Peux t on aimer plusieurs personnes?

03/03/2015 à 09:54

ptibou76200

Type :
Messages : 814
Membre depuis : 01/01/1970
Message supprimé
03/03/2015 à 12:31

melusinefee

Type :
Messages : 1010
Membre depuis : 01/01/1970
On peut aimer plusieurs personnes à la fois sans être libertins. Du moins c'est mon expérience.
03/03/2015 à 17:01

Parvati

Type :
Messages : 743
Membre depuis : 01/01/1970

ptibou76200 a dit : 

Bonjour 
je me pose cette question depuis un (pti)bout de temps.
Je pense pouvoir aimer plusieurs personnes à la fois.
est ce mon côté libertin ?
Quand pensez vous ?
Je vous embrasse

C'est un côté polyamoureux, pour utiliser une étiquette à la mode :-)
Ça mériterait d'ailleurs une entrée dans le forum... Le film de Jérôme Soubeyrand (Ceci est mon corps) est très versé polyamour. Rien à idéaliser de ce côté-là, mais une ouverture sur l'amour et ses multiples formes, ses multiples expressions et sa générosité. Parce que finalement, qu'on soit deux ou plus, le tout, c'est de se faire du bien, sans se faire trop de mal... Smile

03/03/2015 à 19:22

Ambre

Type :
Messages : 3001
Membre depuis : 01/01/1970

ptibou76200 a dit : 

Bonjour 
je me pose cette question depuis un (pti)bout de temps.
Je pense pouvoir aimer plusieurs personnes à la fois.
est ce mon côté libertin ?
Quand pensez vous ?
Je vous embrasse

 Ptibou est "poly-amoureux" Tongue Out

Et bien OUIIIIIIIIIIIIIIII, moi aussi ! Et je ne sais pas si c'est être libertin ou libertine. C'est juste "s'autoriser à"... Malgré les codes, la morale, etc...

03/03/2015 à 19:25

angus

Type :
Messages : 16
Membre depuis : 01/01/1970
ça simplifierait la vie de pas mal de monde si c'était moins "contre-nature"
03/03/2015 à 20:01

Coquintendre

Type :
Messages : 880
Membre depuis : 01/01/1970

angus a dit : 

ça simplifierait la vie de pas mal de monde si c'était moins "contre-nature"

 je te rassure, c'est quand meme une minorité les "polyamoureux"

03/03/2015 à 22:07

ptibou76200

Type :
Messages : 814
Membre depuis : 01/01/1970
Message supprimé
03/03/2015 à 22:40

silversurfer63

Type :
Messages : 50
Membre depuis : 01/01/1970

ptibou76200 a dit : 

Ambre a dit : 

ptibou76200 a dit : 

Bonjour 
je me pose cette question depuis un (pti)bout de temps.
Je pense pouvoir aimer plusieurs personnes à la fois.
est ce mon côté libertin ?
Quand pensez vous ?
Je vous embrasse

 Ptibou est "poly-amoureux" Tongue Out

Et bien OUIIIIIIIIIIIIIIII, moi aussi ! Et je ne sais pas si c'est être libertin ou libertine. C'est juste "s'autoriser à"... Malgré les codes, la morale, etc...

 Voila , bon je ne suis pas le seul ... ca me rassure

 et bien moi , je ne suis pas vraiment d accord, enfin je serais plus nuancé ;
d 'abord , quel rapport entre l'amour et le libertinage? on parle bien ici  du sentiment d'amour et pas de sexe?
ensuite, je pense pas qu'on puisse aimer plusieurs personnes à la fois de la même façon. Le vrai amour pour moi, c est vouloir partager tout avec une seule personne, pas se partager avec plusieurs. Et il n'est pas question ici de morale ou de s'autoriser à,. 
enfin, je dirais que si on est amoureux de plusieurs personnes, c est qu aucune d'elles ne nous satisfait à 100%. J'ai peut être tort, mais c'est ma façon de voir l'amour, vous savez, celui avec un grand A ( et pas un gros tas hein Tongue Out).
P.S : je n'ai rien contre le libertinage, mais là pour moi on ne parle plus d'amour , mais de plaisirs partagés, ce qui est autre chose...

