Peut-on vivre sans sexe ?

Publié le 10/10/2016 à 21:43

Chaque semaine, un dossier sur la sexualité ou l'amour commenté chaque jour par l'un de nos experts...Chaque semaine, un dossier sur la sexualité ou l'amour commenté chaque jour par l'un de nos experts...

Lundi 11 novembre

Nom : PERETTI

Prénom : Marie-Laure

Profession : Docteure en Psychopathologie fondamentale et Psychanalyse - Psychothérapeute

D’un point de vue strictement biologique, l’être humain peut se passer de relations sexuelles dans la mesure où elles ne relèvent pas d’un besoin vital tel que boire, manger, dormir, éliminer. En revanche, la survie de l’espèce dans un cadre phylogénétique implique une reproduction soutenue par l’hétérosexualité.

Cependant, la sexualité humaine au sens génital ne se résume pas à sa seule fonction de reproduction et les pulsions d’autoconservation qui visent à satisfaire faim, soif, sommeil sont néanmoins les prototypes des pulsions sexuelles au sens de plaisir lié à l’apaisement d’une tension.

La sexualité recèle mille et un plaisirs variés qu’il appartient à chacun de se procurer ou pas et chacun est libre et responsable de décider ce qui est bon pour lui.

Se respecter. Respecter son / sa partenaire si partenaire il y a doivent être les maîtres mots.

La notion de sublimation rend compte d’un type d’activités soutenues par un désir qui ne vise pas, de façon manifeste, un but sexuel. Par exemple, la création artistique, l’investigation intellectuelle, le sport à haut niveau etc. La libido met en route de grandes forces pour détourner le but sexuel originaire vers un autre but, qui n’est plus sexuel mais qui est psychiquement et / ou physiquement apparenté à la satisfaction quant au but recherché. Elle se réalise de la même façon que dans la rencontre sexuelle génitale, par la cessation de la tension interne à l’organisme ou au psychisme.

Par conséquent avec ou sans sexe, il s’agit de découvrir comment s’accomoder des contingences du quotidien et amorcer ainsi son chemin de vie dans les meilleures conditions. En définitive, quelle que soit l’option choisie, c’est toujours l’individu qui parle de lui et qui signifie quelque chose de son mode d’être au monde.

Mardi 12 novembre

Nom : ARLIN

Prénom : Philippe

Profession : Sexothérapeute

Il est vrai qu’à l’inverse de certains de nos besoins biologiques tels que boire, manger, éliminer… la sexualité n’est pas vitale au sens ou sa suppression ne met pas en danger notre vie. On peut donc, par choix, voir tout simplement par absence de besoins conscients, n’avoir aucune sexualité. Certains vont même le poser comme une revendication, un acte choisi.

Pour autant, c’est bien mal connaître les mécanismes de la sexualité pour ainsi prétendre s’en libérer. Elle n’a besoin d’aucun support pour s’exprimer et même si une personne s’interdit tout attitude corporelle sexuelle qu’en est-il de sa psyché. La sexualité fait partie de nous, elle est même une composante indispensable de notre développement et de notre épanouissement physique et psychique. La supprimer et ne pas la laisser s’exprimer est déjà en soi sexuel.

Alors oui on peut vivre sans sexe, dans le sens d’activité physique impliquant nos organes sexuels, pour autant cela ne veut nullement dire que nous n’avons pas de « sexualité »

Mercredi 13 novembre

Nom : KARILA

Prénom : Laurent

Profession : Médecin (Psychiatrie et Addictologie)

Une vie sans sexe : est ce vraiment possible ? Le sexe est une récompense naturelle au même titre que se nourrir ou boire pour se désaltérer. Ces éléments sont nécessaires à la survie et à la reproduction de l’espèce. Cependant, vivre sans sexe n’est pas source d’anormalité !

