désir dans un couple malade psychologiquement

18/08/2014 à 08:19

fofo

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Bonjour,

Je suis soumise à 3 "difficultés" dans ma vie personnelle et sentimentale ; les voici :
- je suis anorexique, et cela depuis une vingtaine d'années (j'en ai 42 à présent). J'ai consulté 2 psychothérapeutes pendant 3 ans et je n'ai vu la situation que fort peu s'améliorer, et je retombe toujours dans mes phobies et mes hantises. Je considère presque que je finirai ma vie anorexique, tant je m'enlise. Bon. 1er problème. Ceci dit, je ne suis pas du tout en mauvaise santé, je fais beaucoup de sport et mon compagnon dit que mon corps, bien que d'apparence maigre (je ne trouve pas, mais bon) est musclé et dur.
- cette anorexie est liée, selon moi, à une absence totale de désir et d'envie de sexualité : quand mon compagnon me touche et veut avoir des relations sexuelles, bien sûr, j'accepte car je l'aime mais cela me dégoûte profondément, je n'aime pas ça, c'est une corvée quand je sais que "ça va arriver". Pas d'envie avant, pendant, après. Je ne peux pas regarder de films érotiques parce que là encore, ça m'écoeure. Bien évidemment, je mets tout dans le même panier : relations sexuelles "classiques", et toutes les demandes que je considère, moi, comme étranges, telles que rentrer par derrière ou faire des fellations, ce dont je suis incapable. Mais mon compagnon est très tolérant : il en parle beaucoup, je sns bien que ça lui tient à coeur (et à corps), mais il n'insiste pas outre mesure. J'aimerais pourtant qu'il sente que j'aime, que j'ai envie de lui, mais je saurai pas me forcer.
- 3ème "problème" mais qui n'en est pas vraiment un, et qui est lié à ce que je viens d'écrire supra : je vis avec quelqu'un qui est quasiment un obsédé sexuel (ou alors c'est moi qui le vois comme ça, parce que moi-même n'aime pas le sexe ?). En effet, il ne cesse de me toucher, de me caresser, de me peloter, et cela du matin jusqu'au soir (en plus des moments où nous avons des relations sexuelles...), j'ai l'impression qu'il ne pense qu'à ça. Il regarde beaucoup les femmes à la tv, dans la rue, ce qui ne me dérange pas du tout car moi aussi, je le fais (j'aime la beauté sous toutes ses formes, et pour moi, une femme est plus belle qu'un homme). Je dois préciser aussi qu'il a une nette tendance à l'alcoolisme, c'est un dépressif chronique et un angoissé (il évoque très souvent la mort). Bref, je reconnais qu'il me porte beaucoup d'amour, presque de l'adoration, mais je ne peux lui répondre sur le même ton, d'abord parce que je suis plus "froide", plus libre, plus indépendante que lui (c'est le 1er homme avec qui je vis ; nous nous sommes rencontrés il y a 7 ans), pas du tout romantique comme lui (un romantisme à la Baudelaire, désespéré), et pas du tout attirée par les choses du sexe. Lui dit souvent que le sexe, c'est ce qui reste quand il n'y a plus d'espoir, quand il faut en finir avec l'intellect, etc. Quand il est "embrumé" (alcoolisé), il délire ainsi et est encore plus collé à moi.
Voilà. J'aurais encore à dire, à préciser, mais pour une première approche du problème, ça devrait suffire !
Que penser de cela ? Parfois je me dis que je serais mieux seule.
18/08/2014 à 10:38

FranckP

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Ben .. tout est lié dans cette affaire , anorexie mentale ou sexuelle c'est pareil non ?
J'ai connu un amour comme ça et j'ai grave plongé jusqu'à me sauver un jour car la pauvre s'enfonçait encore plus à tenter de m'aimer , elle n'y arrivait pas et le sexe c'était triple zéro alors que ses envies physiologiques étaient au sommet (jamais vu une femme autant mouiller).
Bref ça rend l'autre complètement maboul et c'est pour ça qu'il s'accroche ton homme , bien aidé par l'alcool au passage !
Dailleurs il n'est pas un obsédé sexuel je pense , il est juste en déficit (légitime) et se prend les pieds dans le tapis .
C'est toi qui es déficiente sexuelle , ne pas confondre et désolé pour le propos abrupt mais voilà ...
Je ne connais pas d'anorexiques heureuses en couple car elles sont déjà malheureuses avec elles-même , il parait que ça vient du lien déficient à la Mère ...
Oui tu serais mieux seule c'est certain mais le laisserais-tu partir s'il en avait la force ? et lui suivant son état de soumission il va lui falloir un courage de titan , je le plains !!
18/08/2014 à 11:42

