Questionnement encore.

14/10/2014 à 07:03

MARINA02

Type : Femme
Messages : 36
Membre depuis : 19/09/2012

Bonjour à tous,
Je suis en pleine tempête. au bout de 3 ans et demi de vie commune, j'ai décidé de me séparer. Notre histoire a très vite démarré, j'étais très amoureuse, je lui plaisais. Nous sommes sortis ensemble et avons vécu chez moi dès le lendemain. La première année tout était parfait, petits mots, fleurs, tout pour une relation épanouissante. Puis, au fil de temps je m'apercevais de son égocentrisme, que je n'avais pas la tendresse qu'il me fallait. Il ne me prenait jamais dans ses bras, n'avait pas d'attention particulière, tout tournait autour de lui. Je n'ai jamais rien dit, mon éducation négative m'a appris à ne jamais réclamer. Pas de mots tendres non plus.Je me disais que son divorce qui durait déjà depuis 2003 touchait à sa fin (2014) et qu'ensuite tout irait mieux, il serait libéré. 
Pas de mieux depuis qu'il a récupéré ses fonds, mais pas non plus de mieux pour le reste. Pas d'initiative et comme j'ai du mal à réclamer.... Le soir je me couchais en colère et je me levais en colère. En juillet il y a eu un premier clash, je lui ai donné toutes ses affaires et il est retourné vivre dans sa maison. Nous avons repris chacun chez soi, les premiers jours ça allait, puis de nouveau,ses projets à lui, soit disant pour nous, ont repris le dessus. Je ne me sentais absolument pas concernée. De plus il voulait que je m'arrête de travailler pour rester avec lui, mais qu'aurais-je fais ? Faire des travaux de maçonnerie toute la journée pour retaper sa maison afin qu'il l'a vende plus cher, c'était son idée, puis encore une autre qu'il a aussi, je n'en voyais pas le bout puisqu'il commence tout et ne fini rien.

Alors vous allez me dire mais que fais-tu avec lui ? Je l'aimais.
Bien sûr, il n'a pas aimé tout ce que je lui ai dit. Hier soir au téléphone il m'a dit que j'avais ruiné sa vie, qu'il avait besoin de temps car je voulais lui proposer qu'on discute calmement, pour essayer de repartir sur un bon pied.

