Expériences Sensuelles d'Ambre

Publié le 11/10/2016 à 06:56

Elle a joué comme d'habitude. Elle a perdu comme d'habitude...Mais peut-être le voulait-elle ?

Elle est nue, elle est tendue, elle a peur. Il fait bon dans le noir. Elle est allongée, elle attend. La seule chose qui l’empêche de s’enfuir est cette étrange confiance qu’elle a envers son complice de jeu. Au même titre qu’elle serait allée au bout de son gage s’il avait perdu, elle sait que lui aussi ira au bout du sien. Pourquoi avoir joué alors qu’elle aurait dû se douter qu’elle allait perdre ? Peut-être tout simplement parce qu’elle le voulait ? S’imposer ce genre de défi, voilà une étape importante dans la redécouverte de ses limites.

Depuis combien de temps attend-elle ? 1/4 heures, 30 minutes, plus, moins ? Le temps n’a plus de prise sur elle. Elle n’attend plus, elle obéit. Elle est entrée dans une parenthèse. Un moment de vie hors du temps. Elle, si décidée et parfois autoritaire, s’est laissée tenter par cette mise en offrande. La règle est simple, elle doit attendre dans une chambre d’hôtel qu’on vienne à sa rencontre, qu’on vienne s’occuper d’elle. Elle ne se fait aucune illusion sur ce terme, ce n’est pas une manucure qui l’attend. Elle sourit.

Autres consignes : noir total, déshabillée intégrale. En arrivant dans cette chambre, elle avait ressenti les premiers signes du désir à mesure qu’elle avait retiré ses vêtements. Mais les minutes ont passé, la source s’est tarie et son excitation initiale a laissé place à l’ennui. Si rien ne se passe elle se rhabille et repart, c’est décidé.

Ses sens sont en alerte. Elle essaie d’identifier les sons. Porte qui claque, pas dans le couloir, voiture sur le parking ou personnel qui se déplace, elle a tout identifié, analysé et repéré. Jusqu’à ce qu’elle entende ce bruit, en approche, à quelques mètres. Elle voit la porte s’ouvrir, dessinant un trait de lumière sur le mur de la pièce. Le contre-jour l’empêche de voir le visage de la personne qui vient d’entrer. Ombre qui se déplace d’un mouvement délicat, referme la porte pour replonger la pièce dans l’obscurité.

C’est la panique dans sa tête ! Un doux parfum enivre ses narines. Le bruit des pas autour d’elle s’étouffe dans la moquette. Il attend, la fait encore patienter, pour qu’elle se calme à nouveau. Alors, elle fait le vide dans sa tête. Elle cherche à rentrer en contact avec son propre corps, sa raison lui échappe, son esprit se dissipe, vide de pensées, elle se sent à nouveau pleine de vie.

Alors seulement il vient vers elle, et entre en contact avec sa peau. Elle est incapable de dire quel endroit il a touché, mais elle l’a senti, partout, sur son corps, en même temps. Nouveau contact, fin, léger comme le vent qui souffle sur la peau. Elle se concentre sur cette sensation qui court le long de son dos. On dirait un tissu. On dirait… une plume.

Elle glisse, flotte, décrivant de longues courbes. Elle virevolte entre ses omoplates, taquine ses hanches, chaque endroit qu’elle survole conserve pendant de longues secondes la sensation de la caresse. Un détour sur le bas des reins, un lent passage sur ses fesses, un frôlement sur ses cuisses, qu’elle décide d’écarter pour le laisser poursuivre.

Maintenant que son corps est éveillé, elle en voudrait plus, une plume ne fait plus le poids. Elle voudrait des mains, un contact plus lourd, plus ferme. Quelque chose qui apaise ce besoin d’être touchée et non plus caressée. Alors elle s’aventure à la recherche du corps de l’inconnu. À peine a-t-elle tenté de bouger qu’une main vient s’abattre sur ses fesses, lui intimant l’ordre de ne pas bouger. Délicieuse sensation d’une fessée qui réveille instantanément ses sens, grisante impression d’être à la merci de l’autre. Sa fesse est chaude, elle brûle légèrement, en contraste parfait avec le reste de son corps. Elle décide de retenter un mouvement, aussitôt la sanction tombe, sèche, puissante ; la chaleur revient, l’excitation aussi. Elle aime ses fessées, le calme et la maîtrise qui les accompagne. Elle le sait, en s’offrant ainsi c’est elle qui a pris les commandes. Il lui suffit de bouger pour entendre ce claquement sec sur son petit cul. Tant qu’elle reste immobile, les mains baladeuses poursuivent leur exploration.

Après plusieurs minutes de ce petit jeu, et de longues caresses devenues intimes, elle est prête à poursuivre. Son corps est disponible, ses cuisses s’ouvrent, son ventre est en attente, ses seins réclament plus d’attention. Alors il la saisit délicatement par les bras, pour lui proposer de bouger. Il la fait se retourner pour l’installer à quatre pattes sur le lit. Elle sait que le spectacle qu’elle offre ainsi est indécent mais cela lui plait terriblement. Il vient se placer derrière elle, les mains sur ses fesses devenues hyper sensibles. Elle s’attend à le sentir en elle, mais c’est une bouche qui la surprend en venant déposer un long baiser intime. L’inconnu lui demande d’écarter les jambes, il bouge derrière elle, s’installe. Soudain, les lèvres reviennent à la charge, saisissant à pleine bouche son sexe humide et brûlant. Elle gémit, lorsque dans la foulée une langue vient taquiner son clitoris. Elle jette un regard sous son ventre, et découvre l’inconnu allongé sur le dos la tête entre ses jambes. Baisers légers, coups de langues appuyés, succion, tout y passe. Elle vacille, gémit alors que les mains de l’homme sont venues se connecter à sa poitrine, alternant massage des seins, caresses des aréoles, et roulement de ses tétons sous les doigts.