04/03/2015 à 06:48

alice

Type :
Messages : 549
Membre depuis : 01/01/1970

ptibou76200 a dit : 

Bonjour 
je me pose cette question depuis un (pti)bout de temps.
Je pense pouvoir aimer plusieurs personnes à la fois.
est ce mon côté libertin ?
Quand pensez vous ?
Je vous embrasse

 Je pense que le côté libertin est plus axé sur "l'amour" du plaisir avec différent(e)s partenaires, laissant de côté le sentiment d'Amour, avec un grand A.
Pour ma part, tu sais que je côtoye le milieu libertin, mais je suis, jusqu'à présent, incapable d'Aimer (je met le A en majuscule pour bien distinguer le sentiment d'amour) plusieurs personnes en même temps, c'est d'ailleurs ce point qui coince dans mon histoire.

Après, tout dépend de chaque personne, son caractère, ses "croyances", son vécu.
Mais si toi et chaque femme que tu aimes s'y retrouvent, alors pourquoi se priver d'être heureux ? Smile

04/03/2015 à 07:19

julienbidule

Type :
Messages : 31
Membre depuis : 01/01/1970

Lorsqu'on vit le grand Amour, je pense qu'il est inconcevable de pouvoir aimer deux personnes en même temps. Par contre si l'amour est en perte de vitesse, on peut alors être attiré(e) par un(e) autre personne. Il est donc tout à fait possible sur le plan du désir et sur le plan sentimental d'aimer deux personnes un certain temps. Mais ne serait-ce que sur le point de vue de l'organisation, ces amours doubles sont souvent limités dans le temps. Cela nécessite une organisation incroyable, y a trop de pertes d'énergie, trop de complications, trop de mensonges, et ce qui pouvait être possible un certain temps se révélera pour la plupart être une situation intenable. C'est alors que nous entrons souvent dans le temps des souffrances chez l'un des trois ou pire encore chez les trois (la personne qui trompe, l'amant ou la maîtresse et le(la) personne trompée).

Il n'est déjà pas simple d'aimer véritablement une personne en lui donnant toute sa tendresse, toute sa douceur, toute son affection, tout son temps ... alors le faire pour deux personnes, cela me semble presque inconcevable. On ne peut pas donner autant à deux personnes en même temps, ou encore avoir des projets avec deux personnes différentes en donnant à chacune le maximum de soi.

04/03/2015 à 09:04

melusinefee

Type :
Messages : 1010
Membre depuis : 01/01/1970

julienbidule a dit : 

Il est donc tout à fait possible sur le plan du désir et sur le plan sentimental d'aimer deux personnes un certain temps. Mais ne serait-ce que sur le point de vue de l'organisation, ces amours doubles sont souvent limités dans le temps. 

 Aimer deux personnes ne signifie pas automatiquement concrétiser ces deux amours ! Mais ça n'empêche pas d'aimer et d'avoir des sentiments

04/03/2015 à 09:07

melusinefee

Type :
Messages : 1010
Membre depuis : 01/01/1970

silversurfer63 a dit : 


 et bien moi , je ne suis pas vraiment d accord, enfin je serais plus nuancé ;
d 'abord , quel rapport entre l'amour et le libertinage? on parle bien ici  du sentiment d'amour et pas de sexe?
ensuite, je pense pas qu'on puisse aimer plusieurs personnes à la fois de la même façon.

 La question ne portait sur "la façon". De même qu'on aime tous ses enfants d'un amour et avec une relation différente, on peut ressentir des sentiments d'amour - sur une période d'ailleurs plus ou moins longue - de diverses façins. Nous ne sommes pas des blocs monolithiques et divers aspects de nous peuvent à un moment ou à un autre de la vie être touchés par des sentiments différents ....

04/03/2015 à 09:13

Parvati

Type :
Messages : 743
Membre depuis : 01/01/1970
Je crois qu'on confond souvent amour et passion. La passion amoureuse entraîne un désir fusionnel et exclusif, mais elle ne dure qu'un temps. L'amour lui, est plus tranquille. Il n'exige pas de voir l'autre ne penser qu'à nous et combler tous nos manques. Il permet l'ouverture sur le monde !

