De la passion à l’amour

Publié le 10/10/2016 à 22:16

J’ai été une grande passionnée et je ne regrette rien. Aujourd’hui, je me suis casée et je découvre les racines profondes de l’amour. Certes c’est moins vibrant mais plus sécurisant ou devrais-je plutôt dire moins déstabilisant.

Si j’ai pu me permettre tant de passions sans me brûler les ailes, c’est sans doute grâce à ma condition de femme libre. Je n’avais guère d’attaches : ni mari encombrant ni enfants ayant besoin d’amour et de sécurité.

Dernièrement, j’ai eu les confidences d’une collègue sexologue qui a aussi connu de multiples passions et qui me confiait : « Je regrette d’avoir fait tant souffrir mes enfants. »

Faut dire que lorsque la passion survient alors que nous sommes en couple, la plupart du temps ce dernier vole en éclats. Tel un tsunami qui bouleverse les enfants peu préparés à des changements si brutaux.

J’ai moi-même été passionnée alors que j’avais un partenaire régulier et il devient très difficile de pouvoir gérer les deux. La passion nous transporte et devient une véritable drogue. Pas simple de continuer à faire l’amour avec celui qui pourtant nous rendait heureuse. Plus de désir, même plus l’envie de sortir avec lui, tous nos sens sont dirigés vers l’objet de notre passion.

Je dis bien l’objet car au fond, les hommes pour qui j’ai eu une passion n’avaient rien de plus. Seulement voilà, ils étaient là au moment où j’avais besoin de m’enflammer. Je crois plus à des circonstances qui font qu’on va avoir un coup de foudre qu’à cette fameuse âme sœur que l’on rencontre dont nous parlent les poètes.

Et puis un jour, je me suis intéressée à ce besoin de passion. J’en ai découvert les raisons et je me suis dit qu’il serait plus confortable de continuer à se passionner pour quelques sujets qui me permettent aujourd’hui encore de me sentir en vie et de laisser de côté les hommes en général pour me consacrer à un seul. Je reste une grande passionnée mais qui se connaît trop pour se laisser avoir par ma part d’ombre parfois si sournoise.

Certes le couple au long cours n’est pas toujours passionnant mais il nous en apprend plus sur nous-même que toutes les passions amoureuses du monde. L’amour se construit alors et enfonce ses racines au plus profond de notre être.

Alors vivez vos passions si vous voulez mais sachez qu’il faut en payer le prix. Ou plutôt ne les vivez pas à n’importe quel prix…

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Le 08/02/2016 à 18:16

Réponse de filouzof

la passion tout le temps, la raison peut atténuer les passions incontrolées et perturbantes pour l'autre, tout est question de dosage...
Le 03/02/2016 à 23:45

Réponse de lili_bl

Post qui tombe a point nommé. Je suis pour ma part encore très divisée entre l'état d'intensité et celui de l'attachement, le vrai... pour l'avoir fui quelques années avant et entre temps, souvent j'ai saboté.

Peut être finalement que je ne m'autorise pas à réussir là où j'ai au préalable échoué ou plutôt abandonné..;ou du moins pas pour y vivre quelque chose de moyen..cela doit être sublime pour avoir le droit d'être.

Il y a quelque chose de cet ordre, de la réconciliation.

Merci Brigitte de vous livrer toujours aussi sincèrement et de nous permettre ainsi de nous poser les bonnes questions pour avancer.