Désir endormi

12/03/2014 à 11:49

ancolie

Type :
Messages : 92
Membre depuis : 01/01/1970
Bonjour,

J'espère ne pas me tromper de rubrique...
Je viens ici pour un problème de désir, de libido éteints depuis plusieurs années (comme je l'ai dit dans ma présentation).

Par où commencer, sans faire trop long... ?

Les points essentiels à connaître, je crois :
- J'ai subi des abus sexuels de 7 à 10 ans (sans pénétration).
- Je suis maniaco-dépressive type I (le plus sévère), diagnostiquée en 1992, sous traitement depuis cette date ; j'ai connu jusqu'à présent une dizaine d'hospitalisations et bénéficie depuis l'année dernière de l'AAH et d'une pension d'invalidité. (Mon traitement contribue à une baisse de libido.)
- J'ai eu de nombreux amants et amoureux entre 17 ans et la trentaine.
- Après 9 ans d'attente (pas inactive sexuellement), l'homme que j'aime profondément se déclare enfin (1999) ; j'ai alors 34 ans, lui 44 ; nous sommes toujours ensemble, depuis bientôt 15 ans (j'ai aujourd'hui 48 ans, lui 59 dans 2 jours).
- A 37 ans, j'exprime mon désir d'enfant et arrête la pilule d'autorité, sans véritablement demander son accord à l'homme, qui, lui, refuse catégoriquement toute paternité ; à partir de là (2002), notre sexualité se dégrade - rapports moins fréquents, difficultés d'érection plus importantes (il en a toujours eu), rapports interrompus...
- En 2009, lors d'une crise maniaque aiguë (je finis aux urgences psychiatriques), je le trompe à plusieurs reprises avec un homme de notre connaissance, plus jeune que moi, donc que lui, largement.
A partir de là, notre sexualité disparaît complètement. Entre 2010/11 et aujourd'hui, nous avons dû faire l'amour 3 ou 4 fois.

J'ai entrepris il y a peu une "reconquête" de notre sexualité, qui a besoin de passer bien sûr par le réveil de mon désir, de ma libido - je crois que son désir à lui ne demande qu'à être réveillé, il ne me semble pas loin comme le mien.

J'ai acheté pour la première fois de ma vie un sex toy (utilisé seulement 2 fois sans effet flagrant ; je préfère mes mains - quand ça marche...), puis récemment des nuisettes affriolantes.
Auparavant, j'avais acheté des huiles dites érotiques et des dés idem - qui n'ont jamais servi.

J'ai commencé la lecture de livres érotiques, en tâtonnant dans mes choix, qui pour l'instant ne sont pas probants (je suis une littéraire, travaille dans l'édition).
J'ai tenté des lectures à deux... en me trompant de livre (trop intello, pas assez excitant) - mais c'est aussi que l'homme, comédien de théâtre, est également très littéraire, or le style de beaucoup de livres érotiques n'est pas... mirobolant...

Je me suis procuré 2 films érotiques - Les Inassouvies, d'après La Philosophie dans le boudoir de Sade, et Emmanuelle 1 (l'homme me dit : "je les ai tous vus dans ma jeunesse, tous nuls")... Pour l'instant, je n'ose pas encore lui proposer de les regarder ensemble...

Récemment, il y a eu quelques tentatives de rapprochement, dont une qui a presque abouti. Mais nous venons de connaître un deuil (la mère de l'homme) et je me retrouve à devoir tout recommencer de zéro - plus envie de mes jolies nuisettes, plus envie du tout, en fait.

Je ne sais plus comment m'y prendre.
Comment comprendre pourquoi je suis en panne ainsi.

Voilà. Désolée du pavé...
12/03/2014 à 12:15

Isanybody

Type : Homme
Messages : 958
Membre depuis : 12/09/2012
Non, ne soit pas désolée du pavé.

Au contraire, c'est très bien écrit, compréhensible, espacé, bien résumé.

Il y a beaucoup d'éléments très divers dans ta vie et votre vie de couple. Là comme ça je ne sais pas trop quoi dire.

Une question, pourquoi parler de ton compagnon à la troisième personne ou de façon "neutre" en le nommant "l'homme" ?

Malgré le décès de la mère de ton amoureux, bon prétexte pour alimenter ton côté dépressif entrainant une baisse de motivation, je note quand même une volonté, un désir présent de vouloir retrouver cette libido endormie.

Je suis sur que d'autres vont pouvoir apporter leur regard sur ton sujet.
12/03/2014 à 12:39

ancolie

Type :
Messages : 92
Membre depuis : 01/01/1970
Merci de ta réponse, IsanybodySmile Et de ton indulgence pour ma... prolixité !

