La culpabilité

31/12/2012 à 09:26

Ambre

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Le sentiment de culpabilité est un thème qui demeure très central dans la psychanalyse. On se sent tous, à un moment ou à un autre, coupable de quelque chose, à un degré plus ou moins grand. Pourquoi ce sentiment ? Peut-on y échapper ? Comment ne plus éprouver le poids de la culpabilité ? Quelques réponses...

Il existe deux sortes de culpabilité : une « saine » et une « dévastatrice »

Se sentir coupable est normal dans la mesure où il s’agit d’une "saine culpabilité" : sans ce sentiment, nous serions tout simplement privés de conscience morale ! C'est un sentiment qui naît avant tout de la peur du gendarme. Il peut également s'agir de culpabilité empathique : on se met à la place des autres et de ce qu’ils ressentent, et on cherche éventuellement à se faire pardonner… Lorsque la culpabilité devient un handicap qui paralyse toutes les actions quotidiennes, on parle de culpabilité dévastatrice. C’est le genre de sentiment auquel  il est difficile de trouver une cause rationnelle. A long terme, cette culpabilité dévastatrice peut devenir un véritable frein aux plaisirs et aux désirs et va nous empêcher de vivre tout simplement….

Ils ou elles reproduisent les mêmes schémas, tournent en rond et se « gâchent » la vie : une femme qui choisit toujours un compagnon violent, un homme qui ne peut s’empêcher de boire et faire des con… Vous connaissez des gens comme çà ? Moi oui et deux particulièrement qui j’espère liront ce message que j’ai crée pour eux…

A ces deux personnes et à tous ceux qui veulent comprendre, je leur dis qu'il faut remonter dans sa propre histoire et essayer de comprendre pourquoi...

Ce peut être un fait ancien qu’on ne digère pas : on regrette un acte qu’on a commis il y a longtemps. Il s’agit de parvenir à se réconcilier avec  soi-même mais aussi parfois avec quelqu’un.
Certains souffrent de culpabilité au quotidien : elle découle des moindres faits et gestes courants et peut facilement gâcher la vie de celui qui la subit. Par exemple, regretter chaque jour d’avoir dit ou fait telle ou telle chose, d’avoir pu blesser quelqu’un par telle parole...On se sent alors constamment coupable dans notre relation avec les autres.

Il existe aussi la culpabilité "anticipative" : on s'empêche d'agir ou de parler de peur de déranger untel ou untel, ou de se rendre coupable de quelque chose.
Parfois encore on se reproche sans cesse un fait dont on n'est nullement coupable : c'est le cas de l’enfant qui se sent responsable du divorce de ses parents ; de la femme qui se sent coupable d’avoir avorté ou qui a perdu un bébé... Au final, certaines personnes se sentent même coupables d’exister !

Ce qu'il faut savoir, c'est que le sentiment de culpabilité peut parfois avoir une fonction bénéfique : aider à combattre un sentiment d’impuissance en reprenant un certain contrôle des événements, dans le cas d’une agression sexuelle par exemple.
Pour s’épanouir en toute sérénité, il faut savoir déculpabiliser. Pour cela, quelques conseils :

-  D'abord, ne pas hésiter à en parler, à exprimer ses craintes.
-  Dans le cas d’un acte réellement répréhensible par la loi (ex : vous avez renversé un piéton en voiture mais ne vous êtes pas arrêté). La seule solution est alors de rencontrer la victime et de lui expliquer votre comportement. Ou alors de se rendre soi-même à la police pour soulager sa conscience.
-  Apprendre à être modeste. Nos culpabilités sont souvent disproportionnées. Il y en a même que l’on pourrait qualifier d’orgueilleuses, un peu comme si nous étions convaincu que le monde tourne autour de nous !
-  Essayer d’identifier sereinement les raisons qui nous plongent dans la ce sentiment afin de se débarrasser au plus vite de tous les aspects  négatifs. De plus, ceux qui se sentent trop coupables peuvent facilement devenir des culpabilisateurs pour leur entourage (attention aux enfants).
-  Prendre conscience des valeurs religieuses, morales de la société qui érigent en permanence un idéal difficile à atteindre, et même invivable. Partant de là, on est tous forcément coupables de nos petites paresses et faiblesses quotidiennes !
- S’affranchir de toute notion de culpabilité est impossible ! Le plus grand criminel peut ne pas ressentir une once de remords pour ses méfaits, et se sentir très mal d’avoir causé de la peine à sa mère par exemple.
Il faut accepter le fait que l'on n’est pas responsable du malheur des autres, du moins jamais totalement ! A vrai dire, on est responsable que de ses propres actes, pensées et paroles. Sans cette prise de conscience, on peut aisément enfermer l’autre dans un rôle de victime. En un mot, acceptez de ne pas pouvoir tout maîtriser ! Le plus important reste sans doute de pouvoir se pardonner. Bien qu’il puisse paraître facile de se dire : "je paie ma faute puisque je souffre", ce n’est certainement pas l’attitude à adopter, car on se considère alors comme entièrement mauvais(e). Le but est de s’autoriser à vivre à nouveau comme un être libre !

