Le déni

08/11/2012 à 08:41

Elisa

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Comment parler à une personne qui est dans le déni dès qu’un problème surgit, qui fuit le problème au lieu de l’affronter pour le résoudre.
Comment parler à une personne qui ne veut (ou ne peut pas mais le résultat est le même)  pas entendre ce que vous dîtes, qui préfère mettre la tête dans le sable, c'est tellement loin de moi que  ça m'énerve. est-ce un manque de courage ? ou bien une pathologie incurable ?
Si vous avez une réponse faites vite car je vais péter un câble: la locomotive est fatiguée.

08/11/2012 à 14:27

Florina

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Coucou Elisa,

Tu dis que tu vas péter un câble...j'espère pour toi que non quand même Smile

Tu parles de déni à ton niveau...toi tu le vois le déni, du moins tu vois que la personne en face ne veut "pas" t'écouter. Mais pour la personne en face ce n'est peut-être pas du déni, c'est une manière de garder ses certitudes pour lui/elle.

Le Déni en tant que tel est personnalisé pour chaque être. Ce qui te paraît à toi l'être, n'est pas encore mûr pour être compris par l'autre.

Comme tu n'expliques pas plus cette situation de déni ; il semblerait alors que l'échange par la parole serait le mieux pour vous comprendre. Mais il est clair que dans l'échange il serait souhaitable de rester plutôt neutre, du moins sans colérer. Si c'est possible bien sûr. Accepter que ce qui semble flagrant pour toi, ne l'est pas encore pour l'autre. Comme qui dirait : "il y a un temps pour tout..."

Courage Elisa.

08/11/2012 à 14:55

Elisa

Type : Femme
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Merci Florina, comme tu dis il y a un temps pour tout, c'est bien vrai, mais la patience et moi ça fait 2......... Je suis tout le temps dans l'urgence, j'ai tendance à voir le déni comme un manque de courage et ça me mets en colère. :-(
08/11/2012 à 18:04

Florina

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Tu connais l'impatience, donc l'autre peut ne pas être dans le manque de courage (que tu qualifies de déni), l'autre est seulement différent de toi, dans le temps.

Le temps parle, construit (parfois détruit si besoin) mais en général il paufine les choses et la relation qui sait durer. Alors que la précipitation nous fait casser des assiettes Laughing Beaucoup de gens "prennent" le temps...de

Maintenant c'est toi qui sait... ton impatience se comprend et si elle est légitime, avec un bon coup sur la table, ça peut faire ?  Wink
08/11/2012 à 19:36

stephyduclos

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Coucou Elisa, 
je pense qu'il y a plusieurs catégories de personnes,

celles qui
- veulent tout gérer, 
- partagent et échangent, 
- laissent faire les choses...et dans un couple laisser l'autre faire les choses.
....

_______________________________________________________________

si tu parles des hommes, ces derniers ont tendance à voir certaines choses importantes pour nous, se profiler comme subsidiaires en se disant :

"on réglera le problème si un jour il est là" 
Et pour l'instant c'est :
"mais non c'est rien..." ou "tu te complique trop" ou "mais que-t-ce que tu vas chercher"
ou "mais non, tout va bien" etc etc etc....

A toi de voir si la personne prend le "problème" dont tu parles comme:
une chose importante que la personne a du mal à aborder
une chose normale 
pas au même degrés
ou du jemenfoutisme...

dans le premier cas : l'aider à en parler
das le deuxième et troisième  cas  : lui montrer ton implication morale dans la chose pour que la personne comprenne l'enjeu pour toi
dans le dernier  cas : lui mettre un ultimatum ou la pression pour que la personne ouvre rapidement ses esgourdes avant que ça explose. Peut être ne pas parler de ce qui se passe mais de ce que l'on ressent.

