Poème érotique

Publié le 10/10/2016 à 21:29

QUESTION

Ainsi qu'une capote anglaise

Dans laquelle on a déchargé,

Comme le gland d'un vieux qui baise,

Flotte son téton ravagé.

 

Vingt couches, autant de véroles,

Ont couturé son ventre affreux,

Hiddeux amas de tripes molles,

Où, d'ennui, bâille un trou glaireux.

 

Comme la merde à la moustache

D'un rat qui dîneà Montfaucon,

Le foutre, en verts grumeaux, s'attache

Aux poils gris qui bordent son con.

 

Pourtant, on fout cette latrine...

Ne vaudrait-il pas mieux cent fois

Moucher la morve de sa pine

Dans le mouchoir de ses cinq doigts ?

 

Théophile Gautier

Poésies Libertines

(entre 1850 et 1870)

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Le 21/09/2012 à 10:05

Réponse de PTLOUP

Un autre aussi sympathique :



"Les poètes l’ont si bien dit



Je te salue, Ô merveillette fente,

Qui vivement entre ces flancs reluis;

Je te salue, Ô bienheureux pertuis,

Qui rend ma vie heureusement contente!



C’est toi qui fais que plus ne me tourmente

L’archer volant qui causait mes ennuis;

T’ayant tenu seulement quatre nuits

Je sens sa force en moi déjà plus lente.



Ô petit trou, trou mignard, trou velu,

D’un poil folet mollement crespelu,

Qui à ton gré domptes les plus rebelles:



Tous vers galans devraient, pour t’honorer,

A beaux genoux te venir adorer,

Tenant au poing leurs flambantes chandelles!



Pierre de Ronsard (1570)"

Le 21/09/2012 à 00:51

Réponse de nicolas84rmc

J'aime bien le contraste entre la forme de la poésie si délicat et le fond si familier. Cela nous rappelle que la poésie est un support et que rien n'est interdit. Et surtout pas les émotions fortes :)