Certaines personnes peuvent choisir l’abstinence sexuelle après une rupture sentimentale douloureuse, pour des raisons religieuses, ou en vivant leur relation de couple sur un versant intellectuel ou affectif, ou encore en s’investissant dans d’autres secteurs de vie comme le travail, les enfants ou d’autres activités occupationnelles. Ils trouvent ici une pleine satisfaction. Un autre courant de vie sans sexe est le courant de l’asexualité qui correspond à l’absence de désir, d’attirance sexuelle pour autrui quelque soit son orientation sexuelle. Enfin, certains troubles du désir, induisant une vie « no sex » sont l’expression de certains traumatismes psychologiques ou physiques. La psychothérapie prend ici toute sa place.

Toute personne est libre de vivre une vie sans sexe tant qu’elle ne souffre pas. Dans une vie de couple, si ce choix est fait, il faut une ligne de conduite commune. Une vie sans rapports sexuels n’a aucun impact sur la santé physique.

Jeudi 14 novembre

Nom : MARTIN

Prénom : Bruno

Profession : Sexothérapeute

A vrai dire, l'être humain s'avère sexué dés sa conception génétique. Ensuite, il en fait ce qu'il désire. Il existe des besoins biologiques primaires dont l'espèce humaine a choisi de plus ou moins s'affranchir ou tout du moins d'en prendre des distances : manger, boire, dormir, se vêtir, se reproduire.... En fait nous pouvons nous passer de presque tout : nous contenter d'un bol de riz, d'un verre d'eau, dormir par tranche de deux heures comme dans une transat, s'affubler d'un sac à patate, et ne plus faire l'amour... Mais avouons que la vie perd alors un peu de sa saveur. C'est le choix entre vivre comme une plante verte ou un Humain. Chacun a le choix de retenir son domaine "plante verte" et ce peut être le sexe.

Neanmoins n'oublions pas que les hormones qui gouvernent la sexualité s’apparentent souvent à celles qui commandent l’agressivité. Ainsi, lorsqu’elles ne trouvent pas une décharge sur leur but initial : le sexe, elles se détournent vers un hyper investissement compensateur spirituel, artistique, ou professionnel dans le meilleur des cas. Mais il entraîne souvent de forts dysfonctionnements conjugaux. Dans une deuxième option encore plus pathologique, l'absence de sexe engage les hormones a trouver une voie de décharge vers une destination agressive.

Nous pouvons alors distinguer quatre manières d’exprimer notre agressivité :

- L’agressivité tournée directement vers l’extérieur. Je suis violent auprès de mon entourage, famille, collègue, mari….

- L‘agressivité symbolique adressée à soi-même : déprime, dépression, hypocondrie (Dans la société Judéo chrétienne il est admis que de vivre son corps dans la douleur s’avère beaucoup plus valorisé que dans le plaisir).

- L’agressivité qui s’adresse à un organe. Selon l’Ecole Psychosomatique, ce trouble s’adresse à des personnes qui n’expriment en général pas d’émotions. L’affect réprimé créera souvent : beaucoup de dermatoses, les problèmes liés aux « muscles blancs »: œsophage, estomac, intestins (constipations…) ou pire encore à terme.

- L’agressivité s’adressant à la relation: " tout ce que je ne peux ou n’ose pas faire dans mon couple, je le pratique à l’extérieur ": addiction, conduites à risque…

Pourquoi donc ne pas laisser faire et profiter ?

Vendredi 15 novembre

Nom : HERIL

Prénom : Alain

Profession : Psychanalyste, sexothérapeute et formateur

Cette question en amène une autre : qu’est-ce que la sexualité ? Et là, la réponse n’est pas si évidente que cela ! Pour ma part il me semble impossible de parler de sexe en le réduisant uniquement au coït. Car que faire alors du désir, des fantasmes, des projections, de l‘inconscient… ?

Nous ne sommes pas des « machines sexuelles » qui ne pensons qu’à nous sauter les uns sur les autres ! Nous savons qu’entre nos désirs et nos actes il y a des espaces, du temps, de l’attente…Ce sont bien tous ces éléments qui donnent à la sexualité humaine toute sa richesse et son mystère.

