Avortement

10/02/2015 à 15:00

CheyN

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C'est le wiki du jour qui me fait réaliser qu'il n'existe aucune section pour dire ses difficultés dans le cas d'un avortement volontaires, acte peut être plus complexe qu'il n'y paraît...

http://www.brigittelahaie.fr/wiki/avortement
10/02/2015 à 20:09

alice

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J ai toujours ce grincement de dents quand img est mis en association avec l avortement.
La définition du mot avortement est en théorie, mais dans la pratique l accouchement par voies naturelles suite a une img est autre. Surtout quand l enfant est reconnu Par sa famille et par l etat.
11/02/2015 à 16:45

CheyN

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alice a dit : 

J ai toujours ce grincement de dents quand img est mis en association avec l avortement.
La définition du mot avortement est en théorie, mais dans la pratique l accouchement par voies naturelles suite a une img est autre. Surtout quand l enfant est reconnu Par sa famille et par l etat.

 Bonjour alice,

Vous semblez évoquer un aspect peu connu, en tout cas de moi, de l'avortement.

Pourriez vous préciser ce que signifient les initiales img = interruption m... de grossesse ?
Est ce le nouveau terme qui remplace ivg ?

J'imagine que dans le cas où l'enfant est ainsi reconnu cela doit grandement compliquer la démarche oui....

11/02/2015 à 16:57

Ambre

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Interruption médicalisée de grossesse

L'IMG peut être réalisée (et à tout moment de la grossesse)

si la grossesse met gravement en danger la santé de la femme enceinte,

ou si l'enfant à naître est atteint d'une affection particulièrement grave et incurable.

 
11/02/2015 à 17:39

CheyN

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Merci Ambre.

Dans ce cas, il s'agit de renoncer au désir d'un enfant d'abord voulu. Cela relève manifestement davantage du deuil et de la perte d'un membre de la famille...

Dans quelle mesure les parents et la mère ont-ils le choix de garder ou non ce bébé et qui détermine ces critères d'interruption ?
11/02/2015 à 18:24

alice

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Les médecins, après une multitude d'examens, déterminent si une interruption médicale de grossesse est envisageable ou non.
Ils informent les parents qui doivent prendre leur décision dans un délai donné.
Un fois le terme du délai arrivé, les parents et une commission de médecins sont réunis pour connaitre le choix final.
Si les parents sont d'accord, la commission prend acte et le processus d'IMG intervient.
Si les parents sont en désaccord, seul le choix de la mère est pris en compte (c'est terrible), et le processus de l'IMG intervient.

Je ne peux parler du cas où la vie de la future maman est en danger.
11/02/2015 à 18:50

CheyN

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Ce qui est rassurant c'est de voir que dans les textes, les parents restent décideurs et la femme libre de consentir ou non à une intervention sur son corps.

D'un autre côté, si je comprends bien, la mère est donc la seule responsable de la décision finale, décision qui ne concerne pourtant pas QUE son intégrité physique mais également celle du foetus ainsi que le vécu du père...
Quid de la reconnaissance de la responsabilité du père ?

Quoiqu'il en soit, cela doit être bien difficile à trancher, mais très courageux à assumer, quelque soit la décision prise.


11/02/2015 à 18:58

alice

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En général, ce n'est plus un foetus, mais un enfant formé tout dépend du stade de la grossesse.
Oui quid de la reconnaissance de paternité, sauf que nous nous trouvons dans un cas où la décision doit être prise rapidement, en cas de désaccord, il faut trancher.
22/02/2015 à 11:28

Parvati

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CheyN a dit : 

Ce qui est rassurant c'est de voir que dans les textes, les parents restent décideurs et la femme libre de consentir ou non à une intervention sur son corps.

D'un autre côté, si je comprends bien, la mère est donc la seule responsable de la décision finale, décision qui ne concerne pourtant pas QUE son intégrité physique mais également celle du foetus ainsi que le vécu du père...
Quid de la reconnaissance de la responsabilité du père ?

Quoiqu'il en soit, cela doit être bien difficile à trancher, mais très courageux à assumer, quelque soit la décision prise.


 Hello CheyN,

Même si notre société est dans une dynamique eugéniste (éviter la venue au monde d'enfants lourdement handicapés), il existe une certaine éthique qui empêche l'interruption médicale de grossesse en cas de pathologie ou malformation curable. Dans ce cas, la mère, quel que soit son avis (pas plus que le père d'ailleurs) n'a son mot à dire.

 

Mais effectivement, comme dans le cadre d'une interruption volontaire de grossesse (jusqu'à 12 semaines de gestation), quand l'accord médical est signifié, l'avis de la mère seule suffit.

 

C'est de son corps qu'il s'agit, habitacle sans lequel un enfant ne peut se développer. Et c'est sa santé psychique et physique qui prime. Le jour où on pourra transférer un foetus dans le ventre du père, ce sera différent.

