à chercher les éléments qui prouvent qu'on est bien comme on veut être et pas autrement. Mais on n'arrive que très rarement à se rassurer parce que le doute est toujours bien installé et on n'a pas confiance en soit.

Il existe de nombreuses phobies d'impulsion : peur de tuer quelqu'un et d'être un assassin, peur de ne plus aimer son/sa partenaire, peur d'être schizophrène ou d'avoir le cancer, peur de se suicider, peur d'être pédophile, etc.

Donc moi j'ai peur de toutes les déviances sexuelles et en particulier de l'homosexualité / bisexualité. 

(Je tiens à préciser que je respecte les homosexuels / bisexuels. Ce sont des gens comme tout le monde qui ont les mêmes droits que nous, je n'ai rien contre eux, je leur souhaite tout le bonheur du monde comme aux autres, mais je ne veux pas être ou devenir comme eux. J'en ai peur mais je n'ai pas de haine envers qui que ce soit).

Et pour ne rien arranger, on tombe de temps en temps sur des ignorants qui nous disent que ce dont on souffre n'est pas un TOC, mais qu'on est simplement des refoulés, qu'il faut accepter, bla bla bla. Des gens qui ne savent pas ce qu'est un TOC. Il y en a toujours qui s'improvisent psychiatre sans se renseigner avant. Mais ma psy sait reconnaître un TOC quand c'en est un.
Et j'en ai toujours eu. Je suis suivi depuis la maternelle d'ailleurs.

D'ailleurs mon TOC mental actuel est celui qui est le plus répandu chez les adolescents et les jeunes adultes. Mais ce qui est rassurant, c'est que les gens qui souffrent de phobies d'impulsion ne passent jamais à l'acte. C'est bien connu. Mais on a toujours peur d'être une exception.

En tout cas avant d'avoir ce TOC, je ne me posais pas de questions et j'étais sûr de moi sur ce sujet. Tout était clair dans ma tête.
15/07/2013 à 19:13

Ambre

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Membre depuis : 01/01/1970
Merci pour vos réponses. J'apprends grâce à vous et c'est réellement très intéressant.

En même temps, je me demande comment on peut avoir peur de la relation bi ou homo en tant qu'homme, lorsqu'on est entrain de faire l'amour avec une femme ?

Avez-vous lu la réponse de Brigitte plus haut ? Qu'en pensez-vous ?
15/07/2013 à 19:52

popo

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Membre depuis : 10/09/2012
Bonsoir Tisyze, t'as bien fait de venir témoigner ici, même si ça ne te guérit pas, tu t'ouvres au dialogue avec quelqu'un d'autre que ta compagne ou ta psy. En lisant ta dernière intervention, je ne dirai pas que tu souffres de TOC mental, tu es un hypocondriaque du cul, pas plus ! Et je l'ai lu dans tes écrits Wink
Alors travaille plus sur ça, plutot que sur le TOC. Bon, tu remarqueras que je ne suis pas psy ( ni doc ni coréen qui gesticule à tout va ) car j'ai arrêté mes études en dernière année, ça me plaisait plus... Bref, tout ça pour t'emmener sur le chemin de l'humour, qui te fera peut-être voir ton côté hypocondriaque (oui oui, j'insiste mec) d'une autre façon.
Paix à ton âme, si tu vois Jesus, passes-y le bonjour de ma part et j'espère sincèrement que tout va s'arranger pour toi et pour vous.

PS : pourquoi t'as pas pris "Monk" comme pseudo, ça aurait été marrant non ? Wink
17/07/2013 à 07:18

Valerie

Type : Femme
Messages : 2319
Membre depuis : 28/04/2013

popo a dit : 

Bonsoir Tisyze, t'as bien fait de venir témoigner ici, même si ça ne te guérit pas, tu t'ouvres au dialogue avec quelqu'un d'autre que ta compagne ou ta psy. En lisant ta dernière intervention, je ne dirai pas que tu souffres de TOC mental, tu es un hypocondriaque du cul, pas plus ! Et je l'ai lu dans tes écrits Wink
Alors travaille plus sur ça, plutot que sur le TOC. Bon, tu remarqueras que je ne suis pas psy ( ni doc ni coréen qui gesticule à tout va ) car j'ai arrêté mes études en dernière année, ça me plaisait plus... Bref, tout ça pour t'emmener sur le chemin de l'humour, qui te fera peut-être voir ton côté hypocondriaque (oui oui, j'insiste mec) d'une autre façon.
Paix à ton âme, si tu vois Jesus, passes-y le bonjour de ma part et j'espère sincèrement que tout va s'arranger pour toi et pour vous.

