Jeu de mains

Publié le 10/10/2016 à 21:33

La soirée d’anniversaire avait été une véritable réussite et, bien que je ne m’étais pas senti très à l’aise dans un premier temps, j’avais fini par me laisser emporter par cette fête, les invités étant finalement d’une agréable compagnie.

Fêtant ses vingt-cinq printemps, Francesca avait été couverte de cadeaux par ses amies et ses admirateurs, ces derniers totalement envoûtés par le charme de la sicilienne. Un regard noir appelant à céder à toutes les tentations, un corps invitant à se perdre dans le labyrinthe des plaisirs et semblant avoir été sculpté par un artiste maître, nombreux avaient été ceux qui avaient espéré finir la nuit avec elle. Mais, pour ce soir-là, Francesca avait un tout autre projet en tête.

Lorsque j’avais sonné à sa porte, j’avais tout de suite remarqué son regard empreint à la fois de plaisir et de surprise. J’étais le seul à être venu les mains vides, ce qui en avait surpris beaucoup, mais j’avais un cadeau bien particulier pour Francesca, un présent qu’elle m’avait demandé quelques jours auparavant. Un peu plus tard dans la soirée, elle m’avait avoué qu’elle avait craint que je ne vienne pas, sa requête n’étant pas des plus banales pour des personnes qui, au fond, se connaissaient si peu.

- A présent, avait-elle ajouté, j’ai hâte que tout le monde soit parti !

Son vœu fut exaucé peu après une heure du matin. Le dernier invité eut du mal à s’en aller, mais Francesca sut se montrer très persuasive et nous nous retrouvâmes enfin seuls dans le petit deux pièces.

- Nous y voilà, dis-je simplement pour répondre à son regard insistant et interrogateur.

- Ouiiiii, me répondit-elle d’une voix très sensuelle. Je vais dans ma chambre et je t’appelle dès que je suis prête !

En la regardant s’éclipser, je me souvins de la première fois où j’avais touché son corps, cette première fois qui m’avait amené à cet anniversaire. C’était sur le lieu de travail, dans le bureau des maquettes. Alors qu’elle travaillait sur une retouche photo très complexe, j’avais remarqué qu’elle se frottait régulièrement la nuque.

- Tu as des courbatures ? avais-je demandé.

- Oui… J’ai mal dormi et mon cou me fait mal. Il me faudrait un massage, je crois.

- Tu veux que je t’en fasse un ?

- Tu sais faire ?

- Je peux toujours essayer.

- Alors, avec plaisir !

A peine avais-je commencé à appliquer mes doigts sur sa nuque endolorie, qu’elle s’était mise à soupirer de bien-être. Ce massage ne dura que quelques minutes, mais elle m’avoua qu’elle avait énormément apprécié et qu’elle regrettait qu’il ne fût pas plus long ; mais nous étions là pour le travail et non pour le plaisir.

Cinq semaines plus tard, alors que j’avais fini par oublier cet épisode, elle m’invita à venir à la fête qu’elle organisait pour son anniversaire, me demandant de n’amener que mes mains pour seul cadeau.

- Je voudrais que tu me fasses un vrai massage, quand tout le monde sera parti, un long massage… très long ! Tu veux bien, s’il-te-plait ?

La voix de Francesca, me demandant de la rejoindre, me sortit de mes souvenirs. Je poussai la porte de sa chambre et la découvris allongée à plat ventre sur le lit, avec, pour seul vêtement, un string dont la ficelle disparaissait entre des fesses bien rondes et me semblant très fermes. Même si j’avais bien imaginé que le massage demandé ne se ferait pas au-travers d’un chemisier, je ne m’étais pas attendu à me trouver devant un tel spectacle et j’eus un peu de mal à déglutir ma salive.

- Je suis prête !

- Je vois ça, répondis-je d’une voix un peu rauque.

Elle ne pouvait me voir, car sa tête reposait entre ses bras repliés devant elle, ce qui m’arrangeait bien : ainsi, elle ne remarqua pas l’excitation qui venait de me frapper de plein fouet. Je secouai la tête pour reprendre un peu mes esprits et m’avançai lentement jusqu’à son lit. Elle avait vraiment un corps magnifique, une chute de reins exquise et des courbes à faire rêver. Je retirai mes chaussures et vint me placer à cheval au-dessus de son fessier ; mon cœur battait un peu trop fort, mais je me connaissais assez bien pour savoir que j’avais parfaitement repris le contrôle de mes idées.

Doucement, j’apposai mes mains de chaque côté de ses épaules : c’est ainsi que je démarrais toujours, les pouces faisant de petits arcs de cercle, tandis que mes autres doigts se contentaient d’imprimer des pressions, plus ou moins fortes, sur la peau nue. Dans le mouvement, mes mains se déplaçaient lentement, jusqu’à se rejoindre au centre des épaules. A cet instant, je les posais à plat et c’était à leur tour d’effectuer des gestes circulaires qui faisaient promener mes pouces tout le long de sa nuque.

