Se reconstruire après un viol : émission du 16/12

15/12/2014 à 18:23

Brigitte

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Membre depuis : 15/09/2012
Bonsoir,

Sujet très difficile que je vais aborder demain dans l'émission avec Brno PONSENARD. Si vous voulez témoigner et peut-être apporter une lueur d'espoir à ceux et celles qui n'en en plus ou pas, appelez demain le 3216. En disant que vous venez de mon site, vous aurez toutes les chances de passer à l'antenne.

Et puis si vous ne voulez pas témoigner de vive voix, je vous laisse ici la possibilité de vous exprimer de façon anonyme, sur ce sujet difficile. Je vous embrasse.
15/12/2014 à 20:32

Laplumdemonregar

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Membre depuis : 01/01/1970


on est trop gentil avec les violeurs surtout les récidivistes et les pedophiles .

Ceux là devrait payer de leur bourse au sens propre. celui qui commet un acte de viol avéré devrait se voir stérilisé rendu impuissant . C'est un crime au même titre qu'un meurtre de sang froid , c'est même pire car la personne meurt de l'intérieur . 

Difficile comme sujet en effet , excusez le ton pris mais cela doit être tellement dur à vivre pour la victime comme pour les proches . 


Bon courage pour l'émission de demain .
15/12/2014 à 22:40

manue44

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Membre depuis : 01/01/1970
bonjour,
je souhaiterai savoir comment aborder le respect de son corps à des enfants, je leur dit que personne sauf eux n'a le droit de toucher leur partie intime, ni de le faire aux autres, mon fils de 3 ans a tendance depuis quelques mois à sortir son petit oiseau, il essaye de me toucher les fesses par jeu et parce qu'il cherche les limites je pense, il parle de caca dans le zizi... bref je ne sais pas où il va chercher tout ça d'autant que je n'ai pas vécu ça avec le reste de la fratrie.. faut il être très ferme, lui réexpliquer gentiment...et de manière plus générale comment les préserver de ce que des adultes ou d'autres enfants pourraient leur faire.
je ne suis pas très à l'aise je pense à cause de mon éducation pauvre de ce côté et d'un attouchement que j'ai réalisé que j'avais eu à l'âge de 16 ans (en l’occurrence mon 1er contact avec un homme car je n'avais pas encore eu de petit ami) par un oncle, cette année. D'ailleurs je n'ai pas porté plainte mais je voudrais souligné la qualité de compétence dont j'ai bénéficié de la part d'une asso et d'une gendarme. J'étais très étonnée de l'analyse poussée de la part de la gendarmerie, ça aide à comprendre tout comme ce qu'on peut lire ici!
c'est étonnant quel que soit la violence et la nature de l'acte, que ça laisse une trace. je pense que les hommes qui ont ce genre d'écart devraient tous s'interroger bien sûr, même si c'est parce qu'ils ont bu un coup de trop, ce n'est pas du tout anodin

16/12/2014 à 11:51

maline

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Membre depuis : 01/01/1970

Brigitte a dit : 

Bonsoir,

Sujet très difficile que je vais aborder demain dans l'émission avec Brno PONSENARD. Si vous voulez témoigner et peut-être apporter une lueur d'espoir à ceux et celles qui n'en en plus ou pas, appelez demain le 3216. En disant que vous venez de mon site, vous aurez toutes les chances de passer à l'antenne.

Et puis si vous ne voulez pas témoigner de vive voix, je vous laisse ici la possibilité de vous exprimer de façon anonyme, sur ce sujet difficile. Je vous embrasse.   Bonjour,

Il y a une dizaine de jours, j'ai apporté mon témoignage dans un post publié à ce sujet...difficile

Je ne me sens pas assez courageuse pour m'exprimer à vive voix, alors je choisis de m'exprimer, ici, de façon, plus anonyme.. C'était il y a 14 ans maintenant. J'ai aujourd'hui 35 ans. Je ne pourrais pas parler de reconstruction totale pour ma part... Je pensais être "reconstruite" mais force est de constater que, depuis ma réponse au dernier post sur le sujet, je sens quelque part que la brèche est encore là... J'ai fait l'autruche. J'ai voulu dissocier les choses, les cacher...et j'y suis plutôt bien arrivée...mais le passé m'a rattrapée. Je ne me sens plus coupable mais une sorte de "honte" demeure... malgré tout. Ma "reconstruction" n'est que partielle certainement en cause de ça. Je n'ai jamais parlé de ça à personne (si ce n'est quelques fois à 1 psychologue à l'époque)..J'ai craint les jugements.. Truc tout bête...les choses se sont déroulées lors d'une sortie en boite de nuit... J'ai rencontré mon mari en boite de nuit également, il y a 9 ans...les choses ont été très rapides entre nous... Je pense ne pas avoir voulu lui parler de cette agression de crainte qu'il se disent peut-être: "ok, en même temps, quand je l'ai rencontrée ,elle n'était pas farouche"..Undecided ...oui c'est débile... mais voilà... j'illustre, c'est un exemple du genre de pensées qui me traversent l'esprit.. Je me suis progressivement, inconsciemment, détachée de mes 3 amis dont j'étais très proches, présentes lors de cette nuit-là... bien qu'ils aient tenté de parler avec moi... j'ai toujours dédramatisé, fait preuve d'humour... et prenant (certainement à tord) leur démarche comme de la pitié, de la compassion.. Je dois avoir une fierté...trop mal placée..Undecided Enfin, une culpabilité a surgit aussi au fil des années, celle d'imaginer qu'ils aient agressés d'autres filles... après moi et que je n'ai rien fait pour ne pas que ça se reproduise..