Alors je peux répondre « oui » à la question « peut-on vivre sans sexe ? ». Beaucoup y arrivent très bien d’ailleurs. Mais le sexe dont ils se privent (ou dont ils sont privés) est le sexe génital uniquement. Car du fantasme, de la sublimation, de la libido…on ne peut pas s’en passer ! Cela est intrinsèque à nos fonctionnements humains.

Il est donc possible de ne pas avoir d’activité sexuelle directe mais impossible de ne pas en rêver. Car nous n’avons pas de prise et de maîtrise de nos inconscients. Et ceux-ci (qui n’en font qu’à leur tête) sont animés par des pulsions sexuelles, des rêves, des délires…sur lesquels nous ne pourrons jamais exercer de contrôle total.

Et c’est tant mieux !

Samedi 16 novembre

Nom : PARPAIX

Prénom : François

Profession : Sexologue et thérapeute de couple

Certains ont la nausée de tout ce qui a trait au sexe, tant ils ont l’impression d’en être bassinés du matin jusqu’au soir dans les médias, sans doute les mêmes qui ont le sentiment de pouvoir s’en passer. Une enquête IPSOS (2003) révèle que 25 % des femmes et 15 % des hommes vivent sans relations sexuelles et sans problème depuis plusieurs mois. En même temps, Bretschneider et de Mac Coy, 1989, démontrent que chez les plus de 80 ans, 88% des hommes et 71% des femmes disent avoir encore des fantasmes ; 72% des hommes et 40% des femmes disent continuer à se masturber régulièrement et 63% des hommes et 30% des femmes ont encore au moins une relation sexuelle par semaine! (Source : Colson, FF3S). Et d’en déduire, qu’à défaut d’être vital, le sexe agit en nous tout du long de la vie pour le plus grand bénéfice de notre santé (même si on meurt encore du SIDA et ou par amour). 

Nous ne sommes pas à égalité en matière de besoin sexuel, selon que les sujets sont jeunes ou moins jeunes, à forte ou à faible libido, qu’ils vivent seuls ou en couple (Beutel, 2002), sont en panne sexuelle ou en pleine santé.

Le sexe n’est pas vital dans l’absolu ! Certains ont fait de l’abstinence temporaire, un geste symbolique fort, d’autres, un mouvement, celui des « asexués » ; quand d’autres en font un vœu de chasteté vis à vis du sexe péché. Beaucoup n’ont pas le choix, hélas et doivent subir la tyrannie d’une absence du plaisir, par le sexe empêché : les handicapés physiques ou mentaux, les personnes âgées ou en veuvages, les malades, etc.

Mais qu’on le veuille ou non, la fonction d’excitation sexuelle et la libido agissent à notre insu (les érections réflexes nocturnes ou matinales, les rêves érotiques, les pulsions de désir en témoignent), bien que soumises à quantité d’influences : cycle hormonal, saisons biologiques, usure conjugale, etc.

Problème, en revanche, quand les deux membres du couple partagent des points de vue ou des besoins différents voire antinomiques. Pour l’un, c’est une envie sexuelle irrépressible à soulager de suite (jusqu’à transgresser la loi) ou une dépendance sexuelle (toujours plus de relations ou de vidéos pornos). Chez l’autre, le désir sexuel a toujours été, sauf en période d’élan amoureux, hypoactif : « Je n’ai aucun désir sexuel. Je pourrais me passer de sexe. Pourtant j’aime mon mari et je voudrais le satisfaire».

N’oublions pas que la relation sexuelle est souvent le fait d’une attirance et d’un jeu de séduction, le point d’orgue d’une rencontre amoureuse, le point de repère d’un lien conjugal et que la masturbation se suffit ou accompagne le tout.

En fait, le sexe n’est pas une entité isolée. Il est relié au désir sexuel, au plaisir, parfois au sentiment amoureux et toujours à l’identité sexuelle.

