Si on profitait des vacances pour comprendre ?

Publié le 10/10/2016 à 22:09

Mot simple, a priori largement utilisé par tous et pourtant si mal considéré ! En ces périodes de vacances, au lieu de vouloir à tout prix s’occuper, si on essayait de se poser et de mieux comprendre nos comportements ? Cela vaut aussi pour les personnes aux opinions si bien établies. Pour elles, comprendre signifie accepter les idées d’autrui ! Pas question, donc. 

Pourtant, si on ne s’efforce pas de comprendre l’autre en prenant peut-être le risque que quelques-unes de nos certitudes vacillent, nous nous dirigeons vers le chemin de l’exclusion et de la haine. 

Comment éviter ce piège ? Comment avoir des opinions tout en acceptant de comprendre celles des autres ? Sans se renier ou risquer de devenir influençable ? Les voyages dans d’autres contrées du monde peuvent être cette ouverture vers la compréhension.

Alors, apprenez à mieux vous connaître, analysez les ressorts de vos idées et de vos prises de position… Non, il n’est pas obligatoire de passer par un psy, il suffit d’une certaine honnêteté intellectuelle et d’un peu plus de lucidité. 

La première règle consiste à traquer dans nos idées ce qui provient des poncifs ou des banalités. Déjà après ça, vous aurez fait un sacré chemin ! Commencez par vos opinions les plus arrêtées et tentez de débusquer la part d’irrationnel, vous verrez, c’est édifiant ! Suivez les infos et interrogez-vous sur vos réactions à ce que vous entendez sans tout prendre comme vérité absolue.

Si ensuite vous désirez aller plus loin et si vous avez franchi ces étapes avec succès, relisez ou lisez des essais tout en profitant de ces heures de farniente durant lesquelles vous pourrez méditer sur ce que vous avez lu. Vous vous sentirez plus fort, vous ne serez plus un genre de mouton de Panurge et vous ne hurlerez plus avec les loups.

Certes vous aurez l’impression de moins vibrer avec le monde extérieur mais vous aurez gagné en qualité de vie intérieure. Et surtout, vous commencerez à écouter les autres. Rien de tel pour qu’on vous aime...

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