fofo

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Bon, voilà qui est envoyé...
Je suis bien consciente de tout cela, ainsi que de la bonté de mon compagnon, qui doit aussi supporter mes nombreuses manies, voire des TOC. Comment pourrais-je lui en vouloir de quoi que ce soit ? Mais aussi, comment faire en sorte qu'il ne soit pas frustré ? Il m'assure cependant qu'il ne l'est pas, qu'à son âge (55 ans), il doit s'estimer déjà très heureux d'avoir une femme plus jeune que lui à ses côtés, que tout cela lui va bien (il met en avant aussi le fait que je ne me refuse jamais à lui), etc. J'ajoute qu'intellectuellement nous avons aussi des échanges fructueux, que nous nous entendons bien ; n'empêche que, comme vous le soulignez, n'étant pas une jouisseuse, ni dans la vie, ni dans la sexualité, je comprends bien qu'il manque qq chose. Il est tout de même stupéfiant qu'il existe des gens qui, comme moi, ne parviennent pas à profiter de la vie. Ma grand-mère disait : "huit jours sous une benne, va ! Et tu changeras d'optique."
18/08/2014 à 12:17

Davy22

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Franck à certainement raison, mais ne plaignons pas néanmoins votre compagnon, si c'est un "Baudelaire désespéré", il doit certainement y trouver son compte ;)

Paradoxalement, pas sur qu'il soit plus heureux si vous vous libérez, en somme vous faites un jolie couple "d'angoissé", c'est votre manière de profitez de la vie...Il y'a dans la vie tous les gout et les couleurs, y'en à pas spécialement une mieux que l'autre.

Néanmoins, si vous venez ici, c'est que vous sembler souffrir de cette situation, du moins sexuellement...Parlez nous de vos 3 années de psychothérapie, ce qui à marché, ce qui n'a pas marché, quelles étaient vos attentes à l'époque, quelle était votre démarche.
18/08/2014 à 12:19

FranckP

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fofo a dit : 

 Il est tout de même stupéfiant qu'il existe des gens qui, comme moi, ne parviennent pas à profiter de la vie. Ma grand-mère disait : "huit jours sous une benne, va ! Et tu changeras d'optique."

Oui c'est stupéfiant en effet , surtout quand soi-même on bouffe la vie !
Mais comment expliquer celà à quelqu'un qui a une vision si glaciale de la vie ?
Mission impossible , j'ai répondu par réflexe de la mémoire et je n'ai aucune solution à proposer , je connais le cynisme des personnes glacées et le puit sans fond à tenter de le remplir de plaisirs ...
Je ne veux pas développer plus ici car j'en sais beaucoup trop sur la personnalité anorexique.
Je crois que tu détestes ton psy je me trompe ?
Normal que tu n'aimes pas ce que j'écris mais je n'arriverai jamais à t'aider en te plaignant ni à compatir , je sais pas avance que ça ne sert à rien ..
Par contre , cette femme que j'ai connu va un peu mieux aujourd'hui depuis qu'elle s'occupe de malades anorexiques dans un centre pour jeunes à l'hôpital , elle a déplacé sa vision du monde en quelque sorte , au delà de son nombril et j'en suis content pour elle car elle est adorable à part ça .
18/08/2014 à 12:41