Ce n'est que mon avis Elisa,
j'espère que tu iras très vite mieux 

excuse moi si je ne suis pas claire ou si je fais des maladresses, j'ai la crève :-(
08/11/2012 à 21:02

Ambre

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Elisa a dit : 

Comment parler à une personne qui est dans le déni dès qu’un problème surgit, qui fuit le problème au lieu de l’affronter pour le résoudre.
Comment parler à une personne qui ne veut (ou ne peut pas mais le résultat est le même)  pas entendre ce que vous dîtes, qui préfère mettre la tête dans le sable, c'est tellement loin de moi que  ça m'énerve. est-ce un manque de courage ? ou bien une pathologie incurable ?
Si vous avez une réponse faites vite car je vais péter un câble: la locomotive est fatiguée.

Elisa... Il faut juste que tu comprennes que parfois le déni est un mécanisme de défense contre l'angoisse... L'angoisse devant le réel, devant une réalité insoutenable, une représentation insupportable. Nous sommes tous susceptibles d'utiliser ce mécanisme de défense à un moment ou un autre...
Donc si tu attends de l'autre une reconnaissance qui peut-être ne viendra pas... Tu vas t'épuiser, et pour rien... Peut-être n'est-ce pas nécessaire cette acceptation du problème par l'autre... Pourquoi as-tu besoin qu'il ou elle affronte ce problème ? Ne te sens-tu pas assez forte pour le faire toute seule et même... tu risques de l'entrainer dans ton combat.
Moi, je dis arrêtes de lutter comme cela. C'est une perte d'énergie. Tu as reconnu le problème, tu vas l'affronter et l'autre te suivra... NON ?
J'imagine que ce n'est pas si simple que cela mais...

09/11/2012 à 08:44

Elisa

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Merci vos points de vue me permettent de voir les choses avec d'autres yeux, je peux plus en parler avec lui, j'ai l'impression d'avoir un autiste en face de moi, vraiment.
A chaque fois qu'il faut se rendre à l'évidence de certaines situations c'est toujours pareil et dans ces cas je me sens bien seule.
Là en fait, notre boite est en train de couler, depuis 3 ans nous luttons pour nous maintenir à flot mais il faut savoir se rendre à l'évidence: quand c'est foutu c'est foutu. Il est temps de prendre des décisions, sans aucune solution de rechange vue la conjoncture malheureusement. Mais lui il a toujours la tête dans le guidon, il croit au miracle.......pas moi. Je le comprend, pour lui c'est toute sa vie professionnelle qui va être anéantie, 36 ans de combat.

Et non je suis plus assez forte pour affronter ça toute seule. merci en tout cas, je vais essayer de me calmer, mais j'arrive plus à gérer les moments de panique qui m'assaillent de plus en plus souvent.

09/11/2012 à 09:12

Florina

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Je le comprend, pour lui c'est toute sa vie professionnelle qui va être anéantie, 36 ans de combat.

Et non je suis plus assez forte pour affronter ça toute seule. merci en tout cas, je vais essayer de me calmer, mais j'arrive plus à gérer les moments de panique qui m'assaillent de plus en plus souvent.



36 ans de combat, c'est donc son bébé à  lui. Si tu peux bien sûr, lache prise à tout cela, non en l'abandonnant mais seulement en l'épaulant dans sa synergie.

En acceptant que tu puisse être impuissante à gérer la situation (en bien ou en mal). Oter de ses épaules un fardeau qui nous dépasse est de meilleure gestion.

Et si tu peux encore, évite de te buter contre lui. S'il est encore positif pour son affaire c'est tant mieux. Epaule le dans ce positivisme, (la corde à deux fils tient mieux qu'à un seul fil). Après tout mieux vaut être positif même dans une affaire qui risque de couler, que négatif dans ce qui existe encore.

Dans ce qui tu expliques ci-haut, il semblerait plus que ce soit deux caractères qui s'opposent plutôt qu'une réalité qui n'est pas encore existante. Pour l'heure. Fais le un jour à la fois, profite de vos présences respectives et laisse le marché couler, (s'il doit couler) ou évoluer. De nos états d'esprit dépendent parfois nos réussites...Wink

Ce n'est qu'un avis. Bonne suite Elisa.