Juste un assaie...

23/04/2015 à 15:09

Zarem

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Bonjour à vous.

Je poste le début d'un récit qui a pour but de donner un coup de pied aux fesses de ces méchants gugus traditionalistes et conservateurs.

J'ai décidé de détourner un conte bien connue, mais la dérive me semble bien trop grande pour finalement vraiment les comparer...

Donc je pense que ce sera un projet indépendant même s'il reprend quelques éléments...^^

Bonne lecture en espérant que ce soit pas trop mauvais et qu'il n'y aura pas trop de fautes... parce que je suis pas doué et même après quelques relectures des choses restent sans doute...

J'ignore comment commencer le récit... n'hésitez pas à proposer des choses, à donner vos ressentis, vos avis, des critiques si vous le souhaitez, tout sera bon pour améliorer le texte et l'histoire...

Merci à vous pour votre patience et le temps passé à la lecture du texte...


Le voici.



La Source Du Mal.         Planète Térana, année 1425 du saint calendrier du nord.   La forêt géante, nommée Mystéris, abrite des êtres désignés comme étant des « loups » par les humains qui vivent vers le centre de cette zone sauvage.   Un territoire équivalent à un pays entier a été défriché avec le temps quand les humains s'y sont installés des siècles plus tôt.   Coupé du monde extérieur, dominés par leur ordre moral, ils craignent les loups avec qui l'ancien pacte tient toujours pour se protéger du monde par-delà la forêt.   Hélène a fuit le territoire des Hommes pour s'occuper de sa fille unique, Ève, afin de la protéger de ceux qui brisent tant de vies.   Un jour… toutes ses certitudes voleront en éclats… et son univers se retrouvera à jamais changé de façon radicale...




Se Protéger Des Hommes.

