Comment choisir le bon partenaire ?

Publié le 11/10/2016 à 06:57

Chaque semaine, un dossier sur la sexualité ou l'amour commenté par quelques-uns de nos experts... Et Brigitte... Bien entendu....

Nous recherchons toute notre vie le ou la partenaire fait(e) pour nous... Comme une quête perpétuelle : celui ou celle qui nous "collerait à la peau" et qui serait en total accord avec nos projets. Les experts vous donnent quelques pistes pour trouver "la perle rare"...

Nom : PARPAIX

Prénom : François

Profession : Sexologue et thérapeute de couple

Si vous avez la recette pour trouver le ou la bon(ne) partenaire, merci de me l’envoyer. Je me ferai un plaisir de l’offrir à mes patients. Sauf que je ne connais personne qui possède la martingale !

Dans le passé, la question ne se posait pas, on choisissait pour vous. Aujourd’hui, la donne est changée, mais vous n’êtes toujours pas à l’abri d’une erreur de casting… complexité des mécanismes de l’attirance oblige et adaptation à la vie à deux et à l’autre indispensables. Une première erreur n’est-elle pas de confondre « être attiré » et « arrêter aussitôt son choix pour la vie » à l’heure où nous sommes devenus des produits consommables et jetables ? Les sites de rencontre sont des catalogues virtuels où chacun fait son marché, espérant « la » rencontre idéale physique, sexuelle, sentimentale, affective et autour de valeurs communes… On a beau se renifler, se tester, la somme des essais n’apporte pas plus de garanties. Trop d’empressement sans doute et pas assez de lucidité.

On peut toutefois minimiser le risque de se tromper :

1 en ne confondant pas période d’élan amoureux où « tout le monde il est beau et il est gentil » avec celle du retour à la réalité. Pas simple toutefois de renoncer quand la peur d’être seul(e) et ou l’envie d’un enfant et ou une situation matérielle précaire incitent au compromis…

2 Grands sentimentaux et grands affectifs, vous êtes les plus exposés aux désillusions. Prenez plus de temps avant de vous engager. Votre principale source d’erreur, c’est vous !

3 pour vous les maniaques et les perfectionnistes, l’erreur sera de vouloir trouver la perle rare à la hauteur de vos exigences élevées, autant que vous l’êtes avec vous. Je serai tenté de dire à l’autre : « Tirez-vous ou ne lâchez rien ! Ca n’ira jamais comme il ou elle veut ! »

4 Timides mal affirmés et en manque de confiance en vous, le danger qui vous guette est d’être fasciné par sa force, par sa solidité, par son charisme… vous renvoyant une impression de sécurité. A condition qu’il ne soit pas violent, méprisant, froid, égoïste, n’en faisant qu’à sa tête… faisant de vous sa serpillière. Pire, être convaincu(e) de pouvoir le ou la changer. Vous ne feriez qu’alimenter vos tendances à l’abnégation, à la soumission et à la recherche de reconnaissance.

La liste des conseils est infinie, et quand bien même, elle ne suffirait pas. Il faudra bien à un moment écouter et faire confiance à la petite musique de votre cœur. Sinon, vous chercherez encore le mouton à cinq pattes dans dix ans. Pour clore, sur une pointe d’humour, entre un gentil un peu mou et un couillu qu’il faut parfois tenir, n’hésitez pas : choisissez le couillu ! Question de goût, me direz-vous… Non, il en va de l’avenir du désir sexuel ! Et puis, tout en en assumant et mesurant les conséquences, il est toujours temps de reconnaître son erreur et de faire marche arrière. C’est le privilège de notre époque d’avoir gagné cette liberté.