Si notre société a autorisé l'IVG, c'est avant tout pour éviter des drames terribles où femme et bébé mouraient parfois de concert, laissant un homme et éventuellement d'autres enfants endeuillés. Etre contrainte de mener une grossesse non désirée à terme étant chez certaines femmes de nature à créer des troubles psychiques profonds qui peuvent les amener à mettre leur vie en péril.

L'IVG est un acte qui engage (tout comme l'IMG d'ailleurs), une décision qui a des répercussions psychologiques, certes. Mais avoir un enfant non désiré engage aussi... et provoque également des répercussions psychologiques importantes, sur la mère, sur l'enfant, sur le père. On a encore tendance à forcément présenter l'avortement comme un acte traumatisant, histoire de culpabiliser ces femmes dont la sexualité n'implique pas qu'elles veuillent être mères et qui n'acceptent pas de sacrifier au moins 9 mois de leur vie pour donner naissance à un enfant qu'avec un peu d'humanité, elles élèveront (abandonner est aussi un acte qui engage et a des répercussions psychologiques importantes, surtout pour l'enfant).

Il y a d'ailleurs un groupe de femmes qui a créé un collectif "IVG, je vais bien, merci !". Parce que trouver des endroits et des personnes avec lesquelles parler de la difficulté d'avoir avorté, c'est assez facile. Mais oser dire "Je ne regrette rien, je suis contente de mon choix et je n'en suis pas traumatisée", ça a encore quelque chose d'affreux aux yeux de pas mal de personnes.

Dans la vie d'une femme, un avortement thérapeutique ou pas, c'est une décision bouleversante, qui remue, comme dans toutes ces périodes où on a des choix lourds à effectuer, mais où on pèse les avantages et les inconvénients (balance bénéfices risques). Je crois que nous sommes suffisamment nombreux sur terre pour ne pas nous obliger à mettre au monde des enfants non désirés (quel poids à porter pour ce petit d'homme...). Mais c'est très personnel, ça ;-)

22/02/2015 à 11:33

Parvati

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Piti rajout : une des difficultés principales rencontrées par les femmes qui veulent avorter, c'est la maltraitance verbale de certains personnels soignants, ainsi que les critiques acerbes de celles et ceux qui jugent de haut...

Et le gros soucis que l'on a encore en France, un des pays qui mise le plus sur la contraception hormonale, c'est le manque d'information des femmes concernant les méthodes contraceptives. Un stérilet, ça ne "s"oublie" pas... par exemple.

Bonne journée à tous ;-)
22/02/2015 à 14:25

CheyN

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Parvati a dit : 

(...) 

Si notre société a autorisé l'IVG, c'est avant tout pour éviter des drames terribles où femme et bébé mouraient parfois de concert, laissant un homme et éventuellement d'autres enfants endeuillés. Etre contrainte de mener une grossesse non désirée à terme étant chez certaines femmes de nature à créer des troubles psychiques profonds qui peuvent les amener à mettre leur vie en péril.

(...)
Il y a d'ailleurs un groupe de femmes qui a créé un collectif "IVG, je vais bien, merci !". Parce que trouver des endroits et des personnes avec lesquelles parler de la difficulté d'avoir avorté, c'est assez facile. Mais oser dire "Je ne regrette rien, je suis contente de mon choix et je n'en suis pas traumatisée", ça a encore quelque chose d'affreux aux yeux de pas mal de personnes.
(...)

 Bonjour Parvati,

Merci pour cet avis richement argumenté.

Il me semble qu'en matière d'avortement volontaire et de non désir de grossesse et d'enfant, il est intéressant de considérer la pression intérieure de l'inconscient, plutôt que celle de la société sur la culpabilisation des femmes ayant ou désirant avorter.

Il ne s'agit pas tant de juger si une IVG doit être vécue plus comme un traumatisme total ou plutôt comme un acte d'une banalité absolue. Ce sont les 2 extrêmes d'une palette de vécus sur laquelle chaque femme se positionnera différemment selon ce qu'elle est.
L'idéal restant évidemment le juste milieu et d'assumer ses actes, c'est à dire ne pas s'en rendre malade mais rester lucide sur leur impact, notamment inconscient.

Et c'est là toute la difficulté.
Pourquoi rejeter en bloc que cet acte d'interrompre un processus donné est signifiant du point de vue symbolique et inconscient ? En quoi cette prise de conscience devrait systématiquement générer de la culpabilité ?
Encore une fois chacune fait ce qu'elle peut avec ce qu'elle est, mais il me semble plus sain de rester lucide face au potentiel second effet kiss cool de l'inconscient, tout simplement.



22/02/2015 à 19:44

Parvati

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CheyN a dit : 

 

L'idéal restant évidemment le juste milieu et d'assumer ses actes, c'est à dire ne pas s'en rendre malade mais rester lucide sur leur impact, notamment inconscient.

