Les éleveurs en colère

Publié le 10/10/2016 à 22:09

J’ai fait le choix depuis maintenant plus de vingt ans de vivre en dehors de Paris. Ce rapprochement de la nature m’a sans nul doute apporté beaucoup. Vivre à la campagne, connaître de plein fouet le rythme des saisons et s’occuper au quotidien des animaux est une leçon de vie à nulle autre pareille. Alors bien sûr je côtoie le monde agricole que j’ai appris à connaître puisque je suis née en ville. Je le respecte beaucoup aujourd’hui.

Contrairement aux citadins, ils ont souvent une vision plus juste. De plus, lorsqu’on est éleveur, il n’y a pas beaucoup de répit. S’occuper des bêtes est un travail à plein temps. Pas question de faire la grasse matinée le dimanche.

Chaque année, un auditeur m’offre des fraises de son exploitation et la différence de goût avec celles que l’on trouve dans le supermarché est énorme. 

Le plus souvent possible, j’essaye d’acheter les produits frais de qualité et suivant les enseignes de supermarché, il y a une nette différence. Évidemment les prix s’en ressentent également.

Les Français vont de plus en plus dans les grandes surfaces pour des raisons économiques certes mais sans doute aussi par manque de temps ou par facilité. À force, les Français leur ont donné le pouvoir. Je n’ai jamais cru aux beaux discours de M. E. LECLERC qui comme beaucoup d’autres ne pense qu’à ses intérêts financiers. 

Les éleveurs arrivent à peine à survivre et nous sommes tous responsables de leur agonie mais nous sommes bien peu nombreux à envisager d’accepter de changer nos comportements.

Il y a longtemps que je peste contre cette société de consommation. Je tente par mon modeste comportement de veiller à ne pas y contribuer mais malheureusement, je me surprends parfois à être prise en défaut. Par exemple en achetant pour mes chiennes des cuisses de poulet peu chères et donc sûrement issues de poulets élevés en batterie. 

Une prise de conscience collective est indispensable. 

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