Repérage...

Publié le 10/10/2016 à 21:28

Mon appareil photo à la main, je flânais au hasard des allées, bordées de séquoias, d’une forêt domaniale se trouvant près de chez moi. Les feuillages avaient commencé à revêtir leurs parures d’automne, me rappelant un peu les belles couleurs que l’on trouvait en Pays d’Oc, lorsque le soleil venait flirter à la cime des arbres, avant d’en pénétrer leurs feuillages, projetant ainsi au sol des rayons aux couleurs chatoyantes et offrant un tableau idyllique à la vue du promeneur. Mais ce n’était pas la recherche d’un tel tableau qui m’avait amené à musarder dans cette forêt : j’y étais venu pour faire du repérage. J’avais accepté de te faire une série de photos de charme et j’avais besoin de trouver un décor, LE décor. Bien sûr, il était fort probable que la lumière dont je profitais à cet instant, ne soit plus la même lorsque nous ferions les clichés, mais j’espérais trouver un lieu qui, quelques soient les couleurs présentes, saurait parfaitement mettre en valeur les courbes de ton corps, l’or de tes cheveux, la luminosité de ton regard.

Je finis par quitter les allées, pour m’enfoncer dans des sentiers cabossés ; les branches et feuilles mortes craquèrent sous mes pas, faisant comme un écho aux chants des oiseaux. Petit à petit, je m’imprégnai de l’atmosphère de cette forêt et me demandai pourquoi je n’avais pas cherché à l’explorer plus tôt. Quelque chose, au fond de moi, me disait que j’étais sur la bonne voie, que j’allais trouver quelque chose, un coin inattendu… et ce fut ce qui arriva.

Je débouchai sur une clairière, de taille très modeste, au centre de laquelle se trouvait un objet qui attira immédiatement toute mon attention : un banc en fer forgé. J’approchai de lui, en décrivant un grand cercle pour pouvoir le voir sous tous les angles, et prit quelques clichés de ci et de là. Je me demandai pourquoi il avait été placé ici, au milieu de nulle part : un moyen pour les randonneurs de se reposer ? Quoi qu’il en soit, malgré les nombreuses marques du temps passé, je trouvai énormément de charme à ce petit banc et je t’imaginai assise là, vis les photos que je pourrais faire et décidai que j’avais découvert LE décor. Pour juger de son confort, je m’y installai et fermai un instant les yeux.

Baigné par la douce chaleur des rayons du soleil, je me remis à penser à cette soirée chez toi, à ce dîner et l’apothéose qui l’avait suivie. J’aurais voulu que tu sois là, tout près de moi, pour pouvoir sentir la chaleur de ton corps contre le mien, voir, une nouvelle fois, le plaisir inonder ton visage. Une excitation soudaine s’empara de moi, me donnant une envie irrésistible de me caresser. J’ouvris les yeux et regardai tout autour de moi ; c’était un jour de semaine et je n’avais pas croisé âme qui vive. Je me calai au fond du banc, posai mon appareil près de moi et refermai les yeux pour me replonger dans cette nuit qui fut si voluptueuse. J’ouvris la braguette de mon pantalon, y plongeai une main, la passai sous mon caleçon et me saisis de mon sexe qui s’était éveillé à ton souvenir.

Ton corps se cambrant sous mes caresses, ma bouche goutant à la tienne, à ta poitrine… Lentement, mes doigts s’activèrent sur mon gland qui se décalotta et je me rappelai de la douceur de tes lèvres, lorsqu’elles avaient coulissé le long de ma hampe rigide. Ce souvenir était encore si présent, que j’arrivai à ressentir l’humidité de ta bouche, le contact de ta langue se lovant autour de mon prépuce. Cela faisait à peine dix minutes que nous avions fait l’amour sur ton canapé, mais tu avais déjà décidé de remettre le couvert, me promettant de me faire passer une nuit que je n’oublierai pas de sitôt.

La position devenant inconfortable, je décidai de me redresser un peu et de sortir ma verge de sa prison, libérant aussi mes testicules. Ainsi à l’air libre, elle augmenta encore de volume et je pus la prendre à pleine main pour entamer une lente masturbation. Par moment, je m’arrêtais pour me concentrer sur mon gland, l’agaçant du bout des doigts, flirtant avec l’entrée de l’urètre, et les premières ondées de chaleur me gagnèrent.

Ta fellation avait rapidement été efficace, redonnant toute sa vigueur à mon sexe. J’avais tout d’abord pensé que tu allais t’arrêter, pour que je puisse à nouveau te posséder, mais tu avais continué, m’arrachant des râles en jouant savamment avec la montée de mon plaisir, sachant t’arrêter alors que j ‘étais au bord de l’explosion, pour mieux m’amener vers un puissant orgasme. Tu voulais me faire jouir dans ta bouche ; cela avait été à ton tour de me posséder.

Entre mes doigts, je sentis battre très fort la grosse veine ; ma gorge s’était asséchée ; mes testicules semblaient secoués par un ressac formé par le désir que j’avais de toi. J’agitai plus rapidement ma main, m’imaginant que c’était ta bouche qui me prenait ainsi. Ma respiration s’accéléra et une grosse vague partit du creux de mes reins, secoua mes testicules avant de s’infiltrer dans l’urètre. Je me crispai sur le banc, ouvris brusquement les yeux et observa, en haletant, mon sperme se répandre à mes pieds. Je m’entendis prononcer ton prénom, comme pour ponctuer mon gémissement : Sophie...

Arlequin

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Le 20/06/2013 à 16:33

Réponse de vincr

quel homme n'a pas vécu cela , se masturber en plein air en se remémorant le dernier coït, c'est tout simplement génial. MERCI
Le 29/10/2012 à 21:14

Réponse de arlequin49

Merci, jolie fleur :-)
Le 29/10/2012 à 20:59

Réponse de PetitBouchon

Effectivement tu écris très bien. Facile à lire, une description minutieuse...on s'y croirait.
Le 29/10/2012 à 19:03

Réponse de arlequin49

Bonsoir :-) Afin d'éviter de faire un commentaire trop long sur cette page, je viens de me présenter sur la page des présentations ;-) Au plaisir de vous lire.



Mille et un baisers à la belle Ambre



Arlequin
Le 27/10/2012 à 23:53

Réponse de stephyduclos

vivement cet été ....