Les sages-femmes

Publié le 10/10/2016 à 21:52

Depuis maintenant quatre mois, les sages femmes font grève dans l’indifférence générale. Je suis tout de même surprise que cela ne suscite pas plus d’intérêt car ? De près ou de loin, ce sujet nous concerne tous puisqu’il s’agit de la naissance. Or bien naître, c’est sans doute ensuite vivre dans le bien être.

La grossesse et évidemment l’accouchement sont des événements qui à priori sont naturels, il n’y a à peine qu’une naissance sur cinq qui présente des risques mais si sur le plan médical, tout ou presque est maintenant surveillé et colmaté, sur le plan psychique, chaque femme vit des choses particulières et pouvoir être écoutée et conseillée par une femme sage, cela n’a pas de prix, même si certes cela a un coût pour la société.

Les sages femmes (je rappelle que le terme sage signifie celui qui sait, qui peut enseigner et surtout qui manifeste du bon sens) ont ce rôle, préparer les parents à cette aventure unique.

Ils réclament, puisqu’il y a deux ou trois pour cent d’hommes dans cette profession, un statut de praticien hospitalier. Ils voudraient être reconnus et pouvoir exercer leur métier de manière plus libre.

Je me suis penchée sur la question et en fait, pour comprendre ce qui se passe, il faut remonter à une trentaine d’années. C’est à cette époque que les petites maternités ont commencé à être fermées car pas assez performantes, c’est également à cette époque que : mettre au monde chez soi était devenu dangereux !

Une fois de plus, le principe de précaution nous éloigne de la vraie vie. Tout comme les dérives de la sécurité sociale nous empêche de prendre les bonnes décisions. Il paraît que les pouvoirs politiques ont pour rôle de prévoir la société de demain, il serait temps de leur rappeler leurs devoirs…

Pour pouvoir réagir, nous invitons à vous connecter Se connecter