Je terminerai par cette citation que j’adore : La culpabilité et le péché ne sont que peurs du passé  (Charles P. Curtis)
31/12/2012 à 12:28

damejessica

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Coucou ma belle...

ça me parle beaucoup tu imagines bien, en fait, je culpabilise depuis tellement longtemps, depuis petite en fait, et même si j'ai des piste de l'age de départ, j'ai pas vraiment de fait exacts, ou des suppositions du point de départ...

déjà, je pense que "ma" culpabilité n'est pas saine...je ressens beaucoup d'empathie dans mes diverses culpabilité, et l'empathie est un trait de caractère difficilement travaillable ( je sais pas si c'est très français ce que je dis ...)

je pense que cet enchaînement de compagnon violents , ou humiliants c'est comme si j'étais attirée par les gens instables, qui vont mal, qui sont torturés, et bien je pense que j'ai envie de les guérir, de leur faire le bien que j'ai besoin qu'on me fasse à moi, et vu que donner est la seule chose que je m'imagine savoir faire, et bien je donne et je recevais pas jusqu'à il y a peu, je parle de mes rapports amoureux pas d'un ensemble...

vu que j'imaginais pas être "aimable" j'expiais mes fautes en donnant sans recevoir, je sais pas trop expliquer en fait...

aujourd'hui, je culpabilise de mes pensées, de mes envies, de mes projets, d'être heureuse parfois, de tout, j'ai parfois l'inquiétude d'envoyer un message à mon amoureux pour ne pas le déranger, être sure de tomber au bon moment, ne pas être une charge, enfin, je suis super chiante, bon je le fais pas sentir mais c'est en moi...

je me sens coupable d'avoir été aimée dans la violence verbale depuis toute jeune, et ensuite, de tout, tout en fait, mais aussi, je veux garder à l'esprit que cette vie que j'ai eu jusqu'à aujourd'hui, c'est bien moi qui l'a faite, et mes actes sont directement la cause de cette vie, même si certaines choses étaient prévisibles, et d'autres non...

enfin, ce que je veux dire, c'est que quelque part, si on choisi ce genre de personne, si on est si malheureux c'est qu'on cherche à l'être parce qu'on connait, je sais avoir mal, je sais être triste et souffrir, et du coup, c'est tellement plus facile la douleur, on sait pourquoi on a mal, et c'est comme ça, pour le bonheur, c'est autre chose, et je me rend compte que même quand des choses heureuses m'arrivent, je me demande pour combien de temps j'en ai, car la perspective d'être heureuse à long terme, je n'arrive pas à l'imaginer...

enfin, je pense que le point de départ numéro un c'est que j'ai tout fais pour être une bonne fille, et quand j'ai vu que rien n'y faisait et bien je suis devenue la bad girl, celle qui fait des soucis, qui emmerde le monde, pour finir à re vouloir faire le bien en devenant docteur de mes conjoints, en étant une bonne femme, une bonne mère, une bobonne aussi...

enfin, aujourd'hui je me retrouve, mais ma peur de decevoir est toujours très présente, j'ai plus confiance en moi mais c'est une bagarre au quotidien contre ma pire ennemie...moi-même...

et je ne suis pas encore libérée, des autres, de moi-même, je ne sais pas si je le serai un jour, j'arrive à accepter certaines choses passées, mais je me déteste encore malgré tout, le temps et l'amour, je pense que ça aide, et aujourd'hui, je veux plus être la victime, je veux pas non plus être le bourreau, j'ai essayé mais c'est pas mon truc, donc je vais juste être moi...et on verra...