Pour conclure, je dirai simplement qu'une reconstruction, seule, est difficile...et pas toujours aboutie (me concernant). Il faut parler, se confier, dénoncer.... certains diront, à plus long terme, pardonner (ça, moi, je ne peux pas...) Dire les choses, ne pas penser qu'en les mettant dans un coin de sa tête, en affichant l'image d'un bonheur parfait, les choses s'effaceront... Je n'ai pas voulu en parler. Les mois qui ont suivis cette agression ont été une descente terrible. Zéro estime de moi. Puis, un réveil. Je choisis d'occulter, je me suis forcée à oublier... Je me suis mise à fond dans mes études, beaucoup de sport, ça a bien marché...oui, un temps. C'est un cache misère. Des personnes professionnelles, formées, sensibilisées à tout ça sont là, pour aider à avancer..et éviter de piétiner... En parler à ses proches, ne pas refuser l'aide proposée.. Voilà qui m'aurait certainement amenée à une reconstruction plus "solide"... Depuis quelques semaines, je sens que je me réveille... Ce 2nd réveil sera peut être sans doute le bon!

To be continued...



16/12/2014 à 14:09

Laplumdemonregar

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Le 1er réveil n'était qu'un prélude au second lui même une entrée en matière à un épanouissement . La démarche de se confier est une des étapes dans cette situation. L'acceptation, il ne faut rien nier , ne plus chercher à oublier, l'acte est un séisme ds une vie de femme il a créer une faille une brèche , il faut fortifier tout le corps et l'âme qui entoure cette brèche pour la rendre de plus en plus insignifiante.

C'est ce que tu entame en témoignant. Il faut se recentrer sur soi, sur ces qualités humaines et de femme, chercher à donner de l'amour, donner de votre personnalité et cela vous aidera à construire des remparts tjrs plus haut face à cette événement .
16/12/2014 à 16:21

Ambre

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Messages : 3001
Membre depuis : 01/01/1970

maline a dit : 

Brigitte a dit : 

Bonsoir,

Sujet très difficile que je vais aborder demain dans l'émission avec Brno PONSENARD. Si vous voulez témoigner et peut-être apporter une lueur d'espoir à ceux et celles qui n'en en plus ou pas, appelez demain le 3216. En disant que vous venez de mon site, vous aurez toutes les chances de passer à l'antenne.

Et puis si vous ne voulez pas témoigner de vive voix, je vous laisse ici la possibilité de vous exprimer de façon anonyme, sur ce sujet difficile. Je vous embrasse.   Bonjour,

Il y a une dizaine de jours, j'ai apporté mon témoignage dans un post publié à ce sujet...difficile

Je ne me sens pas assez courageuse pour m'exprimer à vive voix, alors je choisis de m'exprimer, ici, de façon, plus anonyme.. C'était il y a 14 ans maintenant. J'ai aujourd'hui 35 ans. Je ne pourrais pas parler de reconstruction totale pour ma part... Je pensais être "reconstruite" mais force est de constater que, depuis ma réponse au dernier post sur le sujet, je sens quelque part que la brèche est encore là... J'ai fait l'autruche. J'ai voulu dissocier les choses, les cacher...et j'y suis plutôt bien arrivée...mais le passé m'a rattrapée. Je ne me sens plus coupable mais une sorte de "honte" demeure... malgré tout. Ma "reconstruction" n'est que partielle certainement en cause de ça. Je n'ai jamais parlé de ça à personne (si ce n'est quelques fois à 1 psychologue à l'époque)..J'ai craint les jugements.. Truc tout bête...les choses se sont déroulées lors d'une sortie en boite de nuit... J'ai rencontré mon mari en boite de nuit également, il y a 9 ans...les choses ont été très rapides entre nous... Je pense ne pas avoir voulu lui parler de cette agression de crainte qu'il se disent peut-être: "ok, en même temps, quand je l'ai rencontrée ,elle n'était pas farouche"..Undecided ...oui c'est débile... mais voilà... j'illustre, c'est un exemple du genre de pensées qui me traversent l'esprit.. Je me suis progressivement, inconsciemment, détachée de mes 3 amis dont j'étais très proches, présentes lors de cette nuit-là... bien qu'ils aient tenté de parler avec moi... j'ai toujours dédramatisé, fait preuve d'humour... et prenant (certainement à tord) leur démarche comme de la pitié, de la compassion.. Je dois avoir une fierté...trop mal placée..Undecided Enfin, une culpabilité a surgit aussi au fil des années, celle d'imaginer qu'ils aient agressés d'autres filles... après moi et que je n'ai rien fait pour ne pas que ça se reproduise..

Pour conclure, je dirai simplement qu'une reconstruction, seule, est difficile...et pas toujours aboutie (me concernant). Il faut parler, se confier, dénoncer.... certains diront, à plus long terme, pardonner (ça, moi, je ne peux pas...) Dire les choses, ne pas penser qu'en les mettant dans un coin de sa tête, en affichant l'image d'un bonheur parfait, les choses s'effaceront... Je n'ai pas voulu en parler. Les mois qui ont suivis cette agression ont été une descente terrible. Zéro estime de moi. Puis, un réveil. Je choisis d'occulter, je me suis forcée à oublier... Je me suis mise à fond dans mes études, beaucoup de sport, ça a bien marché...oui, un temps. C'est un cache misère. Des personnes professionnelles, formées, sensibilisées à tout ça sont là, pour aider à avancer..et éviter de piétiner... En parler à ses proches, ne pas refuser l'aide proposée.. Voilà qui m'aurait certainement amenée à une reconstruction plus "solide"... Depuis quelques semaines, je sens que je me réveille... Ce 2nd réveil sera peut être sans doute le bon!

To be continued...



 Maline, vous avez juste raison de dire qu'il faut en parler avec des personnes professionnelles, formées et sensibilisées... Merci pour votre témoignage.