Le vrai débat sur la prostitution

Publié le 10/10/2016 à 22:16

Récemment, on m’a raconté qu’en Thaïlande, des parents dans des régions pauvres vendaient leur jeune fille de 13 ou 14 ans contre 200 euros. Elle se retrouve dans un bordel pour touristes jusqu’au moment où le médecin qui examine ces pauvres femmes régulièrement, la découvre séropositive. Alors, elle est renvoyée dans sa famille avec pour toute récompense : 200 euros de dédommagement. 

Ces pratiques me donnent envie de vomir mais surtout de continuer à militer pour une prostitution consentie. Le meilleur moyen de lutter contre la traite des femmes dans le monde, c’est d’expliquer qu’il peut en effet être possible d’acheter des services sexuels auprès d’une femme mais à une seule condition : que cette dernière soit totalement libre de dire oui ou de dire non.

Je pourrais multiplier à l’infini les exemples qui donnent envie de se révolter de la manière dont on utilise le corps des femmes mais la seule chose qui doit nous réunir tous, c’est bien le consentement. Sinon chacun avancera ses arguments en fonction de sa culture, de son idéologie, de ses pratiques, etc... 

Du moment que la femme ou l’homme (car la prostitution masculine représente en France entre 25 à 30 %) est d’accord pour recevoir de l’argent en échange d’une prestation sexuelle, je ne vois vraiment pas de quoi on se mêle.

J’ai peu d’expérience en ce qui concerne la prostitution, en revanche j’ai un vrai recul par rapport à la profession d’actrice de films pornographiques. J’ai connu beaucoup d’actrices qui regrettaient leur passé. Généralement, elles avaient toujours trouvé un coupable pour se dédouaner de leurs pratiques. Je crois qu’il en est de même en ce qui concerne les prostituées, nombreuses ont du mal à assumer ce qu’elles considèrent comme une erreur dans leur parcours et donc elles se présentent en victimes. 

Le seul moyen d’aider les femmes, c’est de leur permettre d’être libres et surtout de rendre la prostitution moins taboue et moins humiliante.

Par exemple, je déteste cet argument trop souvent entendu : « auriez-vous envie que votre fille devienne pute ? » Et bien oui, je préfère une fille pute libre que devenue une épouse totalement dominée par un mari violent voire une femme sans emploi en dessous du seuil de pauvreté. Cessons de juger ce qu’on ne connaît pas et laissons la parole à ceux qui savent de quoi on parle quand on parle sexe et argent…

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Le 27/01/2016 à 21:09

Réponse de JFMF

Comme je l'ai dit sur FB j'approuve à 200% le raisonnement de Brigitte et je pose la question cruciale : A quand la réouverture des maisons closes en France ?!!
Le 27/01/2016 à 15:06

Réponse de melusinefee

Tout à fait d'accord avec vous sur le fond, mais malheureusement dans nos contrées le débat porte bien souvent plus sur cette notion de liberté et de consentement et occulte totalement ou fait passer en arrière plan celui de l'exploitation des femmes, qui reste toutefois majoritaire en Europe ... et paradoxalement surtout dans les pays où la prostitution est légale et soit-disant réglementée, comme l'Allemagne par exemple.