Pourquoi je parle de mon compagnon ainsi ? Parce que, à part donner l'initiale de son surnom, N., je ne vois pas comment faire autrement... Je ne veux pas donner son prénom - j'ignore pourquoi, d'ailleurs...
Et l'appeler "mon amoureux" me donnerait l'impression de vouloir paraître jeunette, ce que je ne suis plus depuis un bon momentWink Quant à "mon amant", ben... c'est bien le problème...Frown
12/03/2014 à 12:55

Isanybody

Type : Homme
Messages : 958
Membre depuis : 12/09/2012
Tout simplement dire "mon homme", "mon compagnon" et si amant "mon amant".

En disant "l'homme" en parlant de ton mari, il y a comme une impression de déconnecté, à part de ta vie or il fait partie intégrante de ta libido, de celle de votre couple.
Quelque part, en t'exprimant ainsi, cela révèle peut être le fait que tu soi déconnecté du désir, de ton désir, de votre désir.

Et justement, tu aimerais que tout s'imbrique à nouveau, que les connexions fonctionnent.

Tu l'aimes ton homme, peut être y a t-il à chercher à se réapproprier ton homme, ce qu'il est dans son ensemble.

Ce sont juste des réflexions, des pistes. A voir si ça te parle, à tester ou pas. Peut être que je m’égare.
12/03/2014 à 13:22

ancolie

Type :
Messages : 92
Membre depuis : 01/01/1970
Ta remarque me parle !
"Mon homme" me donne l'impression d'un "titre de propriété"... alors qu'en revanche je n'ai aucun mal à dire "mon compagnon" (c'est aussi que "le compagnon" serait vraiment trop étrange, pour le coup !).

Cela révèle une chose de notre relation : il est intraitable sur son autonomie (notamment financière), sa liberté absolue (sauf, j'en suis quasiment sûre, celle d'aller voir ailleurs - je suis certaine à 99,99 % de sa fidélité), sur son indépendance.

Autant je peux l'appeler "mon doux", "mon âme", autant il n'a jamais employé de pronom possessif à mon égard (au début, et rarement aujourd'hui, j'ai eu droit à "petit bonheur du matin", "petite fée", etc. - c'est vrai que je ne suis pas grandeWink).

Nous sommes très autonomes l'un par rapport à l'autre, même si nous avons beaucoup de points communs (je suis aussi comédienne, par exemple, et le théâtre - comme la lecture - est notre grand point de rencontre).

Par exemple, aussi, je pense que nous avons tous deux à l'esprit qu'il se pourrait que nous ne finissions pas forcément notre vie ensemble - comme une hypothèse valable, à ne pas écarter. Même si pour ma part ce que je souhaite est de vivre le plus longtemps possible à son côté.
Et vu ce qu'il s'est passé en 2009, où il a failli me quitter, je pense que de son côté il souhaite la même chose.

Bref, bien qu'il soit souvent à la maison (les contrats d'intermittents sont souvent espacés, ces temps-ci) et que je travaille à la maison, on fait chacun notre vie de son côté, avec des points de rencontre, parfois dans la journée, le plus souvent le soir.

Voilà un autre éclairage sur notre couple, que ta remarque a mis en évidence...
12/03/2014 à 18:08

Ambre

Type :
Messages : 3001
Membre depuis : 01/01/1970
Bonjour,

Nul doute que vous l'aimez énormément... Et lui est dans un moment très difficile en ce moment. Je ne crois pas qu'il faille faire quelque chose de plus que tout ce que vous avez déjà fait... De ce que je lis, le problème de libido est de son coté et pas du vôtre. C'est son désir à lui qu'il faut réveiller. Ne le pensez-vous pas ?
13/03/2014 à 12:05

ancolie

Type :
Messages : 92
Membre depuis : 01/01/1970
Merci, Ambre, pour votre message.
J'avais écrit une réponse hier soir, mais... fausse manip', elle s'est envolée...

En fait, en relisant mon premier message, je m'aperçois que je n'ai pas été assez claire ni assez précise.
Je vais essayer d'être plus explicite, mais c'est difficile, car la sexualité est un sujet quasi tabou pour moi...

En réalité, c'est bien mon propre désir qui est éteint - je l'ai même cru mort, je ne me masturbais même plus - depuis plusieurs années. C'est mon désir que j'essaie de réveiller (sex toy, nuisettes, livres, films...). J'essaie de me sentir désirable, ne serait-ce que pour moi-même, pour me sentir l'être par mon homme, pour éveiller le sien - qu'il tient en retrait sans doute pour me respecter, respecter cette... "frigidité" (?), cette froideur de ma part.
Mais son désir à lui n'est pas loin, je le sens - et j'en ai eu la preuve il y a peu, parce que j'ai fait un effort pour bousculer le mien, un matin au tout début de ce mois.