merci ambre pour ce sujet qui m'apporte beaucoup, je le relirai à tête reposée...
31/12/2012 à 13:51

FLOREAL

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Ma chère Ambre,

Merci infiniment pour votre analyse judicieuse et approfondie de la sensation ou du sentiment de culpabilité que nous ressentons les un et les autres à tel ou tel moment de notre vie.
Sentiment ressenti de façon "interne", comme entre soi et soi, mais sous le regard dominant et plein de reproches d'autrui, que ce dernier soit présent ou que nous l'imaginions nous faisant reproche.

"L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn", énonce Hugo dans son célèbre poème La conscience.

Ce sentiment de la faute, vous le savez, est profondément et intensément chrétien. Le thème ou la doctrine même de la faute, du péché originel constitutif de l'humanité, de son histoire, et par suite de chacune de nos histoires et vies personnelles, c'est le coeur même de la culture occidentale et de notre éducation. Je n'insiste pas.

Par comparaison ou différence, on trouve peu dans d'autres civilisations et cultures, du moins d'une façon nettement minorée, ce sentiment du surplomb de l'autorité qui nous reproche et nous désigne coupable et nous force à nous ressentir coupable.

Je n'ose pas imaginer d'ailleurs, ou construire par imagination, un être qui jamais ne se sentirait en aucune occasion coupable devant autrui. Ce serait un être ou un type humain au-delà du cynisme et de l'immoralité absolue, si on peut seulement en concevoir l'idée.

Les régimes totalitaires du XXe siècle, nazisme ou stalinisme, ont presque réussi à fabriquer des personnes, fonctionnaires ou soldats, sans état d'âme, sans sentiment de culpabilité. Mais cette fabrication se réalisait toujours sous le regard d'autrui ou de l'Oeil qui toujours surveillait, punissait ou récompensait.
Ainsi, pour les commandos spéciaux de SS qui parcouraient dès 1941 les pays de l'Est, Pologne, Ukraine, etc, conquis, et abattaient systématiquement tous les habitants, méticuleusement, un par un, il était parfaitement admis par le groupe comme par la hiérarchie que tel ou tel SS puisse avoir des faiblesses, manifeste une gêne à assassiner, gêne diagnostiquée comme une ébauche de sentiment de culpabilité. Mais, quand venait ton tour et ton jour de massacrer, aucune pitié, aucune sensiblerie n'était admise. Pas de culpabilité autorisée.

Je sais que j'énonce là des situations et des cas extrêmes et fort rares.
Mais sont-ils si rares que cela ?
Où est la culpabilité du violeur ou du violent au moment de leurs forfaits, par exemple ?
Où est-elle ensuite ?
Nous savons les mille façons par lesquels ces comportements s'exonèrent devant leurs victimes, puis devant les juges!
Victimes qui, paradoxalement, mais scandaleusement, elles, alors, se ressentent profondément et durablement coupables.

Devant qui, aux yeux de Qui ressentons-nous en faute et coupable ?

Et ce "qui", cet être fictif que nous seuls instituons comme notre juge, comment pourrait-il bien nous absoudre ?

Au final du long et pertinent parcours que vous préconisez, à savoir ce judicieux travail sur soi, sans aucun doute doit s'établir ou se rétablir la confiance en soi que vous énoncez bien sous le précepte de savoir se pardonner à soi-même.

De fait, il faut savoir ou apprendre à déculpabiliser. Comme disait l'autre, il faut savoir terminer une grève menée contre soi-même.


Floréal Cool




31/12/2012 à 15:02

Florina

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Il est possible aussi que la Culpabilité puisse cacher la Reponsabilité. Car même de se savoir toujours en sentiment culpabilisant fait fondre dans l'apitoiement sur soi, et l'apitoiement se refuse de se laisser responsable de son propre cheminement.

Style : môa la/le pôvre...je me culpabilise. De ce fait, je n'ai ni le temps, ni l'envie, ni le courage, ni la conscience de me Responsabiliser ; et de laisser les autres être responsables d'eux-mêmes.

On peut se lover dans la culpabilité, comme de se lover dans la chaleur foetale. Une cuirasse super protectrice en quelque chose.