PS : pourquoi t'as pas pris "Monk" comme pseudo, ça aurait été marrant non ? Wink

 Ahh je t'adore Popo !!! Encore lolll

17/07/2013 à 09:11

chibitetsuo

Type : Homme
Messages : 768
Membre depuis : 24/09/2012
tisyze il existe deux maitre en toi...

ton esprit qui vas interpreté les choses et comme une machine vas mal traité l'information en gros mon amis tu bug :)

y a t-il un moyen de corrigé un bug...oui disont que l'autre partie de toi pourra prendre le controle d'ailleur tu as déja pris le controle sur d'autre toc.

je dirais qu'en fait tout tes tocs sont du à des problemes de constructions qui t'on amener à une approche des choses tres stressante.

ce qui est assez "marrant" dans ton cas c'est que tu as l'air de remplacer un toc par un autre. comme si ton esprit n'était pas capable de vivre sans "stress"

peut etre qu'il faudrait que tu trouve un moyen de te stressé sur autre chose. en gros un placébo de toc.

imaginon que nous detournions ton fonctionnement primaire de toc sur quelqu'un chose d'anodin qui amene du stress...

exemple : un sport extreme... 

en gros ce qu'on pourrais faire...c'est trompé ton esprit. apparement certaine partie de toi prennent le dessus sans le controle de ta volonté propre donc je pense que techniquement c'est applicable. 

apres je ne connais pas toute les ramification qui on fait la construction de celui ci. mais je pense que techniquement il es tout à fait possible d'en modifié la comportementale.

de toute façon en partie l'esprit es une machine logique qui ressent elle se manipule.

tu sais que certain scientifique ont reussi à implanté des pensées dans des cerveaux humain voir serait capable d'implanté des faux souvenir voir de controlé celui_ci...cette avancé pourrait etre extremement interressante pour les gens comme toi ou pour la reconstruction suite à des pertes de memoires :)
19/07/2013 à 14:09

Tisyze77

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Membre depuis : 30/12/2012

Ambre a dit : 

Merci pour vos réponses. J'apprends grâce à vous et c'est réellement très intéressant.

En même temps, je me demande comment on peut avoir peur de la relation bi ou homo en tant qu'homme, lorsqu'on est entrain de faire l'amour avec une femme ?

Avez-vous lu la réponse de Brigitte plus haut ? Qu'en pensez-vous ?

Ce n'est pas spécialement lors du rapport que je suis tourmenté (bien que ça puisse arriver), c'est dans le quotidien en faîte. j'ai peur de ressentir des pulsions indésirables, en ayant des images intrusives dans ma tête. Par l'effet de la peur, de l'angoisse obsessionnelle, mon esprit peut se focaliser automatiquement sur les parties sensibles du corps (bouche, pénis, anus), et j'ai peur de ressentir des envies dont je n'ai pas envie dans ces zones. Tout ça en me faisant des films dans ma tête. Tout est dans ma tête. Je gamberge trop, et des fois je me test volontairement en m'imaginant et en captant mes ressentis, mes sensations. Mais je n'arrive pas tout le temps à me rassurer car des fois j'ai l'impression de ressentir des trucs bizarres... Comme si j'aimais bien des choses que je n'aime pas.

Ma psy me dit que j'interprète des sensations normales comme des pulsions homosexuelles alors que c'en est pas.

Exemple : je me focalise sur mon anus en imaginant des trucs, tout ça dans le but de me rassurer en espérant ressentir du dégoût et du rejet. Sauf qu'en se focalisant sur une partie du corps (n'importe laquelle d'ailleurs) on peut au bout d'un moment avoir envie de la gratter (démangeaisons) et d'accepter la pensée obscène (volontaire ou intrusive) pour défocaliser notre esprit de cette zone, s'enlever la pression, le stress et la peur qui en résulte, et donc soulager notre esprit en stoppant cette espèce d'hyper sensibilité qu'on s'est crée en un point et qui est quand même vachement désagréable.