Je crois que je n'ai jamais connu l'orgasme (je ne sais pas me lâcher, m'abandonner suffisamment pour ça), et assez rarement le plaisir de faire l'amour (sauf dans mes périodes maniaques, mais je n'en ai que de vagues souvenirs - amnésies dues à la maladie).
Lorsque je fais l'amour sans être malade, je pense sans cesse à de petites choses idiotes : mes seins tombent, c'est moche quand ils se balancent, mes fesses sont trop plates, j'ai trop de plis sur le ventre, etc. (Pourtant, même si je suis petite, je ne suis pas grosse - j'ai un peu de ventre depuis quelques années, c'est tout -, on s'accorde pour dire que je suis jolie...)

Par ailleurs, l'homme a un souci d'érection : il est obligé de se masturber pour pouvoir me pénétrer, son érection n'est pas très "dure", et elle "s'affaisse" facilement. Il en a toujours été ainsi, même au début de notre relation, où nous faisions l'amour assez souvent. C'est quelque chose qui m'a toujours troublée, embarrassée, mais jamais je n'oserai lui en parler, de peur de le blesser.
N'empêche, je me demande si c'est "normal"...

Et puis, l'homme est un taiseux de première, il ne m'a jamais beaucoup regardée, c'est moi qui le taquine pour obtenir quelques compliments... bref, j'ai l'impression de manquer d'attention de sa part. Sans doute je me trompe, il doit me regarder à sa manière, secrète, discrète... mais je ne le sens pas.

Il y a plusieurs semaines, comme il se tait et que j'ai du mal à parler du sujet, je lui ai écrit une lettre lui exprimant ce que je ressens, la démarche que j'entreprends, combien il me manque physiquement, et comme je ne sais pas par quel bout m'y prendre, comment je tâtonne... Il l'a très bien reçue - ô comme j'ai été heureuse ! -, et depuis quelques petites choses avaient bougé, jusqu'à ce deuil, le 2 mars.
Ce n'est pas tant la mort de sa mère (un soulagement pour elle) qui l'affecte que les démarches à faire, si nombreuses, à cause de cette mort et à cause de son père, Alzheimer sévère, dont il devient le tuteur.
Bref, d'autres sujets le préoccupent en ce moment.
Quant à moi, ce décès, le soutien que je dois lui apporter : tout cela m'a coupée dans mon élan de "reconquête" du désir, peut-être du plaisir et peut-être un jour la découverte de l'orgasme - on dit qu'il n'est jamais trop tard Wink

Sans doute faut-il laisser passer du temps - encore ! - avant que ma motivation revienne... et la sienne.
13/03/2014 à 13:31

melusinefee

Type :
Messages : 1010
Membre depuis : 01/01/1970

ancolie a dit : 

Merci, Ambre, pour votre message.
J'avais écrit une réponse hier soir, mais... fausse manip', elle s'est envolée...

En fait, en relisant mon premier message, je m'aperçois que je n'ai pas été assez claire ni assez précise.
Je vais essayer d'être plus explicite, mais c'est difficile, car la sexualité est un sujet quasi tabou pour moi...

En réalité, c'est bien mon propre désir qui est éteint - je l'ai même cru mort, je ne me masturbais même plus - depuis plusieurs années. C'est mon désir que j'essaie de réveiller (sex toy, nuisettes, livres, films...). J'essaie de me sentir désirable, ne serait-ce que pour moi-même, pour me sentir l'être par mon homme, pour éveiller le sien - qu'il tient en retrait sans doute pour me respecter, respecter cette... "frigidité" (?), cette froideur de ma part.
Mais son désir à lui n'est pas loin, je le sens - et j'en ai eu la preuve il y a peu, parce que j'ai fait un effort pour bousculer le mien, un matin au tout début de ce mois.

Je crois que je n'ai jamais connu l'orgasme (je ne sais pas me lâcher, m'abandonner suffisamment pour ça), et assez rarement le plaisir de faire l'amour (sauf dans mes périodes maniaques, mais je n'en ai que de vagues souvenirs - amnésies dues à la maladie).
Lorsque je fais l'amour sans être malade, je pense sans cesse à de petites choses idiotes : mes seins tombent, c'est moche quand ils se balancent, mes fesses sont trop plates, j'ai trop de plis sur le ventre, etc. (Pourtant, même si je suis petite, je ne suis pas grosse - j'ai un peu de ventre depuis quelques années, c'est tout -, on s'accorde pour dire que je suis jolie...)

Par ailleurs, l'homme a un souci d'érection : il est obligé de se masturber pour pouvoir me pénétrer, son érection n'est pas très "dure", et elle "s'affaisse" facilement. Il en a toujours été ainsi, même au début de notre relation, où nous faisions l'amour assez souvent. C'est quelque chose qui m'a toujours troublée, embarrassée, mais jamais je n'oserai lui en parler, de peur de le blesser.
N'empêche, je me demande si c'est "normal"...

