La Paume, récit érotique

Publié le 10/10/2016 à 22:03
Ancolie, membre de notre communauté, vous offre aujourd'hui une de ses nouvelles pour mettre vos sens en éveil...   La paume

 

Au Divan Bleu, un soir, V. et moi attendons longtemps au comptoir qu’une petite table se libère. Coincés entre deux groupes d’amis déjà échauffés par l’alcool, nous nous asseyons l’un face à l’autre.

Le sujet ce jour-là porte sur un musée ouvert depuis peu, consacré à l’érotisme.

– C’est un lieu atypique. Il rassemble aussi bien des objets que des illustrations, dessins, tableaux, photographies, cartes postales, des livres, des sculptures, phallus érigés, vulves entrouvertes, godemichés, toutes sortes d’accessoires d’amour du monde entier… Ça te plairait…

J’écoute mal parce qu’il a saisi ma main. Il se tait pour commencer à passer sa langue sur l’intérieur de mon poignet, là où deux petites veines courent sous ma peau. Le contact est chaud, humide ; je frissonne un peu. D’un coup d’œil je vérifie : nos voisins restent indifférents à son geste étrange.

Qu’il ne s’avise pas de me lécher les doigts : je déteste ça. Ça me ferait redescendre, or je grimpe peu à peu, doucement, de plus en plus haut. Le bout de sa langue est remonté vers ma paume, la parcourt avec lenteur, s’applique à en suivre les lignes, en tapisse le creux. Je fonds. Littéralement. La sueur dans ma nuque. Ma culotte trempée, déjà. Dessous, mon sexe palpite. Je prie pour que sa queue m’apparaisse, monstrueuse, là, tout de suite, de l’autre côté de la petite table. Mon visage brûle, mes seins se dressent sous mon pull.

J’ai peur que tout le monde s’aperçoive de mon trouble, ma fièvre, que tous les yeux se tournent vers nous. Et j’en crève d’envie. Je n’ose pas regarder autour de moi. Mais la salle est toujours aussi bourdonnante de conversations, d’éclats de voix. Cet émoi bouleversant au milieu de tous ces gens… Ma chatte est grande ouverte, pourtant écrasée par les plis de mon pantalon. Je dandine des fesses sur mon siège, imperceptiblement, pour faire rouler mes lèvres gonflées entre le jean et le bois de la chaise. V. sait exactement l’effet qu’il me fait.

Il scrute mon visage, me déshabille de ses yeux verts, ses yeux de fauve à l’affût. Mais je sais aussi que son pieu s’est dressé, turgescent. Je l’imagine, raide sous le tissu qui l’enserre, enflé, le gland décalotté sous l’effet de l’érection superbe. Ses couilles pleines, rondes, ravissantes… Je jouis, les lèvres entrouvertes, les yeux dans les siens, sans pouvoir retenir un halètement. Je me demande s’il a déchargé. Il me sourit.

Vous avez aimé ? Rejoignez cette auteure talentueuse et prolifique sur notre forum.

Pour pouvoir réagir, nous invitons à vous connecter Se connecter

Le 23/09/2015 à 15:54

Réponse de aisty

Quel plaisir imaginer la scène!!!!
Le 21/06/2015 à 21:12

Réponse de JosKay

...no comment!

Le 26/04/2015 à 12:48

Réponse de lerouzic

hummm aussi , j'aime bcp .......

Le 11/04/2015 à 15:33

Réponse de eaubraise

Hummm... je relis ce récit avec grand plaisir