Arrive-t-il de vouloir se débarrasser une bonne fois pour toutes de LA culpabilité. Ou bien essayons-nous seulement de vouloir affirmer nos droits en se persuadant qu'il n'y a pas à se sentir coupable ? Si j'ai "droit" à ceci, cela, je n'ai pas à me sentir coupable. Certes. Néanmoins cela n'ote en rien ma responsabilité quant aux respects que je dois à la société, aux autres êtres. Et au respect que je me dois.

Je crois qu'il faut faire la différence entre se culpabiliser et éviter d'outrepasser les vraies valeurs vis à vis d'autrui, sans nuire.
Vis à vis de soi-même également. Nuire à l'autre me nuit. Par mes mots, par mes actes, par mes pensées.

Pas coupable. Mais Responsable : de sa propre vie, sans nuire à autrui.

Merci pour ce sujet Ambre.

















31/12/2012 à 15:49

Ambre

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FLOREAL a dit : 



Au final du long et pertinent parcours que vous préconisez, à savoir ce judicieux travail sur soi, sans aucun doute doit s'établir ou se rétablir la confiance en soi que vous énoncez bien sous le précepte de savoir se pardonner à soi-même.

De fait, il faut savoir ou apprendre à déculpabiliser. Comme disait l'autre, il faut savoir terminer une grève menée contre soi-même.


Floréal Cool




 C'est exactement cela. J'ai fait ce cheminement il y a quelques années : comprendre et commencer à se pardonner...
Et aussi il n'ést pas nécessaire de souffrir pour "grandir", du moins spirituellement.

Chaque expérience- même celles que vous jugez « mauvaises » ou « honteuses », font partie d'un cheminement vers la plénitude, la joie et l’acceptation inconditionnelle de soi. Lorsque vous avez  compris cela, vous pouvez commencer à accepter qui vous êtes, à vous pardonner ainsi qu’aux autres pour les événements passés... Et aller de l'avant surtout.

31/12/2012 à 15:56

FLOREAL

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Chère Florina,

Sans aucun doute, dans notre discussion sur la culpabilité et les sentiments qu'elle engendre ou par lesquels elle se manifeste à nous, nous pouvons distinguer, selon votre précieuse indication, culpabilité et responsabilité.

Se reconnaître responsable d'une situation ou d'un acte, et par conséquent en répondre devant soi-même comme devant autrui, n'implique pas de se sentir coupable et fautif, c'est-à-dire impliqué dans toute la variété des jugements qui relèvent du blâmable, honteux, délictueux...

Reconnaître sa responsabilité dans une situation donnée consiste de fait à convenir que l'on est la cause ou une des causes importantes d'une situation ou d'un état de fait.

Je dis bien "convenir", et non pas avouer, confesser ; tous ces verbes relevant du vocabulaire de l'aveu et des institutions de l'aveu.

Mais se déclarer responsable mais non coupable est sans doute chose excellente pour l'estime franche de soi.
C'est aussi une rhétorique et une turpitude dont nous avons vu l'usage désormais classique pour le personnel politique.

J'ai évoqué ci-dessus la fabrique de types humains proprement inhumains par les régimes totalitaires. Eischmann à son procès plaida non coupable, s'affichant sans remord, fonctionnaire zélé obéissant efficacement aux ordres, et par conséquent fier d'être responsable des résultats qu'il avait obtenus dans la déportation et l'anéantissement massifs des "sous-hommes" que ses chefs lui avaient ordonnés.
Nous nous connaissons assez bien, chère Florina, à nous lire l'un l'autre depuis assez longtemps. Et je sais combien nous nous accordons sur la valeur de l'autonomie. Mais je ne pense pas que dans notre discussion nous mettions en branle les enjeux de l'autonomie. Je sais, Florina, que ce n'est pas de cette responsabilité-là que vous entendez parler. En fait, vous nommez responsabilité l'autonomie de vie, la capacité que certains ont acquise de se donner des règles éthiques de vie et de les suivre.