Et c'est là toute la difficulté.
Pourquoi rejeter en bloc que cet acte d'interrompre un processus donné est signifiant du point de vue symbolique et inconscient ? En quoi cette prise de conscience devrait systématiquement générer de la culpabilité ?
Encore une fois chacune fait ce qu'elle peut avec ce qu'elle est, mais il me semble plus sain de rester lucide face au potentiel second effet kiss cool de l'inconscient, tout simplement.

 Ohhh que oui, le second effet Kiss Cool ;-) Que ce soit lors d'une interruption de grossesse (et je suis 100% d'accord, chaque cas est différent) ou de poursuite de grossesse (désirée ou pas d'ailleurs), le double effet Kiss Cool, on ne l'attend pas vraiment, mais quand il survient, c'est parfois chaud, très chaud. Et opter pour une IVG ou IMG, ce n'est effectivement pas anodin, et forcément signifiant du point de vue symbolique et inconscient. C'est donc une excellente idée (et initiative) que d'ouvrir une discussion avortement pour que celles et ceux qui y sont confrontés puissent s'ouvrir de leurs difficultés et bénéficier de soutien, quel que soit leur choix ! Bien vu, CheyN ;-)

22/02/2015 à 20:51

CheyN

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Parvati a dit : 

(...) C'est donc une excellente idée (et initiative) que d'ouvrir une discussion avortement pour que celles et ceux qui y sont confrontés puissent s'ouvrir de leurs difficultés et bénéficier de soutien, quel que soit leur choix ! Bien vu, CheyN ;-)

 Je n'aurais pas pu mieux le dire  Parvati ! Merci. :)

23/04/2015 à 15:09

Zarem

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"Etre contrainte de mener une grossesse non désirée à terme étant chez certaines femmes de nature à créer des troubles psychiques profonds qui peuvent les amener à mettre leur vie en péril."

(pas trouver pour la citation dsl...)

Les anti choix se fichent bien de savoir si une femme est consentante ou non et des conséquences tout comme ils sont totalement insensibles aux souffrances qu'ils causent sur des femmes et des jeunes.

Qu'elles se donnent la mort ne les remue pas plus que cela, bien moins que si c'était leur petit poisson rouge là ils seraient bien plus embarrassés...

On ne les a jamais vu parler de toutes ces conséquences et encore moins agir de ce côté.

Ils sont les premiers à interdire mais ils ne mettent jamais en place la moindre "solution" surtout celles qu'ils prétendent proposer, qu'ils se servent pour marteler et qu'en fin de compte ils le font jamais car ce ne sont que des outils servant à leur sinistre propagande.

Ils n'ont jamais non plus parler du respect des femmes et de leur vie, de leur dignité et de leur intégrité ou de leur intimité.

Le problème, c'est qu'en france ils font des dégâts...


04/02/2016 à 08:22

mimilune

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Bonjour a tous !

Je profite de cette page pour y déposer un poids, après tout autant profiter de ce genre de forum....

Au cours de mon parcours de maman j'ai eu la difficile expérience de ne pas avoir pu mener 3 grossesses a leurs termes.
La première fut la plus traumatisante puisqu'il s'agissait d'un avortement médical....
Traumatisante en partie à cause du corps médical et de mon jeune âge également.
Ce dont on ne parle pas asser c'est que les grossesses suivante sont du coup extrêmement perturber, la encore je dénonce les gynéco et autres qui ont un dossier entre les mains, savent donc et posent des questions mais étrangement sans vraiment en prendre réellement cas....
Un peu comme si nous étions des numéros...".Au suivant"....nous défilons à la chaîne la plus part du temps et j'ai pu le constater très souvent, car ayant beaucoup déménager et ayant fait beaucoup de centre médicaux divers et varié.....

Tout ça pour dire que bien souvent nous les femmes et également les hommes dans ce genre de situations , nous aimerions un peu plus de concidération et moins de jugement......

bonne journée a tous
07/02/2016 à 20:43

gabrielle

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Ma pauvre mimilune 
Mon premier enfant j'ai dû avorter parceque j'avais 18 ans et un appartement pas très adapté et mon mari sans papier...ça été très difficile pour moi j'en ai pleuré des jours...il ou elle aurait eu 24 ans cette année comme j'ai eu 3 fils après je me dis que c'était peut être une fille comme j'aurais aimé avoir une fille...
C'était ma décision mais ça m'a fait trop de mal...ma chance à moi c'est que je n'ai eu aucun souci par la suite...

Je suis désolée que toi tu ais vécue ça m'a chérie...ma soeur a fait des fausses couches plusieurs fois je crois que c'est 3 fois , elle a été suivie par de bons médecins et elle a pu avoir des enfants en pleines santé même si 2 ont été prématurés...

Tu as raison qu'il y a des médecins qui nous font défilé comme tu dis heureusement ya de bons médecins...faut bien choisir se renseigner...
Je t'embrasse ma chérie...