Infidélité et stabilité sentimentale

26/08/2015 à 15:49

thierry33

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Membre depuis : 01/01/1970
J'ai 55 ans et  j'ai vécu des infidélités durables ou non, avec parfois plusieurs relations en même temps, toujours avec un sentiment de tristesse et d'échec.
Marié depuis plus 30 ans j'ai été complètement fidèle pendant plus de 20 ans.
Notre couple s'est forgé sur l'entraide, un modèle associatif, mais mon épouse je ne sais si s'est par timidité ou non n'a jamais vraiment exprimé de sentiments amoureux. Jamais de "Je t'aime", de petits sms, d'initiative pour préparer une petite soirée intime, elle a vécu replié sur elle même, pas d'amies, vivant à la maison pendant 20 ans, peu d'activités, des lectures en psychologie et des recherches généalogiques alors qu'elle s'est éloigné de sa famille. Nous avons vécu une période de libertinage , elle a eu des amants, a su que j'avais des relations, a connu les personnes. Il y a eu des conflits, des réconciliations, nous faisions néanmoins souvent l'amour qui a pris fin il y a deux ans.
Je me sens responsable de sa sécurité et cela dès le début de notre relation.
J'étais aussi très amoureux, toujours envie mais avec un sentiment de vide affectif de sa part quand nous faisions l'amour, comme si elle était ailleurs. Son plaisir s'exprime désormais très, très vite, nos relations sont devenus robotisées, courtes et rares. Quelques baisers et un orgasme à l'instant de la pénétration; je ne comprends pas, est ce vrai ou simulé, si c'est vrai c'est que le désir est fort alors pourquoi faire l'amour une fois fois tous les deux mois même en vacances.
Aujourd'hui elle m'explique que c'est normal à notre âge, que la sexualité n'est pas essentielle, qu'elle en a fait le tour,que le travail est fatiguant, que chacun doit avoir ses activités et qu'on est bien comme cela. Au fil du temps sans lui en vouloir j'ai développé une sensation de solitude et de malaise affectif. 
Je n'ai pas accepté  car je pense que nous avions encore de belles années, qu'un couple doit avoir des loisirs communs, que la sexualité n'est pas le devoir conjugal une fois par mois ou moins. Bref un sentiment de manque, l'impossibilité d'en parler sans que cela créé un malaise et des tensions. Parfois je me trouve dur, instable, individualiste et parfois je me sens passer à côté de choses essentielles pour moi.
J'ai rencontré une jeune femme, un hasard de la vie. Je ne l'ai pas cherché mais j'ai tout de suite perçu qu'il se passait quelque chose.  Nous avons sympathisé avec sentiment d'harmonie, des mots doux, des attentions, de la tendresse, des discussions, une intimité qui se découvre petit à petit, je lui ai expliqué tout cela  en ne lui cachant rien d'essentiel.
J'oscille entre deux mondes et évidemment je m'interroge.
26/08/2015 à 15:50

thierry33

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thierry33 a dit : 