En faite on s'oblige ces tests imaginatifs parce qu'on ressent le besoin de se rassurer, de trouver une preuve qu'on n'est pas homo ou bi. Mais quand on réalise ces tests, au fond, tout ce dont on a envie c'est de penser à autre chose car c'est très désagréable. Le truc c'est qu'on n'a pas l'impression d'avoir rempli l'objectif du test, à savoir ressentir du dégoût. Et parfois on croît même ressentir l'inverse, ce dont on a peur : quelque chose d'agréable avec quelque chose qu'on n'aime pas. Tous les psy qui connaissent les TOC nous disent qu'il faut absolument éviter de se tester comme ça parce qu'on n'arrive rarement à se rassurer.

Il y a d'autres tests hein, comme de s'imaginer embrasser un mec et donc d'essayer de ressentir que "BERK", c'est dégoûtant ! Ou d'imaginer les fesses d'un garçon et... Enfin bref, tout ce qui est possible de faire avec un garçon. C'est HORRIBLE pour nous de penser à tout ça !! Mais on a vraiment besoin de se prouver qu'on est 100 % hétéro. Pour avoir discuté avec d'autres personnes qui ont le même TOC que moi, certain m'ont dit qu'ils sont même allé jusqu'à regarder un porno gay pour se prouver qu'ils n'aimaient pas !! Mais moi je ne suis jamais allé jusque là, je pense que ça me ferait vomir...

Après, il y a l'hypothèse de : "on est jamais 100 % hétéro ou 100 % homo". On a une dominante, mais au départ (au stade embryonnaire) tout le monde est bi. Ma psy m'avait dit lors de quelle phase du développement embryonnaire on s'oriente sexuellement mais je m'en souviens plus. Et apparemment  on garderais toujours une trace (aussi infime soit elle) de l’opposée de notre orientation. Bref, selon cette théorie, un hétéro peut être 96 % hétéro et 4 % homo ou 98 % hétéro et 2 % homo, et vice-versa pour un homo. Ma psy pense que cette hypothèse est vrai. Après chacun a son avis. Mais j'avoue que c'est une idée que j'aurais du mal à accepter. Moi ce que je veux c'est être 100 % hétéro, POINT ! Voir 200 %, ça serait mieux encore (lol ^^) ! Avant ma rechute du mois de Novembre 2008 et la naissance de ce TOC, je ne me posais jamais la question et je ne ressentais jamais rien de bizarre ! Tout était normal, dans ma tête j'étais 100 % hétéro et j'étais heureux comme ça ! Et je vois ma vie comme ça ! Il ne peut pas en être autrement ! Le fait de se dire que le TOC puisse faire ressortir une partie infime et caché d'homosexualité, ça me fait très peur.


Bref tout ça c'est très compliqué pour moi, et je m'y perd un peu quand même. Je sais pas quoi penser, mis à part que je suis sûr dans mon fort intérieur d'être hétérosexuel. Mais le doute est quelque chose de terrible, le TOC se nourrit de ça. J'ai arrêté les tests imaginatifs, mais ça n'empêche que de temps en temps (c'est assez rare quand même mais quand ça arrive ça fait très peur), on a l'impression de ressentir des trucs bizarre (même si c'est pendant 1 quart de seconde !). Alors soit c'est mon imagination (hypocondriaque) ou de la fausse interprétation, soit c'est les fameux 1 ou 2 % d'homosexualité qui surgissent. Et comme je me focalise dessus, (alors que les gens normaux laisseraient passer ou ne s'en rendrait même pas compte dixit ma psy) et bien ça ne passe pas et après je fais une crise de pleur, d'angoisse, de panique, avec des idées suicidaires des fois, et là la seule solution c'est d'aller se coucher et d'attendre que ça passe...

Et toutes ces histoires, ça m'aurait créer un sacré blocage psychologique sur le sexe, et ça m'aurait vraiment dégoûté de la chose inconsciemment. Malgré ce que dit ma psy, je suis sûr que mon traitement y est pour quelque chose aussi (au niveau manque de désirs). Mais c'est vrai que je dois avoir un blocage assez énorme au bout de 4 ans et demi d'angoisse et de prise de tête sur le sujet. Les deux combiné font que ma vie sexuelle est réduite à néant, et n'a même jamais vraiment démarré. Heureusement, j'ai des éclairs parfois où je redeviens presque normal. Mais c'est pas souvent et ça ne dure pas longtemps.