fofo

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Merci à tous les 2.
Les 3 années de psychothérapie : je précise que la première fois, c'était un homme, que je ne détestais pas du tout ! Mais il m'ennuyait à vrai dire, il semblait ne pas vraiment m'écouter et ne se souvenait pas de ce que je lui avais dit la fois précédente...Déjà que j'ai l'impression d'être parfois quantité négligeable...La deuxième, c'était une femme, mais elle ne me posait pas de questions et je ne sais pas parler de moi si on ne m'interroge pas. Par ailleurs, elle n'arrêtait pas de dire que c'était ma mère la coupable et elle le répétait à l'envi. Je sais fort bien que ma mère n'a guère été aimante et continue à ne pas l'être, mais maintenant je m'en fiche et je ne compte plus sur elle. J'en ai fait mon deuil, comme on dit, elle m'indiffère. Si c'était elle la principale cause du problème, j'aurais une dent, je serais agressive, en manque d'elle, je chercherais à me faire remarquer, etc, bref je rechercherais à cors et à cris son amour, or ce n'est pas le cas du tout, j'ai appris à faire ma vie sans elle.
Voilà pour les années de psychologie.
Merci, FranckP, pour vos commentaires, qui ne me blessent pas, rassurez-vous, et je ne demande pas à être plainte ; je comprends fort bien qu'il n'est pas facile de vivre avec qqun comme moi et comme Davy22 le dit si bien, mon compagnon et moi nous nous sommes bien trouvés en effet...2 malades ensemble : ça passe ou ça casse. Je ne veux pas que ça casse bien sûr. Mais ce serait difficile, par exemple, s'il me mettait le marché en main : "tu manges plus et tu arrêtes de vouloir maigrir, et moi j'arrête de boire".
18/08/2014 à 12:46

fofo

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J'ai oublié de préciser les raisons de la psychothérapie : il y a trois ans, nous avons traversé avec mon compagnon une sacrée période de tensions, d'amour/haine (je crois que nous ne nous étions pas encore bien "sentis") et je lui avais proposé de suivre une thérapie de couple, il a accepté et nous avons suivi quelques séances, avant de nous rendre compte que ce n'est pas NOUS qui étions malades, mais LUI et MOI.. Puis le couple qui nous recevait nous a suggéré de nous "soigner" personnellement : moi avec l'homme et mon compagnon avec la femme. Cela a duré pour chacun de nous un an et demi à peu près, et nous avons cessé parce que personne n'y trouvait son compte. Mon compagnon avait la sensation à la fin de seulement discuter avec sa psy, et ça l'ennuyait.
18/08/2014 à 12:47

Davy22

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Fofo, vous nous dites toujours pas ce que vous attendiez de ces trois années, c'était suite à une dépression ? On prend une psychanalyse, quand quelque chose nous empêche de vivre, c'était quoi ce problème, la relation sexuelle avec votre mari, ce problème de dégoût pour le sexe ?

edit : ok vous avez répondu juste avant mon message, donc thérapie de couple...
18/08/2014 à 12:50

fofo

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Comme je viens de le préciser, c'était surtout parce qu'on se déchirait beaucoup, beaucoup : il me disait de partir, il voulait se suicider, il avait des crises de violence quand il buvait, bref, je ne voyais pas comment l'aider et en allant voir ce couple, j'espérais qu'on me donnerait des conseils comme chez les AA (parfois ils reçoivent les familles d'alccoliques et les écoutent).
18/08/2014 à 13:14

Davy22

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Ok, y'a beaucoup de chose, pour ça faut essayer de bien clarifier votre demande....et donc ce problème de haine/amour dans votre couple ça vas mieux ? Et donc maintenant, votre objectif, c'est d'essayer que le sexe ne vous dégoûte pas, c'est bien ça ? Avez vous essayer de vous masturber, d'être a l'écoute de ce que vous ressentez...la première chose qui me semble indispensable, c'est que vous découvrez vous d'abord seul votre corps...

