Les prédateurs sexuels

Publié le 10/10/2016 à 22:17

Une dernière enquête vient de révéler que six femmes sur dix et quatre hommes sur dix auraient subi des attouchements avant leur maturité. Ces violences sexuelles sur mineurs semblent intolérables dans une société qui se veut humaine et avancée... Pourtant, il existe encore une véritable chape de plomb sur ce fléau.

Notre société de demain dépend de la qualité de l’éducation des enfants d’aujourd’hui. Je me garderai bien de réagir sur les dérives de toute sorte concernant l’éducation en revanche, il me tient à cœur de me révolter contre ces abus souvent négligés par les proches eux-mêmes.

En fait, parce que la liberté sexuelle n’est toujours pas comprise, on mélange tout. Un enfant doit pouvoir grandir dans le respect. Tout adulte qui a des gestes déplacés abîme son intégrité physique. On sait à quel point ensuite cela peut perturber la sexualité.

Bien sûr, la plupart d’entre eux pourra s’en sortir mais au bout de combien de séances de thérapie, de comportements à risque ou de rapports sexuels ratés.

Bien sûr la loi punit fortement aujourd’hui les auteurs de ces crimes mais malheureusement, ils sont trop peu souvent jugés justement à cause de ce silence.

Les familles couvrent leur prédateur ignorant la parole de l’enfant. Ce mécanisme de protection est bien connu et il est à l’origine de bien des secrets de famille. 

Dernièrement, une femme se confiait à moi et racontait que lorsqu’elle avait évoqué l’inceste qu’elle avait enduré par son père, ses frères se sont fâchés contre elle parce qu'elle entachait l’image du père. 

Voilà pourquoi ces questions d’incestes et de pédophilie nous concernent tous. Dans beaucoup de familles il y a des abus. La honte n’est pas d’avoir dans sa famille un prédateur sexuel mais bien de le couvrir. Osons enfin évoquer ce sujet plus librement.

Seul un discours ouvert, libre et pédagogique sur ce qu’est l’intimité pourra protéger les enfants. À quand cette éducation dès le plus jeune âge ?

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Le 17/02/2016 à 22:33

Réponse de angela

les familles couvrent les auteurs de ces crimes...Pourquoi? Parce que, tapissé dans l'ombre de l'inceste, il y a quelquechose d'autre, ce qu'on appelle l'incestuel. La mère, sans commettre d'abus physique, considère néanmoins que son ou ses enfant(s) lui appartiennent, leur pensée, leur corps, rien n'appartient réellement à l'enfant... Alors, quand le père passe à l'acte, cela a été rendu possible par cette atmosphère là. Et cette atmosphère a déjà rendu l'enfant vulnérable face à ces passages à l'acte, puisqu'il a intériorisé qu'il ne s'appartenait pas, qu'il n'avait pas son mot à dire le concernant.



Face à cela, à cette atmosphère de souffrance, où l'amour a été confondue avec la possession, la volonté d'être immortel et de ne pas accepter sa finitude, un discours peut-il réellement être suffisant?



Je ne sais pas quelles solutions il peut y avoir pour remédier à ce fléau, à ces drames. La seule chose dont je suis certaine: plus on s'ouvre à l'amour, et moins ce genre de problématique a sa place.

Alors, comment s'ouvrir à l'amour? A t-on réellement son libre arbitre? Il s'agit me semble t-il moins une question de volonté qu'une question de lâcher prise, de s'ouvrir à la vie, de s'ouvrir à Dieu (non pas au sens religieux mais dans le sens de s'ouvrir à une certaine spiritualité).