Je vais me permettre de prolonger quelque peu l’excursus sur les normes éthiques ainsi entamé :
Sans nuire à autrui, dites-vous. Certes.
Cette clause "sans nuire à autrui", est la seule obligation qu'admet la morale individualiste qui est aujourd'hui diffusée et inculquée universellement, sous la forme du libéralisme ou du libertarianisme culturels.
Mais "ne pas nuire à autrui", belle formule, est en fait une belle formule creuse. 
Comment savoir par avance qu'une action ne nuira pas à autrui ?
Et pourquoi a priori s'empêcher d'une action susceptible de nuire à autrui quand la valeur morale d'une action est évaluée strictement à ses conséquences et à ses résultats ? Ce qui est le propre de la morale individualiste utilitaire, dite conséquentialiste que vous semblez engager.

Le fait est que parfois, voire souvent et intensément, nous nous sentons coupables.
Le fait est que nous nous trouvons engagés dans des interactions où autrui se ressent coupable devant nous, parfois à cause de nous qui y sommes responsables.

Or, sur la culpabilité et la douleur morale que ce sentiment provoque chez autrui à notre égard, nous pouvons agir, pour apaiser cette culpabilité...oui, pour apaiser.


Pour Ambre :

Apaiser autrui, apaiser, voire effacer le sentiment de culpabilité chez autrui à notre égard. sans que cela ne lui coute rien. Sans que cela ne l'endette ) notre égard. Le rendre libre. C'est ce point interactif que j'estime utile d'apporter ajouter à votre judicieux message et conseils.

J'aimerais que l'on puisse utiliser un autre verbe que "pardonner" pour désigner cette action envers autrui qui l'apaise. Pardonner est encore inscrit dans la sémantique religieuse de la faute, de l'aveu, etc. 
Si quelqu'un sait comment dire cet acte qui fait remise à autrui de son souci, je suis preneur de la leçon de vocabulaire.


Floréal  Cool


01/01/2013 à 11:21

damejessica

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déculpabiliser ... Tongue Out

je pense que cette idée est très bonne si la personne à la source de la culpabilité venait comme pour faire offrande d''un peu de sois retirer, faire disparaître cette culpabilité, je pense que ce serais un remède, encore faut il que ce soit fait sans intentions, ni manipulation, parce que souvent, la personne source première de cette culpabilité, n'est pas à même de le faire... enfin je pense...
01/01/2013 à 11:26

chibitetsuo

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damejessica a dit : 

déculpabiliser ... Tongue Out

je pense que cette idée est très bonne si la personne à la source de la culpabilité venait comme pour faire offrande d''un peu de sois retirer, faire disparaître cette culpabilité, je pense que ce serais un remède, encore faut il que ce soit fait sans intentions, ni manipulation, parce que souvent, la personne source première de cette culpabilité, n'est pas à même de le faire... enfin je pense...

 je suis assez plutot d'accord. la culpabilité et certe un bon sentiment. mais tres souvent justement certaine personne on moin de propention à la culpabilité. et assez étrangement c'est souvent la "victime" qui culpabilise. les personnes qui font un acte qui devrais leur apportés la culpabilité passe souvent à coté. apres jessica je pense que tu peu toujours te brossé pour attendre ce que tu souhaiterais. maleureusement c'est bon je l'ais compris...il y les gens, les choix, et la personnalité...ne te pardonne pas mais ne te pollue pas. en ce moment je fait des reves bizzarre avec mon ex ou je lui jette des armoires normandes sur la gueule :)

01/01/2013 à 11:28

damejessica

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lol, moi j'ai eu environ cinq nuits de cauchemars ou tout le monde voulait me faire mal, même ma chienne me dévirait le visage, elle était enragée, enfin, parfois, l'inconscient travail beaucoup sans doute ...
01/01/2013 à 12:16

Ambre

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chibitetsuo a dit : 

damejessica a dit : 

déculpabiliser ... Tongue Out

je pense que cette idée est très bonne si la personne à la source de la culpabilité venait comme pour faire offrande d''un peu de sois retirer, faire disparaître cette culpabilité, je pense que ce serais un remède, encore faut il que ce soit fait sans intentions, ni manipulation, parce que souvent, la personne source première de cette culpabilité, n'est pas à même de le faire... enfin je pense...

 je suis assez plutot d'accord. la culpabilité et certe un bon sentiment. mais tres souvent justement certaine personne on moin de propention à la culpabilité. et assez étrangement c'est souvent la "victime" qui culpabilise. les personnes qui font un acte qui devrais leur apportés la culpabilité passe souvent à coté. apres jessica je pense que tu peu toujours te brossé pour attendre ce que tu souhaiterais. maleureusement c'est bon je l'ais compris...il y les gens, les choix, et la personnalité...ne te pardonne pas mais ne te pollue pas. en ce moment je fait des reves bizzarre avec mon ex ou je lui jette des armoires normandes sur la gueule :)

 ... Une délivrance... Bravo Chibi. Tu es entrain de guérir.