J'ai 55 ans et  j'ai vécu des infidélités durables ou non, avec parfois plusieurs relations en même temps, toujours avec un sentiment de tristesse et d'échec.
Marié depuis plus 30 ans j'ai été complètement fidèle pendant plus de 20 ans.
Notre couple s'est forgé sur l'entraide, un modèle associatif, mais mon épouse je ne sais si s'est par timidité ou non n'a jamais vraiment exprimé de sentiments amoureux. Jamais de "Je t'aime", de petits sms, d'initiative pour préparer une petite soirée intime, elle a vécu replié sur elle même, pas d'amies, vivant à la maison pendant 20 ans, peu d'activités, des lectures en psychologie et des recherches généalogiques alors qu'elle s'est éloigné de sa famille. Nous avons vécu une période de libertinage , elle a eu des amants, a su que j'avais des relations, a connu les personnes. Il y a eu des conflits, des réconciliations, nous faisions néanmoins souvent l'amour qui a pris fin il y a deux ans.
Je me sens responsable de sa sécurité et cela dès le début de notre relation.
J'étais aussi très amoureux, toujours envie mais avec un sentiment de vide affectif de sa part quand nous faisions l'amour, comme si elle était ailleurs. Son plaisir s'exprime désormais très, très vite, nos relations sont devenus robotisées, courtes et rares. Quelques baisers et un orgasme à l'instant de la pénétration; je ne comprends pas, est ce vrai ou simulé, si c'est vrai c'est que le désir est fort alors pourquoi faire l'amour une fois fois tous les deux mois même en vacances.
Aujourd'hui elle m'explique que c'est normal à notre âge, que la sexualité n'est pas essentielle, qu'elle en a fait le tour,que le travail est fatiguant, que chacun doit avoir ses activités et qu'on est bien comme cela. Au fil du temps sans lui en vouloir j'ai développé une sensation de solitude et de malaise affectif. 
Je n'ai pas accepté  car je pense que nous avions encore de belles années, qu'un couple doit avoir des loisirs communs, que la sexualité n'est pas le devoir conjugal une fois par mois ou moins. Bref un sentiment de manque, l'impossibilité d'en parler sans que cela créé un malaise et des tensions. Parfois je me trouve dur, instable, individualiste et parfois je me sens passer à côté de choses essentielles pour moi.
J'ai rencontré une jeune femme, un hasard de la vie. Je ne l'ai pas cherché mais j'ai tout de suite perçu qu'il se passait quelque chose.  Nous avons sympathisé avec sentiment d'harmonie, des mots doux, des attentions, de la tendresse, des discussions, une intimité qui se découvre petit à petit, je lui ai expliqué tout cela  en ne lui cachant rien d'essentiel.
J'oscille entre deux mondes et évidemment je m'interroge.

 

26/08/2015 à 16:31

Parvati

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Et si vous étiez en train de découvrir que vous pourriez vivre une relation extra-conjugale sans sentiment de tristesse ni d'échec ? À votre place, je profiterais de ce que votre compagne peut et souhaite partager avec vous... et avec cette jeune femme, de jolis moments de complicité. Pourquoi vouloir choisir entre deux mondes ? Pourquoi ne pas vous construire un monde aux amours plurielles, avec intelligence émotionnelle ? Il me semble que vous pourriez finir par en vouloir à votre épouse (par un cumul de frustrations) si vous repoussez cette jeune personne... Et que vous pourriez amèrement regretter votre choix si vous délaissiez votre épouse pour cette nouvelle venue.

Pour ce qui est de la sexualité de votre femme, si elle est ménopausée, cela peut induire certains changements (auxquels un traitement adapté peut remédier). Mais si vous doutez de la réalité de son plaisir, questionnez-la avec sincérité et intérêt : "Je voudrais savoir si tu ressens vraiment du plaisir quand nous faisons l'amour ? Si je m'y prends bien ? Ce que tu aimerais ? Je te désire toujours mais j'ai envie de réciprocité. J'aimerais qu'on ait des moments d'intimité où le plaisir est partagé, peu importe la fréquence, et j'ai besoin que tu m'éclaires sur ton ressenti". Enfin, un truc dans le genre.

Pour ce qui est de l'expressivité des sentiments, elle est comme ça depuis 30 ans. Vous ne la changerez pas. Mais s'il vous manque des démonstrations affectives... Le hasard de la vie semble vous offrir une réponse, non ? Soyez néanmoins discret...
27/08/2015 à 11:44

vanessa-luciano

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thierry33 a dit : 