Si on peut aimer plusieurs amis, plusieurs enfants, plusieurs parents, pourquoi ne pourrions-nous pas aimer plusieurs personnes dans le cadre d'une relation érotisée ? La seule réponse que j'y vois, c'est que cela met le couple en péril, parce que la norme (le couple monogame exclusif) résulte de notre envie de retrouver un idéal d'amour maternel (moi, rien que moi) et qu'on renoue avec la peur de l'abandon et la jalousie enfantines. En gros, être polyamoureux, c'est tenter de s'affranchir de ça. Et y parvenir plus ou moins bien. Le guide de la salope éthique est là pour prouver que ce n'est pas toujours facile ! Parce que des jalousies, des manques, des incompréhensions, il y en a toujours… dans toutes nos relations Wink
04/03/2015 à 09:15

Coquintendre

Type :
Messages : 880
Membre depuis : 01/01/1970
Perso, je respecte les personnes qui sont libertines,

mais je pense qu il le sont par défaut d' avoir trouve le grand Amour........
04/03/2015 à 09:42

melusinefee

Type :
Messages : 1010
Membre depuis : 01/01/1970

Parvati a dit : 


 La seule réponse que j'y vois, c'est que cela met le couple en péril, parce que la norme (le couple monogame exclusif) résulte de notre envie de retrouver un idéal d'amour maternel (moi, rien que moi) et qu'on renoue avec la peur de l'abandon et la jalousie enfantines. En gros, être polyamoureux, c'est tenter de s'affranchir de ça. Et y parvenir plus ou moins bien. Le guide de la salope éthique est là pour prouver que ce n'est pas toujours facile ! Parce que des jalousies, des manques, des incompréhensions, il y en a toujours… dans toutes nos relations Wink

 Qu'est ce qui au fond est mis en péril? Le couple (individuel) ou la norme?

Quant au polyamour: beaucoup en parlent, mais peu arrivent vraiment à gérer parce que l'affranchissement des normes sociales ne suffit pas, il faut pour cela s'être justement affranchi de ces peurs et souffrances de l'abondon et du désir d'amour exclusif qui en découlent.

Un point de vue intéressant pour élargir le sujet (à partir de 1,30 min env.): https://www.youtube.com/watch?v=buDLdUJKRF0

04/03/2015 à 10:23

Parvati

Type :
Messages : 743
Membre depuis : 01/01/1970
Coucou Melusinefee,

Les peurs (abandon, étouffement), sont des sentiments humains liés à notre parcours affectif en petite enfance (mais pas seulement). Ceux qui cherchent à se blinder contre elles, ce sont généralement ceux qui en sont le plus habités. Et le polyamour, oui, ça peut être un processus d'évitement. Je ne m'attache à personne, donc je n'ai peur de perdre personne. Je revendique mon espace affectif (qui peut devenir investi par d'autres que toi), donc je n'ai pas peur d'être étouffé. Mais dans les faits, c'est en général toujours là, terré dans l'inconscient. Et ça bouffe de l'énergie psychique de lutter contre.

Le détachement, c'est possible quel que soit le mode relationnel. Mais est-ce vraiment ce que nous voulons ? C'est peut-être la question que chacun doit se poser… Qui sera près de moi quand je serai vieux, que je banderai plus ? Y aura-t-il encore de ces gens qui lutinaient avec moi pour s'intéresser à moi, me tenir la main, m'offrir la chaleur de leur peau quand la mort viendra me faire des risettes ? Si je n'investis pas une relation de manière particulière, privilégiée, comment attendre qu'on se consacre à moi si je deviens dépendant ? Est-ce que finalement, le "Je veux t'aimer jusqu'à ce que la mort nous sépare", ce n'est pas une projection dans cette période de la vie où l'on sera vulnérable ?

Je crois que le couple, c'est intéressant sur le plan du développement personnel (confronté à la différence, je vais travailler sur moi pour développer certaines qualités ; et ça devient nécessaire, parce que sinon mon quotidien est pourri). Mais que c'est rude quand on est pas dans le détachement (et que le détachement, c'est terne, c'est plat, c'est pas excitant). Faut savoir y être sans y être… Être présent sans se laisser bouffer, savoir évacuer les tensions, les ondes négatives… Et que cette difficulté et cette exigence (de soi) sont moindres quand on est ouvert à d'autres amours, parce que tous sont moins investis. On travaille aussi sur soi, mais on peut s'abstenir de développer certaines qualités (exigeant des efforts) parce que ça ne pose plus de problèmes aussi lourds quand il y a des "ailleurs"... (enfin, c'est très théorique tout ça).

Je reprends les termes d’Isabelle Padovani : les polyamoureux vont chercher en plusieurs ce qu'ils n'arrivent pas à trouver (la complétude) en une seule personne… je me demande :

1) dans quelle mesure ce n'est pas exigeant, égocentrique et utopiste d'attendre d'être complété par une seule personne
2) dans quelle mesure les unions multiples de type monogame exclusif (je te prends, je te quitte, je reprends quelqu'un d'autre, je le quitte, etc.) ce n'est pas aussi se nourrir d'autres ?