10/01/2013 à 18:40

Fiona

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Bonsoir à tous

Tout a fait Ambre, je me reconnais dans ton exemple, j'ai quand même pris au début un homme impulsif, assez violent physiquement puis celui qui a suivi pas mieux, manipulateur et violence psychologique.

Lorsque j'ai commencée ma thérapie, je n'ai pas cessé de culpabiliser jusqu'au jour où le psychologue m'a dit. Vous vous sentez coupable de quoi ? En reprenant tous ce que je lui avais dis, ça m'a fait réfléchir. Pour la réponse, je me sens coupable que d'une seule chose, de ne pas avoir dit stop dès le départ mais le reste m'est passé au dessus de la tête.
10/01/2013 à 19:49

Ambre

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Ce qui serait bien aussi et pour t'aider à "travailler" encore plus sur ce sujet, c'est de comprendre pourquoi à cette époque tu n'as pas eu suffisamment de volonté pour dire "STOP". Moi je crois qu'il y a encore autre chose en toi, dans ta vie, qui te "culpabilise" justement... Remontes dans ton enfance et adolescence.
23/01/2013 à 18:45

stephyduclos

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merci à tous,  vos  écrits sont du miel
04/02/2014 à 20:50

ocre

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Membre depuis : 19/05/2013
C est bien beau , mais méme en mettant des nuances , en trouvant une porte de sortie plus positive a mon histoire ,(elle ne souffre plus ) pour qu elle pèse moins sur ma conscience . Le regret reste là , et la culpabilité augmente comme quand une personne vous manques .
J ai recueilli ma petite mére chez moi apres son appel au secours . Malade depuis 40ans elle etait invalide , sous assistance respiratoire et ne supportait plus la vie . Elle qui est aller aux quatre coin du monde avec son  fauteuil , chercher de l énergie auprès du Dalai lama , d un chamane au Brésil ou simplement la paix au Maroc sous le soleil pour ne pas sombrer .Elle etait devenu aigri ,rongée par la polyarthrite . elle me disait , comment veux tu que je supporte les autres , je ne me supporte plus moi méme!
Dans l urgence , j ai organisé la maisonnée et je rend hommage a mon ex et mes enfants pour avoir donner le meilleur d elles , pour l accueillir .Mais la situation est vite devenue difficile à gérer , ceux qui ont eu a s occuper de personne dépendante savent de quoi je parle ....au bout de 4 mois il fallait que je prenne une décision , que je lui explique qu elle est devenu méchante , injuste qu il fallait qu elle mette de l eau dans son vin ect J ai eu une grosse discussion avec elle qui a tourné au réglement de compte . A mon tour je suis devenu méchant , comme si je profiter de la situation pour régler des comptes avec elle , impossible de m arréter , j ai vider mon sac !!!
1 semaine apres elle s est éteinte .
09/02/2014 à 12:13

lilie81

Type : Femme
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damejessica a dit : 


aujourd'hui, je culpabilise de mes pensées, de mes envies, de mes projets, d'être heureuse parfois, de tout, j'ai parfois l'inquiétude d'envoyer un message à mon amoureux pour ne pas le déranger, être sure de tomber au bon moment, ne pas être une charge, enfin, je suis super chiante, bon je le fais pas sentir mais c'est en moi...


enfin, aujourd'hui je me retrouve, mais ma peur de décevoir est toujours très présente, j'ai plus confiance en moi mais c'est une bagarre au quotidien contre ma pire ennemie...moi-même...

et je ne suis pas encore libérée, des autres, de moi-même, je ne sais pas si je le serai un jour, j'arrive à accepter certaines choses passées, mais je me déteste encore malgré tout, le temps et l'amour, je pense que ça aide, et aujourd'hui, je veux plus être la victime, je veux pas non plus être le bourreau, j'ai essayé mais c'est pas mon truc, donc je vais juste être moi...et on verra...

merci ambre pour ce sujet qui m'apporte beaucoup, je le relirai à tête reposée...