J'ai 55 ans et  j'ai vécu des infidélités durables ou non, avec parfois plusieurs relations en même temps, toujours avec un sentiment de tristesse et d'échec.
Marié depuis plus 30 ans j'ai été complètement fidèle pendant plus de 20 ans.
Notre couple s'est forgé sur l'entraide, un modèle associatif, mais mon épouse je ne sais si s'est par timidité ou non n'a jamais vraiment exprimé de sentiments amoureux. Jamais de "Je t'aime", de petits sms, d'initiative pour préparer une petite soirée intime, elle a vécu replié sur elle même, pas d'amies, vivant à la maison pendant 20 ans, peu d'activités, des lectures en psychologie et des recherches généalogiques alors qu'elle s'est éloigné de sa famille. Nous avons vécu une période de libertinage , elle a eu des amants, a su que j'avais des relations, a connu les personnes. Il y a eu des conflits, des réconciliations, nous faisions néanmoins souvent l'amour qui a pris fin il y a deux ans.
Je me sens responsable de sa sécurité et cela dès le début de notre relation.
J'étais aussi très amoureux, toujours envie mais avec un sentiment de vide affectif de sa part quand nous faisions l'amour, comme si elle était ailleurs. Son plaisir s'exprime désormais très, très vite, nos relations sont devenus robotisées, courtes et rares. Quelques baisers et un orgasme à l'instant de la pénétration; je ne comprends pas, est ce vrai ou simulé, si c'est vrai c'est que le désir est fort alors pourquoi faire l'amour une fois fois tous les deux mois même en vacances.
Aujourd'hui elle m'explique que c'est normal à notre âge, que la sexualité n'est pas essentielle, qu'elle en a fait le tour,que le travail est fatiguant, que chacun doit avoir ses activités et qu'on est bien comme cela. Au fil du temps sans lui en vouloir j'ai développé une sensation de solitude et de malaise affectif. 
Je n'ai pas accepté  car je pense que nous avions encore de belles années, qu'un couple doit avoir des loisirs communs, que la sexualité n'est pas le devoir conjugal une fois par mois ou moins. Bref un sentiment de manque, l'impossibilité d'en parler sans que cela créé un malaise et des tensions. Parfois je me trouve dur, instable, individualiste et parfois je me sens passer à côté de choses essentielles pour moi.
J'ai rencontré une jeune femme, un hasard de la vie. Je ne l'ai pas cherché mais j'ai tout de suite perçu qu'il se passait quelque chose.  Nous avons sympathisé avec sentiment d'harmonie, des mots doux, des attentions, de la tendresse, des discussions, une intimité qui se découvre petit à petit, je lui ai expliqué tout cela  en ne lui cachant rien d'essentiel.
J'oscille entre deux mondes et évidemment je m'interroge.

 Bonjour Thierry,

Evidemment que vous vous interrogez parce que vous sentez que cette jeune femme, ce "hasard de la vie", comme vous l'appelez si joliment, est ... différente... Différente des autres que vous avez rencontrées au gré de vos infidélités et qui ont laissé, je cite : "un sentiment de tristesse et d'échec"... En connaissez-vous la raison, d'ailleurs ? Ce serait intéressant de creuser par là...
Que s'est-il passé il y a deux ans ? Vous expliquez un changement au niveau de vos relations sexuelles ? Mais pas que, visiblement...
Avez-vous une liaison aujourd'hui avec le "hasard de la vie" Smile ou ? Une belle amitié est entrain de naitre ? Vous savez, Melle n'est pas un hasard, elle est arrivée à point nommé, comme le suggère Parvati et elle vous fait vous interroger sur votre couple et sa longévité...
Je "lis" une personne fatiguée (usée peut-être) et malheureuse ? Vous aimez votre femme sans nul doute mais êtes-vous pleinement heureux avec elle ?
Mon avis de sexothérapeute est qu'il est encore trop tôt pour faire un choix. Que le mieux est de vous laisser bercer par le destin. Par contre, il faut impérativement vous questionner sur vous, vos choix de vie et comprendre ce qui est entrain de se "jouer" en ce moment.

En bref, jouissez de la vie et faites attention à ne pas faire souffrir, ni l'une, ni l'autre, ni vous et faites un court travail thérapeutique sur vous aussi. Il vous aidera certainement à faire un choix ou pas.... Car ne pas choisir est aussi faire un choix.

Je reste à votre écoute. A bientôt.


27/08/2015 à 15:09

thierry33

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Merci de vos deux réponses.

Mon amie a 35 ans, nous avons fait connaissance à une terrasse, elle était à la table voisine, comme elle m'avait expliqué où elle travaillait j'ai pu la revoir en lui demandant simplement si elle acceptait de continuer à faire connaissance en tête à tête. Elle m'a laissé son portable et nous avons communiqué par sms, nous sommes revu et avons parlé en toute franchise de nos vies, situations, échecs, envies. Nous nous somme trouvés beaucoup de points communs dans nos difficultés et réactions et autant dans nos goûts, la gourmandise, le sport, les activités de plein air, les plaisirs de l'amour. Il y a aussi une différence sociale, d'âge, de culture mais elle a provoqué une curiosité réciproque. Surtout j'ai ressenti qu'elle n'avait aucune crainte, qu'elle me parlait franchement, qu'elle ne cherchait pas la séduction, que je n'avais pas à interpréter. Quand nous nous sommes revu elle a eu des attentions, de la gentillesse naturelle. Nous avons commencé récemment à avoir une intimité avec une vraie complicité. Je me sens bien et je ne suis pas honteux, culpabilisé, insatisfait. Je crois qu'auparavant je vivais les relations comme une addiction, comme j'étais insatisfait je les multipliais. Je n'avais aucun sentiment d'engagement de fidélité, je ne supportais pas les relances, les questions, tout au plus je voulais bien être confident, j'avais un sentiment de méfiance et après un rapport je n'avais qu'une envie, celle de partir et de tirer un trait. J'ai eu cependant deux amies avec lesquelles j'ai eu plus d'affinités  .Ce qui est nouveau pour moi c'est que je suis paisible, j'aime rester auprès de mon amie.