Prenez le temps, sous votre douche, de vous caressez, pas spécialement tout de suite le sexe, mais caressez vous simplement sous la douche chaude, les bras, les joue, les seins, etc....chaque partie de votre corps en fermant les yeux, en essayant de vous laisser aller...Faite abstraction du sexe dans un premier temps, juste a vous relaxer en vous touchant, nue sous l'eau chaude...
18/08/2014 à 13:45

fofo

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Oui, ça va bien mieux entre nous, parce que dorénavant, nous nous acceptons l'un l'autre, avec nos défauts, nos différences, et surtout, notre problème respectif : je m'adapte, si on peut dire, à son alcoolisme (il gère mieux qu'il y a sept ans, il faut dire) et il respecte ma maladie, sans vraiment la comprendre.
Je ne puis suivre vos conseils concernant mon corps parce que je n'ai aucun goût pour me toucher, ça ne m'intéresse pas en fait, ça m'ennuie de faire ça, je n'en ressens pas l'envie ; si je le faisais, je me forcerais, je crois. Par ailleurs, et se mêle à cela la morale, la sacro-sainte morale, me toucher pour en éprouver du plaisir me ferait suprêmement honte. Oui, je sais, je suis rétrograde, arriérée, pudibonde (et pourtant pas pudique du tout : tout l'été, je me promène nue dans la maison et au jardin, la nuit je dors nue, je suis tentée par le naturisme, etc), mais je ne conçois pas l'idée de me faire du bien toute seule, ce n'est pas possible. Vous n'êtes pas le premier à me suggérer cela, mon compagnon est même le premier à me dire de le faire, mais c'est IMPOSSIBLE !
18/08/2014 à 14:00

Davy22

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Ce n'est pas IMPOSSIBLE, c'est du même ordre que les dépressif qui pense qu'ils ne servent à rien, il vous diront eux aussi que c'est IMPOSSIBLE et que seul la mort peuvent les sauver....Mais avec un travail sur soit ou l'aide d'un psychologue c'est possible de changer cette vision des choses. Arrêter de vous dire que c'est IMPOSSIBLE, que simplement vous avez des difficultés c'est déjà un pas vers la conscience de sa difficulté...Vous avez vu avec un psychologue la thérapie comportemental ?
18/08/2014 à 15:48

fofo

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Ah non, je n'ai pas essayé cela.
18/08/2014 à 16:01

Davy22

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La thérapie comportemental consiste non pas à cherché la cause d'un comportement pour le modifier, mais changer le comportement sans en chercher la cause. L'avantage c'est que sa prend pas des années comme une thérapie traditionnel mais que quelques mois. C'est très adapté en l’occurrence pour les phobies, comme les araignées, le vertige, et dans votre cas le sexe...Ça consiste, par des exercices à remodeler notre façon de voir les choses. Vision qui dans ces cas sont évidement excessives...Ça donne aussi l'avantage que vous pouvez vous auto psychanalysé par vous même avec un bon bouquin. Ça ne veut pas dire non plus que les exercices se prend à la légère...

Voici un lien non exhaustive pour en savoir plus. Les thérapies cognitives et comportementales

18/08/2014 à 21:46

Isanybody

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fofo a dit : 

Merci à tous les 2.
Les 3 années de psychothérapie : ...La deuxième, c'était une femme, mais elle ne me posait pas de questions et je ne sais pas parler de moi si on ne m'interroge pas. Par ailleurs, elle n'arrêtait pas de dire que c'était ma mère la coupable et elle le répétait à l'envi. Je sais fort bien que ma mère n'a guère été aimante et continue à ne pas l'être, mais maintenant je m'en fiche et je ne compte plus sur elle. J'en ai fait mon deuil, comme on dit, elle m'indiffère. Si c'était elle la principale cause du problème, j'aurais une dent, je serais agressive, en manque d'elle, je chercherais à me faire remarquer, etc, bref je rechercherais à cors et à cris son amour, or ce n'est pas le cas du tout, j'ai appris à faire ma vie sans elle.

A mon sens, cette femme psy à bien fait son job. Elle a essayé de mettre en évidence la cause de l'anorexie, en vain.

Tu dis que tu n'as rien contre ta mère, que tu aurais chercher à te faire remarquer. Cela fait combien de temps que tu es anorexique ? J'imagine depuis ton adolescence. Le fait que tu maltraites ton corps, que tu es anorexique est la façon que tu as opté pour te faire remarquer et crier "silencieusement" auprès et contre ta mère.

Je ne suis pas certain que tu ais fait le deuil de ta mère, de ce qu'elle t'a fait et pas fait, de ce que tu attendais et qu'elle ne t'a pas donnée.