Francesca se mit à réagir assez rapidement à mon traitement, me faisant connaître son plaisir grâce aux longs soupirs qu’elle poussait, mais aussi par l’intermédiaire de son corps qui frémissait à présent sous mes caresses. Je déposai un baiser, du bout des lèvres, dans le creux de sa nuque, afin d’achever d’éveiller ses sens, puis je descendis lentement le long de son dos, en massant la moindre parcelle, alternant les jeux de paumes avec ceux de mes doigts. Elle se mit à onduler légèrement des hanches et, bien malgré moi, je sentis mon sexe se durcir brutalement.

Elle se souleva un petit peu lorsque mes mains glissèrent sur ses côtes, pour aller effleurer sa poitrine compressée entre le matelas et son propre poids. Pour répondre à ce mouvement, je flirtai furtivement avec ses seins, en redessinant l’auréole de chacun jusqu’à en faire s’ériger les tétons.

- Hum… J’aime ce que tu me fais…

Je fermai un instant les yeux, pris une profonde inspiration et repris mon massage du dos. Francesca ondulait de plus en plus et ses soupirs s’étaient étrangement mis à ressembler à de petits gémissements. Lorsque j’arrivai à la chute de ses reins, elle se retourna brusquement et planta son regard dans le mien ; mélange de désir et de plaisir, il me parut extrêmement troublant et je dus faire un gros effort pour résister à la tentation de m’emparer de ses lèvres. Je me levai et m’agenouillai au pied de son lit, souhaitant qu’elle ne se soit pas rendu compte de la bosse qui déformait mon jean.

Ses pieds étaient ravissants, petits, avec des orteils parfaitement proportionnés. Je fis doucement rouler mon pouce sur la voute plantaire, faisant des arcs de cercle de plus en plus large, et la réaction ne se fit pas attendre : elle se mit à me parler en italien, sans que je comprenne réellement ses mots, mais j’étais satisfait car, si elle utilisait sa langue maternelle pour s’exprimer, c’était bien parce que son esprit s’égarait dans les volutes d’un certain plaisir.

Tout en continuant à masser sa voute plantaire, je me mis à embrasser ses orteils, avant de les happer dans ma bouche, les suçant les uns après les autres, plus ou moins longuement. Quand j’en eus fini avec le premier pied, je passai au second, lui faisant subir le même sort, n’ayant plus aucun doute sur le plaisir de Francesca, à entendre ses gémissements de plus en plus prononcés.

Je me relevai et vint me placer sur un côté du lit pour reprendre un massage plus conventionnel, en partant des chevilles, pour remonter lentement le long des jambes, l’une après l’autre, puis le long des cuisses. Plus j’approchai de l’intimité de Francesca et plus je voyais son string se tâcher d’humidité et plus je me forçai à contrôler mon désir.

Je fis courir un doigt, un simple effleurement, sur le fin tissu fermant l’accès de sa grotte et elle écarta un peu plus ses jambes, tout en soulevant ses hanches. Ses yeux s’étaient fermés ; ses lèvres s’étaient entrouvertes ; sa respiration était devenue plus rapide ; mon cœur battait la chamade.

- Continue, per favore… Fais-moi du bien !

Tout en restant à l’écoute des réactions de son corps et de ses moindres soupirs, je posai une main à plat sur son ventre, tandis que je glissai l’autre sous son string. Je commençai par masser son clitoris, dur du désir dont il s’était gorgé, puis infiltrai deux doigts dans sa cavité trempée. Je les fis tournoyer, partant à l’exploration du moindre recoin que je pouvais atteindre, puis me concentra vers le haut de la paroi. Aidé par la pression de ma main, toujours à plat sur son ventre, je trouvai rapidement la petite protubérance que je cherchai et y fit danser mes doigts de plus en plus rapidement.

Entamant d’abord comme une danse lascive des hanches, Francesca finit par totalement s’animer, comme si un feu intérieur s’était mis à brûler en elle. Elle se tordit dans tous les sens, serra les points ; ses jambes furent prises d’un tremblement très violent et elle se mit à hurler son plaisir. Je sentis son vagin se resserrer sur mes doigts, avant de se dilater à nouveau et d’expulser un liquide incolore que j’aurais aimé réceptionner dans ma bouche, plutôt que dans ma main.

Arlequin

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Le 11/12/2012 à 12:49

Réponse de arlequin49

Mais elle avait bien d'autres qualités ;-)
Le 10/12/2012 à 21:52

Réponse de arlequin49

Francesca appréciait recevoir les massages, mais elle n'en faisait pas ;-)
Le 10/12/2012 à 20:28

Réponse de caramiel

J'aurai bien aimé que Francesca me masse ce we avec ma sciatique !!
Le 26/11/2012 à 16:55

Réponse de arlequin49

Merci Elisa et popo :-)
Le 26/11/2012 à 11:12

Réponse de Elisa

un délice.....;)

Le 24/11/2012 à 21:48

Réponse de popo

Chapeau monsieur, très belle histoire !