04/03/2015 à 10:52

melusinefee

Type :
Messages : 1010
Membre depuis : 01/01/1970

Parvati a dit : 

Coucou Melusinefee,

Les peurs (abandon, étouffement), sont des sentiments humains liés à notre parcours affectif en petite enfance (mais pas seulement). Ceux qui cherchent à se blinder contre elles, ce sont généralement ceux qui en sont le plus habités. Et le polyamour, oui, ça peut être un processus d'évitement. Je ne m'attache à personne, donc je n'ai peur de perdre personne. Je revendique mon espace affectif (qui peut devenir investi par d'autres que toi), donc je n'ai pas peur d'être étouffé. Mais dans les faits, c'est en général toujours là, terré dans l'inconscient. Et ça bouffe de l'énergie psychique de lutter contre.

Le détachement, c'est possible quel que soit le mode relationnel. Mais est-ce vraiment ce que nous voulons ? C'est peut-être la question que chacun doit se poser… Qui sera près de moi quand je serai vieux, que je banderai plus ? Y aura-t-il encore de ces gens qui lutinaient avec moi pour s'intéresser à moi, me tenir la main, m'offrir la chaleur de leur peau quand la mort viendra me faire des risettes ? Si je n'investis pas une relation de manière particulière, privilégiée, comment attendre qu'on se consacre à moi si je deviens dépendant ? Est-ce que finalement, le "Je veux t'aimer jusqu'à ce que la mort nous sépare", ce n'est pas une projection dans cette période de la vie où l'on sera vulnérable ?

Je crois que le couple, c'est intéressant sur le plan du développement personnel (confronté à la différence, je vais travailler sur moi pour développer certaines qualités ; et ça devient nécessaire, parce que sinon mon quotidien est pourri). Mais que c'est rude quand on est pas dans le détachement (et que le détachement, c'est terne, c'est plat, c'est pas excitant). Faut savoir y être sans y être… Être présent sans se laisser bouffer, savoir évacuer les tensions, les ondes négatives… Et que cette difficulté et cette exigence (de soi) sont moindres quand on est ouvert à d'autres amours, parce que tous sont moins investis. On travaille aussi sur soi, mais on peut s'abstenir de développer certaines qualités (exigeant des efforts) parce que ça ne pose plus de problèmes aussi lourds quand il y a des "ailleurs"... (enfin, c'est très théorique tout ça).

Je reprends les termes d’Isabelle Padovani : les polyamoureux vont chercher en plusieurs ce qu'ils n'arrivent pas à trouver (la complétude) en une seule personne… je me demande :

1) dans quelle mesure ce n'est pas exigeant, égocentrique et utopiste d'attendre d'être complété par une seule personne
2) dans quelle mesure les unions multiples de type monogame exclusif (je te prends, je te quitte, je reprends quelqu'un d'autre, je le quitte, etc.) ce n'est pas aussi se nourrir d'autres ?

 Merci pour cet échange enrichissant !

Je suis d'accord avec toi, le parfait "détachement" ... quel ennui mortel! Mais je me demande si on ne peut pas parvenir à autre chose... en y travaillant bien sûr car ce n'est pas inné pour la plupart d'entre nous? Une forme d'amour et de relation qui ne se construise pas sur le manque (l'autre doit me rassurer et me donner ce qui me manque) pour finalement, comme le dit Padovani, finir dans la souffrance alors qu'on recherchait le bonheur (!) mais sur la complétude de deux personnalités chacune en harmonie avec elle-même. La relation serait alors enfin réellement nourissante ... Cela peut paraître théorique et utopiste ... et d'une certaine manière ça l'est ! Mais je pense que c'est un objectif à poursuivre... mais c'est encore très difficile dans le cadre de la norme sociale qui est encore la nôtre (avec tout son héritage religieux), malgré le grand nombre de séparations et divorces, et qui continue de présenter le "couple pour la vie" comme le modèle idéal.
Ton point 1): oui, cette attente est exigeante, utopiste et égocentrique... mais nous y sommes conditionnés et cela nous fait souffrir (témoin les nombreuses contributions sur le forum qui sont en rapporta vec la souffrance)
Ton Point 2) : oui, cela reprend ce que je disais plus haut ... des relations consécutives permettent dans le meilleur des cas de grandir et de s'affranchir du besoin frénétique d'être complété exclusivement par l'autre.