18/08/2014 à 22:07

Isanybody

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fofo a dit : 

Oui, ça va bien mieux entre nous, parce que dorénavant, nous nous acceptons l'un l'autre, avec nos défauts, nos différences, et surtout, notre problème respectif : je m'adapte, si on peut dire, à son alcoolisme (il gère mieux qu'il y a sept ans, il faut dire) et il respecte ma maladie, sans vraiment la comprendre.
Je ne puis suivre vos conseils concernant mon corps parce que je n'ai aucun goût pour me toucher, ça ne m'intéresse pas en fait, ça m'ennuie de faire ça, je n'en ressens pas l'envie ; si je le faisais, je me forcerais, je crois. Par ailleurs, et se mêle à cela la morale, la sacro-sainte morale, me toucher pour en éprouver du plaisir me ferait suprêmement honte. Oui, je sais, je suis rétrograde, arriérée, pudibonde (et pourtant pas pudique du tout : tout l'été, je me promène nue dans la maison et au jardin, la nuit je dors nue, je suis tentée par le naturisme, etc), mais je ne conçois pas l'idée de me faire du bien toute seule, ce n'est pas possible. Vous n'êtes pas le premier à me suggérer cela, mon compagnon est même le premier à me dire de le faire, mais c'est IMPOSSIBLE !

Souvent, quand on ne parvient pas à exprimer ses émotions, ses sentiments, à y mettre des mots ou même de les ressentir, c'est le corps qui finit par l'exprimer.

Ton corps, par image c'est ta mère, tu le maltraites pour montrer à ta mère comment elle t'a traité. Avec ton corps, tu lui exprimes tout ce que tu n'a pas osé lui dire. Alors forcément prendre plaisir avec ton propre corps, c'est faire plaisir à ta mère, lui faire honneur. IMPOSSIBLE !!!!!!! Inévitablement, tu n'aimes pas ton corps. Tu ne t'aimes pas.

Si un jour tu arrives a accepter une once de ton corps, de qui tu es, que tu ose dépasser la peur d'avoir un millième de plaisir, tu auras fait un grand, un énorme pas qui t'éloignera de l'anorexie.

19/08/2014 à 07:17

FranckP

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Faire la paix avec sa Mère insuffisante pour la fille , vaste programme ! 
Il existe la même turpitude chez les hommes , la Mère castratrice Embarassed
par contre comme déjà dit , je n'ai pas de recette et les psys se cassent bien les dents sur le sujet , le plus gros du chemin là encore plus qu'ailleurs est dans les mains et la volonté du souffrant ... s'il le décide il s'en sort !
19/08/2014 à 08:04

Davy22

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FranckP a dit : 

... s'il le décide il s'en sort !

 
Oui faut jamais rien lâcher, même si c'est terriblement dure parfois...Toujours trouver du positif dans la pire des merdes...Vous devez rester le capitaine de votre âme, le maître de votre destin (Invictus).

19/08/2014 à 16:08

fofo

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OK, OK.
Que de bons conseils pleins de sagesse certes, mais je suis toujours aussi démunie quant aux réactions qui m'échappent lors des rapports sexuels : que faire, comment agir et penser pour y prendre un peu de plaisir quand même ? "Laisse-toi aller, détends-toi", me conseille mon compagnon (d'infortune), mais j'ai du mal à mettre cela en pratique lorsque les odeurs, les sensations tactiles me semblent des agressions. Aimer ne suffit pas, dirait-on. Nécessaire mais pas suffisant (même pas certain tout ça : je dis nécessaire, mais mes interlocuteurs seront-ils d'accord ?)
19/08/2014 à 18:39

FranckP

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J'imagine que si tu poses toutes ces questions c'est que tu veux que ça change non ?
A cela je ne répondrai qu'une chose ; l'appétit vient en mangeant et si ce n'est pas le cas comment gaver une oie sinon en la forçant , donc pas réalisable évidemment.
A toi de commencer à picorer et petit à petit on peut imaginer que ... etc ..
Autre solution , tu donnes l'absolution à ton homme de se soulager ailleurs et vous vivez tranquilles dans un couple amical.