Il y a deux ans j'avais une relation durable et mon épouse connaissais mon amie. Elle a sans doute été jalouse, peut être blessée. Elle a changé d'idée, abandonné le libertinage alors qu'elle avait aussi des amis rencontrés lors de soirées, elle m'a expliqué que cela ne lui convenait plus, qu'elle aimerait des relations dans d'autres domaines tout en se repliant sur elle. Elle m'a expliqué qu'elle ne regrettait pas d'avoir vécu cette période, que c'était une parenthèse qui lui avait permis de mieux se connaitre mais que cela ne lui convenait plus. Il n' y a pas eu de dispute à ce sujet. Je me suis éloigné de cet amie.

Le fait est que nous partageons les soucis du quotidien, le travail, que le we et les soirées c'est chacun de son côté, qu'elle trouve cela sain puisque cela doit permettre un épanouissement individuel pendant le temps libre.

En parler déclenche des crispations, lui parler de son plaisir et de la fréquence de nos rapports est difficile, elle me répond que tout va bien, que c'est normal à notre âge. Je me demande simplement si une femme peut avoir un orgasme en quelque seconde de pénétration ?

En fait nous vivons en compagnons. Je ne la sens pas malheureuse du tout, elle aime voir ses enfants, adore ses lectures, ces centres d'intérêts, c'est une vraie documentaliste très curieuse, elle s'amuse avec notre chien. Le stress au travail la préoccupe plus que notre vie intime. Dans le lit conjugal c'est chacun de son côté, jamais un câlin de sa part, elle m'embrasse sur le front avant d'aller au lit. Elle est certes affectueuse mais c'est sans sexualité et j'ai vraiment la sensation que cela lui convient. Récemment elle m'a dit qu'elle comprenait que je rencontre d'autres personnes mais elle ne voit pas le vrai problème qui n'est pas qu'un rythme de sexualité mais une complicité que je n'ai pas.



28/08/2015 à 17:40

Parvati

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 Je crois que vous avez une complicité avec votre compagne. C'est juste qu'elle ne correspond pas au type de complicité amoureuse dont vous fantasmez... Votre relation a de nombreuses années dans les pattes. C'est la relation (et la complicité) de deux adultes qui vivent ensemble depuis 30 ans !

Et oui, elle est dans un autre rythme côté sexualité ; elle a peut-être même des sautes d'humeur avec sa ménopause, mais ça fait partie d'elle. Souhaiter qu'elle évolue n'a rien de mal en soi, mais l'accepter telle qu'elle est, c'est indispensable ! Le bouleversement psychique et hormonal de la ménopause la fait entrer dans une nouvelle phase de sa vie de femme. Des reproches, même non exprimés verbalement, ne l'aideront pas et ne serviront en rien votre couple (et certaines incitations à "parler" ressemblent fort à des reproches parfois, pour celui qui les reçoit, surtout s'il est mal à l'aise avec son propre corps).

Il me semble que trouver de la complicité ailleurs qu'au sein de votre couple peut vous faire du bien. Mais soyez peut-être un peu indulgent avec votre compagne. Pensez à tout ce qu'elle vous a offert durant ces trente années, aux aspects positifs de votre relation un peu patachonne. Et mettez-y un grain de folie de temps en temps, sans attendre en retour, juste pour instiller un peu de légèreté dans votre quotidien quand c'est possible.

Quoiqu'il en soit, ce n'est pas moi qui vous dirai si votre femme peut jouir au bout de quelques secondes de pénétration (ça dépend dans une grande mesure de ce qui s'est passé avant...). Possible que oui, possible qu'elle simule. Mais j'ai l'impression que sur ce dernier point, vous êtes principalement touché dans votre virilité, votre capacité de faire jouir, et que vous seriez blessé de sa simulation. Si tel est le cas, envisagez-le de manière plus positive : si jamais elle simule, c'est pour contribuer à votre satisfaction... Sinon, elle ferait la méduse !!! 

