Notre besoin de se relier

Publié le 10/10/2016 à 22:14

Si bien sûr, il n’est pas question de remettre en cause la laïcité, il serait temps de comprendre à quel point notre société matérialiste manque de sacré au sens de spiritualité. Ce manque conduit à beaucoup de mal-être. Pour certains, ce sera la dépression, pour d’autres les addictions et pour heureusement une minorité, la fuite vers des sectes ou un fanatisme religieux.

Même si bien sûr les abrutis qui se suicident collectivement avec leur gourou sont moins dangereux que les salopards qui tuent des innocents avant de se faire exploser, il y a tout de même un parallèle qui pose question. Les premiers comme les seconds n’ont plus de repères et ce vide les entraîne à suivre le premier qui pourra les rassurer. 

Pas simple d’être humain et de faire face aux angoisses inhérentes à notre condition de mortels. 

Ce qui m’a surtout intéressée après ces événements tragiques du vendredi, c’est cette ferveur collective et se besoin de se relier les uns aux autres en allumant des bougies et en chantant en cœur. Tout cela ne vous rappelle pas ce qui se passe dans un lieu saint ? 

La religion, je devrais dire les religions enseignent l’amour et la possibilité de s’élever. Malheureusement, elles furent récupérées par le pouvoir politique. Leur verticalité qui nous permet de grandir se transforme alors en horizontalité qui nous fait oublier le but premier de la religion. Au lieu de nous relier, elles séparent en fonction des différences. Laissant croire qu’il y a les bons et les mauvais. 

Même si j’ai été baignée dans une culture catholique, j’ai eu assez tôt envie de m’éloigner de ces croyances qui ne me convenaient pas. J’ai découvert une autre religion : le sexe. Et c’est à ce moment-là que j’ai compris à quel point l’humain a besoin de se sentir en vie pour vivre.

Le sexe est sans nul doute le premier étage de la spiritualité.

Or, la plupart des religions nous en éloigne pour mieux nous contrôler. Mais j’ai ensuite compris que j’avais besoin de sacré et de spiritualité pour avancer dans la vie. J’ai remplacé le mot « morale » par le mot « éthique » et j’ai compris que "péché" signifiait "erreur" et qu’il était possible de réparer nos erreurs sans sombrer dans la culpabilité. Il me semble que ces derniers jours nous ont transmis ce message…

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