Des fois je me dit : "Mais pourquoi la sexualité existe ???". D'un côté, si ça existait pas, ça réglerait tous mes problèmes et je serais soulagé ! Mais bon, on n'est pas dans un rêve hein... Ni dans un monde de bisounours.

Petite anecdote :  D'après une étude réalisé par l'AFTOC (et on peut s'en apercevoir sur les forums), ce TOC mental très répandue chez les adolescents et les jeunes adultes atteint par la maladie, toucherait davantage les filles que les garçons. Apparemment, ce TOC est plutôt courant chez les personnes sensibles.

21/07/2013 à 18:15

Ambre

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Vous ne m'avez pas dit ce que vous avez pensé du message de Brigitte ...
22/07/2013 à 10:07

Tisyze77

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Ambre a dit : 

Vous ne m'avez pas dit ce que vous avez pensé du message de Brigitte ...

Oui je trouve son message intéressant. Sa comparaison avec la rééducation d'une personne s'étant cassé la jambe est bien trouvé. Mais j'ai déjà essayé de forcer les choses. Cela s'est soldé par de nombreux échecs car mes désirs ne revenaient pas. Je ne contrôle vraiment pas le moment où ils reviennent. C'est assez rare comme je l'ai dit. Quand ils sont là, je le sais tout de suite, ça se ressent assez rapidement. Mais la plupart du temps il n'y a rien, et même quand j'essaye de les réveiller, ça ne marche pas.

22/07/2013 à 11:13

Ambre

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Membre depuis : 01/01/1970
Il faut quand même persister, je pense... Et positiver. Servez-vous de vos échecs pour avancer. Revenez-y souvent a l'acte sexuel. Cultivez le plaisir, le don de soi. Apprivoisez votre corps en vous caressant et en vous laissant caresser. Avez-vous déjà été massé ? N'ayez pas peur de vos pensées, ne les laissez que vagabonder... Après tout ce ne sont que des pensées... Et puis vous avez le droit aussi d'aimer ou de détester ce que vous voulez. Vous avez le droit d'avoir peur aussi. Un jour, j'en suis certaine, vous réussirez a passer ce cap. Bon courage a vous.
26/07/2013 à 18:46

Tisyze77

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Ambre a dit : 

Il faut quand même persister, je pense... Et positiver. Servez-vous de vos échecs pour avancer. Revenez-y souvent a l'acte sexuel. Cultivez le plaisir, le don de soi. Apprivoisez votre corps en vous caressant et en vous laissant caresser. Avez-vous déjà été massé ? N'ayez pas peur de vos pensées, ne les laissez que vagabonder... Après tout ce ne sont que des pensées... Et puis vous avez le droit aussi d'aimer ou de détester ce que vous voulez. Vous avez le droit d'avoir peur aussi. Un jour, j'en suis certaine, vous réussirez a passer ce cap. Bon courage a vous.

Je vous remercie en tout cas de m'avoir lu et d'avoir pris le temps de me répondre. Ma psy pense aussi que ça passera avec le temps. Je l'espère en tout cas et je ne perd pas espoir, d'autant que depuis dimanche soir, mes désirs sont revenus et ils sont restés jusqu'à mardi soir !! Du coup on en a profiter ma copine et moi. Mais encore une fois, ce retour de mes sensations sexuelles survient une dizaine de jours après un sevrage de médicament d'une journée. Je recommence à douter de cette histoire de blocage psychologique dont parle ma psy. C'est quand même bizarre. Je pense que mes médicaments sont forcément à l'origine de ma perte de désirs. Surtout qu'il est bien écrit dans la notice que les effets secondaires peuvent provoquer des troubles de la libido chez certaines personnes... 

Et puis je ne me suis pas repris la tête ces derniers jours donc pourquoi mes pulsions sont reparties ? Je devrais peut-être changer de psy finalement. Et il se peut que mon traitement actuel ne me convienne pas et qu'il ne soit pas adapté à mon organisme.