Au nom du père

Publié le 10/10/2016 à 21:48

Encore un drame cette semaine : un individu tue plusieurs personnes, des innocents victimes d’un malade, malade au sens psychique du terme bien sûr. Or, la première excuse de la mère a été ; c’est la faute du père.

On peut comprendre qu’une mère devant la criminalité de son fils ne puisse pas se sentir coupable. Et tout naturellement, le coupable est le géniteur. Je ne connais pas assez l’histoire de cette famille pour mettre en doute le témoignage de cette femme sans doute aussi en souffrance mais tout de même. Pourquoi toujours accuser les pères qui, la plupart du temps, lorsqu’un drame de ce genre survient, ont été absents. Le plus souvent d’ailleurs parce qu’ils ont été viré par la mère.

Notre société donne de plus en plus de pouvoir aux mères et cette dérive me semble dangereuse pour la sécurité de tous.

Car, si une mère peut bien sûr faire preuve d’autorité et éduquer ses enfants avec la notion des limites et du respect de l’autre, combien de mères sont dans un amour envahissant. Elles demandent à leur fils de réparer toutes leurs carences affectives. Mission impossible, or lorsqu’un enfant échoue à satisfaire la mère, il peut péter les plombs...

Je n’ai certes pas envie de revenir 50 ans en arrière lorsque les pères donnaient des corrections et conditionnaient leurs fils à ne jamais montrer leur tristesse. J’aimerai juste qu’on reconnaisse que pour qu’un enfant soit équilibré et adapté dans une société, il doit être élevé dans l’amour et l’autorité. Ces enfants ne deviennent pas des monstres sans aucun respect pour la vie des autres.

Merci à Aldo NAOURI (ndlr : photo) et à quelques autres de continuer à militer pour que les enfants respectent le père au sens symbolique. Car sinon, lorsqu’on ne respecte pas le Père, on ne respecte finalement plus grand-chose.

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Le 29/04/2013 à 23:21

Réponse de CARBONARA

Idéalement, ce serait le père et la mère, mais si l'un des deux n'est pas là, que faire ?

Celui qui élève l'enfant est celui qui transmet ... mais si l'un n'est pas apte à élever, pourquoi regarder si c'est un père ou une mère.

Je connais une mère qui est incapable d'élever seule son enfant, le père est responsable, présent autant qu'il le peut, financièrement stable et pourtant, la loi a regardé la mère incapable et non le père !

L'idéal est là ok, mais à situatation éclatée il vaut mieux regarder l'intérêt de l'enfant et non une vieille idée reçue.
Le 29/04/2013 à 20:39

Réponse de caramiel

Le respect du père d'accord avec vous mais pour les couples de même sexe quelle figure de père, on donne de l'eau au moulin des anti-mariage pour tous. Donner sa place au père à condition qu'il ne soit pas absent vous le dites. L'autorité peut venir du père comme de la mère après c'est une question de culture. Dans les sociétés fortement patriarcales, le père est celui des années 50 que vous ne souhaitez pas revoir et le fils est mis sur un piédestal au détriment des filles avec toutes les horreurs que l'on voit.

"J’aimerai juste qu’on reconnaisse que pour qu’un enfant soit équilibré et adapté dans une société, il doit être élevé dans l’amour et l’autorité " pour moi aussi mais une autorité et un amour partagé par les 2 parents pas plus le père que la mère.
Le 28/04/2013 à 21:50

Réponse de CARBONARA

La mère, le père, tous deux figures d'autorités devraient avoir les mêmes droits et je reste persuadée que nous pouvons élever nos enfants même en étant séparé.

Pour une mère ou un père élevant seul ces enfants et bien, si celui qui les élève instaure des règles, des limites, une autorité, un enfant grandira aussi bien qu'un autre.

Les mêmes droits pour un père et pour une mère, il y a des personnes incapable d'élever ses enfants, mais on est trop habitué à dire que les enfants doivent rester avec leur mère. Dommage !