La France, terre d'asile

Publié le 10/10/2016 à 21:50

Comme bon nombre de personnes vivant sur cette terre de France, je ne suis pas complétement française depuis des générations. Il y a du côté de mes parents un peu de sang belge et j’ai épousé un fils d’immigré polonais. J’ai eu des partenaires de nationalité étrangère, bref, cette notion de « français pure souche » ne signifie pas grand-chose pour moi. De toute façon, je me sens plus terrienne que française. Parce que pour moi, la survie de la planète est une de mes préoccupations.

Néanmoins, je crois que la France et les français n’ont pas de leçons à recevoir. En ce moment, la question de l’immigration revient en boucle dans les médias sans doute parce que les élections municipales approchent. Mais elle me semble mal posée.

La culpabilité ou du moins la responsabilité de l’immigration se situe dans les pays d’origine. Car : pour avoir envie de fuir son pays, de monter sur un bateau précaire avec des passeurs sans scrupules, pour arriver sur une terre d’accueil où personne ne nous attend, avouez qu’il faut vraiment être très malheureux ou se sentir en danger dans son propre pays.

La question de l’immigration devrait se régler sur le plan international. Je vois deux pistes essentielles :

Régler les conflits ethniques, les guerres de pouvoir qui stigmatisent une partie de la population.

Régler les problèmes de population, notamment en offrant une meilleure contraception aux femmes.

Vaste programme mais tellement plus humain que de s’envoyer des petites phrases assassines. Les mots sont parfois aussi violents que les actes…

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Le 02/04/2014 à 03:31

Réponse de Crakifondante

Mims47 : ce n'est pas "humaniste" que j'emploierais comme terme, mais HUMAIN, tout simplement.



Mais là où je rejoins complètement Brigitte, c'est que ce sont les conflits des pays d'origine qui poussent à l'émigration de la population vers d'autres terres (pas moins clémentes , je dirais .... quitter une crise politique pour rejoindre une misère ailleurs... : le choix est plus que pragmatique).

Sans aller si loin, un pays de l'est ou il n'y a pas forcément de crise ou de guerre, mais qui fout sa propre population dehors, pour les voir débarquer en France...

c'est un pays européen (fraichement entré en europe du moins)... : que fait l'Europe là? elle pourrait sanctionner plus durement ce pays en question...



Bref... la terre d'accueil... ça va deux minutes... je ne connais pas beaucoup de pays européens qui ont accueilli autant de monde !



C'est vrai : on n' a pas de leçon à recevoir mais si on peut avoir un coup de main de la part des autres pays, ça nous soulagerait bien.



Le 07/12/2013 à 18:37

Réponse de poivreetsel

au delà du fait de la nationalité, qui n'est que secondaire, ce qui choque bon nombre de nos concitoyens, ce sont les différences de culture et de modes de vie.



Qu'y a t'il de commun entre un strasbourgeois et un marseillais ? Pas grand chose: climat différent, accent différent, culture culinaire différente, boisson différente (lol), habitation différente, rythme de vie différent et je n'oppose que 2 habitants de notre pays !!!!



Alors, si l'on repousse les comparaisons au delà de nos frontières, les différences peuvent se creuser .... ou se resserer. Tout le nombre de kilomètres qui séparent de la frontière. Brigitte a des origines belges qui ne posent aucun problème pour un français s'installant en Belgique ou l'inverse. Les alsaciens ont un socle de culture commun avec les allemands, .... etc. Dès lors que l'on repousse ses frontières sur plusieurs générations, se pose le problème du vivre ensemble entre un descendant d'immigré prussien et un descendant de réfugié espagnol. Les points communs n'existent pas et chacun va se retourner vers ses "frères" pour se rassurer, ce qui crée ses corporatismes exacerbés que l'on connait aujourd'hui.
Le 27/10/2013 à 11:38

Réponse de Aladin94400

Je suis tout a fait d'accord avec vous
Le 21/10/2013 à 23:52

Réponse de mims47

De nature modérée , je trouve que vous avez raison. La notion de français de pure spouche ne signifie rien. Nous sommes tous des enfants d immigrés première dernière génération. Le drame de Lampredusa soulève bien les conditions précaires dans lesquelles vivent ses populations. Mais l individualisme prime au point où les français réagissent négativement à ce sujet en s envoyant comme vous le dites des paroles assasines. Malhereusement l immigration est médiatisé comme étant une problématique à combattre. Mais le fond du problèmes n est pas débattu comme il devrait l être. Comment régler les conflits ethniques et offrir une meilleure contraception aux femmes alors même que ses civilisations sont le plus souvent dirigé par la religion. J ai pû voir un reportage sur des indiens quittaient leurs femmes car elle n arrivaient pas à enfanter d un garçon. Et que la fille est considérée comme le diable!!! Certaines de ces femmes ont tués leurs enfants. Je pense que dans de nombreux pays sous dévellopée la question est aussi dans la mentalité de ces civilisations. Mais le monde devient si violent avec la crise qu il en oublie d être humaniste