Qu’il y ait ou non des périodes d’abstinence sexuelle plus ou moins longues entremêlées d’élans, se pose la question de savoir « Comment agir le sexe en pleine conscience? » dans un parcours de vie qui peut réserver bien des surprises en matière de sexualité.

Vous êtes sexués que vous le vouliez ou non.

Dimanche 17 novembre

L'avis de Brigitte :

Le sexe est un besoin pour l’espèce humaine du moins jusqu’à nouvel ordre car on peut imaginer en effet qu’ à très court terme, il soit possible de se reproduire sans le coït grâce aux progrès de la médecine. Mais pour l’individu, ce n’est pas à proprement parlé un besoin comme le sont la nourriture, la boisson et le sommeil.

Néanmoins, il y a certains besoins, certes qui ne sont pas vitaux mais, tout de même essentiels à notre bien- être. Lorsqu’on se réfère à la fameuse pyramide de MASLOW, nous voyons bien que nous avons besoin de reconnaissance, d’appartenance, d’autonomie et j’ajouterai volontiers d’amour et de sexe.

Malheureusement, le sexe pour le sexe n’a pas une très belle cote dans notre société. Les personnes qui s’y adonnent sans limite sont souvent considérées comme perverses, dépravées ou terriblement addicts. Ces jugements moraux encore très répandus prouvent bien que la majorité des gens considèrent que le sexe n’est pas indispensable à notre bonheur.

J’oserai ce parallèle ; c’est un peu comme l’argent, bien sûr que l’argent tout comme le sexe ne fait pas le bonheur mais le manque d’argent tout comme le manque de sexe peut vraiment faire notre malheur.

Voilà pourquoi j’affirme que certains (surtout des hommes d’ailleurs) ne peuvent pas vivre heureux sans sexe, certes ils ne vont pas mourir mais dépérir à petit feu. Voilà donc pourquoi il est indispensable de ne pas se tromper quand on décide de s’engager avec un ou une partenaire sur notre compatibilité sexuelle.

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Le 22/11/2013 à 20:01

Réponse de Brigitte

@caramiel : se résigner ou partir, vous seul savez...
Le 19/11/2013 à 19:57

Réponse de caramiel

pour moi impossible mais le sexe doit être partagé si l'un des conjoints ne "fait rien" il y a comme vous dites Brigitte décalage et c'est très mauvais pour le couple. En plus on ne peut pas changer l'autre faut-il alors se résigner ou partir ?
Le 18/11/2013 à 19:59

Réponse de Brigitte

@lovebaby12 : vous avez vraiment des excuses mais cela ne veut pas dire en effet qu’il faut rester comme ça. Tout d’abord, retrouvez une complicité intime, vous pouvez flirter, voire même l’aider à se caresser afin qu’il ne se sente pas délaissé même si pour l’instant mieux vaut éviter la pénétration si elle vous fait mal.

en revanche, il faut analyser les raisons de ces douleurs et de ces peurs. Les deux sont souvent liées, une petite douleur entraîne une inquiétude et donc une tension qui augmente la douleur et c’est le cercle vicieux qui s’installe.

touchez-vous, essayez de voir qu’est ce qui fait mal, parlez avec un médecin, un ostéo, une sage femme, un kiné spécialisé dans la rééducation périnéale. Bref, prenez votre destin en main.
Le 18/11/2013 à 18:12

Réponse de melusinefee

Merci pour la réponse Brigitte. C'est d'autant plus complexe que la fonction biologique de la sexualité c'est au départ la reproduction et je me demande si inconsciemment la compatibilité sexuelle du couple qui se forme ne reposerait pas très souvent sur cet instinct de reproduction et que la véritable sexualité et ses besoins se révéleraient plus tard, une fois la "mission" accomplie? Et puis, il arrive aussi souvent que le désir ou les besoins de l'un des partenaires finisse par s'émousser au fil du temps tandis que celui de l'autre reste ou même s'acroit, ce qui crée un gros décalage ! Mais une chose de vraie: si ça ne marche pas dès le début ... peu de chance que les choses évoluent dans le bon sens !
Le 18/11/2013 à 17:01