Et puis, l'homme est un taiseux de première, il ne m'a jamais beaucoup regardée, c'est moi qui le taquine pour obtenir quelques compliments... bref, j'ai l'impression de manquer d'attention de sa part. Sans doute je me trompe, il doit me regarder à sa manière, secrète, discrète... mais je ne le sens pas.

Il y a plusieurs semaines, comme il se tait et que j'ai du mal à parler du sujet, je lui ai écrit une lettre lui exprimant ce que je ressens, la démarche que j'entreprends, combien il me manque physiquement, et comme je ne sais pas par quel bout m'y prendre, comment je tâtonne... Il l'a très bien reçue - ô comme j'ai été heureuse ! -, et depuis quelques petites choses avaient bougé, jusqu'à ce deuil, le 2 mars.
Ce n'est pas tant la mort de sa mère (un soulagement pour elle) qui l'affecte que les démarches à faire, si nombreuses, à cause de cette mort et à cause de son père, Alzheimer sévère, dont il devient le tuteur.
Bref, d'autres sujets le préoccupent en ce moment.
Quant à moi, ce décès, le soutien que je dois lui apporter : tout cela m'a coupée dans mon élan de "reconquête" du désir, peut-être du plaisir et peut-être un jour la découverte de l'orgasme - on dit qu'il n'est jamais trop tard Wink

Sans doute faut-il laisser passer du temps - encore ! - avant que ma motivation revienne... et la sienne.

 C'est très beau et très expressif ce que tu écris! Tu te connais bien, tu connais bien ton homme aussi et à te lire on a vraiment  l'impression que vous êtes attentifs l'un à l'autre, que vous vous acceptez mutuellement et qu'il y a beaucoup d'amour dans votre relation. Malgré tous les aspects négatifs que tu expliques, je trouve que ton récit resonne positivement. Je connais bien le sujet de la maniaco-dépression pour l'avoir vécue, sous toutes ses formes, très jeune dans ma famille très proche. C'est dur ! Et tu en parles avec beaucoup de réalisme, sans découragement ni amertume ! Chapeau ! Continue Laughing

13/03/2014 à 14:14

ancolie

Type :
Messages : 92
Membre depuis : 01/01/1970
Merci, Melusinefee, pour tes compliments Embarassed, tes remarques positives et tes encouragements.

Oui, la maniaco-dépression est une plaie, un cauchemar, que j'ai aussi connue dans mon enfance (mère, grand-mère) avant de la connaître "de l'intérieur", en moi-même - l'année dernière, j'ai été hospitalisée 3 fois, 7 mois d'arrêt de travail, et ça fait 5 ans que je passe mes étés à l'hôpital. Un vrai cauchemar, oui, pour moi, et pour mon homme aussi...
Je n'ai qu'une peur : que ça recommence cette année encore, et les suivantes, sans jamais connaître de répit...

Malgré tous les points positifs que tu soulèves, notre absence de sexualité depuis... combien d'années ?... j'ai du mal à l'évaluer... depuis peut-être 6 ou 7 ans me mine.

Est-ce "normal" entre deux êtres qui s'aiment ?
Sommes-nous toujours un couple alors qu'il n'y a plus de relations sexuelles ?
Pourquoi est-ce que je ne désire plus, je ne le désire plus, je ne désire plus personne ?
Comment, pourquoi peut-il se satisfaire de cette situation ?
J'ai tendance à le comparer défavorablement à deux autres amants qui me donnaient plus de plaisir (il y a longtemps) : est-ce cela qui me bloque ? (Je m'en veux, mais ne peux m'en empêcher.)
Comment faire renaître mon désir pour l'homme que j'aime tellement, sans forcer les choses, sans que ça soit artificiel ?
Pourquoi l'acte d'amour me paraît enlaidissant, parfois presque dégoûtant ?
Comment faire pour transformer ma vision des choses ?
Tant de questions...

J'ai regardé hier une vidéo porno (pas érotique, ça non !) : je les ai trouvés appliqués, consciencieux... sans amour. J'ai eu du mal à chasser ces images pas excitantes de ma tête. Décidément, le porno n'est pas pour moi - au moins une chose que je sais Smile
13/03/2014 à 22:08

Isanybody

Type : Homme
Messages : 958
Membre depuis : 12/09/2012

ancolie a dit : 

Comment, pourquoi peut-il se satisfaire de cette situation ?

Comme le dit parfois Brigitte, on ne choisit pas son conjoint ou sa conjointe par hasard.

Toi et ton homme vous vous êtes bien trouvé.

Quelque part (inconsciemment) ça l'arrange bien ce manque de désir et de libido des deux côtés.

A travers ce que tu écris (d'ailleurs tu écris très bien, c'est clair, compréhensible, sans fautes... que ça fait du bien !!!) sur votre couple, il semble y avoir quand même un potentiel pour réveiller la libido de votre couple. 
Pour toi, je pense qu'il ne te faut pas grand chose pour que tu redémarre.
Pour lui, il semble un peu plus coincé, un peu de mal à passer en seconde le monsieur homme.