En gros : prenez en dehors ce qui peut vous nourrir personnellement et rapprochez-vous en douceur de votre compagne, non pas pour savoir si elle jouit ou pas, mais pour être sûr que dans vos rares moments d'intimité sexuelle, elle ait du plaisir en votre compagnie (oubliez l'orgasme, ce n'est pas l'essentiel, croyez-moi). Quand vous faites l'amour, observez-la, écoutez-la, ressentez-la (et n'oubliez pas le lubrifiant si besoin : un rapport sexuel mal lubrifié, ça fait mal !)

29/08/2015 à 19:44

thierry33

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Je dois ajouter un élément important.
Mon épouse au début de notre mariage a eu un amant il y a 25 ans, je l'ai su mais elle m'avait dit que cette relation n'avait pas duré. Or j'ai appris que cette relation avait duré plusieurs années, qu'elle n'avait pas voulu le suivre uniquement parce qu'il voulait la garder comme maitresse et refusait de quitter sa femme. Elle laissait notre fils en garde auprès de mon frère et de ma belle soeur et partait la journée. Cela m' été caché pendant des années, un secret de famille. Je ne l'accepte pas car à cette époque nous étions un jeune ménage, cela démontre que les fondements de notre union était vicié, j'en ai toujours eu l'intuition et j'ai toujours voulu savoir comment elle était avec d'autres hommes pour comparer, d'où notre libertinage et ma dureté avec les femmes. Je n'accepte pas aujourd'hui qu'elle ait agi ainsi, j'aurai accepté qu'elle ait eu u amant par désir charnel; par curiosité, mais pas que cela ait duré des années, alors que nous fondions notre famille, que je prenais un travail avec de lourdes responsabilités pour lui permettre de s'occuper de notre fils ce qu'elle avait voulu, qu'elle ait utilisé ma famille pour organiser ses ébats et que tous savaient puisqu'elle avait voulu s'expliquer, même mes neveux et nièces et que se jouaient la comédie des repas de famille uni, qu'elle ait ensuite manoeuvré pour m'éloigner de mon frère afin que rien ne se sache. J'ai eu un amour passionné, fusionnel qui a pu l'effrayer, mais aujourd'hui beaucoup de souffrance et je ne crois pas en sa sincérité profonde et originelle, mais simplement que je suis un expédient qui assure une sécurité, une continuité alors qu'assumé un changement serait bien périlleux. Je ne me vois pas finir mes jours dans une telle atmosphère. Mon couple s'est fondé sur un mensonge.
30/08/2015 à 07:54

Parvati

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thierry33 a dit : 

Je dois ajouter un élément important.
Mon épouse au début de notre mariage a eu un amant il y a 25 ans, je l'ai su mais elle m'avait dit que cette relation n'avait pas duré. Or j'ai appris que cette relation avait duré plusieurs années, qu'elle n'avait pas voulu le suivre uniquement parce qu'il voulait la garder comme maitresse et refusait de quitter sa femme. Elle laissait notre fils en garde auprès de mon frère et de ma belle soeur et partait la journée. Cela m' été caché pendant des années, un secret de famille. Je ne l'accepte pas car à cette époque nous étions un jeune ménage, cela démontre que les fondements de notre union était vicié, j'en ai toujours eu l'intuition et j'ai toujours voulu savoir comment elle était avec d'autres hommes pour comparer, d'où notre libertinage et ma dureté avec les femmes. Je n'accepte pas aujourd'hui qu'elle ait agi ainsi, j'aurai accepté qu'elle ait eu u amant par désir charnel; par curiosité, mais pas que cela ait duré des années, alors que nous fondions notre famille, que je prenais un travail avec de lourdes responsabilités pour lui permettre de s'occuper de notre fils ce qu'elle avait voulu, qu'elle ait utilisé ma famille pour organiser ses ébats et que tous savaient puisqu'elle avait voulu s'expliquer, même mes neveux et nièces et que se jouaient la comédie des repas de famille uni, qu'elle ait ensuite manoeuvré pour m'éloigner de mon frère afin que rien ne se sache. J'ai eu un amour passionné, fusionnel qui a pu l'effrayer, mais aujourd'hui beaucoup de souffrance et je ne crois pas en sa sincérité profonde et originelle, mais simplement que je suis un expédient qui assure une sécurité, une continuité alors qu'assumé un changement serait bien périlleux. Je ne me vois pas finir mes jours dans une telle atmosphère. Mon couple s'est fondé sur un mensonge.

