SOIS PERE ET TAIS TOI

14/01/2015 à 10:41

LeMoine

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A regarder : "Sois père et tais toi "
(France 5) 13 janvier
Synopsis de Sois père et tais-toi !

Enquête sur les parcours de plusieurs hommes dont la vie a été bouleversée avec une paternité imposée. Nathan, Mathieu, Jean-Baptiste, Grégory et Pascal ne voulaient pas avoir d'enfant. Mais un jour, ils découvrent par un SMS, une lettre, un test de grossesse, une photo ou encore un courrier d'huissier être le père d'un enfant qu'ils doivent reconnaître au regard de la loi. A présent rattrapés par une réalité génétique, ces hommes sont sans recours face à une institution judiciaire ne connaissant que la vérité biologique. Un test ADN peut donc transformer un homme en père contre sa volonté. Dans son cabinet, l'avocate féministe Marie Plard reçoit plusieurs de ces pères déboussolés et devient peu à peu leur confidente.



Sur youtube

http://youtu.be/yUX1yv8DIq4


Cool
04/04/2016 à 23:28

Titlucile

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Et ne venez pas vous plaindre si on nous sucre le droit à l'avortement et à l'abandon...

Que la génétique puisse permettre à un homme d'être sûr de sa paternité biologique, j'applaudis. Après tout, la femme sait toujours si elle est la mère.
Qu'on le force à reconnaître l'enfant est une atteinte grave aux droits de l'Homme.
"Tous les Hommes (humains) naissent libres et égaux en droit."

Où est ici l'égalité de droit ?
Seule la femme peut se décharger de la responsabilité d'un enfant. On refuse ce même droit à l'homme.

05/04/2016 à 06:42

Pow-

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Le lien de la vidéo est mort, voici celui-ci en remplacement :

https://www.youtube.com/watch?v=i_KNRRsDUeQ
05/04/2016 à 12:55

LeMoine

Type : Homme
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Ma chère Lucile,

La tendre dilection de quelques-unes et autres d’aucuns à rajeunir des propos anciens, mais non vétustes, qui s’anonchalissaient dans l’indifférence des archives, m’exhument d’un assoupissement ataraxique qui me convenait adéquatement dans le calme de mon abbaye bretonne, au sein de mes amantes religieuses, que les ainéEs du forum de chez Brigitte n’ignorent pas.

Or donc, sur le sujet des maternités voulues versus les paternités indésireés mais imposées au genre masculin via la force de la loi :

Sans doute, à votre façon, il est séant de confronter dans l’acte de copulation féminin-masculin, le droit des femmes et le droit des hommes, considérés en symétrie quant aux effets de procréation qui peut en résulter. Je m’accorde donc ici à vous quant à votre avis.

Cependant, chacun de ces ordres de droits, féminin d’un côté, masculin de l’autre, se fonde sur le principe de la liberté-responsabilité personnelle. Et là, les logiques diffèrent et s’affrontent.

Et particulièrement, s’il est hautement heureux que les combats des femmes pour leurs droits sont parvenus à faire assurer et valider par le Droit la pleine propriété de leurs personnes et de leurs corps, il ne m’apparaît pas que le Droit a validé le même principe pour les personnes masculines.

En effet, dans le temps de la copulation réciproquement assumée qui est au cœur de la cérémonie de l’amour, et de sa conséquence naturellement possible qu’est l’engendrement, ce qui est dénié aussi bien par le Droit que par nos mœurs, et donc par nos débats, est le statut du sperme masculin, statut qui est au cœur des questions et des audiences et jugements de condamnation que relatent le documentaire « Sois père et tais-toi », que nous évoquons.

Or donc, considérons le statut du sperme !

Les hommes condamnés par les tribunaux à être père, et, par conséquent, à payer pension de longue durée, sont déclarés responsables légalement d’avoir éjaculé, généralement dans le vagin de leur amante, fut-elle simplement éphémère et inopinée. Cet acte suffit pour les rendre pères de plein droit obligés.