L'histoire du décès de sa mère et de ce qui en résulte ensuite (papiers administratifs) est je pense un bon prétexte pour vous deux pour laisser de côté votre libido. C'est comme ça que je le perçois.

14/03/2014 à 10:16

ancolie

Type :
Messages : 92
Membre depuis : 01/01/1970

Isanybody, le mot "prétexte" me gêne : il induit, pour moi, l'idée que ça nous arrange tous les deux, ce décès et tout ce qui l'entoure, pour continuer à subir cette situation de désir éteint. Or, de mon côté en tout cas, au contraire, cet événement qui m'a coupée dans mon élan me contrarie beaucoup ; et je pense que, lorsque j'ai exprimé à "mon" (Wink) homme ma volonté de faire bouger les choses, il en a été ravi - il m'a même dit, après la lecture de ma lettre : "Je croyais que je ne t'intéressais plus... (grand sourire de l'homme)"

Non, vraiment, je crois que tous les deux nous avons envie de nous retrouver physiquement, sensuellement, sexuellement. Mais on est aussi empruntés, empotés l'un que l'autre...Cry
Et puis, "mon" homme (ah, je m'y efforce, mais ça m' fait drôle !) n'est pas un tactile, pas un tendre ; les petits gestes doux ne sont pas son fort. La plupart du temps, c'est moi qui viens réclamer un câlin, un geste...

Bref, on n'est pas sortis de l'auberge !


ancolie a dit : 

Par ailleurs, l'homme a un souci d'érection : il est obligé de se masturber pour pouvoir me pénétrer, son érection n'est pas très "dure", et elle "s'affaisse" facilement. Il en a toujours été ainsi, même au début de notre relation, où nous faisions l'amour assez souvent. C'est quelque chose qui m'a toujours troublée, embarrassée, mais jamais je n'oserai lui en parler, de peur de le blesser.
N'empêche, je me demande si c'est "normal"...

 Est-ce que quelqu'un peut me répondre là-dessus ?

Il a été marié, jeune ; sa femme à l'époque avait voulu le faire consulter : il a toujours refusé. Je le sais parce qu'il y a bien longtemps j'ai dû oser une question à ce propos (contrairement à ce que je dis plus haut, tiens !), et sa réponse avait alors été : "Alors toi aussi tu veux que je consulte ?!!" Suivie d'un refus, bien sûr.

Est-ce que ce genre de souci - d'ailleurs en est-ce un ? - arrive à d'autres hommes ? Si oui, comment le vivent-ils ? S'en accommodent-ils ?

15/03/2014 à 10:32

ancolie

Type :
Messages : 92
Membre depuis : 01/01/1970
Je suis assez contente : hier, anniversaire de l'homme ; sortie au théâtre, un peu décevante, qui entraîne une petite discussion sur ce qu'on en pense, agréable.
Puis, rapidement, au lit. Auparavant, j'enfile la dernière nuisette achetée, qu'il n'a jamais vue (depuis le retour de Bretagne, depuis le deuil, je n'en portais plus). Il s'en aperçoit, et je pense qu'il l'interprète comme une invitation, ce que c'était plus ou moins.
Mon désir était assez faible, mais je l'ai écouté et forcé tant que je pouvais : rapprochement très rapproché, qui s'est terminé prématurément, mais je suis contente quand même (lui : "oh ! c'est nul !" ; moi : "non, c'est très bien" - d'une part parce que je le pensais, surprise qu'on y soit arrivés, d'autre part pour le rassurer).
Voilà, nous faisons des progrès, à petits pas, pas parfaits, mais nous avons tellement perdu l'habitude qu'on ne peut pas trop s'en demander trop vite, non ?
Je crois qu'il est heureux de voir que je veux toujours de lui, et moi, je suis heureuse de le voir heureux Very Happy 
Plus tard, il faudra que j'apprenne à lui demander ce que j'aime, ce qui me fait plaisir - mais ça, c'est une autre histoire...

Par ailleurs, j'aimerais bien avoir une réponse, des expériences, avis, à propos de ma dernière question, dans mon message précédent, si c'était possible, bien sûr.
(Je connais mal ce forum, peut-être que je m'exprime trop crûment : n'hésitez pas à me le dire.)
15/03/2014 à 13:04

Brigitte

Type : Femme
Messages : 1247
Membre depuis : 15/09/2012

ancolie a dit : 

Merci, Melusinefee, pour tes compliments Embarassed, tes remarques positives et tes encouragements.