Il y a énormément de choses intéressantes que vous livrez là. Vous devriez les analyser avec un thérapeute, pour vous. Quand on lit ce dernier post et qu'on le compare avec le premier, c'est surprenant comme votre ambivalence saute aux yeux.  

Laissez-moi quand même vous glisser à l'oreille que là, vous jugez votre femme sans appel sur des faits passés il y a 25 ans ! Tout le monde ment, même vous... Je ne crois pas un seul instant que vous auriez accepté qu'elle ait eu un amant par curiosité ou désir charnel passager.

Je vous cite : "Cela démontre que les fondements de notre union était vicié, j'en ai toujours eu l'intuition et j'ai toujours voulu savoir comment elle était avec d'autres hommes pour comparer, d'où notre libertinage et ma dureté avec les femmes."

Votre attitude nourrie d'angoisse a contribué à mener votre couple là où il est arrivé. Vous avez joué un rôle dans cette histoire.

Vous avez, c'est vous qui l'écrivez, un problème avec "les femmes". Affecté dans votre virilité, avec une faible estime de vous-même ; et ça ne date pas d'hier, les racines sont profondes. Je vous recommande vraiment d'échanger avec un thérapeute, parce que si vous quittez votre femme, vous allez rejouer le même scénario avec la suivante, qui elle vous jouera un scénario ressemblant à celui de votre actuelle épouse. Et ainsi, vous pourrez dire "Les femmes sont toutes les mêmes..." sans jamais réaliser que vous participez à votre malheur. Parce qu'on vous sent presque satisfait d'avoir eu votre "démonstration" ! Ahhhh, vous aviez donc raison, depuis le début ! Sauf que depuis le début, vous avez nourri votre relation de ces quasi certitudes et qu'elles ont empoisonné votre couple. À vous de découvrir pourquoi, si vous êtes curieux de vous-même et avez envie de finir vos jours autrement...

31/08/2015 à 08:28

thierry33

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Parvati vous avez écrit :

Votre attitude nourrie d'angoisse a contribué à mener votre couple là où il est arrivé. Vous avez joué un rôle dans cette histoire

Je l'admet volontiers.

Vous avez, c'est vous qui l'écrivez, un problème avec "les femmes"


J'ai parlé de dureté, d'incrédulité. Avoir une défiance ne justifie pas mon adhésion à une psychothérapie.
Cette dureté au demeurant s'atténue. Elle était sans doute tributaire d'une image maternelle.

Parce qu'on vous sent presque satisfait d'avoir eu votre "démonstration" ! Ahhhh, vous aviez donc raison, depuis le début

Je suis soulagé de savoir mais vous avez raison de d'écrire que tout le monde ment; les questions de savoir quand, pourquoi et comment sont importantes! Je suis soulagé car savoir me permet de ne pas lui en vouloir.

Maintenant nos aspirations, façons d'être sont différentes et cela compte aussi.


31/08/2015 à 11:39

vanessa-luciano

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thierry33 a dit : 

Je dois ajouter un élément important.
Mon épouse au début de notre mariage a eu un amant il y a 25 ans, je l'ai su mais elle m'avait dit que cette relation n'avait pas duré. Or j'ai appris que cette relation avait duré plusieurs années, qu'elle n'avait pas voulu le suivre uniquement parce qu'il voulait la garder comme maitresse et refusait de quitter sa femme. Elle laissait notre fils en garde auprès de mon frère et de ma belle soeur et partait la journée. Cela m' été caché pendant des années, un secret de famille. Je ne l'accepte pas car à cette époque nous étions un jeune ménage, cela démontre que les fondements de notre union était vicié, j'en ai toujours eu l'intuition et j'ai toujours voulu savoir comment elle était avec d'autres hommes pour comparer, d'où notre libertinage et ma dureté avec les femmes. Je n'accepte pas aujourd'hui qu'elle ait agi ainsi, j'aurai accepté qu'elle ait eu u amant par désir charnel; par curiosité, mais pas que cela ait duré des années, alors que nous fondions notre famille, que je prenais un travail avec de lourdes responsabilités pour lui permettre de s'occuper de notre fils ce qu'elle avait voulu, qu'elle ait utilisé ma famille pour organiser ses ébats et que tous savaient puisqu'elle avait voulu s'expliquer, même mes neveux et nièces et que se jouaient la comédie des repas de famille uni, qu'elle ait ensuite manoeuvré pour m'éloigner de mon frère afin que rien ne se sache. J'ai eu un amour passionné, fusionnel qui a pu l'effrayer, mais aujourd'hui beaucoup de souffrance et je ne crois pas en sa sincérité profonde et originelle, mais simplement que je suis un expédient qui assure une sécurité, une continuité alors qu'assumé un changement serait bien périlleux. Je ne me vois pas finir mes jours dans une telle atmosphère. Mon couple s'est fondé sur un mensonge.

