Sex in the kitchen

Publié le 10/10/2016 à 21:35

Charlotte ouvrit les yeux à huit heures moins le quart,réveillée par le commentateur météo de France Inter qui annonçait une belle journée ensoleillée, phénomène dont il fallait profiter, car l’automne pointait le bout de son nez.


Comme à son habitude, elle s’étira en étendant les bras en travers du lit : les draps étaient froids. Bruno, son copain depuis deux ans, était déjà parti travailler. Il commençait souvent de bonne heure, dans des bureaux de banlieue, si bien que sa chérie le croisait rarement le matin. Dotée d’un sommeil de plomb, c’était à peine si elle l’entendait claquer la porte d’entrée en partant. D’ordinaire, l’absence de Bruno à son réveil la rendait un peu mélancolique, mais ce matin-là, Charlotte fut accablée de déception. La jeune femme aurait aimé trouver du réconfort auprès de son corps viril. Après la chaude nuit qu’elle venait de passer, elle aurait su en tirer profit. Ce n’était pas la première fois qu’elle éprouvait cette amertume. Charlotte était sujette à un rêve érotique récurrent, qui, s’il subissait des variations selon ses humeurs, produisait toujours sur elle les mêmes effets : elle se réveillait avec le feu aux fesses.

Une irrésistible envie de caresses et de baisers la prenait. Elle se tordait de frustration à l’évocation de ses ébats imaginaires. Son sexe engorgé la démangeait comme à l’annonce du coït. Charlotte aurait voulu que Bruno soit là, pour la prendre ici et maintenant, dans ce lit encore moite de son plaisir nocturne. Pas de câlineries ou de préliminaires : son rêve s’était chargé d’attiser le feu nécessaire à une baise sauvage et immédiate. Son esprit n’était plus occupé que par des images de corps à corps violents, de bouches dévorantes, de doigts intrusifs et de verges pénétrantes. En se frictionnant le sexe à travers l’étoffe trempée de son pyjama, Charlotte pensait avec regret à la belle queue de Bruno : si longue, si large, et qui savait si bien la combler. Son copain avait des raideurs matinales à vous faire tourner la tête. Son ventre se creusait rien qu’à l’imaginer.

Souvent, Charlotte en profitait, sans même lui demander son avis. Ses gestes étaient toujours identiques : alors que Bruno émergeait à peine du sommeil, elle glissait une main curieuse sous l’élastique de son caleçon. Elle adorait surprendre sa vigueur matinale, tenir son érection entre ses doigts, faire coulisser la peau sur le manche rigide. Ce contact obscène libérait en elle une foule d’idées cochonnes. À force d’attouchements, son sexe brûlait d’envie de se frotter au membre viril. Avant même que Bruno ait eu le temps de réaliser ce qui se passait, elle était déjà sur lui, s’astiquant contre sa bite au garde-à-vous. Ah ! quel bonheur de la sentir battre contre son clitoris bouffi d’excitation ! Quelques secondes de frotti-frotta suffisaient à la mener vers l’orgasme. Charlotte aurait pu jouir mille fois par ce biais, avant même d’être pénétrée. Et dire qu’elle avait raté ça de peu ! Un jour, sans doute, elle mourrait de ces réveils frustrants.

Oups ! L’horloge indiquait déjà huit heures. Sa masturbation désordonnée lui avait fait perdre la notion du temps. À ce rythme, Charlotte serait en retard au bureau. En tant que nouvelle recrue, elle gagnait à ne pas se faire remarquer au magazine. Prenant son courage à bras le corps, la jeune femme se rendit jusqu’à la salle de bains, le pas chancelant et le sexe engourdi. Sous la douche, la caresse de l’eau chaude sur sa peau n’arrangea rien à son cas. Ses membres étaient parcourus de petits frissons. Ses mains glissaient sur son corps savonneux en insistant sur les endroits sensibles. Elle ferma les yeux pour mieux savourer son plaisir.
En malaxant ses seins, elle imaginait que c’était lui qui les pétrissait. Il pinçait les pointes dressées en lui murmurant des obscénités à l’oreille. Ils étaient tous les deux dans le couloir sombre où se déroulait son rêve. Elle entendait encore sa voix… Il la traitait de « coquine », de « vilaine fille », de « petite cochonne ». Ses mots la mettaient en transe. Sous l’effet de leur charge érotique, elle se liquéfiait de désir. Entre les mains robustes du garçon, Charlotte perdait toute inhibition. Elle devenait une créature assoiffée de sexe, qui écartait les cuisses et se cambrait pour mieux s’offrir. Dure comme le bois, la queue s’impatientait, dérapait sur ses fesses. Sa volonté de la prendre était palpable : une vraie bombe de testostérone ! Il l’avait plaquée contre le mur décrépi, bloquée de son corps ferme et enveloppant. Ses membres à la musculature saillante creusaient ses rondeurs. Ses mains puissantes immobilisaient ses poignets. Les bras en croix, le ventre collé au plâtre, tout en elle, de la racine des cheveux à la pointe des orteils, mendiait sa queue. Son sexe ruisselant exigeait l’impact. Ses lèvres intimes étaient gonflées comme jamais, prêtes à s’ouvrir à la moindre sollicitation. Lui se faisait attendre. Il l’embrassait encore, partout. Ses baisers s’étaient changés, au comble de l’excitation, en morsures féroces, sur sa nuque, son cou, ses épaules. Mais Charlotte était insensible à la douleur, trop obnubilée par le désir qui occupait chaque centimètre de sa peau et enflammait sa chatte.


En se remémorant ces détails, Charlotte sentait son clitoris palpiter à un rythme endiablé. Pas d’autre choix que de le soulager. Elle y dirigea spontanément le jet de la douche. L’apaisement fut à la hauteur de son excitation. La pression vivifiante de l’eau la transporta plus loin dans son rêve... Il lui semblait sentir
encore les doigts du garçon frictionner son bouton, sa queue vigoureuse fouiller son ventre. Au moment où elle revivait les spasmes provoqués par ses coups de reins énergiques, un orgasme puissant la surprit. Les yeux mi-clos, Charlotte jouit en se mordant le bras pour assourdir ses glapissements de bonheur. Son sexe martelé de secousses était touché au vif. La projection de l’eau sur son clitoris devenait insupportable. Elle dévia la trajectoire du jet pour ne pas hurler de douleur. L’orage passé, la jeune femme s’affaissa comme un poids mort dans la baignoire.
L’eau chaude lui arrivait au menton. Encore un orgasme dont Bruno n’avait pas profité !

 

Extrait de "Sex in the kitchen" par Octavie DELVAUX

http://www.lamusardine.com/editions-la-musardine/la-musardine/delvaux-octavie/13300-sex-in-the-kitchen.html

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Le 14/03/2013 à 14:40

Réponse de michel1945

Belle histoire de femme, domage pour son compagnon. Parfois on regrette de ne pas être plombier, facteur ou vendeur de... arriver dans un moment pareil il y a peut être du service à proposer. Enfin je rève c'est beau aussi.
Le 23/01/2013 à 10:11

Réponse de PTLOUP

Que du plaisir de lire de belle histoire
Le 21/01/2013 à 21:40

Réponse de caramiel

encore une histoire comme on les aime, Ambre on attend ton livre !
Le 20/01/2013 à 14:41

Réponse de zitounv

et charlotte arriva en retard!!mince!purée!

mais il parait qu'il faut des jardins secrets!!

bouuhhh!