À mesure que son excitation grandit, elle relève son corps pour se mettre à genoux. Ses mains ainsi libérées de son poids sont libres de venir et d’aller, mais face à elle il n’y a rien, ni personne ; frustration de vouloir toucher, caresser, sucer, lécher. Cette langue qui la caresse et la transperce la rend dingue. Elle en veut plus tout de suite, elle en a besoin. Elle pousse un cri, qu’elle n’entend plus, chaque fois qu’il entre et ressort d’elle. Elle se caresse les seins, elle transpire. Il fait définitivement bon dans le noir.

Un raz de marée est en train de naître dans ses entrailles. Il va tout submerger, elle, lui, eux deux. Elle voudrait mourir, elle voudrait vivre, elle veut jouir, ici, tout de suite, elle se rêve impudique, elle se voit offerte, c’est intolérable, c’est insensé, c’est si bon.

Alors la vague arrive, du fond de son esprit, du fond de son corps. Elle pousse un cri, animal, brut, comme le premier cri d’une femme qui renaît. Tout son corps tremble, elle cherche un appui. Elle ne tient plus et se laisse retomber. Elle est partie avec la vague, qui continue à rouler en elle. L’inconnu est derrière elle, il s’est relevé. Elle ne peut voir son sourire mais elle sait qu’il va la prendre. Elle est prête. Après les sensations fines et délicates de la langue, c’est un membre ferme et dur qui la pénètre. Une force brute qui entre et sort lentement. Calme, sereine, elle le laisse prendre possession d’elle. Elle est envahie par ce sexe qui remplit son ventre, par ces vibrations qui émanent de son intimité, par son désir qui grandit comme un feu qu’on rallume. L’homme accélère et s’accroche à ses fesses. Il ralentit et glisse ses mains sur son dos. Il joue avec elle, alternant entre les rythmes et les mouvements. Quand elle ne résiste plus, c’est elle qui se plante sur lui d’un coup de hanches et lui débute alors des allers et retours plus amples, plus forts aussi.

Après de longues minutes de cette danse, l’homme se retire et s’allonge à côté d’elle. Elle vient s’installer sur lui, ses ongles se prennent dans le duvet de son torse. Elle met en mouvement son bassin, longue rotation autour d’un axe central. À mesure qu’elle se balance, qu’elle se lève et se rassoit, qu’il bouge en elle, et elle sur lui, s’opère une sorte d’alchimie. Les souffles s’entremêlent, les gémissements se répondent. Ils vont venir ensemble, c’est écrit dans leur chorégraphie. Penchée sur lui, elle plaque ses mains de part et d’autre de son visage. Lui lève la tête, pour venir manger ses seins, qui se balancent. Parfois sa langue parvient à toucher un téton mais elle abandonne bien vite ; entraînée par son poids, la tête retombe sur le lit. Alors, l’un dans l’autre, ils montent, l’un avec l’autre, ils vont vers cette explosion. Ils ne s’attendent pas, ils s’accompagnent, tout en profitant de l’extase des corps. Et c’est ainsi que dans un dernier mouvement profond, il vient, au fond d’elle, tout au fond. Elle appuie de toutes ses forces avec son bassin pour le faire entrer davantage. Ils ne peuvent plus s’entendre, leurs oreilles bourdonnent. Pourtant, que leur chant d’amour est mélodieux !

Comme après un combat, ils s’allongent, toujours l’un dans l’autre, blottis peau contre peau. Aucun mot échangé, pas une parole. Les yeux sont lourds, les corps aussi…

Elle se réveille, lentement. Il fait jour dans la chambre, les rideaux sont ouverts, seul un léger voilage dissimule la pièce aux regards extérieurs. Elle est nue sur le lit. Il fait bon dans la chambre.

À sa droite sur l’oreiller, une plume…

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Le 15/12/2013 à 08:27

Réponse de AlexetNathan

Bien chaud ! merci par ces nuits d'hiver, je retourne immédiatement sous la couette pour aller jouer avec ma belle. Ce récit ma bien émoustillé !! Merci Ambre
Le 05/12/2013 à 09:33

Réponse de crinou

Je ne connaissais pas ce récit chaud et envoûtant.

C'est magnifique, encore Ambre, encore !!
Le 27/10/2012 à 06:07

Réponse de Garfield31

Ouah !!! Que c'est beau.

Tu nous régale Ambre. Encore !!
Le 24/10/2012 à 00:17

Réponse de zitounv

une plume....un vécu,un fantasme,peu importe puisqu'on est près d'elle,en face de lui!sensuel et fort!!!
Le 21/10/2012 à 21:26

Réponse de stephyduclos

jolis écrits Ambre...lorsque tu caresses le papier pour coucher tes mots, tes écrits s'envolent dans mon esprit....les écriraient-tu donc avec une plume ?

bravo pour tes écrits :-)