Les travailleurs du sexe manifestent

Publié le 05/04/2017 à 13:49

Ce samedi 8 avril, à la demande du STRASS (syndicat du travail sexuel ) aura lieu une nouvelle manifestation pour essayer de faire évoluer la loi qui a été votée, il y a un an, pénalisant les clients des prostitué(e)s.


Cette loi, non seulement n’a pas fait avancer leur cause mais bien au contraire, elle a accentué la violence et la précarité de ces femmes et de ces hommes maintenant obligés de se cacher pour éviter que les forces de l’ordre ne pénalisent leurs clients.


J’ai toujours pensé qu’une loi devait répondre à un minimum de bon sens.


Or, en voulant protéger les prostitués, cette loi leur a rendu la vie encore plus compliquée voire impossible puisqu’ils ont le droit de vendre leurs charmes mais à aucune personne. On peut se demander parfois si nos politiques sont dans la vraie vie. D’ailleurs lors des diverses discussions à l’Assemblée, le STRASS a été beaucoup moins entendu que d’autres associations.


Je comprends que pour bon nombre de citoyens la prostitution ne soit pas une profession comme une autre. En votant cette loi, il me semble que l’Etat, sous la pression de certains mouvements féministes, a voulu prohiber la prostitution.


Car dans cette loi, il n’y a rien en faveur des prostitués, si ce n’est peut-être de les aider à en sortir. En revanche, elle les éloigne de la société, les obligeant à se cacher encore plus, des gens « normaux », mais aussi beaucoup plus grave : des centres de soin.


Personnellement, j’ai milité contre cette loi mais j’ai remarqué que peu de gens, à part les prostitués eux-mêmes, ont eu envie de les défendre. Pourquoi ? Sans doute parce que la prostitution est encore vue comme une cause marginale, utile mais franchement peu recommandable. Au fond, ces gens ne connaissent pas grand-chose à la prostitution. Ils ne connaissent ni ceux qui pratiquent ce métier, ni ceux qui vont acheter leurs services.


Et pourtant, ils auraient beaucoup à apprendre. La prostitution apprend à mieux comprendre à quel point le sexe n’est pas seulement un besoin pulsionnel, c’est aussi une recherche d’amour au sens de ce besoin de relation avec l’autre, d’un besoin de contact charnel, de ré-assurance dans son identité masculine ou féminine.


Toutes ces notions que je ne cesse d’expliquer au fil du temps... C’est bien dommage que nous soyons si peu nombreux à les comprendre.


Un pays sans prostitution sera un pays dans lequel la liberté sexuelle de chacun serait respectée, autant dire que nous en sommes terriblement loin…


Mais surtout, en ces temps présidentiels, ces hommes et ces femmes, ni victimes, ni donneurs de leçons, qui vivent de leurs charmes sans rien demander à l’Etat, si ce n’est d’être respectés, me plaisent bien plus que tous ces râleurs.

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Le 25/04/2017 à 22:37

Réponse de

“LA PROSTITUTION APPREND À MIEUX COMPRENDRE À QUEL POINT LE SEXE N’EST PAS SEULEMENT UN BESOIN PULSIONNEL, C’EST AUSSI UNE RECHERCHE D’AMOUR AU SENS DE CE BESOIN DE RELATION AVEC L’AUTRE, D’UN BESOIN DE CONTACT CHARNEL, DE RÉ-ASSURANCE DANS SON IDENTITÉ MASCULINE OU FÉMININE.” (BRIGITTE LAHAIE)

Mon expérience en tant qu’ex-client de jeunes prostituées sexy de 18 à 25 ans toujours du genre : “démonstratrice rayon parfum des Galeries Layette” alors que j’avais de 19 à 27 ans pendant toute la période où j’ai profité des prestations sexuelles de celles-ci de 1965 à 1972 moyennant bien sûr finance (au début 50 F puis à la fin 100 F la passe rien que pour la jeune fille + environ 30 F pour le proxénète hôtelier + le service 10 % alors que je n’étais que pauvre SMIGARD) confirme parfaitement votre phrase ci-dessus. Je remercie celles-ci aussi bien pour leur savoir-faire que pour leur amour certain aussi bien lors de nos baisers en profondeur, nos caresses bucco-génitales, nos mouvements de va-et-vient que nous reluquions tous les deux l’un dans la glace au mur l’autre dans la glace au plafond, et lors finalement de nos magnifiques orgasmes réciproques. Ces filles de joie m’ont effectivement guéri aussi bien de ma névrose obsessionnelle grave à former essentiellement sexuelle que provoqué une importante rémission de ma schizophrénie paranoïde ! Et surtout elles m’ont débloqué psychologiquement ce qui m’a permis ainsi en 1973 enfin de rencontrer l’amour et la femme de ma vie. L’amour véritable de celle-ci et mes écrits à mon ancienne psychiatre psychanalyste et à mon ancienne assistante sociale de 2002 à 2012 m’ont ensuite permis d’aboutir enfin en 2008 à une guérison à mon avis complète et définitive de ma schizophrénie.

PLUME DE SCHIZO
Le 09/04/2017 à 10:21

Réponse de CheyN

Je viens de revoir le film Henry and June de Philip Kaufman (1990), tiré de la nouvelle éponyme de la grande Anaïs Nin, avec Brigitte en somptueuse fille de joie à l'époque des Maisons Closes :: une superbe apparition de l'adorable Petite Sœur que vous savez si bien être aussi pour les prostitué(e)s ! ^=^
Le 06/04/2017 à 11:41

Réponse de CheyN

"Mais surtout, en ces temps présidentiels, ces hommes et ces femmes, ni victimes, ni donneurs de leçons, qui vivent de leurs charmes sans rien demander à l’Etat, si ce n’est d’être respectés, me plaisent bien plus que tous ces râleurs." Brigitte Lahaie

Tellement d'accord avec vous Brigitte :: perso, je rêve d'une France où nos dirigeants donneraient l'exemple du respect due à la chose publique (la République) et à tous ceux qui y évoluent... ^=^