Nom : KARILA

Prénom : Laurent

Profession : Médecin (Psychiatrie et Addictologie)

Il n’y a pas de règles ni de consensus. Cependant, on ne choisit jamais une personne au hasard. On peut toujours organiser des « dates », des tchats sur des sites de rencontre, sur les réseaux sociaux, sortir non stop, se rendre à de nombreux diners en ville, aller dans des soirées branchées, soigner son physique, son look, offrir des fleurs, composer des chansons d’amour, écrire des poèmes, se tweeter, se mailer à l’infini… Le critère principal sous-jacent repose sur un mot ou plutôt une action : le désir futur de procréer avec le partenaire de choix. Nous sommes inconsciemment attirés vers le/la partenaire qui sera le/la plus apte à nous donner une descendance. Différentes études scientifiques ont clairement montré que la foudre ne tombe pas n’importe où. L’ « histocompatibilité génétique » est également capitale.

La séduction obéit à notre pulsion archaïque de reproduction, pulsion dominante qui guide les amoureux, même à leur insu comme nous l’écrivions dans « On ne pense qu’à ça » (Editions Flammarion, 2009).

L'avis de Brigitte : 

En règle générale, nous choisissons de manière inconsciente notre partenaire et avec des critères qui ne sont pas toujours aptes à nous rendre heureux. Nos choix sont en effet dictés par différents paramètres comme notre vision du couple parental ou des blessures affectives pas encore résolues.

Combien de femmes par exemple, choisiront un mari infidèle parce qu’elles croient que l’homme l’est forcément. En fait, nous prenons pour partenaire celui ou celle qui répond à nos croyances les plus profondes.

Après tout, si cela nous permet de nous retrouver dans une relation qui nous rend heureux, ne changeons rien. En revanche, lorsqu’on répète à l’infini les mauvais choix, il est temps alors de faire une introspection.

Il y a généralement un point commun entre les différents partenaires même si ce point commun en apparence n’est pas facile à identifier.

Le choix du partenaire aujourd’hui est pratiquement toujours guidé par le sentiment amoureux. C’était loin d’être le cas auparavant puisque bien souvent les couples se formaient en fonction de critères plus matériels. Même si parfois, l’amour naissait au fil du temps.

Néanmoins, le changement important actuellement ; c’est sans nul doute l’allongement de la durée de vie mais aussi de la vie sexuelle. Ainsi, le choix amoureux qui se fait à 20 ans peut ne plus convenir dix, vingt ou trente ans plus tard.

Quoiqu’il en soit, j’aurai tendance à dire :

Vivez les aventures amoureuses qui vous tentent mais en revanche, ne vous engagez vraiment qu’à partir du moment où la relation est équilibrée. Or, cela ne peut se voir qu’après au moins 18 mois.

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Le 09/10/2014 à 15:30

Réponse de guko84

J'aime bien la réponse de Nathy .. pour notre part cela fait 38 ans ... et toujours la folie .. On aimerais voir çà plus souvent ... si les personnes ce prenaient moins la tête pour peu de chose souvent .. la Vie est si courte.

Ne pas s'étouffer et avoir Confiance .. Nul n'est propriétaire de l'autre ..

;-)
Le 08/10/2014 à 21:16

Réponse de Nathy91

On vole de ses propres ailes parfois on tombe, mais on se relève toujours plus fort.

Mes rencontres m'ont permis de savoir ce que je voulais exactement, tant du coté affectif et relationnel mais surtout niveau sexe. Je me souviens avoir éconduit des partenaires incapable de me faire monter au rideau, je ne comprends d'ailleurs pas les personnes qui vivent comme ça...

Avoir peur d'être seule, c'est peut être ça? Mais franchement trop peu pour moi.

Alors au fur et a mesure je me suis laisser porter et quand le bon partenaire est arrivé eh bien nous nous sommes accordés et cela dur depuis 25 années.

Pas de prises de tête, rester soit même savoir ce que l'on veut sans avoir a s'effacer ou courber l'échine. Être à deux ne formant qu'un, sans s'étouffer et en confiance.

A+

Nathy
Le 08/10/2014 à 08:29

Réponse de Elisa

on devrait surtout expliquer ceci aux jeunes dès le collège ou le lycée.....