      Mystéris était presque entièrement cernée de côtes rocailleuses assez hautes, bien souvent formées de récifs sur lesquels les navires risquaient de s'y briser. Mais le petit bras qui reliait cette gigantesque forêt au continent encore bien plus grand, se voyait hérissé de montagnes aux cimes gelées faites de rocs en pointes élevées.   Seule un petit passage vers le milieu permettait l'accès à cette forêt. Trois siècles plus tôt, les humains demandèrent la construction de murailles protectrices et les loups bâtirent cet édifice que peu de gens avaient déjà vu. Seules certaines autorités détenaient le droit de le voir. Cette demande fut fait suite à des attaques venant du continent. Le pacte de paix était clair, les loups devaient protéger les humains de ceux qui arrivaient du monde extérieur.   En échange, la paix régnait et il était possible de faire du commerce. Huit siècles de tranquillité, huit siècles que ce pacte s'appliquait sans aucun écart. Quelque part en bordure de la forêt, non loin d'un village fait par ces êtres que les humains craignaient et méprisaient tant, une maison attendait sa locataire, d'être habitée. Hélène attendait que ces représentants recouverts fourrure soient partis pour entrer dans son chez elle.   La jeune femme entra dans cette étrange maison qu'ils lui avaient construit à une certaine distance des Hommes et assez proche de leur village installé depuis une trentaine d'années. Elle regardait ces êtres partir, ces créatures qui la terrifiaient, inspiraient tant de craintes de la part des humains. Plus forts, plus résistants, plus rapides… plus endurants… ils représentaient une menace. Mais sans eux, ils seraient sans défense contre le monde extérieur, en dehors de la forêt.   Elle ignorait ce qu'ils cherchaient, eux qui se tenaient toujours à distance des humains, les voir venir ainsi sur les terres des Hommes paraissait suspect en plus d'être inhabituel… inédit. Dorénavant, elle devrait travailler la terre, s'occuper de cette petite ferme, pour payer sa dette. Dépendre des ces bêtes la dérangeait, mais elle préférait cela à devoir rester soumise à un Homme. Mariée de force plus d'un an et demi avant d'habiter ici, sa fille était le résultat de son malheur.   Cet homme était mort d'une terrible maladie depuis dix mois. La jeune femme avait pris la fuite quand sa « famille » lui chercha un autre marie. Entrant dans la demeure, tout semblait bien propre avec un confort surprenant, un mobilier complet… tout le nécessaire pour vivre. Jetant un regard plein d'amour à sa fille, une pointe de colère dans les yeux, sa chaude voix retentit doucement.   –Ne t'inquiète pas, Ève, je ne les laisserai pas te prendre ou te faire le moindre mal… les hommes sont des monstres plus laids les uns que les autres…   Elle le savait, sa vie serait difficile, les obstacles à affronter arriveraient en nombre, il faudrait défendre sa fille, chasser les Hommes… les empêcher de lui faire subir des choses affreuses comme ce fut le cas avec elle. Dès le lendemain, Hélène commença à travailler la terre, surveillant de près son enfant, semant des graines et s'occupant des bêtes. Il faudrait dix à quinze saisons pour que sa maison devienne sa propriété. Et ceci donna à la jeune femme un sentiment nouveau, unique.   Sa vie n'appartenait plus aux Hommes, son destin était désormais entre ses mains. Aussi terrifiants que soient ces loups, il venaient d'y offrir une chance inestimable pour une femme… la chance de contrôler sa vie, de maîtriser sa destiné, d'être libre. Elle reconnut là au moins un point positif avec eux, alors que les Hommes eux n'avaient rien de positif, rien de bon, juste tout de bon à jeter. En fin de journée, il fallut préparer le repas et endormir son bébé qui avait un ans.   Elle se fit la promesse de ne jamais éduquer sa chère enfant comme les autres, de ne pas être une génitrice mais une mère même si elle ignorait comment faire mieux que les autres et autrement. Hélène partit du principe que leurs erreurs pourraient l'aider à trouver des solutions, à ne pas faire ces erreurs même si d'autres seraient sans doute commises. Le sommeil ne tarda pas à l'emporter, sa fille dormant contre elle sur son bras.   …     Âgée de cinq ans, Ève se montrait curieuse, aidait déjà sa mère à la maison mais aussi aux tâches simples et courantes de la ferme. C'était un jour d'été comme un autre quand des hommes du village leur rendirent visite. Un éclaire de haine, de colère enragée, traversa les yeux bleus de la jeune femme aux cheveux châtains. Elle qui resta en alerte, prête à les chasser quitte à les attaquer.   Ils cessèrent d'approcher, dans leurs tenues traditionnelles plutôt sombres. Son « père » le prêcheurs et le maire du village avec le chef de la milice se tenaient à distance respectueuse, face à elle. La petite fille, d'ordinaire très enjouée, préféra venir contre sa mère qui le tint d'un bras protecteur, inquiète de voir ces hommes à l'air si menaçants.   –Partez ! Je suis ici chez moi !   –Tu n'as aucun droit, femme ! C'est à un homme de posséder la maison…   Saisissant le premier outil à portée de main, ses yeux animés d'une rage inconnue pour eux, les clouaient sur place. Pour la première fois, des hommes craignaient une femme et une femme se défendait, ne se retrouverait pas condamnée pour s'être défendue. Cette situation inhabituelle les rendait impuissants car les femmes restaient soumises et elles redoutaient le courroux des hommes. Certes, la peur s'emparait d'elle car les réflexes du passé, issus de siècles de conditionnement, d'endoctrinement intensif, d'asservissement, ressurgissaient, provoquaient ses craintes, mais la haine l'emportait, le peur trop élevée la rendaient violente, incontrôlable, imprévisible.   –Je suis en contrat avec les loups ! Si vous me prenez, ils vous le feront payer !   –Et si on t'exécute pour ton affront, femme infidèle…   –Ils vous trancheront la tête à vous quatre ! Et le village devra payer cette maison qui sera la leur et n'aura pas été achetée ! Retournez d'où vous venez ! Les loups seront informés de vos menaces ! La prochaine fois, ils s'occuperont de vous ! C'est chez moi ici ! Vous êtes des monstres pires que les loups ! Partez!   