Pour ceux que le sujet intéresse et qui sont disposés à élargir leur horizon, je recommande les livres de Paule Salomon, notamment La sainte folie du couple et La femme solaire

04/03/2015 à 11:08

Coquintendre

Type :
Messages : 880
Membre depuis : 01/01/1970

Parvati a dit : 

Coucou Melusinefee,

Les peurs (abandon, étouffement), sont des sentiments humains liés à notre parcours affectif en petite enfance (mais pas seulement). Ceux qui cherchent à se blinder contre elles, ce sont généralement ceux qui en sont le plus habités. Et le polyamour, oui, ça peut être un processus d'évitement. Je ne m'attache à personne, donc je n'ai peur de perdre personne. Je revendique mon espace affectif (qui peut devenir investi par d'autres que toi), donc je n'ai pas peur d'être étouffé. Mais dans les faits, c'est en général toujours là, terré dans l'inconscient. Et ça bouffe de l'énergie psychique de lutter contre.

Le détachement, c'est possible quel que soit le mode relationnel. Mais est-ce vraiment ce que nous voulons ? C'est peut-être la question que chacun doit se poser… Qui sera près de moi quand je serai vieux, que je banderai plus ? Y aura-t-il encore de ces gens qui lutinaient avec moi pour s'intéresser à moi, me tenir la main, m'offrir la chaleur de leur peau quand la mort viendra me faire des risettes ? Si je n'investis pas une relation de manière particulière, privilégiée, comment attendre qu'on se consacre à moi si je deviens dépendant ? Est-ce que finalement, le "Je veux t'aimer jusqu'à ce que la mort nous sépare", ce n'est pas une projection dans cette période de la vie où l'on sera vulnérable ?

Je crois que le couple, c'est intéressant sur le plan du développement personnel (confronté à la différence, je vais travailler sur moi pour développer certaines qualités ; et ça devient nécessaire, parce que sinon mon quotidien est pourri). Mais que c'est rude quand on est pas dans le détachement (et que le détachement, c'est terne, c'est plat, c'est pas excitant). Faut savoir y être sans y être… Être présent sans se laisser bouffer, savoir évacuer les tensions, les ondes négatives… Et que cette difficulté et cette exigence (de soi) sont moindres quand on est ouvert à d'autres amours, parce que tous sont moins investis. On travaille aussi sur soi, mais on peut s'abstenir de développer certaines qualités (exigeant des efforts) parce que ça ne pose plus de problèmes aussi lourds quand il y a des "ailleurs"... (enfin, c'est très théorique tout ça).

Je reprends les termes d’Isabelle Padovani : les polyamoureux vont chercher en plusieurs ce qu'ils n'arrivent pas à trouver (la complétude) en une seule personne… je me demande :

1) dans quelle mesure ce n'est pas exigeant, égocentrique et utopiste d'attendre d'être complété par une seule personne
2) dans quelle mesure les unions multiples de type monogame exclusif (je te prends, je te quitte, je reprends quelqu'un d'autre, je le quitte, etc.) ce n'est pas aussi se nourrir d'autres ?

 Pour répondre a ta 1 ère question: quand tu es complete par une seule personne, tu te tortures pas avec ces questions! 

Pour repondre a ta 2ème question: dans le cadre je te prends, je quitte, Etc.... Tu es , pour moi, dans le même cas des polyamoureux sauf qu il sont exclusifs..... ( meme insatisfaction dans les deux cas )

04/03/2015 à 11:15

ptibou76200

Type :
Messages : 814
Membre depuis : 01/01/1970
Message supprimé
04/03/2015 à 11:31

Parvati

Type :
Messages : 743
Membre depuis : 01/01/1970

melusinefee a dit : 

 Une forme d'amour et de relation qui ne se construise pas sur le manque (l'autre doit me rassurer et me donner ce qui me manque) pour finalement, comme le dit Padovani, finir dans la souffrance alors qu'on recherchait le bonheur (!) mais sur la complétude de deux personnalités chacune en harmonie avec elle-même. La relation serait alors enfin réellement nourissante ...

 Oui !!! Absolument !

Mais être en harmonie avec soi-même, c'est déjà le fruit d'un long travail, ça nécessite de la maturité… et souvent, ça passe par plusieurs expériences de couple, où la souffrance ponctuelle est un signal permettant de voir où ça coince et où on peut travailler de son côté (et finir d'attendre de l'autre qu'il vienne soigner nos bobos) Laughing