 Bonjour Thierry,

Vous avez apparemment contenu de la colère très longtemps, trop surement. Je lis une réelle souffrance psychique parce qu'il y a eu blessure et que rien n'a été fait au moment opportun ... Alors voilà tous ces comportements au niveau de votre sexualité s'expliquent. Comme je vous le disais dans mon précédent message, cette rencontre d'aujourd'hui arrive à point nommé pour vous faire prendre conscience de ce qui se joue en vous et dans votre vie aujourd'hui. Il vous faut exprimer cette colère que vous avez à l'intérieur : avec qui, comment et quand ? A vous de voir mais à mon avis, il vaut mieux régler tout çà avant d'entamer quoi que ce soit avec une autre femme.

02/09/2015 à 14:03

thierry33

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Bonjour Vanessa, vous avez écris:

Il vous faut exprimer cette colère que vous avez à l'intérieur : avec qui, comment et quand ?

Certes mais j'ai aussi pris beaucoup de recul. J'ai dû réfléchir aux images parentales, à leur implication dans notre vie de couple.
J'ai appris très dernièrement beaucoup de choses dans mon vécu familial, ayant sollicité mon frère.
J'étais un enfant hyper actif et ma mère m'entravait en m'attachant, elle a pu m'administrer des calmants, elle a demandé à mon frère de faire l'éducation de sa future épouse, lui écrivant en ce sens en libellant "Mon Cher...", elle fouillait dans les affaires personnelles, ouvrant tiroirs et sac à mains et elle aurait subtilisé une photographie de l'amant de mon épouse, et tout le monde est resté taisant, laissant place aux cérémonies familiales, sans doute à dessein de conserver une emprise familiale et auprès des petits enfants!
Ce qui me heurte 25 ans plus tard ce n'est pas l'acte d'avoir eu un amant, c'est le mensonge, sa contamination, l'hypocrisie familiale, le fait que d'autres que comme ait pu décider de mon avenir!
Il y a entre ma mère, mon épouse, même mon père et tous ceux qui ont su une continuité, une privation de ma virilité au sens social, une négation de mon autonomie de décision. Je n'ai pas de colère à exprimer, à agir par compensation.

Aujourd'hui que dois je considérer?

- Une sexualité devenue quasiment inexistante, je n'ose plus proposer de relation à mon épouse, je m'interroge sur son désir et elle ne provoque aucune relation, ne recherche aucune sensualité,
C'est une forme de castration puisque je ne suis plus un partenaire sexuel, mais uniquement un partenaire social pour une union qui se focalise sur le partage d'un revenu commun, d'un lieu de vie, d'un lien avec nos deux enfants. Ce processus s'est mis en place il y a deux ans, aujourd'hui il est organisé.

- Chaque conversation se traduit par une victimisation de chacun, j'ai souffert de ceci et moi de cela.

- Une absence de loisirs communs, les bons moments se vivent isolément, séparément.

- Je me conditionne par la pensée que je suis responsable de la sécurité de mon épouse, que j'ai pris cet engagement dès le début de notre relation en la délivrant de son père violent et que je ne peux y renoncer. Et je reste malgré tout. C'est comme si il y avait une perversion de l'amour qui n'est pas libérateur mais qui devient castrateur.

- Mon amie m'humanise. Je ris, je fais l'amour, il y a échange, discussion, un plaisir donné en appelle un autre.

Comment sortir de tout cela?