 Je me reconnais dans ce texte moi aussi, j'ai toujours culpabilisé pour tout un tas de choses (je pense que pour beaucoup de mes peurs ma mère as entretenus ces peurs là) j'ai toujours peur de décevoir aussi et de déranger, vu que je suis de nature spontanée sa m'arrive de culpabiliser a cause du fait que je sois spontanée.

Je pense aussi que par crainte de décevoir j'aurais envie de me mettre dans "le moule" afin de ne pas décevoir ma mère au point de m'oublier moi même mais en prenant du recul je me suis aperçu que mes peurs ne touchait pas essentiellement que la peur de décevoir ma mère.

J'ai tellement fonctionné en fonction de se que les autres pourrais penser de moi si je faisait tel ou tel acte qui me parait difficile parfois de savoir ce que je veux réellement moi même, je voudrais aussi parfois réussir à tout maitriser, comme dit Ambre j'ai du mal à me pardonner, à me dire que je suis pas responsable du malheur de mes proches parce que j'ai tendance à me dire que de proche ou de loin j'ai été une actrice plus ou moins consciemment mais j'essaye de parler de mes peurs en tout cas, que l'on ne comprends pas forcément d'ailleurs, que mon entourage trouve parfois ridicule d'ailleurs.

13/02/2014 à 08:09

Ambre

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ocre a dit : 

C est bien beau , mais méme en mettant des nuances , en trouvant une porte de sortie plus positive a mon histoire ,(elle ne souffre plus ) pour qu elle pèse moins sur ma conscience . Le regret reste là , et la culpabilité augmente comme quand une personne vous manques .
J ai recueilli ma petite mére chez moi apres son appel au secours . Malade depuis 40ans elle etait invalide , sous assistance respiratoire et ne supportait plus la vie . Elle qui est aller aux quatre coin du monde avec son  fauteuil , chercher de l énergie auprès du Dalai lama , d un chamane au Brésil ou simplement la paix au Maroc sous le soleil pour ne pas sombrer .Elle etait devenu aigri ,rongée par la polyarthrite . elle me disait , comment veux tu que je supporte les autres , je ne me supporte plus moi méme!
Dans l urgence , j ai organisé la maisonnée et je rend hommage a mon ex et mes enfants pour avoir donner le meilleur d elles , pour l accueillir .Mais la situation est vite devenue difficile à gérer , ceux qui ont eu a s occuper de personne dépendante savent de quoi je parle ....au bout de 4 mois il fallait que je prenne une décision , que je lui explique qu elle est devenu méchante , injuste qu il fallait qu elle mette de l eau dans son vin ect J ai eu une grosse discussion avec elle qui a tourné au réglement de compte . A mon tour je suis devenu méchant , comme si je profiter de la situation pour régler des comptes avec elle , impossible de m arréter , j ai vider mon sac !!!
1 semaine apres elle s est éteinte .

 Mais n'était-ce pas salutaire cette discussion ? Pourquoi et de quoi te sens-tu coupable ? De son décès après la discussion ?
Absolument pas.... Bien au contraire, moi je pense qu'elle l'attendait et que çà lui a permis de partir en paix...
Lèves les yeux, tu verras le regard bienveillant qu'elle pose sur toi à présent.
Bonne journée, bonne semaine et bonne vie à toi Ocre. Tu le mérites amplement. Dis-toi que tu a fait et que tu feras encore de ton mieux.

13/02/2014 à 18:22

ocre

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Oui je suis persuadé de son regard bienveillant ....j ai fais de mon mieux , oui mais ... Merci Ambre  Smile
13/02/2014 à 18:22

ocre

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Oui je suis persuadé de son regard bienveillant ....j ai fais de mon mieux , oui mais ... Merci Ambre  Smile
13/02/2014 à 18:22

ocre

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Oui je suis persuadé de son regard bienveillant ....j ai fais de mon mieux , oui mais ... Merci Ambre  Smile
13/02/2014 à 18:22

ocre

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Oui je suis persuadé de son regard bienveillant ....j ai fais de mon mieux , oui mais ... Merci Ambre  Smile