Généralement, dis-je. Cela peut apparaître comme un truisme idiot. Il n’en est rien. Regardez plutôt.

On me rapporte, venant des USA, l’apothéose juridique de la disjonction de la maternité choisie et de la paternité non voulue et insue, et sa notification désormais jurisprudentielle.

Voici le cas : il implique deux Américains, une femme médecin et un homme médecin, qui sont de simples collègues. Voici que l’homme se trouve convoqué par cette femme en tribunal pour imputation de paternité de l’enfant dont elle vient d’accoucher. Comme il se doit, le tribunal prononce envers l’homme la consigne de procéder à un test ADN de paternité, faute de quoi, mécaniquement, la désignation de la femme pour paternité putative sera agréée, avec tous les effets de droit. L’homme, sans hésitation, procède au test ADN, convaincu de son innocence, car il n’a jamais fait l’amour ni copulé avec cette femme. Or, le test ADN confirme qu’il est bien le père !

Où est la fraude clame-t-il, puisque, affirme-t-il, il n’a jamais couché ni copulé avec cette femme ? Et le voici, pour se défendre, imputant donc à cette femme procès pour fraude. Mais quelle fraude ?

Au procès, la femme reconnaît sans aucune difficulté que de fait elle n’a jamais copulé avec cet homme. Elle déclare qu’elle désirait un enfant de cet homme, bien qu’il ne soit qu’un simple collègue. Pour y parvenir, par deux fois, elle l’a invité au restaurant, entre collègues ; puis, à venir prendre un verre chez elle, en copains. Elle lui a proposé à chaque fois une fellation, qui a eu lieu. Et, à chaque fois, aussitôt l’éjaculat en bouche, elle s’est rendue dans son cabinet de toilette, a récupéré le sperme en bouche, puis se l’est elle-même inséminée. À la suite de quoi, comme elle le voulait, elle a été fécondée et a donné naissance à un enfant, dont aujourd’hui elle réclame, via la justice, que « le père » en reconnaisse la paternité et assume toutes ses obligations, particulièrement financières.

Laissons de côté pour le moment l’aspect « moral » ou « frauduleux », c’est-à-dire purement instrumental et machiavélique du stratagème féminin.

Regardons le statut du sperme masculin dans cette affaire et à propos de cette affaire.

Qu’a dit et prononcé la justice américaine dans cette audience ? Eh bien, l’homme a été déclaré pleinement responsable en paternité, quand bien même il n’avait pas copulé ni éjaculé dans le vagin de cette femme. Mais il avait éjaculé ! Et, en éjaculant, il avait donné son sperme.

Comprenez bien : il s’agit ici d’une jurisprudence qui prend fond sur le droit de propriété, et sur la spécificité du don en matière de droit de propriété.

En effet, s’il est vrai que le sperme d’un homme, de chaque homme est sa propriété intrinsèque, comme élément de son corps propre, cette propriété, ce bien propre, chaque homme peut librement le donner de plein droit à autrui. Et c’est ce que cet homme a accompli en éjaculant avec cette femme, déclare la justice. Et c’est ce que fait chaque homme en éjaculant avec autrui pour autrui. En éjaculant son sperme, il a donné son sperme et transmis de plein droit tous les droits de propriété afférant à son sperme à la femme réceptrice du don, qui, par conséquent, de plein droit était légitime de faire de cette propriété transmise, dont elle avait dès lors le plein usage, ce bon lui en semblait, l’avaler ou se l’inséminer.

Dans le documentaire évoqué, les hommes requis sont surpris, ils semblent étonnés : je n’ai fait qu’éjaculer au moment de l’amour ; ce qui leur paraît « naturel », ou du moins humainement « naturel ».

Eh bien, il n’en est rien.

Avis aux masculins.

A bon entendeur…

LeMoine Cool