Oui, la maniaco-dépression est une plaie, un cauchemar, que j'ai aussi connue dans mon enfance (mère, grand-mère) avant de la connaître "de l'intérieur", en moi-même - l'année dernière, j'ai été hospitalisée 3 fois, 7 mois d'arrêt de travail, et ça fait 5 ans que je passe mes étés à l'hôpital. Un vrai cauchemar, oui, pour moi, et pour mon homme aussi...
Je n'ai qu'une peur : que ça recommence cette année encore, et les suivantes, sans jamais connaître de répit...

Malgré tous les points positifs que tu soulèves, notre absence de sexualité depuis... combien d'années ?... j'ai du mal à l'évaluer... depuis peut-être 6 ou 7 ans me mine.

Est-ce "normal" entre deux êtres qui s'aiment ?
Sommes-nous toujours un couple alors qu'il n'y a plus de relations sexuelles ?
Pourquoi est-ce que je ne désire plus, je ne le désire plus, je ne désire plus personne ?
Comment, pourquoi peut-il se satisfaire de cette situation ?
J'ai tendance à le comparer défavorablement à deux autres amants qui me donnaient plus de plaisir (il y a longtemps) : est-ce cela qui me bloque ? (Je m'en veux, mais ne peux m'en empêcher.)
Comment faire renaître mon désir pour l'homme que j'aime tellement, sans forcer les choses, sans que ça soit artificiel ?
Pourquoi l'acte d'amour me paraît enlaidissant, parfois presque dégoûtant ?
Comment faire pour transformer ma vision des choses ?
Tant de questions...

J'ai regardé hier une vidéo porno (pas érotique, ça non !) : je les ai trouvés appliqués, consciencieux... sans amour. J'ai eu du mal à chasser ces images pas excitantes de ma tête. Décidément, le porno n'est pas pour moi - au moins une chose que je sais Smile

 

Bonjour Ancolie,

Je pense que vous avez pour l’instant en tout cas, une libido au point mort. Vous ne savez plus avoir envie, je dirai même avoir envie de vivre. Il faut absolument trouver du sens à votre vie. Les difficultés psychiques peuvent certes être résolues grâce aux psychiatres mais je crois aussi au sens de la vie. Vous n’avez pas suffisamment d’objectifs en d’autres termes. ensuite, vous ne devez pas vous aimer en tant que femme et au lieu de faire un vrai travail d’estime de votre féminité, vous dénigrez votre partenaire masculin; processus classique mais qui n’améliore rien bien au contraire. vous devez vous prendre en mains, cela va bien au delà de la question sexuelle!
15/03/2014 à 13:06

FranckP

Type : Homme
Messages : 687
Membre depuis : 13/09/2012
Pas facile de te répondre , je vais essayer avec un peu de bon sens car entrer en explications psy serait compliqué sans un minimum de compétences ...

Je dirai que l'érection est de l'ordre de l'énergie de vie alors que l'inverse serait de l'ordre de la pulsion morbide ..

Personnellement , si j'ai une panne c'est à chaque fois parce que je gamberge dans ma vie et que je me prends la tête en fait !
Je l'ai parfois vécu dans des situations de stress alors que normalement j'aurai du être à fond ce jour là (expérience coquine et fantasmatique , la pression sans doute) bizarre ..

S'il se réveille le matin en pleine forme de ce côté là (ou la nuit) cela voudra dire que la "mécanique" est en bonne marche ...
A l'inverse , il y aurait un souci physique de type vasculaire peut-être ..

De votre histoire je note 2 névroses qui s'emboitent bien , l'une alimente l'autre  etc ..

Mais vu le contexte général évoqué je suis même assez étonné qu'il en ait un peu tout de même (érection) et encore du désir .

Pour résumer , je dirai qu'un homme bande sans limite à partir du moment ou la situation est très excitante et la partenaire trés aimée ou attirante (les 2 c'est encore mieux) , je crois que c'est de l'ordre de l'incontrôlable en tout cas ..
Quant à dire qu'il s'en accommode , peut-être mais alors c'est sans doute par fatalisme ou résignation , certainement pas de gaieté de coeur .

edit:  je viens de lire la réponse de Brigitte et c'est très vrai concernant le sens de sa vie , bosser sur cette question semble la priorité car le reste en découlera ..
15/03/2014 à 15:30

ancolie

Type :
Messages : 92
Membre depuis : 01/01/1970

Brigitte a dit : 


Bonjour Ancolie,

Je pense que vous avez pour l’instant en tout cas, une libido au point mort. Vous ne savez plus avoir envie, je dirai même avoir envie de vivre. Il faut absolument trouver du sens à votre vie. Les difficultés psychiques peuvent certes être résolues grâce aux psychiatres mais je crois aussi au sens de la vie. Vous n’avez pas suffisamment d’objectifs en d’autres termes. ensuite, vous ne devez pas vous aimer en tant que femme et au lieu de faire un vrai travail d’estime de votre féminité, vous dénigrez votre partenaire masculin; processus classique mais qui n’améliore rien bien au contraire. vous devez vous prendre en mains, cela va bien au delà de la question sexuelle!