Ils étaient devenus bien pâle quand à l'idée d'avoir des comptes à régler avec ces créatures bestiales et ils prirent la fuite sans demander leur reste tandis qu'elle leur jetait toujours un regard plus dur que du roc, plus tranchant qu'une lame bien assérée.   –C'était qui maman ?   –Des Hommes… les ennemis des femmes… tes ennemis, nos ennemis… ceux qui nous détruisent...   Se baissant, serrant son enfant dans ses bras, contre elle, la jeune femme fixa sa fille dans le yeux. Elle avait senti le danger et écouterait sa mère. Ses instants resteraient toujours gravés dans sa mémoire, plus encore que sur de la pierre.   –Les hommes sont mauvais, ils ont faits beaucoup de mal à maman et ils font beaucoup de mal aux femmes. Ils tuent les petites filles si elles sont le premier enfant à naître, ils les brûlent parce que c'est un déshonneur de la famille. Tu ne m'as pas déshonorée… c'est l'homme qui m'a déshonoré, celui avec qui j'ai été marié de force.Ne l'appel jamais « père » car il t'aurait fait du mal. Tu comprends ? C'était un homme, quelqu'un de méchant de violent, il me frappait et il ne t'aimait pas.   –Les hommes sont tous méchants, ils détestent tous les femmes ?   –Oui ma puce… ils tuent les femmes. Ils sont incapables d'aimer, ils ne savent pas ce que c'est. Ils enchaînent le femmes et les font souffrir parce qu'ils aiment faire du mal. C'est dans leur nature,c'est en eux, ils ont du poison à la place du cœur et il est plus sec que la cendre aussi noire que ce cœur monstrueuxfroid comme de la glace. Je ne les laisserai pas te faire le moindre mal, je ferai tout mon possible pour te protéger.   –Et les loup maman ? Le monsieur loup qui vient des fois il a l'air gentil…   Surprise, elle resta silencieuse quelques instants… sans réponse à cette remarque. Pourquoi sa fille disait qu'il semblait « gentil ? » Certes, il ne faisait pas preuve d'animosité à son égards, mais elle préférait se méfier, tenir ses distances. Et il s'agissait quand même d'un mâle, avec une arme mortelle entre les jambes, une arme conçue pour tuer, qui ne servait qu'à détruire, infliger des souffrances et humilier. Sa force lui servait à dominer les femmes, ou plutôt, les femelles.   –C'est un mâle, il ne pense qu'à manger des jeunes filles ou à leur faire du mal comme les hommes parce que lui aussi est armé, comme un homme. Les loups sont cruels, ils s'accouplent avec des jeunes femmes, plus jeunes que moi, et une fois qu'elles ont mis bas d'un louveteau, ils les dévorent vivantes. Ce sont des bêtes à l'image de ce que les homme dans les villages sont en eux même. Tu ne dois jamais t'en approcher, toujours t'en méfier. Aujourd'hui nous avons été menacées, tu as vu à quel point les Hommes sont hideux, le mal qu'ils veulent nous faire. Tu devra être forte si souhaite vivre libre. Tu ne dois rien leur céder car ils te prendront tout et te briseront.   Acquiesçant, un air triste, elle fit un câlin à sa mère qui n'hésita pas à la consoler. Le monde était cruel, dur, sans chaleur. Alors elle en donnait à son enfant qui en retour lui en procurait.     …     Le temps s'écoula durant nombre d'années. La petite fille grandit, commençant finalement par devenir femme, par « se former. » Les Hommes n'étaient revenus que de fois, deux fois de trop malgré tout car Hélène les haïssait toujours plus et davantage à mesure que sa chère fille grandissait, consciente que devenir une femme l'exposer à des risques extrêmes.   Mais la jeune femme connut quand même des années plus tranquilles et sa fille grandissait fort bien, restant en bonne santé malgré quelques petits maux passagers. Quand le percepteur arrivait, elle se cachait derrière sa mère ou partait dans la maison. Mais jamais il ne témoigna le moindre signe d'agressivité, calme, serain. Vers ses treize ans, son corps commençant déjà à changer, elle eut ses premières règles, sa mère eut l'air triste mais avait également très peur pour sa fille car elle redoutait qu'un malheur lui arrive.   Finalement, un jour, le loup leur laissa une partie de ce qu'elles donnaient habituellement, concluant simplement : « Tout est en ordre, la maison est à vous, nous pouvons venir à l'occasion vous acheter ce que vous avez en trop… si vous le souhaitez bien entendu. » Hélène aurait préféré ne pas entendre sa proposition, mais d'un autre côté, avoir un peu d'argent, en plus de la maison et des quelques terres autour, lui faisaient beaucoup de bien. Elle en pleura, prenant son enfant dans ses bras. La joie mais aussi la revanche sur un destin impitoyable, lui offraient des émotions nouvelles.   Aucun homme ne la dominerait et elle ne dépendrait jamais de ces monstres sanguinaires.


25/04/2015 à 14:26

Zarem

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Juste pour signaler qu'il y a un problème d'affichage du texte et je sais pas trop pourquoi ni d'où ça peut venir...

Merci bien.

26/04/2015 à 16:01

ptibou76200

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Message supprimé
28/04/2015 à 10:49

Zarem

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Merci bien pour la lecture, en fait ça viendra après, je sais plus si j'ai précisé au début par contre, c'est pas super l'affichage car un coup c'est gros et un coup c'est petit... alors que sur mon traitement de texte j'ai tout de la même dimension sauf le début, l'intro.

Je sais pas trop si ça allait comme texte..?^^
28/04/2015 à 12:13

alice

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Lu aussi, comme promis. Je n'aurais pas la prétention de te donner des conseils, je suis vraiment pas la bonne personne Embarassed
28/04/2015 à 18:33

Zarem

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Merci beaucoup, pas de soucis, à toi de voir, tout est bon à prendre.^^

J'espère simplement que c'est pas trop mal fait, au moins potable, ou que ça t'a plu... le plaisir de faire plaisir...^^

Par contre pour vous c'est affiché comment le texte?

Car de mon côté c'est vraiment moche, tout compacté et pas terrible à lire... je sais pas pourquoi, doit y avoir un soucis...