Réponse de Brigitte

@Melusinefee : Oui en effet la sexualité de chacun évolue au fil du temps mais si au départ, il y a une véritable divergence, il y a très peu de chances que cela aille bien par la suite. Par exemple, on rencontre très souvent des couples, l’un étant éjaculateur précoce et une femme avec peu d’intérêt pour le coït, d’une certaine manière, ils sont d’accord pour que leurs symptômes se rencontrent mais si l’un évolue (pour quelques raisons que ce soient) en effet, le couple ne fonctionnera plus très bien sexuellement et il y a de fortes chances pour qu’ils se quittent. Mais au moins, au départ, ils s’étaient trouvés

alors qu’un homme ayant de grands besoins sexuels ne pourra jamais se satisfaire de cette même femme, même au début de la relation

voilà pourquoi je pense qu’il doit y avoir une compatibilité sexuelle mais c’est assez complexe car il y a le factuel mais c’est plutôt toute la dimension souterraine et donc psychique qui devrait être prise en compte

Le 18/11/2013 à 16:44

Réponse de Lovebaby12

Oui je suis d'accords avec Brigitte je suis très malheureuse mais je ne sais pas comment faire pour y remédier depuis que j'ai accouché de mes deux enfants à deux ans d 'intervalle je n'ai plus eu de relations sexuelles avec mon ami lui

Ça le mine je le comprends aisément moi aussi mais lors des pénétrations cela me fait mal donc je me ferme et après au fil du temps g eu deux éventrations pas loin de ma deuxième grossesse ou l'on m'a posé une plaque et la g peur d'avoir des relations sexuelles car g peur pour la plaque ou je sais pas j'appréhende donc du coup ça gâche tout et rien ne se passe que de la frustration pour lui et pour moi il dit aussi que g change de comportement vis à vis de lui que je suis plus maman que je m'occupe moins de lui bref que je le néglige que puis je faire pour retrouver le chemin du sexe ??
Le 18/11/2013 à 09:06

Réponse de melusinefee

Bonjour Brigitte, sans être fausse, la conclusion de votre avis est un peu réductrice. En effet, la comptabilité sexuelle est importante au moment de l'engagement mais rien ne garantit qu'elle durera. Il en est de la sexualité comme du reste: on évolue, les besoins changent et on découvre même sa propre sexualité au fur et à mesure de la vie. Or, rien ne permet, au début d'une relation, de prédire comment la sexualité et les besoins de chacun des deux partenairs vont évoluer: dans le même sens ou diamétralement opposés ou quelque chose entre les deux?
Le 17/11/2013 à 19:42

Réponse de petitloup

Le sexe n'est pas une absolue nécessité, mais elle aide à s'épanouir, à vivre une vie affective pleinement heureuse. On ne me contredira pas sur ce point... Il y en a qui vivent "sans" , suivant leurs convictions, leurs envies et surtout par l'envie de ne pas s'offrir à la personne qui partagerai ces moments, en invoquant "l'amour platonique", est ce bien une solution,,,???? Est ce sain de vivre dans un couple en individualiste , en égoïste?appelons cela ainsi, de l'égoïsme , parce qu'il est parfois l'unique motif pour qu'une union soit encore réelle, aussi par facilité de "logistique" Sain en psycho, sain aussi pour le corps qui doit s'épanouir et non se frustrer,,, Cela provient aussi parfois et même trop souvent de la lassitude, de la fatigue, du ''j'en ai marre de lui, d'elle", il y en as plein les rues de ces gens fatigués ou déçus de leur partenaire, pourquoi ne pas prendre le taureau par les cornes??? et au moins régler cela d'une manière propre et nette ,,,on en revient à la facilité des choses,, et c'est le mouvement perpétuel , pourquoi l'arrêter, si cela arrange les partenaires...On se plaindra de névrose, de refoulement, de dépression , mais les choix sérieux aideront à ne pas tomber dans ce '' Tournez manège"