 Bonjour, Brigitte,

Et merci pour votre message.
Vous n'avez ni tout à fait tort ni tout à fait raison, je crois.

Vos remarques me touchent.

"Me prendre en main" : ça oui ! L'année dernière, j'ai eu un premier entretien pour un bilan de compétences. Il m'a fait beaucoup réfléchir (tant, que j'en suis tombée malade) et une question s'en est dégagée : est-ce que j'ai subi ou choisi ma vie ? Ça peut paraître simpliste, mais à partir de cette question j'en suis venue à changer de regard sur ma vie, et à avoir envie d'en devenir davantage actrice. Travail en cours...

Depuis 5 ans, je vis entre les hospitalisations et les rendez-vous avec mon psychiatre et ma psychologue... La maladie prend beaucoup de place dans ma vie - donc dans celle de mon compagnon, hélas. Chaque année je vois arriver le printemps, l'été avec plus qu'appréhension (périodes où je suis malade).
Ça affecte forcément, comme vous le dites, mon désir de vivre, mon plaisir de vivre, globalement, en effet.

Mais, heureusement, j'ai une passion, le théâtre ; je suis venue vivre dans la ville où nous sommes depuis bientôt 6 ans notamment pour pouvoir travailler avec un metteur en scène que j'admire énormément. J'ai eu la chance merveilleuse qu'il m'engage à 3 reprises depuis notre arrivée, entre autres pour sa prochaine création.
Dans cette ville, je suis enfin reconnue comme comédienne, ce qui est énorme pour moi.
Le théâtre - comme la musique (je fais du chant lyrique également) - donne un sens à ma vie.
L'amour que je porte à mon compagnon, l'amour qu'il me porte donnent aussi un sens à ma vie, énormément.

"Ne pas m'aimer en tant que femme" résonne aussi. Oui, je ne me connais pas vraiment en tant que femme, j'ai très longtemps refusé de "grandir".
Je m'emploie depuis peu à me découvrir femme, à chercher ma féminité, à "l'affirmer" davantage - maladroitement sans doute, mais je débute !... ;-)
La féminité m'a toujours fait peur - que va-t-il se passer, quelle catastrophe va-t-elle entraîner si je la montre trop ? (J'ai toujours été coquette, mais en évitant de me montrer trop femme.)
J'essaie donc aujourd'hui de "revoir ma copie", en tâtonnant.

Pas d'accord : je ne "dénigre" pas mon partenaire (en tout cas ce n'est pas mon ressenti, encore moins ma volonté), je me pose des questions sur son fonctionnement, sexuel, psychologique.

Ce qui m'amène à te remercier, FranckP, pour ton partage d'expérience sur ce qui peut amener un homme à avoir ou pas une érection.
Tu parles de 2 névroses... là, ça me laisse perplexe...
Nous sommes tous deux, l'homme et moi, de grands anxieux, mais de là à être deux névrosés, je ne le sens pas.
Quant au fait qu'il s'est accommodé de la situation pendant si longtemps, tu dois avoir raison, ce ne doit pas être de gaieté de cœur... Je me rappelle soudain une phrase qu'il m'a dite à l'époque où ça allait mal entre nous : "A partir de maintenant, c'est toi qui décides, je ne me lancerai dans aucune initiative." Ce qui me laisse penser qu'il s'est tenu à cette décision, ne rien tenter, attendre que je revienne vers lui... (C'est quelqu'un de très têtu, quelqu'un de parole, très résolu.)
C'est ce que j'ai entrepris ; j'espère y parvenir.

"Que la situation soit très excitante, que la femme soit très aimée ou attirante"... Sans vantardise, je pense que les deux derniers paramètres sont réunis ; en revanche, des situations excitantes... nous n'en créons pour ainsi dire pas : quel manque d'imagination dans ce domaine, c'est effarant... Encore une matière à travailler...

15/03/2014 à 16:38

larno

Type :
Messages : 265
Membre depuis : 01/01/1970

ancolie a dit : 



ancolie a dit : 

Par ailleurs, l'homme a un souci d'érection : il est obligé de se masturber pour pouvoir me pénétrer, son érection n'est pas très "dure", et elle "s'affaisse" facilement. Il en a toujours été ainsi, même au début de notre relation, où nous faisions l'amour assez souvent. C'est quelque chose qui m'a toujours troublée, embarrassée, mais jamais je n'oserai lui en parler, de peur de le blesser.
N'empêche, je me demande si c'est "normal"...

 Est-ce que quelqu'un peut me répondre là-dessus ?

Est-ce que ce genre de souci - d'ailleurs en est-ce un ? - arrive à d'autres hommes ? Si oui, comment le vivent-ils ? S'en accommodent-ils ?

 Bonjour,
Bon, j ai pris le temps de tout lire....Smile
C'est tellement bien écrit que c est assez simple et entrainant.

