La question du consentement

Publié le 10/10/2016 à 22:17

Les jeunes ne se souviennent sans doute pas de cette blague certes un peu machiste : « Quand une femme dit non cela veut dire peut-être et quand elle dit peut-être, ça veut dire oui. »

Aujourd’hui un homme qui s’aventurerait à faire l’amour à une femme qui n’aurait pas prononcé un oui franc et massif risquerait fort de se retrouver dès le lendemain matin accusé de viol. La fameuse question du consentement est de plus en plus à l’ordre du jour.

Messieurs, si on continue comme ça, j’ai bien peur qu’il faille à chaque étape de la rencontre amoureuse, vérifier si votre partenaire est d’accord. Ok pour un bisou ? D’accord pour enlever un vêtement ? Possible d’aller plus loin ? Et autorisation d’être pénétrée ?

Avouez franchement que cela rompt le charme de la rencontre amoureuse.

J’ai reçu dans mon émission une journaliste américaine qui nous met en garde contre la manière dont les États-Unis régissent les rapports amoureux et j’ai bien peur que la France suive ce chemin.*

Lors de l’émission, j’ai évoqué le cas de ces femmes qui un soir après une sortie en boîte ont accepté de faire l’amour avec un homme dans un état d’ébriété avancée. Or, elles peuvent tout à fait le lendemain porter plainte pour viol.

Je suis choquée pour deux raisons… D’abord parce que c’est ignoble pour les femmes qui elles se sont vraiment fait violer avec acte de violence. Ensuite parce que cela voudrait dire qu’une femme n’aurait pas une suffisante capacité à décider. Il faudrait donc que l’homme soit celui qui juge de sa capacité ou pas à avoir un rapport sexuel. 

Pauvres femmes victimes qui doivent compter sur l’homme pour garder précieux ce diamant qu’elles ont entre les cuisses !

Ok, vu sous cet angle, je me suis sans doute faite violer quelques dizaines de fois puisque le lendemain, j’ai parfois pensé que franchement ce coup d’un soir n’en valait vraiment pas la peine. Seulement voilà, ces rapports sexuels certes peu glorieux m’ont aidée à me construire et à me définir.

Je suis devenue apte aujourd’hui à dire non à tout homme qui pourrait avoir le moindre geste déplacé mais aussi à vivre les relations sexuelles que je désire vraiment. 

Je suis devenue libre et forte grâce aussi à une sexualité pas toujours totalement harmonieuse. Car je l’affirme haut et fort, le sexe est un moyen de se construire. 

Alors aidons les femmes à se libérer et à être responsables au lieu de continuer à les voir comme victimes et on avancera…

 

*Cristina NEHRING : « L’amour à l’Américaine » aux éditions Premier Parallèle

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Le 02/03/2016 à 14:57

Réponse de filouzof

J'entendai ce matin,dans la matinale d'RMC, qu'une femme aguicheuse qui se fait "abuser par un homme l'a bien cherché(source sondage sur la question)ce qui veut dire que le viol aura peut de chance d'ètre reconnu, et la victimisation des femmes par la société conforte cet état de fait.

Tant que les femmes ne comprendront pas qu'on est pas victime d'un viol mais "violé",c'est un délit majeur à condition que celle-ci porte plainte, la situation n'est pas près de changer.

La balle est dans le camp des femmes, à elles de se prendre en main et la situation évoluera dans le bon sens.



PHILIPPE.
Le 27/02/2016 à 14:22

Réponse de SarahLevy

Le consentement est très important !
Le 25/02/2016 à 17:01

Réponse de Venom

C'est le féminisme idéologique bitophobe et aussi misogyne qui gagne du terrain.