J'ai conscience que j'ai des torts, j'ai laissé s'installer le mal-aise car je ne dis jamais les choses à temps, mais quand la coupe est pleine ça explose. Je ne suis pas quelqu'un de sûr de moi, je pense toujours que les autres ont raison, je ne m'impose pas. Et puis je suis comme ma mère a toujours été, je suis dans la critique, je juge,je suis nette. Je n'ai pas la patience qu'il faudrait, le détachement de tout ce que je peux entendre. Ce matin par exemple, une dame que je connais me demande de lui rayer certains produits d'un commande à un fournisseur de surgelés parce qu'on se sait jamais, au cas où on leur couperait leur retraite... 2500 € par mois ! Quand j'entends ça je fulmine, alors que je devrais en rire. 
Pourquoi est-ce que je ne pourrais pas être détachée. Si je l'avais été peut-être que ses défauts n'auraient pas pris la place qu'ils ont. 
Je suis quelqu'un qui a besoin d'être sans arrêt rassurée, besoin de sentir qu'on m'aime, les dégâts de cette éducation reçue. J'ai quand même fait du chemin depuis plusieurs années, je suis plus libérée et je me croyais sortie de ces problèmes là, mais voilà, je replonge. Pourquoi n'ai-je pas accepté qu'il ne soit pas sensuel et tendre, ça n'empêchait pas qu'il m'aimait, parce que oui, il m'aime. Il a fallu que je bataille pour qu'il arrive à me le dire. Le fait qu'il ne sache pas me faire l'amour, pas de caresses, pas de baisers, ça me frustrait aussi. sur le ton de la plaisanterie, un jour je lui ai donné 2 petits livres sur le plaisir à deux, les jeux, le désir. Il ne les a jamais lus. Il est tellement sûr de lui ! 
Je lui avais tout donné, ma maison, mes enfants qui l'ont accueilli à bras ouvert, ma vie, lui qui depuis 2003 ne voit plus les siens. Bien sûr c'est son ex et ses enfants qui ont tous les torts. 
J'étais moi-même très bien chez ses frères et sœurs, ils étaient heureux qu'il ait enfin une femme et une vie sereine. 
Pourquoi j'écris ici ? Pour dire que je me pose encore mille questions et toujours du même ordre. Que je suis à la fois persuadée d'avoir pris la bonne décision et soulagée, puis à certains moments, des flots de mélancolie me submerge et je regrette. Et si j'avais tout foutu en l'air ? 
Je ne peux pas regarder une photo de nous, de voir ce qui me rappelle sa présence me fait mal, mais hier soir j'ai dormi avec son tee-shirt. 
Quand je fais le tableau du + et du -, le moins l'emporte, mais si c'était que je ne vois que ça ? 
Je suis d'un tempérament fonceur, je suis généralement gaie et gentille, avenante et patiente mais voilà, il y a toujours un vilain lutin qui vient sur mon épaule et qui me fait voir le mauvais côté des autres, je me rends compte du désastre. Je me rends compte que la solution n'est pas la séparation (je vais avoir le même problème avec un autre s'il existe), je le sais mais le dialogue. Marc n'est pas quelqu'un qui parle, à part pour dire ce qu'il a fait alors que moi tout m'intéresse.
Qu'est ce que je veux maintenant ? Je n'en sais rien. IL arriverait là, et me dirait recommençons, je crois bien que je replongerai parce que les sentiments sont là, mais j'aurais encore ce regard réprobateur en m'attendant à ce que le naturel revienne au galop.  Il me dit que je lui ai détruit sa vie, je ne voulais pas en arriver là. 
Lors de la dispute, je lui ai dit que nous étions incompatibles, lui est très matérialiste, moi pas. Je n'ai pas employé le "Tu", mais le "Je", j'ai parlé de mon mal-être, il a tout pris dans la figure. Je lui ai expliqué que moi, j'avais besoin d'une présence chaleureuse et que j'étais toujours dans l'attente de son regard, de son sourire. Je ne me sentais pas belle même s'il avait fini par me le dire. Il est dans la représentation, donc c'était toujours avec un regard intéressé pour lui même qu'il faisait le compliment. Mais là encore, est ce que je ne me fais pas des films ?
Ah oui, il y a la chasse qui a repris, donc 3 jours par semaine, mardi samedi et dimanche, c'est absence totale. Je lui ai reproché qu'il n'ait jamais eu l'idée de me garder un dimanche de temps en temps pour qu'un matin par semaine nous puissions faire la grasse matinée. Il me dit que ça termine en février mais que justement, il avait décidé de ne plus y aller le dimanche. 
Voilà où j'en suis depuis dimanche. Je ne me relis pas, j'ai trop mal.
C'est moche hein ?
Marina

06/12/2014 à 19:38

Coquintendre

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bonjour Marina et bienvenue,

je crois que tu as fait le triste constat de l'amour a sens unique....

un qui donne et un qui prend... toujours dans le meme sens....

meme si tu souffres, et c'est normal,pour l'instant, tu as depassé le déni de réalité dans le constat d'une construction d'un ideal ou pseudo ideal d'un amour....

pour moi, tu as eu le courage d'avoir pris la bonne decision!

Wink
07/12/2014 à 11:15

Ambre

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Coucou Marina02, donnes des nouvelles Kiss
07/12/2014 à 21:10

nathnamour

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Bonsoir marina et bienvenu sur ce site

donne nous des news!!! bon courage
25/01/2015 à 12:23

Jilgero

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Bonjour Marina

Tu as fait le bon choix...
Tu as dit : " Pkoi je ne pourrais pas être détachée" ? Simplement parce que tu es comme moi dans le fond : Une personne qui a le coeur sur la main et tjrs là pour les autres, sans jamais recevoir de simples choses comme :
- de la tendresse
- de l'attention,
- de l'écoute,
- des caresses,
- des baisers
etc.... le genre de choses que l'on a tjrs donné aux autres mais que l'on  jamais eu en retour et c'est cela qui qu'il te faut et malgré l'amour que tu as pour lui à sens unique, il faut parfois passer par ce cap pour se reconstruire.

Pkoi tu écris ? Pour digérer tout cela et pour en parler car je pense tu en as besoin.
Alors regarde devant toi, oublie le, le temps est un allié qui aide à guerrir les blessures !

Au plaisir de te lire et t'aider Wink

Courage