Ton histoire, son contexte, les personnages, dont "l homme" me font penser à un film avec Isabelle Huppert. Ne cherche pas lequel, il n existe pas, c est juste l image que j ai en te lisant.

Je vais essayer d apporter des éléments à ta question ci dessus, tel que je peux les voir :

il serait intéressant de savoir si son souci est physiologique (mécanique) ou psychologique. Pour cela, l érection matinale est imparable. la masturbation avant la penetration, oui ca arrive quand l excitation est moyenne, qu elle ne permet pas une érection suffisante. Dans ce cas, chacun reprend ce qu il sait l exciter. L'homme (Smile) ce serait la masturbation. D autres, un film porno, ou penser à une scène. On vit ça plutôt mal : "bander" est notre faire valoir.  C est juste un fait sur lequel j insiste pour que tu puisse imaginer la frustration
Tu fais du théâtre parce qu il en fait ou vous vous êtes rencontrés dans ce cadre ?
15/03/2014 à 18:24

ancolie

Type :
Messages : 92
Membre depuis : 01/01/1970
Tu as tout lu ! Chapeau et merci, Iarno Smile

1. "Une érection matinale imparable" signifie que, si elle existe, le souci n'est pas physiologique, c'est ça ?
Dans ce cas, l'homme n'a pas de souci physiologique (et tant mieux !). Mais là, je me pose de sérieuses questions quant à mes facultés d'excitation...Frown
Je me pose aussi des questions sur les éventuelles angoisses de l'homme autour de l'acte d'amour...

3. Je comprends d'autant mieux que mon manque de désir me frustre moi-même beaucoup (comme si je n'étais pas complète, pas tout à fait une femme).

Pour répondre à ta question, nous nous sommes rencontrés dans le cadre du théâtre, en 1990 - je jouais et, exceptionnellement, il filmait.
Je vivais avec quelqu'un à cette époque, mais lorsque je l'ai vu, lui (je sais, ça va faire cul cul la praline mais je ne peux pas dire autrement), j'ai su qu'il était l'homme de ma vie. On s'est tournés autour pendant 9 ans avant de vivre enfin ensemble Smile

P-S : la référence à Huppert me flatte beaucoup Embarassed C'est une actrice et une femme que j'admire terriblement !
15/03/2014 à 19:54

FranckP

Type : Homme
Messages : 687
Membre depuis : 13/09/2012
J'ai l'impression que vous êtes 2 à vivre des phobies ou des blocages , vous avez autant peur l'un de l'autre que de ... vous-mêmes ...
C'est en celà que je ressens 2 névroses qui s'alimentent , en tout cas vu de l'extérieur .
Aprés je ne connais pas la vie avec une personne maniaco dépressive , il est bien possible que ça développe chez l'autre des reflexes de sauvegarde qui le font rentrer dans sa bulle et hop le truc s'alimente sans fin ..
Conseil bateau , la thérapie de couple ça aiderait peut-être , à essayer why not .
16/03/2014 à 06:24

larno

Type :
Messages : 265
Membre depuis : 01/01/1970
je te pose une question que je me pose souvent dans des cas similaires, sans en connaitre la réponse :

si l autre n est pas demandeur plus que ça, si ton envie ne te demange pas plus que ca physiquement non plus, si ta libido est au point zéro en quelque sorte, pourquoi vouloir absolument qu elle reparte ?
16/03/2014 à 09:29

ancolie

Type :
Messages : 92
Membre depuis : 01/01/1970
A FranckP : Je comprends mieux ta remarque sur les deux névrosés. Ma foi, ça ne me convainc toujours pas ; j'ai plutôt l'impression que le contexte, notre histoire (désir d'enfant/non-désir d'enfant [2002], infidélité [2009], maladie [depuis 5 ans omniprésente]) sont responsables de notre situation aujourd'hui.
Quant à la thérapie de couple, nous en avons commencé une : ça nous a aidé, c'était très bien ; puis nos finances se sont énormément dégradées : on a dû l'interrompre, ce que je regrette beaucoup. Peut-être pourrons-nous la reprendre bientôt ou un de ces jours, quand on aura de l'argent.

A Iarno : En fait, je réponds à cette question dans le point 3, plus haut. Ne plus avoir de sexualité avec l'homme que j'aime me donne le sentiment d'être incomplète, de ne pas être une femme à part entière, et surtout pas une femme épanouie.
Je me demande toujours comment vivent les autres couples, comment ils font pour alimenter leur désir...
Et puis, quand je vois les réactions de l'homme ces tout derniers temps où nous nous rapprochons physiquement, où nous échangeons des caresses, les deux fois où nous avons fait l'amour ce mois-ci, je vois que ça vaut le coup de faire des efforts, de poursuivre ma démarche : ça le rend heureux, je le vois bien Smile