C'est quoi une bonne maîtresse ?

Publié le 10/10/2016 à 22:18

Chaque semaine, nous vous proposons un dossier commenté par certains de nos experts... Et Brigitte, bien entendu !

Le mot MAÎTRESSE résonne généralement en nous comme synonyme de relation extra-conjugale. Mais après tout, partenaire légitime ou non, faisons un point général sur ce qui fait de vous de vraies déesses... 

Et pour vous messieurs après cette lecture instructive, je vous propose d'aller jeter un coup d'oeil à notre précédent dossier "C'est quoi un bon amant ?"

 L'avis de Brigitte

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais on parle souvent des performances masculines mais beaucoup moins des éléments qui feraient d’une femme une bonne maîtresse.

Si j’en crois les confidences que me font les hommes, il semblerait que les critères principaux soient :

- une femme qui aime faire l’amour

- une sensualité 

- une capacité à affirmer sa féminité en portant des vêtements adéquats

- être suffisamment libérée

Sur ce dernier point, il s’agit pourtant de ne pas se montrer trop entreprenante. Si les hommes apprécient que leur partenaire soit ouverte à leurs diverses propositions, ils ne rêvent pourtant pas d’avoir entre les bras une bombe sexuelle. quoi qu’ils en disent, ils préfèrent encore rester maître à bord. 

Il me semble qu’il faut décoder les mots. Les hommes ont plutôt envie d’avoir une maîtresse capable de jouer avec eux plutôt qu’une femme qui saurait les initier à toutes les positions du Kama Sutra. 

C’est toute l’ambiguïté, ne pas être trop passive mais ne pas non plus devenir trop active. Bien sûr une femme frigide, inhibée, trop indifférente à leurs caresses ne pourra pas remporter la palme d’or mais celle qui se jetterait sur leur pénis avec la vigueur d’une guenon en rut risquerait bien de leur faire perdre leur érection.

Et justement, une bonne maîtresse est avant tout une femme qui sait rassurer son partenaire afin que celui-ci puisse maintenir son érection et oser faire durer les préliminaires et changer de positions. Une bonne maîtresse doit établir un climat de confiance et ensuite se montrer capable d’accompagner son amant. Ne l’oublions pas coït signifie aller ensemble. Le rapport sexuel est finalement une danse et pour que la danse soit réussie, il est nécessaire que les deux danseurs soient au diapason. Il semble bien en tout cas que la première qualité d’une bonne maîtresse soit d’être capable de s’ajuster à son partenaire…

Resterait-il un fond de machisme dans les alcôves ? Je ne le crois pas, c’est ce que signifie symboliquement la passivité de la femme, une capacité à être réceptive. 

Alors pour devenir une bonne maîtresse, il suffit de dire : « j’ai envie de toi », de prouver qu’on aime sa verge, donc accepter la fellation, d’être apte à jouir ce qui le rassurera sur sa capacité virile. Enfin de le surprendre de temps en temps tout en lui laissant un champ d’action.

 

Laurent Karila 

Médecin spécialisé en psychiatrie et addictologie

Une maîtresse ne rime pas (forcément) avec relation adultérine. Elle fait écho au désir et au désirable. Une bonne maîtresse a une puissance libidinale forte qui ne se traduit pas seulement sur un plan sexuel. Elle excite les sens, rend dépendant, entraîne des envies irrépressibles de se consommer, de se consumer… L’idée de l’inconnue peut être excitante dans un jeu érotique mais ne doit pas être répétitive, sous peine de lasser !

Pour la presse spécialisée et des personnes que j’ai pu interroger à ce propos, la bonne maîtresse fait office de tiers dans une histoire, ne faisant que plaisir de façon ciblée à un homme en couple. 

Il s’agit d’une personne différente, dans une relation cachée, dangereuse, pleine de sensations à court et moyen terme. Le côté sexy est prédominant. Elle n’intervient pas dans la relation de couple, est dénuée de sentiments… Bien évidemment, tout ceci est utopique et (un peu) cynique. Il n'y a aucune règle... Tout peut dérailler ! Il n’y a pas de critères d’intensité concernant une maîtresse. Ce n’est en rien un produit de consommation issue d’une hypersexualité assumée ou pas. Aller vers une tierce personne n’est pas uniquement centré sur un point précis, c’est plutôt quelque chose de multifactoriel (personnel, émotionnel, environnemental…) que chacun se doit d'analyser à plus long terme.

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