La gestation pour autrui, encore un sujet qui divi

Publié le 10/10/2016 à 21:58

Cette semaine, opposées ou pas à la Gestation pour autrui, 170 personnalités ont signé une pétition pour que l’enfant, né grâce à une GPA, soit reconnu par l’état français. Cela me semble tout à fait juste même si, personnellement, je n’aurai pas signé.

La gestation pour autrui mériterait un véritable débat tout comme la question de la fin de vie. Mais que ce soit au sujet de la naissance ou de la mort, les avis divergent et sont toujours très enflammés.

Comme si les progrès médicaux ne devaient pas influés notre jugement ou au contraire ne devraient pas être pris en compte.

J’imagine bien que les débats furent aussi passionnés tant pour la pilule, l’ivg ou encore la fiv.

Notre condition d’humain est à l’échelle de l’univers terriblement minuscule mais à notre échelle intérieure, tellement essentielle. De là à considérer que ce que nous ressentons au plus profond de nous-même est ce qu’il y a de mieux pour l’humanité future, il n’y a rien d’étonnant.

Je suis contre la gestation pour autrui, comme je suis contre l’euthanasie et même contre l’avortement de confort. Cela étant dit, un avortement ne met pas au monde un enfant alors que la GPA ou l’euthanasie vont mettre au monde ou retirer du monde un être humain et qui sommes-nous pour en décider ? Sans oublier tous les dommages collatéraux qui sont subis par l’entourage. Que ce soit la culpabilité d’avoir mis fin à la vie d’un proche ou d’avoir abandonné un enfant porté durant neuf mois, etc…

Je me doute bien pourtant que dans un futur plus ou moins proche, la GPA sera autorisée comme sans doute on pourra avoir recours à des utérus artificiels. Néanmoins, je ne condamnerai personne et n’irais sûrement pas manifester ! Je n’ai jamais eu de soucis que des couples homosexuels élèvent des enfants, comme, bien sûr, je comprends qu’un couple stérile ait recours à une GPA. Mon refus voudrait juste éveiller les consciences.

Je connais trop bien la sexualité et les ramifications qu’il y a entre reproduction et plaisir sexuel !

Nos désirs se sont tellement gonflés, nos difficultés à renoncer et à accepter nos frustrations sont de plus en plus fortes, notre incapacité à faire les deuils inhérents à l’existence humaine de plus en plus palpable. De plus notre soif d’individualité se renforce de jour en jour alors, je n’aimerai pas que trop d’enfants payent le prix de ce manque de conscience…

Si ces quelques réflexions rendent plus sages quelques-uns d’entre vous, j’aurai alors joué mon rôle dans cette humanité de plus en plus en manque de repères.

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Le 23/12/2014 à 16:02

Réponse de Davy22

Apothéose de la société de consommation, pour un futur tourné vers le plaisir égocentrique. Là encore on vas lutter tant qu'on peut puis ça rentrera dans les mœurs...L’hégémonie culturelle de l’Amérique où tout peut s'acheter, l'humain n'étant que cantonner au second plan comme animal à gaver...Faire les choses vite et mal, en criant "liberté", perversion où l’état se désengage au profil du libre marché dont l'objectif n'est que le profit sans émancipation citoyenne...Mais comment lutter sur un marché mondial ? La France ne pourras pas lutter, l’Europe peut-être, mais faut t'il encore qu'on lui en donne les moyens...